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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:50

« C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. »
Rémi Gaillard

la suspendue de la République

 

Le nouveau livre signé Sihem Souid est une sorte d’agenda linéairement fastidieux relatant les tracas administratifs, et tentatives médiatiques et politiques, qui ont ponctué le laps de temps écoulé entre ses deux publications aux éditions du Cherche-Midi.

La construction est donc chronologique, et dans les faits, on n’apprend pas grand-chose de plus qui n’ait déjà été relaté et monté en épingle dans une presse fidèlement attentive au buzz Sihem Souid.

Même la promesse faite en quatrième de couverture de révéler tout des négociations secrètes, rendez-vous discrets avec l'institution et autres intrigues de coulisses, n’est pas tenue.
Au mieux y trouve-t-on comme amusante révélation un rendez-vous cordial avec Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat majoritaire des gardiens de la paix, dans un café de la place de la Bastille (plus hype et plus discret qu’au siège du SGP Unité Police ?) Des dires de Sihem Souid, leur conversation les met si bien en phase, qu’il lui demande de faire partie de la liste de ses soutiens publics, lequel soutien est en effet réaffirmé dans les colonnes du JDD dix jours plus tard. Homme d’engagement versatile et petites peaux de bananes entre amis, il la privera néanmoins de son appui et de celui de son syndicat, suite à un tract moqueur d’Alliance le syndicat adverse, qui en aurait été récompensé sous-entend Sihem Souid.
L’auteur semble pourtant lui pardonner cette faiblesse, loue l’action syndicale de Nicolas Comte, et conclue son chapitre par l’attente d’un mea-culpa de celui-ci.
Et aussi, pour amuser les vrais flics sanctionnés pour bien moins, le récit de la rencontre avec le commissaire divisionnaire Jacquème, directeur adjoint de l’IGS, affable et souriant, qui après son audition portant sur le non respect du devoir de réserve, blague, la félicite sur la qualité de ses interventions médiatiques - « Nous avons vainement visionné vos rushes pour chercher la faille » (on croit rêver NDR) - insiste pour obtenir une dédicace auprès d’une Sihem Souid qui se fait prier, et ne cachant pas son enthousiasme, la remercie chaleureusement.

Bref, rien de réellement palpitant ou instructif dans ce livre mal écrit et vite lu.
Énormément d’autosatisfaction, et autant d’approximations et d’imprécisions qui tombent à pic. Ce qui est toutefois intéressant d’y observer est la recette de cette soupe fade, parce qu’il fallait tout de même noircir 200 pages.

Une soupe froide cependant. L’électroménager ayant rejoint les rangs des ennemis de la République, Sihem Souid dénonce page 130 une sorte de feu de casserole, dont elle suggère lourdement qu’il put être d’origine criminelle.

Les ingrédients de ce futur bad-seller sont donc les suivants :

1/4 de copies d’extraits du press-book de l’auteur, et autres lettres de soutien moult fois déjà diffusées, dont on comprend que si les signataires accordent un soutien de façon quasi pavlovienne, ils adhèrent bien davantage à une cause qu’à celle qui se présente à eux comme le porte-drapeau de celle-ci, et dont ils ne savent finalement pas grand-chose sinon qu’elle peut, à première vue, incarner un concept très vendeur médiatiquement.

1/4 de carnet d’adresses où elle cite consciencieusement les noms de tous les éditocrates qu’elle a pu croiser, et surtout de tous les parlementaires et politiques et qui lui ont été présentés pour la plupart par le très efficace ex-responsable de ce qu’elle nomme pompeusement son comité de soutien. Manière tape-à-l’œil et grossière d’associer nommément des gens à fort potentiel de visibilité, à son destin - et peut-être un jour à son discrédit. Vulgarité des gens ambitieux et sans talent qui parlent toujours trop fort, et comme d’amis véritables, de leurs relations de salons.

1/4 de règlements de compte, de calomnies, où entre autres, l’utile meneur du fan-club, déchu une fois sa mission marketing remplie, tombé de haut pour avoir approché et compris la part d’ombre de Sihem Souid, et ayant tenté une vaine marche arrière à son engagement, s’en prend plein la figure, de façon abjecte, insultante, ignoble, l’auteur n’hésitant pas à se livrer - comme dans son premier livre - à un exercice de description physique humiliante et superflue, et reproduire une série de textos sans aucun intérêt comme le ferait une adolescente revancharde.

