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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:55

Deux nuits de stage sur le périphérique. Routine, radars, accidents, déviations, on rentre en pause à la base. Au chaud. Au calme. Les néons du poste ressemblent encore à ceux du périph. Je suis fatiguée. Je monte au bureau des photos. Ils développent et gardent des clichés étonnants pris par les radars. Ce soir là, ils classent des photos d’accidents. Je regarde avec eux...

 

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:53

Si je meurs, après que l’on se fût servi sur mon corps de tous les organes encore utilisables, je souhaiterais être incinérée. J’exigerais par écrit, que la combustion ne soit pas menée à terme, et qu’il restât des bouts d’os incomplètement cramés...

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:52

 

 

  Au début de ma carrière dans cette féerique administration, et bien qu’appartenant à une brigade vouée à l’anticriminalité, on avait de temps en temps des corvées à accomplir. Entendre par là, gardes statiques, c’est-à-dire assistance des plantes vertes posées aux portes de nos gouvernants, de personnalités plus ou moins menacées, juges, ex-ministres, etc., ou de gens bien nés de ce monde. Cette mission consiste à porter sur soi quelques kilos de gilet pare-balles et de pistolet-mitrailleur, et d’arborer un air très pénétré par la mission qui nous incombe. Éviter, même dans les moments d’ennui abyssal de tripoter par jeu la détente, ou d’entreprendre de démonter l’arme, voir si on arrive à la remonter les yeux fermés. Ce genre de distraction ne peut se faire que dans les lieux fermés au public.
  Nous gardions ainsi un légendaire ministre de l’Intérieur, au demeurant très sympathique, et qui ne manquait pas à chaque fiesta organisée chez lui de nous apporter lui-même champagne, petits-fours et les journaux du jour. Politiquement contestable, mais humainement charmant. On était une équipe de quatre flics, vingt-quatre heures sur vingt-quatre à assurer sa protection. On se relayait à l’intérieur et à l’extérieur, l’extérieur étant infiniment plus pénible à cause de tout le harnachement et de la météo pas toujours propice à faire le planton. Fort heureusement, le sourire ne faisait pas partie des consignes, le smile et le grelottement par moins dix la nuit étant difficilement compatibles.
  À une époque, ce ministre avait quitté son domicile pour s’installer à la campagne, mais le temps que l’information parvienne en haut lieu de la hiérarchie policière, en passant par tous les protocoles des ministères, et redescende sous forme d’ordre de cesser la protection, six mois avaient passé pendant lesquels, on avait gardé jour et nuit un appartement vide avec les mêmes consignes et dispositifs de vigilance.
  Un soir donc, où on se faisait copieusement chier, mes collègues et moi avons eu l’idée fumante de consommer sur place une saisie de la veille. Normalement, on attendait la fin de service et d’avoir quitté nos habits de lumière. Mais là, le temps n’avançait pas, il faisait froid et il était urgent de faire quelque chose avant une crise de nerfs collective. On s’est donc roulé un gros pétard qu’on a fumé dehors, pour ne pas que cette délicieuse mais volatile odeur ne parvienne aux narines de notre bien-aimé ministre.
  Une garde statique en gilet pare-balles avec la MAT 49, par une nuit d’hiver glaciale, peut ainsi devenir très supportable, voire carrément agréable.

 

 

28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:50

C’est l’été. Je patrouille tranquillement sur l’arrondissement avec un collègue, il fait une chaleur accablante malgré les vitres ouvertes, et on espère ne pas avoir à décoller nos chemises trempées de sueur du skaï des dossiers avant la fin de service.
Je suis en train de rêver d’une douche fraîche, quand on capte un appel radio qui nous envoie sur un cadavre qui repose dans une baignoire depuis plusieurs jours...

à suivre dans Flic

28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:49

En sortant de l’école de Gardiens de la Paix, j’ai choisi un poste en banlieue. Je vivais déjà en banlieue, mais je devrai désormais changer mon regard sur la ville. Ca deviendra très vite une habitude...
La première intervention à laquelle j’ai participé nous a menés dans le local à poubelles d’une des plus grandes cités du département...
 

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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

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