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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 18:40

 


  Saint-Maur en poche
 
  samedi 18 juin de 10h à 19h
  et dimanche 19 juin 2011 de 10h à 18h

<< le site

Paris2011
  Salon du Livre de Paris
  samedi 19 mars 2011 de 17 h à 18 h
  stand Éditions J'ai Lu

<< le site

 

Boulogne2010
  Salon du livre de Boulogne (92)
  (Espace Landowski)


  samedi 4 décembre 2010 de 14h à 18h 
<< programme

Toulon2009

 
  Fête du livre de Toulon

  (Var)

  samedi 20 et dimanche 21 novembre 2010

<< le site

Brive 2010

  Foire du Livre
   de Brive (Corrèze)

   week-end des 5, 6 et 7 novembre 2010

<< le site

 

  Fête du livre de Lempzours
  Dordogne [presse]
  samedi 2 et dimanche 3 octobre 2010

les mots Doubs

francebleu-logo.jpg

  Les Mots Doubs
  à Besançon

  samedi 25 et dimanche 26 septembre 2010

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NICE-2009

 Festival du Livre de Nice

  samedi 19 et dimanche 20 juin 2010

BHV

 dédicace à la librairie du BHV
 Paris 4ème arrondissement,
 samedi 15 mai 2010 à 15h30
1000-Feuilles

  Les 1000-feuilles 

  mardi 11 mai 2010 à 19h30
  aux Fous de l'Île, 33 rue des Deux-Ponts, 75004 Paris

 thème : "Écritures du réel"

 Florence Aubenas, Sylvie Caster et moi

<< le site

  Espace culturel de Leclerc Bonneuil-sur-Marne (94)
  samedi 8 mai 2010 à 15 heures
Limoges
  Lire à Limoges
  samedi 24 et dimanche 25 avril 2010
<< le site
Paris-2010
  Salon du Livre de Paris
  samedi 27 mars 2010 de 16h30 à 18h30
  stand Éditions Anne Carrière

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  Le Salon du Polar
  de Montigny (95 - Val-d'Oise)

 vendredi, samedi et dimanche 4, 5 & 6 décembre 2009
 (j'y serai le samedi)

<< le site


 
     
  Festival du Polar
  à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne 77)

  1er festival des littératures policières

  samedi 3 octobre 2009
  de 9h à 12h30 et 14h à 19h

<< le site
  Le blog dans tous ses états
  à Lanvollon
(22)

  vendredi 23 janvier 2009 de 9h30 à 17h

  inscription (gratuite) au : 02 96 70 17 04

<< programme

 

    Centre National d'Études et de Formation
  de la police nationale
à Gif-sur-Y. (91)
  jeudi 11 décembre 2008
  Le Salon du Polar
  de Montigny (Val-d'Oise)


 vendredi, samedi et dimanche 5, 6 & 7 décembre 2008

<< le site


 
   
  Soirée du Forum VIB chez Lycos
  débat à propos des blogs, et dédicaces
  Paris, le vendredi 23 mai 2008
    Centre National d'Études et de Formation
  de la police nationale
à Gif-sur-Y. (91)
  jeudi 15 mai 2008

 

  Festival de Romans
  Festival de l'Expression sur Internet
  à Romans en Isère

  vendredi, samedi et dimanche 18, 19 & 20 avril 2008
 
 
    table ronde Frustration & anonymat sur internet :
  samedi 14 heures.
   dédicace de FLiC :
  samedi de 15h30 à 17h, librairie des Cordeliers.