1/4 de non dits et c’est bien sûr en creux que nous avons exploré ce livre, aussi elliptique que le premier, si toutefois cette paire d’ouvrages relève bien du témoignage et pas du roman.

Nous avions commencé à suivre le Souid-show comme un mauvais feuilleton surjoué.
Gênés par quelques invraisemblances, nous nous sommes intéressés à cette affaire de plus près, et avons continué à suivre notre icône en carton comme un fil conducteur à travers une presse totalement partisane et menteuse par d’opportunes omissions ou par facilité d’interprétation de ce qui aurait pu être une histoire exemplaire.
Nous avons pris un certain nombre de contacts qui nous permettent de dire que si le combat contre la discrimination et pour l’éthique est juste, il a été accaparé par Sihem Souid pour servir la seule cause de son ambition. Ses alliés de la première heure se sont tous désolidarisés, c’est dire... Il s’agissait pourtant des véritables victimes de discriminations.
Nous sommes également allés jusqu’à l’Assemblée Nationale pour apprendre que la crédibilité de Sihem Souid est très loin de faire l’unanimité, et que si elle se targue d’un certain nombre de soutiens et d’entretiens avec des parlementaires, ceux qui ont refusé de la recevoir sont nombreux, et leurs réticences sont très explicites.

Comme le disent les journalistes encartés, nous avons pu consulter un bon nombre de procédures et d’auditions. Nous avons, nous aussi, nos sources policières.

Sihem Souid affirme depuis un an avoir les preuves de toutes les exactions qu’elle dénonce. Comme par exemple, celles de viols collectifs ayant eu lieu dans un commissariat de police, faits qu’elle a rapportés dans plusieurs médias, et dont nous n’avons plus jamais entendu parler. Dommage, ce deuxième livre aurait été l’occasion de consacrer à ces crimes - dont elle dit que l’administration les a couverts - un chapitre croustillant.
D’autant plus que le viol est un thème vendeur, un viol constitue un préambule accrocheur.
Un viol est tellement tabou qu’aucun journaliste n’ose poser de question, ce serait reçu comme un autre viol.
Parler d’un viol dans le premier chapitre d’un premier livre, rend le lecteur vulnérable, perméable, lui interdit de douter des pages suivantes. Il ne peut pas se permettre de s’interroger sur le moindre détail d’un tel récit sans en disqualifier l’auteur.
Ce chapitre tabou de l’Omerta dans la police, « Le viol », qui s’accommode de toutes les vérités et d’une dramaturgie particulière, d’un dîner chez des amis, d’une rue déserte, et toujours de la pluie qui tombe sur le crime, ces vingt pages supposées démontrer in fine la réalité d’un acharnement policier sur Sihem Souid sont un écran de fumée.
Paradoxalement, dans un témoignage plus que dans un roman, les mots ont un sens. Et surtout, la contrainte de l'exactitude et de la sincérité.
Ainsi ce viol sous une pluie torrentielle à nouveau évoqué dans le second livre n’a jamais existé.

Les journalistes que nous avons contactés le savent comme nous. De même qu’ils savent un grand nombre d’invraisemblances et de manigances, et de quelle façon la déontologie de la presse est à son tour mise à mal.

Mais ils ont préféré la version officielle, l’imposture médiatique, celle de l’icône de la police irréprochable dont l’uniforme d’ADS n’est jamais sorti à l’air libre de la rue, celle qui a des preuves invisibles, illisibles, celle qui pleure dans ses livres et éructe en textos, celle qui gambadait à la suite d’Arnaud Montebourg à la fête de l’Huma (Arnaud Montebourg aurait-il fait un aussi bon score aux primaires socialistes sans Sihem Souid ?), celle d’une Sihem Souid borderline victime d’un complot visant à la faire taire, mais après tout pourquoi ne pas y croire… c’est tellement vrai qu’elle raconte… n’importe quoi.

Pour finir, deux mots de la "préface" de Stéphane Hessel, le pape contemporain de la bobolution. Celui-ci - dont elle dit qu’il a eu l’honneur de préfacer son livre ( !) - indique avoir suivi le parcours [de Sihem Souid] pendant plusieurs années… Il n’y a que deux explications possibles à ça. Soit il l’a fait sauter sur ses genoux quand elle était gamine, soit il s’agit d’une préface type et forfaitaire selon le nombre de signes espaces compris.

