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Parmi ceux qui sont en prison,

Se trouvent nos trois camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades.

Vous êtes tous trois enfermés,
Mais patience, prenez courage,
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage.

Les traîtres de notre pays,
Ces agents du capitalisme,
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme.

Main dans la main Révolution,
Pour que vainque le communisme,
Pour vous sortir de la prison,
Pour tuer le capitalisme.

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.



Texte saisi sur Guy Môquet le jour de son arrestation.

Le jeune homme dédie ce poème à trois de ses camarades de la jeunesse communiste du 17ème arrondissement.
(publié dans « La vie à en mourir, Lettres de fusillés 1941-1944 » recueil de lettres d’adieu des fusillés de la résistance, par G. Krivopissko, conservateur du Musée de la Résistance Nationale)

Le 20 octobre 1941, trois résistants communistes assassinent l’oberstlieutnant Karl Hotz de l’armée d’occupation allemande à Nantes. En représailles, Hitler ordonne aussitôt l’exécution de cinquante otages. Parmi eux, vingt-sept communistes détenus au camp d’internement de Châteaubriant. Ils sont sélectionnés par le ministre de l’intérieur vichyste Pierre Pucheu, en charge de tribunaux d’exception, qui préfère envoyer au peloton d’exécution des communistes, épargnant ainsi des « bons français ».
Quarante huit français sont exécutés le 22 octobre 1941.
Parmi les fusillés du camp de Châteaubriant, se trouvent entre autres Jean-Pierre Timbaud (CGT), Charles Michels (député communiste parisien) et Guy Môquet, le plus jeune, et fils de cheminot syndicaliste.
Guy Môquet avait été arrêté un an avant, sous le coup d’une loi interdisant la propagande communiste, et avait été emprisonné successivement dans les prisons de Fresnes, la Santé, Clairvaux et à Chateaubriant.
Il est possible que ce poème trouvé sur lui ait été un déterminant de son exécution.


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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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