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  Le Printemps du Livre
  de Montaigu en Vendée
      table ronde samedi 14h15 sur les NOUVELLES
       VIOLENCES animée par Philippe Vallet avec :
  Patrick Trotignon (Flic dans le 9.3), J. de St-Victor (Mafias),
  Thierry Lezeau (Scènes de Crime), Claude Halmos (L'autorité
  expliquée aux parents)
, Philippe Escande (Les pirates du
  capitalisme)
, Lorraine Fouchet (Une vie en échange),
  Thibaut de Saint-Pol (Pavillon noir), et moi (FLiC, chroniques
  de la police ordinaire).

     vendredi, samedi et dimanche 11, 12 et
13 avril
<< lire
    Journée du Livre Justice-Médias-Police
  Atrium de Chaville (92)
  samedi 5 avril 2008
 
   Soirée cinéma (MR73)
 + discussion autour du thème police + dédicaces FLiC
 au cinéma Alain Resnais à Clermont l'Hérault (34)
 vendredi 21 mars à 20 h 45

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 Salon des Ecrivains Saint-Mauriens
  
  bibliothèque municipale
  avenue Henri Martin à Saint-Maur (94)

  samedi 16 février de 14h30 à 19 heures


<< lire

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 Festival du Livre et de la Bande Dessinée
 sur le thème Police et Espionnage
 2 et 3 février 2008 à Bagnols-sur-Cèze (30)
<< lire

 

Villeneuve-sur-Lot.PNG

 Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot
 (Lot-et-Garonne)
 du 16 au 18 novembre 2007
> café littéraire avec Pia Petersen et Dominique Resch
StEtienne1.jpg  La Fête du Livre de Saint-Etienne
 19, 20 et 21 octobre 2007
> café littéraire avec Jake Lamar et Henri Gentet
 dimanche à 15 heures

<< lire

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 La 25ème Heure du Livre 2007
 Le Mans, samedi et dimanche 13 et 14 octobre 2007
> café littéraire
:
 dimanche à 17h30 : les banlieues de la République
<< lire

LaForetdesLivres.JPG

 La Forêt des Livres
 à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)
 dimanche 26 août 2007
<< lire        >> affiche <<

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Festival du Livre de Nice

du 15 au 17 juin 2007

<< lire

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       La Comédie du Livre
           Montpellier, 2 et 3 juin 2007
<< lire
> Café littéraire
:
 dimanche 3 juin à 11h30 : la littérature de témoignages
> Entretien littéraire : dimanche 3 juin à 17h

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 - FNAC - Bordeaux : jeudi 3 mai 2007 à 17 h 30
 - FNAC - Italie2 - Paris 13è : mardi 15 mai 17 h 30 clic
 - FNAC - Etoile - Paris 17è : mercredi 30 mai à 17 h 30
 - FNAC - Rouen : vendredi 8 juin à 17 h 30
 - FNAC - Parly2 (78) : samedi 9 juin à 15 h
 - FNAC - Caen : mardi 19 juin à 17 h 30
 - FNAC - Evry (91) : samedi 23 juin à 15 h
 - FNAC - Reims : vendredi 12 octobre à 17 h 30
<< lire

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  31 mai 2007        :o)

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 dédicace à la librairie du BHV
 Paris 4ème arrondissement,
 samedi 26 mai 2007 à 16 heures.

 Espace culturel de Leclerc Bonneuil-sur-Marne (94)
   samedi 12 mai 2007 à 14 h 30

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  Carrefour-Savoirs numéro de mai
  Police de caractère
+ dédicace Carrefour Villejuif (94) samedi 19 mai 14 h

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     Journée du Livre de Chaville
        présidée par Robert Badinter

 11 heures : ouverture du salon au public
 15 heures : table ronde salle R.Hossein
  "Police Justice Médias : une relation impossible ?"
 18 heures : clôture du salon + pot :o)

  Atrium de Chaville (92) samedi 5 mai 2007


<< agrandir l'affiche

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        mouhahaha.gif     1er mai        :o)     

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   Le Printemps du Livre
   à Montaigu (Vendée)
   samedi 28 et dimanche 29 avril 2007
<< lire

          + interview

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  Café littéraire animé par Philippe Vallet
  Montaigu, dimanche 29 avril 2007

  samedi 24 mars de 14 h à 15 h stand de Radio-France
  dimanche 25 mars de 14 à 16 heures
+ nocturne mardi 27 mars stand des éditions Michalon
  Porte de Versailles, Paris.
<< lire