Tout cela et le reste nous indigne au plus haut Point.fr.

 

Bénédicte Desforges & Marc Louboutin

à lire aussi :

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 19:48

B.Desforges et M.Louboutin

 

Avant l’heure c’est pas l’heure.
Ce qui suit n’est pas une explication de texte avec toutes les bonnes raisons de ne pas gaspiller quelques euros pour cette chose, mais simplement une mise en bouche de la suspendue*. Le reste viendra plus tard.

Au passage, merci à ceux qui nous ont procuré des exemplaires, parce que cette petite heure de lecture ne valait en effet pas tripette.

Nous avons donc lu les nouveaux chapitres des aventures de Sihem Souid au pays des gentils et des méchants, des partisans et des courtisans, de ceux qui prennent le train en marche, et des autres qui voyagent en première classe, des intrigants et des intrigués que nous sommes.
Dans le monde de Sihem Souid, ce n’est pas compliqué, nous sommes de très méchants personnages. On n’y peut rien, c’est juste qu’on n’est ni dupes, ni complaisants, ni silencieux. Et elle n’aime pas ça.

Notre scepticisme affiché l’a donc poussée à nous dédier un petit paragraphe pour lequel nous ne la traînerons pas dans les tribunaux, ceux-ci étant déjà largement encombrés par les plaintes qu’elle a déposées contre une foule de contradicteurs dont on ferait partie. A ce jour rien reçu, et même pas peur.

Évoquant donc deux anciens policiers aigris par la vie et par leur insuccès médiatique, de surcroît médiocres et s’acharnant contre elle dans l’espoir de revenir en odeur de sainteté auprès de la place Beauvau, Sihem Souid comprend la mésentente de la façon suivante :
« Jaloux de l’impact de mon livre, ils ont également pris ombrage de ce qu'une modeste fonctionnaire de la police administrative trouve plus d’échos que la mise en scène, dans leurs ouvrages, de leur propre carrière dont personne ne se souvient. »

Diantre ! Tout ça pour ça !
N’en déplaise à la donzelle, Flic s’est mieux vendu que le premier opus de ses mémoires, et l’insuccès médiatique de ce livre est très relatif. Preuve étant faite, soit dit en passant, qu’un livre sans scandale d’un auteur inconnu n’est pas voué au pilon.
Métier de Chien a eu moins de chance, les derniers milliers d'exemplaires encore disponibles ayant disparu des stocks d'un coup et sans aucune explication, preuve cette fois d’un livre qui n’a pas laissé tout le monde indifférent.

Mais la personnalité tourmentée de Sihem Souid l’incite à penser que toute opposition à sa personne ou à ses dires ne peut être qu’une manifestation de jalousie, et que la contradiction est synonyme d’acharnement. Pire, s’affichant comme l’incarnation de la déontologie, quiconque n’est pas en accord avec elle est, par l’absurde, présumé voyou de la République. De même qu’un éperdu besoin de visibilité et d’existence médiatique devrait être un appétit universel.
Bien sûr que non. Pas plus qu’une mise en scène de sa vie de flic est nécessaire pour parler de police. On peut par exemple être major de sa promotion et ne pas le clamer parce que le mentionner est dérisoire et sans intérêt, ou au contraire s’inventer des lauriers qu’on n’a jamais eus. Plus clairement, soit on raconte la vérité, soit on se met en scène à dessein. Ce n’est pas notre cas.

Quant à revenir ronronner au ministère de l’Intérieur, il faudrait que quelqu’un se dévoue pour expliquer à l'experte en police et sécurité qu’une démission est un acte volontaire et n’est pas rétroactive. Et également qu’on peut adopter une définition cohérente de la citoyenneté, et survivre socialement sans avoir des noms de ministres ou de parlementaires plein la bouche.

Ce petit paragraphe fielleux est donc à lui tout seul une indication par défaut des motivations et intentions d’écriture (si on peut appeler ainsi un livre aussi mal écrit que le premier) de l’auteur.
Elle nous reproche finalement une quête qui n’a jamais été la notre.

