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texte anonyme trouvé sur internet
(qu'un honnête citoyen dénonce l'auteur, qu'on le fasse révoquer...)


  Gérard naquit en mai 1968, sous les cris CRS SS, d'un père légionnaire qui pratiqua la torture en Algérie, et d'une mère réactionnaire pro-Gaulliste en 1968 et pro-Giscard en 1981.
  Après une enfance sous les coups de son père, Gérard fut confié à son grand-père, ancien engagé volontaire dans la Werhmart en 1941, reconverti depuis dans la boucherie-charcuterie.
  Gérard, quasi analphabète, réussit quand même son certificat d'apprentissage de carreleur.
  Incapable d'obtenir un BAC comme tous les futurs policiers, il sombra dans l'alcool dans sa prime jeunesse, et il eut l'idée d'intégrer la Police Nationale un soir de beuverie.

  Ayant réussi son concours (ndlr: pas difficile) il entra à l'école de police de Paris.
  Arrivé dernier de sa promotion comme tous ses camarades, il décrocha une place en compagnie de CRS. Là il put se livrer à son hobby favori : boire et taper à volonté sur les étrangers.
  En 1993 Gérard était déjà fan de Nicolas Sarkozy et vota pour lui dès la présidentielle de 1995, lors du duel Chirac-Jospin.
  Déçu du résultat, Gérard fit une grève des contraventions durant la pause-déjeuner du lendemain.
  Divorcé et cocu car battant sa femme, fumeur de joints saisis dans la journée, et surtout alcoolique comme la totalité des policiers, Gérard passe ses soirées à jouer à la roulette russe avec son Beretta.

  En 1997 Gérard décide d'intégrer la police de proximité afin de faire copain-copain avec les jeunes du quartier. Malheureusement cette expérience fut de courte durée, son manque de sens de la communication lui faisant ressentir les jets de pierre comme des violences, alors qu'il s'agissait juste in fine d'une tentative de prise de contact de la part de jeunes gens désoeuvrés.
  Reversé dans les stups, le même problème se posa, Gérard considérant les dealers et fumeurs de spifs comme des délinquants alors qu'il s'agissait juste d'émissaires de la jeunesse lui proposant le calumet de la paix.

  En 2002 Gérard vota encore pour Sarkozy malgré le duel Chirac-Le Pen. De nouveau déçu.
  Lors des émeutes de 2005 Gérard se déguisait en délinquant, le soir, afin d'incendier les voitures en vue de donner mauvaise presse aux jeunes vivant dans ces quartiers (ndlr: alors que ces derniers étaient déjà au lit après une soirée entière passée à faire leurs devoirs).
  En 2007 Gérard, trop occupé à chasser des clandestins, oublia d'aller voter pour Sarkozy.
  Cependant pour fêter la victoire de son idole, Gérard quitta la police de proximité pour intégrer la BAC.
  Dès lors, Gérard s'en donna à coeur joie, la nouvelle politique en place lui permettant de commettre tous les abus possibles, de préférence envers les jeunes, les immigrés, les gauchistes et les journalistes (ndlr: si possible les quatre à la fois).
  Cette même année, la France est frappée de stupeur : un policier débutant gagne 2700 euros nets par mois apprend-on dans la presse.

  Fin 2008 Gérard commit sa première vraie bavure : lors d'un cambriolage, Gérard fut touché de deux balles au thorax tirées par un gentil-jeune-bien-dans-le-quartier-qui-dit-toujours-bonjour-et-pas-connu-de-la-justice (malgré un STIC de 3 pages), il répliqua touchant le pauvre jeune à la jambe gauche. Soutenu par la Ligue du droit des Oiseaux, le Mouvement d'Amitié du Manège Enchanté et les Bisounours, le jeune déposa plainte et obtient au civil 30.000 euros de dommages et intérêts pour la tentative de meurtre de la part du fonctionnaire Gérard, malgré la honteuse relaxe de ce dangereux policier.
  Suite à quatre nuits d'émeutes dans le quartier-pourtant-toujours-calme-et-où-y-a-ni-drogue-ni-caillassages-ni-voitures-des-voisins-incendiées, Gérard fut forcément jugé en appel, mais la honteuse justice à deux vitesses relaxa encore Gérard. Le jeune lui, fut condamné contre toute logique à 8 mois avec sursis.
  S'en suivit une marche silencieuse qui fit grand bruit.

  Mais reconnu médiatiquement fautif, Gérard quitta la BAC pour retourner chez les CRS.
  Là, caché derrière ses jumelles, Gérard débuta la chasse au gentil automobiliste comme tous les policiers aigris et mal-aimés (ndlr: après tout la baisse le 3000 morts par an sur les routes depuis 2002 est uniquement due au civisme de nos concitoyens, et non pas à la répression de la délinquance routière)

  En 2009, appelé à surprotéger les VIP capitalistes au sommet de l'OTAN, Gérard partit à Strasbourg pour provoquer les pacifistes et leur foutre gratuitement sur la gueule. Débordé, Gérard abandonna lâchement le Port-du-Rhin pour aller protéger les élites, et laisser honteusement le quartier aux casseurs.
  Une nouvelle plainte a été déposée contre Gérard pour abandon du quartier aux casseurs.
  De toute façon s’il y était intervenu une plainte aurait été déposée pour violences envers les casseurs pacifistes.


Toute ressemblance avec des articles de presse ou des conversations de bistro n'est absolument pas fortuite.

 

 

[les éventuels commentaires seront bien sûr soumis à filtrage, triage, épuration et censure]

 

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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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