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 Rencontre-dédicace Virgin Megastore Barbès
 (Paris 18ème)
 samedi 17 mars 2007 à 17 heures 30
<< lire      >> voir <<


hé bé... c'est pas de la dédicace de petzouille, ça... :o)

6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 01:17

 

  Ce week-end, avait donc lieu le Festival du Livre et de la BD de Bagnols-sur-Cèze. Comme on a fait beaucoup de jeux de mots foireux, autant commencer tout de suite : la Cèze est une rivière, et un roi (oui, on va dire que c’est un roi mais en fait je ne sais plus) traversant par un pont aurait dit « c’est très étroit » (prononcer tout haut) donnant ainsi son nom à la rivière. Voilà, ça situe un peu l’ambiance. À la fin du week-end, j’ai reçu le prix "coup de cœur" en catégorie Livres. Si je commence par la fin, c’est pour que vous commenciez à me jeter des fleurs pendant que je raconte la suite.
  J’ai pris le train avec Bob Garcia (Mais qui est ce Bob ?) et Hervé Nicolas, mais comme je ne les connaissais pas encore, je ne les ai évidemment pas vus. C’est donc un détail sans importance à ce stade du compte-rendu. J’ai voyagé seule avec La Boétie et son Discours de la Servitude Volontaire dont on ne se lasse pas.
  À la gare d’Avignon, on a retrouvé Jean-François, viticulteur bio et membre de l’association Pages-Cèze, et là aussi j’ai mis un temps fou à piger le jeu de mots (le surlendemain). Il nous a dropés à l’hôtel et ensuite on est repartis dîner en ville dans un resto tenu par un ex légionnaire russe tout balafré, où on a fait connaissance avec bon nombre des autres auteurs invités. Hervé, Bob (Mais qui est ce Bob ?) et moi, on est devenus inséparables autour du ti-ponch russe. Bob Garcia est un spécialiste de Tintin, de Sherlock Holmes, de polars, et il est l’auteur de très nombreux ouvrages (son site). Hervé Nicolas est l’auteur de L’Affaire Elfe (une aventure de Brakmâr le Viking). Bref, pas des feignasses comme moi.
  Le lendemain au salon, il y avait énormément de flics et de cruchots gendarmes qui se tiraient la bourre pour recruter un maximum de monde autour de leurs stands. Ils avaient chacun leurs méthodes. La police nationale présentait de grandes affiches avec de jeunes fonctionnaires très beaux, très lisses et très tronches-de-premier-de-la-classe, et les gendarmes avaient un Taser jaune et un faux cadavre blême. Au milieu de tout ça, il y avait deux artificiers démineurs qui n’ont eu de cesse de balader leur robot téléguidé, et manipuler des grenades offensives devant des enfants émerveillés.
  Gordon Zola nous a rejoints, et on a pu passer à la phase 2 de l’offensive loufoque. Gordon Zola est éditeur (Le Léopard Masqué) et auteur de plusieurs polars humoristiques et décalés (à paraître : La dérive des incontinents). Du coup on était quatre à la vie à la mort pour le week-end. Mais on n’a pas réussi à faire autant de bruit que N’Guyen Van Loc qui a fait rien que de piquer le micro de l’animateur pour crier que Le Chinois s’était vendu à un million d’exemplaires. Alors nous on faisait Pffff et on faisait comme si on ne le croyait pas. Pendant ce temps, les flics et les démineurs espionnaient le stand des gendarmes par-dessus la paroi avec des miroirs faits pour trouver des explosifs sous les voitures. J’en ai profité pour aller fumer une cigarette et coller un autocollant gendarmerie sur une voiture de police.
  Dans la soirée, Patrice Dard, fils et auteur de San Antonio, est arrivé. Avant le dîner, lui et André-Paul Duchateau (BD Rouletabille, Ric Hochet…) ont été capturés par les membres de la confrérie des Côtes du Rhône afin d’être enrôlés de force parmi eux après avoir fait des blind-tests de vins rouges. Ils ont été reçus et acceptés haut la main. Ça faisait comme un truc rituel de francs-maçons mais en plus rigolo, et putaing cong ils n’étaient pas tenus au silence ceux-là. De même que le saxo qui a fait une tentative de jazz in the vignoble complètement loupée, et c’est à ce moment que j’ai appris que Bob (Mais qui est ce Bob ?) était aussi contrebassiste et touchait sa bille en musique. Laurent Vicomte voulait qu’on aille fumer des clopes dehors, mais il faisait trop froid. Alors, on est tous rentrés dormir.
  Le lendemain, on a pris le petit déj tous ensemble, c’était sympa. Au petit matin, Gordon Zola et Patrice Dard étaient déjà déchaînés. La journée s’est déroulée épuisante et chaleureuse comme la veille, et mon petit FLiC a donc eu le prix.
  Le soir, nous sommes repartis à la gare quittant à regret l’équipe du Festival qui nous avaient si gentiment accueillis. La gare d’Avignon est très bizarre. Quand on est à l’intérieur, on se croirait dans Starship Troopers prêts à embarquer vers l’espace. Et il y a des femmes qui disent "embarquement immédiat" avec des voix de robots. Et quand on marche dans la gare, on a l’impression de monter alors que c’est plat. On était plus rassurés dans le TGV, revenant aux valeurs sûres avec des donuts Mac Donald’s dans le wagon-bar.
En arrivant à Paris, on s’est dit qu’on se reverrait.
Ça passe vite un week-end.