Trouvez l’erreur.

(à suivre)

*de la République

 

BD & ML

à lire aussi :

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 18:30

Les-meilleurs-amis-de-Sihem-Souid

 

Sihem Souid a plein de meilleurs amis. Et des amitiés à géométrie variable selon l’exigence de son ambition du moment.
Sihem Souid a énormément de procédures en cours, intentées par elle, mais aussi contre elle. D’après elle, ces dernières sont invariablement le fait de jalousies et de malveillances.
Parce que Sihem Souid a toujours raison même quand elle a tort.

Sihem Souid a aussi beaucoup de soutiens publics (comme elle aime bien dire) dont certains ne savent même pas qu’ils sont sur cette liste, et d’autres ignorent à qui ils prêtent leur nom, et accordent une caution.

Sihem Souid aimerait bien être l’incarnation contemporaine de l’éthique et de la déontologie.
Le problème est qu’elle éprouve un mal infini à appliquer ces concepts à sa personne.
Elle a propulsé jusqu’au Parlement un projet de loi portant sur la création d’un comité d’éthique chargé, en gros, de surveiller la police… Elle aime bien dire qu’elle a rédigé ce texte, c’est un peu sa carte de visite.
Le problème est que le rédacteur n’est pas elle, mais quelqu’un d’autre, fonctionnaire aussi, qui lui a prêté sa plume et surtout ses connaissances, une sorte de Cyrano de Bergerac bienveillant et tombé de longue date dans le chaudron de l’humanisme. Cet embryon législatif a par la suite été revu et corrigé par un commandant de police qui a suicidé sa carrière dans l’éthique à force d’addiction à ses valeurs. Je n’invente rien. L’informatique balance ce qu’on veut à condition d’utiliser le clic droit à bon escient.
Ces deux-là, champions dans la catégorie des intégristes de la déontologie, auraient amplement mérité d’être cosignataires de ce projet, parce que c’est vraiment leur dada et qu'ils en connaissent un rayon.
Mais il n’en a rien été, ils n’avaient pas la tête (de gondole) à ça.
Ceci dit, ils ont aussi été les meilleurs amis de Sihem Souid.

Sihem Souid aimerait faire de la politique.
Depuis plusieurs mois, elle dit à ses amis et aux oreilles attentives, qu’on lui a proposé un poste de député. Et aux méchants, elle a dit que quand elle sera députée, ça va être leur fête.
Sihem Souid a l’air de croire que l’exercice d’un mandat politique en France, c’est comme sous une dictature style Ben Ali-Trabelsi. Pouvoir et privilèges. Elle a aussi oublié un truc essentiel, c’est que le poste n’est pas offert, mais soumis au suffrage. C'est une différence de taille, mais c’est pas grave, l’essentiel est de croire et faire croire que bientôt, une banquette de l’Assemblée Nationale accueillera son auguste popotin éthique.

Sihem Souid aime bien dire qu’elle a un meilleur ami, et que t’y vas voir ta gueule à la récré, si je lui parle de ton cas, il va te ratatiner.

C’est ce qui est arrivé à Claude Bartolone, Député de Seine-Saint-Denis, Président du Conseil Général, et membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste à la présidentielle, et qui à mon grand amusement, a exposé publiquement sur son blog le récit de l’incident.

Claude Bartolone a fait l’objet d’un article à charge sur le site du journal Le Point.

Il se trouve que Sihem Souid a trouvé un petit job d’hiver sur ce site.
Téléguidée par son fidèle marionnettiste, elle y tient une chronique irrégulière mais assez rigolote (malgré elle) dans laquelle elle essaye de faire décoller, en vain, des petits buzz, généralement en claviotant dans les bottes de gens qu’elle considère déjà comme ses adversaires politiques.
Elle appelle ça de l’alerte citoyenne, d’autres considèrent que ce sont des règlements de compte sous couvert d’immunité médiatique.
On y apprend par exemple que Sarkozy parle et écrit mal le français. Venant de Sihem Souid, et ayant déjà reçu mails et textos de sa part, l’ayant entendue s’exprimer de vive voix, cette saillie prend aussitôt une dimension comique. « Si on m’aurait dit que » Sihem Souid relèverait des fautes de français… Bah dis donc.
Mais pas que ça. Dans une autre chroniquette, elle donne un joli coup de projecteur à une association très à droite et militant pour l’ultra répression (le "pacte 2012" de l'Institut pour la Justice) reprenant sans autre argument leurs postulats juridiquement erronés pour faire tenir la thèse d’un déni de justice. Prétendant à une investiture socialiste aux législatives, cette inspiration n’est pas du meilleur goût.
Mauvaise pioche, shoot again, bonjour et merci l’éthique.

Et encore quelques autres simulacres de journalisme qui peinent à démontrer un quelconque domaine d’expertise de Sihem Souid.

Et puis, c’est Claude Bartolone qui a donc fait l’expérience des méthodes journalistiques de Sihem Souid.
Il ne la connaît pas, il est opposé à son éventuelle candidature aux élections législatives dans le 93, laquelle candidature, nous apprend-il, est aussi contre l’avis de la fédération socialiste locale et contre l’avis des instances nationales du PS (NDR : mais il reste quoi en fait ?), et il ne souhaite pas s’entretenir avec elle.
Et voilà ce qu’elle lui dit par texto :

« Et si tu es ami au Point avec Sylvie Pierre Brossolette moi mon meilleur ami c’est Franz Olivier Gielsbert (tu peux vérifier) Je saurais lui parler de toi si cet acharnement continue vis-à-vis de moi »

Claude Bartolone s’en est donc ouvert par lettre au directeur du journal Le Point - qui est aussi le meilleur ami de Sihem Souid - et a rendu ce courrier public sous le titre « Des méthodes intrigantes », qualificatif dont le double sens n’échappera à personne.

Mais ce texto édifiant est à lui tout seul bien davantage de démonstrations quant à la personnalité manifestement borderline de Sihem Souid.

Sihem Souid milite pour la liberté d’opinion : la sienne, et pour l’éthique, surtout celle des autres.

Monsieur Bartolone vient allonger la liste des personnes destinataires de textos de menaces de la part de Sihem Souid, et dont je fais partie (elle me recommande la prudence, son ex meilleur ami vient de se faire virer, croit-elle !, de son travail, « comme ça tu ne diras pas que tu n étais pas au courant ! »… puisqu’elle se persuade être la cause de ce licenciement qui n’a jamais existé) quand elle ne brandit pas de façon compulsive la menace des foudres de ses avocats (Maîtres Dubreuil, Maktouf ou William Bourdon) et de procès en diffamation.
Nous avons chacun de notre coté collectionné ces messages hystériques.

Mais au-delà de l’usage du texto dont elle se plait à faire certifier les échanges par constat d’huissier, il y a le sens incroyable de celui envoyé à Claude Bartolone.

S’adressant sans le connaître (en le tutoyant) à un vieux routard de la politique, elle lui indique la possibilité (ou la menace ?) que son sort médiatique puisse être soumis à son bon vouloir, lui opposant la qualité de son meilleur ami.

C’est peut-être comme ça que ça se passe, allez savoir, mais c’est inqualifiable de le voir suggéré de façon aussi limpide.
Et ce n’est, en outre, pas de très bon augure pour le parti socialiste qui peut s’attendre à tout et n’importe quoi, quand elle est contrariée, si en effet Sihem Souid est investie sur une liste électorale.

Sihem Souid a une vision totalitaire de son monde idéal, et croit au pouvoir inconditionnel d’une oligarchie médiatico-politique, qui est aujourd’hui sa priorité d’intégration.

Voilà.
Sihem Souid peut à présent déposer plainte contre moi.
Elle l’a fait contre tous ses anciens collègues sans exception, et co-plaignants dans l'affaire de la PAF, et contre celui qui s’est dévoué pour son comité de soutien et lui a présenté tous ses appuis politiques d’aujourd’hui.
Elle l’a fait, ou menacé de le faire, ou est en train de le faire, contre des journalistes, du service public, de l’AFP, contre Marc Louboutin, et ça c’est vraiment pas gentil, mais alors pas du tout, contre le responsable national de la communication du SGP, syndicat majoritaire de la police, et contre Philippe Pichon, commandant de police jusqu’à avant-hier, son ex meilleur ami nouvel ennemi. Et moi alors ?

Je n’ai pas fait partie de la frénésie procédurale.