 

 

29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 17:26


  Pour la 7ème édition de son Festival du livre et de la BD, les 2 et 3 février 2008, l'association bagnolaise Pages Cèze nous fera découvrir le milieu des enquêtes policières et de l'espionnage. Auteurs, romans, BD seront au rendez-vous entourés cette année par une scène de crime reconstituée, de matériel d'investigation, de la présentation des différents moyens scientifiques de recherche et d'intervention... Alors rendez-vous au complexe des Eyrieux pour un week-end plein d'énigmes...
 
Animations :

- La GENDARMERIE NATIONALE vous présentera une scène de crime et les méthodes de relevés d’indices et de preuves ainsi que du matériel d’investigation, 
- La POLICE NATIONALE vous présentera les moyens scientifiques d’investigation (portrait robot, empreintes, prélèvements, …) ainsi que du matériel d’intervention, 
- La SECURITE CIVILE vous fera découvrir le matériel de déminage (tenues, robot, …), 
- Exposition de miniatures de véhicules de Police et Gendarmerie de diverses époques, 
- Exposition d’un ancien véhicule de CRS des années 50 Exposition d’une collection d’uniformes de la Gendarmerie (SIRPA), 
- Exposition philatélique sur Tintin par Mr Jean-Louis Chautard,
- Interview des auteurs, 
- Exposition de création de planches de BD, de dessins et de maquettes papier réalisées par les enfants et adolescents du personnel de Melox sur le thème du festival, 
- Jeu « Enquête Policière » réservé aux enfants pendant les 2 jours avec remise de prix offerts par MC DONALD’S en fin de journée, 
- Point maquillage pour enfants avec les animatrices de MC DONALD’S, 
- Exposition de caricatures des personnalités locales et nationales par Gidé, 
- Remise d’un prix AREVA « Coup de cœur » à un auteur roman et à un auteur BD.
 
le site

23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:26


 