Je ne sais pas comment le prendre, je vais finir par croire que c’est du mépris.


 

source :

 

mise à jour de 22h33 :

LE texto de Sihem Souid (enfin !...) :

Mille merci Benedicte je n attendais que cette erreur de ta part pour te trainer dans les tribunaux!!!! Et ta jalousie maladive me rend encore plus importante et te fait écrire n importe quoi... Et saches que tout cela me rend service et comme tu as pu le constater tous tes tentatives de destructions sont tombées dans l eau mais merci de t acharner c est toi qui passe pour une jalouse aigrie! Et contrairement à ce que tu crois tout va pour moi pour le mieux du monde et tes procédures existantes contre moi sont imaginaires...(appelle le parquet avant d écrire des conneries) Mais vas y continue cela va me faire gagner plein de sous pour les dommages et intérêts que je vais redistribuer aux plus démunis, tu fais de la peine et moi tu m aides!!! Et je t assure que quoi que tu inventes ou que tu fasses tu constates et constateras de toi même que rien ne fonctionne cela me donne de l importance. Sur ce bonne soirée. Mes amis et moi rigolons beaucoup

 

mise à jour du 19 décembre :

Claude Bartolone n’est plus du tout du tout l’ami de Sihem Souid depuis qu’il lui a publiquement signifié que l’investiture du parti socialiste pour les législatives dans le 93, ce n’était carrément pas la peine d’y penser.
Du coup, la recalée de la République cherche des poux dans la tête de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui aurait vu fauter Bartolone.
La représaille est rédigée très journalistiquement par l’assistant de Sihem Souid (bah oui, après des débâcles diarrhéiques de textos et quelques mails anémiques, on ne croit plus guère aux aptitudes rédactionnelles de la belle - ce n’est pas diffamant de le dire, c’est juste de l’ordre du constat et de la comparaison)
Un loupé toutefois, le titre, rapidement changé mais pas assez vite pour Google, ce salopard qui a une mémoire vive supersonique. Le pot de terre contre le pot de vin.
Jeu de mots joliment tourné, mais pour le coup, diffamant.
Sinon, c'est quand même drôlement sympa d'avoir un site d'infos sous la main pour règler ses comptes.
La presse est libre en France. Libre d'être pitoyable, assez souvent.

à lire aussi :

 



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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 11:28

 

 

 

avertissement : images et propos pouvant heurter la sensibilité


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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:31

Sihem Souid, Arnaud Montebourg et Ben Ali
sont-ils solubles dans les Droits de l’Homme ?

 

mer2danslesyeux

 

Je vous résume l’affaire :
Arnaud Montebourg signe une pétition en soutien à Sihem Souid, qui elle-même avait signé une pétition en soutien à la candidature à venir de l’exquis monsieur Ben Ali, qui à ma connaissance n’a signé de pétition en faveur de personne, et Arnaud Montebourg a accueilli Sihem Souid à la tribune des soutiens officiels de ses ambitions présidentielles.
Vous y comprenez quelque chose ?
Moi non plus.

Ceci dit, c’est bien mignon et bien aimable de plaider pour l’éthique et pour une police républicaine, quand on appartient à la gauche bourgeoise et présidentiable - celle qui est aussi éloignée que possible des réalités citoyennes - et si l'intention est louable, encore faut-il choisir son porte-drapeau avec discernement. Parce que là, il y a comme qui dirait, un petit problème de plus.
Il est déjà surréaliste de constater que Sihem Souid, avec sa seule malheureuse expérience d’ADS à la PAF, est depuis des mois, l’incontournable interlocuteur des médias en matière de police et déontologies en tous genres, mais il faut apprendre aujourd’hui que juste avant de devenir une fervente militante des Droits de l’Homme dans la police et au-delà, elle fut aussi une de ceux qui, persuadés que Ben Ali est le plus apte à jouir de la confiance des Tunisiens et à porter leurs espoirs signèrent peu de temps avant que la Tunisie se rebelle, une pétition en faveur d’un nouveau mandat présidentiel du dictateur.

On ne remerciera jamais assez les médias pour leur clairvoyance...

 

lgo Lire l'article et voir les sources sur le site Les Grandes Oreilles :

La politique du PS en matière d’éthique dans la police inspirée par
une militante pro Ben Ali !


à lire aussi :

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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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