  Samedi matin, six heures gare de Lyon.
  Je m’apprêtais à refaire la scène 1 de l’acte 1, celle qui précède tous les salons du livre, « Aaaoooaaah, mais tu es là toaaaa ! Trop cool, dis ! T’es dans le wagon 13 aussi ? » 
  Mais là, pas de wagon, pas de train, que dalle, train supprimé. Du jamais vu, un traindézauteurs supprimé ! Non, mais t’imagines ? La grève des cheminots avait avalé le train mythique, et la voie B était incroyablement vide. Je suis allée me renseigner sur la localisation géographique de la ville de Saint-Étienne, que jusqu’à ce jour je situais sur les vinyles de Bernard Lavilliers.
  J’ai compris qu’en allant à Lyon, je me rapprocherai de ma destination, et je me suis mêlée à la ruée sur un TGV qui avait accepté d’aller par là-bas. Deux fois plus de passagers que de sièges. Dingue. J’ai fait un plongeon pirouette triple salto sur un siège de première classe et là, j’ai fait semblant de mourir pour ne pas me faire dégager.
  A Lyon, une jeune fille frigorifiée brandissait un panneau de la Fête du Livre de Saint-Étienne, et j’ai découvert sous son aile, d’autres auteurs clandestins du TGV, échevelés, désespérés et l’œil hagard. Nous sommes revenus à la vie dans un car qui nous a menés à bon port.
  Le salon du livre avait lieu sous une sorte de tipi géant devant la mairie. J’étais installée à coté de Maud Tabachnik, un pur handicap pour petit zauteur émergent si on considère le livre au mètre carré. Elle est un poids lourd du thriller avec des dizaines de livres, et pour mon unique œuvre complète sur la même table, la visibilité n’était pas jouée d’avance. Mais quelle chance de faire sa connaissance. Un peu plus loin, Van Loc, dit Le Chinois, pas le tueur, l’autre, l’ex patron du GIPN, qui n’a fait rien que de renverser du café sur ses livres.
  Avec ma copine d’édition Florentine Rey, on écoutait ce qui se disait au micro : « Viendez découvrir des auteurs ! Jean d’Ormesson, Gonzague Saint-Bris, Régine Deforges (attends un peu, toi...) dédicacent leurs livres aux stands gnagnagna…
- ouais ouais ouais, tu parles de découvertes, hein ?
- de parfaits inconnus, de jeunes talents en devenir, en effet… et nous alors ?
- Florentine ! Réagissons sur le champ ! Ayons des exigences d’auteur ! L’avenir est à nous et le pouvoir est dans le micro !
- Yeaaaah, se met à crier Florentine en bondissant sur la table, saisissons-nous de ce maudit micro, et existons enfin au milieu des grands ! (Florentine est toute pitite.) La lutte des classes ne passera pas par nous !
  J’ai immobilisé l’animateur au sol avec une clé de 12, tandis que Florentine diffusait une alerte à la bombe sur tous les stands sauf le notre.
  Nos milliers de lecteurs arrivèrent enfin. Presque tous me demandèrent si j’étais la fille de Régine. Et j’ai fini par aller voir Régine DEforges. « Ecoute Régine, ça commence à bien faire. Veux-tu bien cesser de dire à tout le monde que je suis ta fille ! Bon, je veux bien comprendre cette tentation qui est tienne de surfer sur le succès international de mon livre pour caser les tiens, mais hein faut pas abuser. Je suis obligée d’apporter un démenti formel à tes allégations. »
Régine a alors secoué sa chevelure rousse et m’a dit « pffff… ».
  Dépitée, j’ai traversé l’allée et je suis allée saluer mon amie Tatiana de Rosnay
« Hi Tatiana ! So cool to meet you here, honey ! Pas trop de souci avec la grève des trains ?
- Du tout, du tout. Je suis venue en avion privé avec Jean d’Ormesson. Tu veux une pastille à la menthe ?
- Oui merci. Oh, tu n’étais pas aux 24 heures du Livre, dis ?
- Ah ben non, j’étais à Francfort invitée par mes dix-neuf éditeurs.
- Wow. Tu me redonnes une pastille, dis ?
  Et Jean d’Ormesson a serré Tatiana contre son cœur, ils avaient l’air tellement heureux tous les deux que je suis allée embrasser Gonzague Saint-Bris (non sans avoir piétiné au passage des dizaines de Gonzague-addicts.)
  Je suis ensuite partie déjeuner avec un trio de choc : Emmanuel Schwartzenberg qui a écrit un livre de révélations sur la crise de la presse quotidienne et que peut-être bien qu’il lui faudrait un garde-du-corps, Dominique Lormier, bouddhiste, marathonien, boxeur et écrivain, qui a une telle production qu’à mon avis, il doit même écrire en dormant, et Florence leur attachée de presse. On est tous devenus potes à la vie à la mort, c’était bien, c’était bon.
  Le soir, je les ai retrouvés au dîner qui était donné au Musée d’Art Contemporain. Florence se faisait servir des plateaux de petits fours pendant qu’Emmanuel s’occupait du vin. Gonzague est arrivé avec son grand manteau noir, qu’on aurait dit un prince. Je n’ai pas résisté une fois de plus et je suis allée l’embrasser. Ben oui, encore. Après cet émoi, Dominique et moi sommes allés visiter le musée, parce que vu qu’on était sur place ça aurait été dommage de ne pas en profiter.   
  Nous avons clairement identifié une œuvre collective de la classe de maternelle moyenne section de Saint-Étienne, mais le reste on n’a pas tout compris. Ça doit être une histoire de formatage. On est revenus à table déguster un dessert à la tomate conçu par une créatrice culinaire mais trop cuit, la pauvre.
  Le lendemain, beaucoup de monde au salon. Un monsieur m’a pris un FLiC, une œuvre magnifique, pour son fils qui est flic, et après il m’a offert un livre. (Encore merci, et bon courage pour tout, Lucas !) J’ai déjeuné avec Florentine, et on s’est amusées d’un auteur à la table d’à coté qui emmerdait la serveuse en ne la laissant pas poser son assiette devant lui. « Tsss tssss » s’agaçait-il. Sa grandeur était en train d’écrire une bafouille sur un post-it, et la malheureuse troublait l’auteur dans son élan créatif. Quand on dit que c’est pas les plus grands les plus chiants…
  De retour au salon, Gonzague est passé par mon stand et comme c’était un jour nouveau, je l’ai embrassé. Faut doser.
  Dans l’après-midi, j’ai participé à un café littéraire avec Jake Lamar, un Américain à Paris auteur de polars, et Henri Gentet, un commissaire divisionnaire de Marseille affecté à Lille (ben oui, la police c’est aussi ça) également auteur d’une fiction policière. On a parlé de nos livres, de l’image du flic dans la société, et des séries télé et là on était tous d’accord.
  On était bien à Saint-Étienne, mais on nous a obligés à repartir à la gare. Contre toute attente, un TGV allait passer par là. Et surprise, un pot d’au-revoir nous attendait. J’en ai profité pour aller dire tout mon respect à Huguette Bouchardeau, et quelques conneries à Jean-François Derec qui est toujours aussi sympa et amical d’un salon à l’autre.
  J’ai voyagé avec la bande de malfaiteurs de Calmann-Levy. Dominique a déclaré la guerre en parlant du bel éclairage de l’automne. Emmanuel a aussitôt riposté en évoquant la forme d’un nuage que j’avais pris pour un ovni, et nous annonçant la vitesse du vent et la pression atmosphérique pour le lendemain. On était tous sciés et on est allés au bar du TGV boire un coup de Beaujolais.
  Peu de temps avant l’arrivée, Gonzague est passé et je n’ai pas osé lui demander son badge en souvenir. Il aurait peut-être cru que je voulais le vendre sur ebay, remarque. 
  Mais c’est pas grave, on se reverra.


(clic sur les noms des auteurs pour voir la biblio)

16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 14:24


© J.Monneret – tous droits réservés

  Et 25ème heure et suivantes...
  C’est bien les salons du livre, c’est comme une colo pour auteurs. On a tous rendez-vous à la gare, on arrive avec notre paquetage pour le wik-end, on retrouve les ceusses des salons précédents et on se fait plein de bizoux en criant « Aaaah ! Tu es là ! C’est super, t’es dans quel wagon ? ».
  Et puis il y a une dame très jolie qui arrive avec un panneau et plein de sourires pour tout le monde et qui nous donne une notice pour expliquer comment on monte dans le train pour pas se perdre sur le quai, et nous rappeler à quelle ville il faut descendre et que là-bas on nous attend.
  Ca s’appelle un Train-des-Auteurs.
  Dans un train des auteurs, il y a ceux qui dorment et ceux qui parlent et ceux qui parlent très fort, le décibel n’étant pas nécessairement proportionnel au chiffre des ventes. (Moi je vends énormément donc je suis relativement silencieuse.)
Après quelques courtes minutes de TGV, nous arrivâmes en la belle ville du Mans mais la gare était toute cassée, à cause d’un tramouais en construction.
  On est montés dans des cars qui nous ont emmenés jusqu’au Salon du Livre où nous avons sagement fait la queue pour déposer nos malles et nos animaux domestiques, et récupérer un deuxième mode d’emploi qui comprenait un plan de la ville, une liste de restaurants, et des tickets pour boire et manger à volonté pendant deux jours. On nous a mis des étiquettes autour du cou, et au verso il y avait toute une liste de numéros de téléphone okazou on se perdrait ou qu’on perdrait nos tickets de rationnement.
  Et enfin, nous entrâmes dans le Salon du Livre sous les acclamations de la foule en délire… Une immense pile de mon FLiC m’attendait et j’ai aussitôt sorti mon feutre magique qui ne fait pas de bavures. J’étais installée à coté d’une romancière septuagénaire qui m’a expliqué le bien-fondé d’une légalisation totale de l’usage et de la vente des drogues dures. Nous avons oublié de parler de la perception de la TVA, je n’y pense que maintenant, suis-je bête. Vint l’heure du repas. Je ne connaissais que le circuit du Mans, mais je dois reconnaître que la vieille ville est vraiment ravissante. J’ai déjeuné avec deux peintres et un voyageur écrivain transsibérien et nous avons parlé du sens artistique de l’étron dans un bocal, et de la nécessité de restauration dudit étron par humidification par un produit approprié pour faire durer la chose le temps d’une expo, l’artiste-chieur tenant à l’authenticité de son œuvre, et ayant refusé qu’une tierce personne chie quotidiennement à sa place. Nous avons mangé de la patate écrasée, et l’espace d’un instant je me suis dit que moi aussi je pourrais, pourquoi pas, verser dans l’escroquerie artistique et me faire tout le fric que je ne me ferai pas en littérature.
  Ensuite on est retournés au salon, et j’ai expliqué à ma voisine de dédicace comment on faisait la distinction entre l’héroïne et la cocaïne, et aussi pistolet et revolver, insistant sur l’étymologie de ce dernier, ce qui lui évitera d’écrire des conneries dans son prochain roman.
  En début de soirée, on est remontés dans les cars pour aller vers l’hôtel. On a parlé de choses et d’autres, et je ne sais pas comment je suis venue à dire à mon voisin, moi qui n’ai de secret pour personne, que j’avais été invitée à un happening chez les franc-maçons il y a peu de temps. « Ah bon, me dit-il, ça m’intéresse ça !
  - Ah bon, je lui réponds, et pourquoi ça t’intéresse ?
  - Parce que j’ai écrit La Franc-Maçonnerie pour les Nuls ...
  - Gnnnn gnn gnnnnn, je lui dis. T’es franc-maçon ?
  - Voui.
  - Gnnn gnnn gnnn… ne lis pas les pages 115, 116, 117, et 118 de mon livre alors, steuplait hein ?
  Et on s’est quittés bons amis le temps d’aller dans nos chambres mettre des habits de gala pour aller dîner et regarder le rugby dans une très belle grande salle où nous étions tous conviés. Après un délicieux apéro à base de produits de la mer et de ponch, nous nous sommes mis à table, et je me suis retrouvée avec la bande des Nuls : mon nouvel ami franc-maçon (c’est un complot) qui a aussi écrit Les Grandes Enigmes de la Franc-maçonnerie, et les auteurs de L’Histoire de l’Art pour les NulsLa Bible pour les Nuls  et  L’Histoire de France pour les Nuls  (un prof qui a quitté l’Éducation Nationale, 600 000 exemplaires on peut le comprendre… aussi auteur de beaucoup d'autres livres )
  L’auteur de la Bible pour les Nuls est un pasteur, c'est-à-dire un curé marié. Nous étions deux débaptisés à la table, mais il s’en tapait bien, c’est le genre d’ecclésiastique à te donner l’envie d’aller à la messe tous les jours de la semaine. Il nous a raconté qu’un jour on lui avait amené une Bible à dédicacer. Il ne s’est pas déballonné, il a écrit une petite bafouille sur le saint livre et a signé Dieu. On a bien rigolé, et quand on a entendu que les Anglais avaient gagné on s’en foutait, et le pasteur est parti voler des affiches qui étaient au mur. Comme il était notre berger, on a fait comme lui, et on s’est resservi des desserts au passage. Il y avait du vin rouge, du vin blanc, du cidre, de la bière (normal, c’était rugby-day) et de la badoit. On a décidé de repartir à l’hôtel à pied parce que ça ne pouvait pas nous faire de mal, et que le pasteur connaissait un raccourci pour passer sous la gare, ce qui nous a un peu étonnés parce qu’il habite en Camargue. Mais à cette heure-là, nous avions tous la foi et nous l’avons suivi. Les voies du seigneur étaient impénétrables, et celles de la gare aussi. Nous dûmes rebrousser chemin après avoir tenté quelques vaines effractions, et nous partîmes à l’aventure c’est l’aventure dans les rues du Mans.
  On a longé des voies rapides et des voitures folles, et on s’est dit que si on voyait la mer, c’est qu’on avait dépassé l’hôtel. En route, une brebis égarée sous la forme d’une auteur de livres pour enfants, s’est jointe à nous. Un miracle fit qu’on a pu retrouver l’hôtel et nous cessâmes de protester contre le pasteur.
  Le lendemain matin, nous avons regagné le Salon du Livre dès l’ouverture ce qui est la moindre des choses. La libraire m’avait changé de place, plus près de l’entrée, l’idéal pour dédicacer à un rythme frénétique. J’étais assise à coté d’un auteur de polar psychiatre psychanalyste mais j’ai eu le bon goût de ne pas abuser de sa compétence en la matière. Ca me ferait pourtant du bien, mais j’aime pas payer pour me plaindre. Il a écrit Alger la Noire qui a recueilli cinq prix (ah oui, quand même...) et tout naturellement à l’heure du déjeuner, nous sommes allés manger un couscous. Nous avons retrouvé l’écrivain franc-maçon qui est loin d’être un nul, et l’auteur de polars m’a dit « t’as pris tous les pois chiches salope » alors on a demandé du rabe.
  Au retour, j’ai croisé Gonzague qui signait ses livres, il m’a reconnue, je l’avais reconnu aussi mais ça c’est normal vu que quand j’étais petite je l’écoutais déjà sur Europe1. On s’est fait la bise comme des vieux potes donc.
  L’après-midi, j’ai participé à un débat sur les banlieues où nous avons mis en commun quelques pensées communes, mais la formule n’est pas de moi. Je suis passée devant le stand de la LCR où j’ai acheté un badge de Lénine, et j’ai rejoint ma place. La journée s’est ainsi terminée.
  En quittant la 25ème heure, il ne restait que trois FLiC sur la table, une heure de plus et c’était la pénurie de livres. J’ai rencontré plein de lecteurs sympas, on a parlé de plein de choses de la vie, j’ai dédicacé à la cadence d’une kalachnikov bien rodée. Je vais devenir une vieille pro sans botox des foires aux livres, je le sens bien. Nous sommes retournés à la gare en passant par la porte cette fois, et on a repris le TGV vers Paris. Fatigués, mais comblés et heureux de toutes ces rencontres.
Merci à mes nouveaux potes auteurs, je vous trouve un talent immense,
Merci à mes lecteurs et aux collègues qui sont passés, ça fait chaud au cœur,
Merci à FLiC, mon livre, je suis fière de toi mon ptit...


Mon blog pour les nuls : Pour accéder aux fiches des ouvrages cités, clic sur les titres. (faut vraiment tout préciser, pffff...)

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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