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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 23:59
Salut les amis :o)

Merci pour tous les messages, commentaires et mails que j’ai trouvés ce soir en rentrant.
Journée marathon épuisante. Si j’avais pu imaginer…
Dans un temps mort, je suis allée à la FNAC et je l’ai vu, bien installé sur un présentoir au bout du rayon faits de société. Pas compliqué, on ne voyait que lui… Mon FLiC et sa cargaison d’histoires qui ne tomberont plus dans l’oubli, mon FLiC, une belle partie de ma vie, et tous ces bouts de vie des autres.
Ca fait un drôle d’effet je peux vous le dire…
J’ai une rafale de messages de collègues, merci particulier à eux qui savent bien la valeur des silences et de la parole à propos de notre métier. Qui savent à quel point il est difficile de le montrer sous un jour authentique. A quel point aussi certaines images préformatées nous nuisent.
(désolée j’écris mal, je ne vois plus le jour là)
Aujourd’hui, j'ai rencontré énormément de monde, et je me rends compte que mon FLiC ouvre une petite fenêtre vers notre réalité. Je voulais partager avec vous tous ces propos bienveillants et amicaux que j’ai entendus à propos de nous.
A part ça, pour ceux qui on vu On a tout essayé… bah moi je n’avais jamais essayé la télé. Avec Laurent Ruquier et sa bande, je m’attendais à un baptême du feu terrible. Stress. Tendue comme une arbalète (je ne sais pas ce que je foutais à me secouer les cheveux et faire des mimiques, je ne fais jamais ça, va falloir que je me calme…). Et ça c’est bien passé. Plus que bien. Mon FLiC, ils l’ont tous aimé… Et aujourd’hui, idem.
Bon je suis naze, je continue demain.
(je vais patrouiller sous ma couette, et choper ce Morphée qui me fuit…)
Merci encore à vous tous :o)

08032007.JPG


Published by un flic - dans revue de presse
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 01:47

police - mai68


  Il y quelques jours, mon attachée de presse m’a fait part d’une question d’un journaliste.
Une question innocente, glissée sur le ton de la confidence…
« Votre auteur, le flic… qui a écrit FLiC… elle a un nègre ? »
(un nègre, pour les ignares, c’est quelqu’un qui a des notions d’écriture légèrement supérieures à la moyenne, et qui écrit à la place d’un autre qui a des trucs à raconter. Son nom est écrit en plus petit en dessous de celui de l’auteur, ou plus généralement pas du tout)
Alors évidemment il fallait que la question soit posée.
Évidemment parce que « évidemment » un flic est supposé être l’analphabète des temps modernes, un con incapable d’aligner correctement un sujet, un verbe et un complément, un débile qui pousse des grognements inintelligibles du fond de son car qui pue le mégot et la kronenbourg de chantier, un rustique qui poursuit la racaille en criant houba ! houba !
Un flic doit donc avoir un nègre. Une aide à l’expression, un palliatif à sa misère intellectuelle…
Un flic ne peut pas, il est génétiquement inapte. Ou plutôt, il peut peu avec ses moyens moyens, le pauvre. Sinon il ne serait pas flic, tiens. C’est à peine s’il sait rédiger un PV de stationnement sans fautes d’orthographe, heureusement ce sont des cases à cocher. Et la casquette rétrécit le cerveau, c’est bien connu.
Alors ce journaliste ne peut pas envisager qu’un flic puisse écrire sans nègre. Pas rationnel. Ça collait pas à ses clichés, ça l'a déstabilisé.
J’aurais pu bien le prendre parce qu’il avait trouvé le livre très bien écrit. Mais écriture suspecte vu le genre gallinacé de l’auteur…
D’autres journalistes m’ont demandé si j’avais fait des études de lettres, j’ai trouvé ça flatteur. Mais non, même pas. De la bio et de la physio avant d'entreprendre une étude au long cours et in vivo sur le comportement des poulets urbains en milieu naturel.
Mais un nègre…
Que cette question est lourde. Qu’elle sépare bien le monde en deux, le monopole du savoir et de la compétence d’un coté, et le reste de la plèbe de l’autre.
Les clichés collent au cortex, c’est à croire que ça arrange ! 
Non je n’ai pas de nègre.
A peine monsieur Bescherelle pour confirmation de circonflexes, incroyable non ?
Excusez du peu, mais je sais écrire et même lire. Pire, c’est un plaisir et un non-effort.
Voilà c’est dit, et c’est ok pour l’interview.

signé : Bénédicte Desforges, flic auteur compositeur interprète de FLiC

sans commentaires

Published by un flic - dans revue de presse
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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 20:10

 

 

 

  Le livre... le voilà.

  Et il sera disponible en librairie le 8 mars !

 

bénédicte desforges  livre1.JPG

 

 

10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 02:09

 

 

Les jeux sont faits.
Il n’est plus complètement à moi.
Il est parti vers son destin de livre. Imprimerie.
« Lâche ton bébé, m’a dit Gilles, il en a besoin maintenant. Et toi aussi… »
Et il l’a emporté. Pour l’habiller, lui donner son nom, et annoncer son existence.
Il va mener sa vie de livre…
Il va emmener dans ses pages une tranche de ma vie.
Une tranche de ma vie envoûtée ou écorchée par les vies des autres.
Eux, elles, j’espère qu’ils se sentiraient bien dans ces pages. Sans trahison. Ils n’ont plus de nom, plus de date, ils sont de partout ou de nulle part, mais ce sont bien eux.
Nous, toi, toi qui t’es reconnu et je t’ai retrouvé. Oui, c’est vrai, on était comme deux cons inutiles, assis sur cet escalier à se demander où était passé le manche du couteau. Dans sa poche sûrement. Ou dans l’égout. Et la lame dans son cœur à elle. Et le commissaire de permanence qui nous filait ses cigarettes, on avait grillé les notres jusqu’à la dernière.
Toi que j’ai prévenu pour te faire rire. L’histoire, on l’a partagée. La cour d’assises. Le braqueur expert en métaux précieux… Et comment il s’appelait déjà ce brigadier ? Fou rire à se souvenir de sa trogne de faux méchant… Vous n’avez rien à foutre avec les gendaaaaarmes ! Et tu te rappelles quand on est sortis tous les trois après le délibéré, et qu’on a failli se retrouver en garde à vue ? J’ai rien vu, j’ai rien fait. Quand on a du le mettre par écrit... Là aussi on avait l’air con.
Toi, non vous, le chef, que j’aimerais que vous lisiez le souvenir que j’ai de vous. Mais je ne sais pas où vous êtes.
Mais je vous ai enchaîné à moi dans ces pages. Avec eux, elles, toi et toi. Avec nous.

A vous qui êtes passés par ici et qui avez aimé lire, encore merci.
Merci pour cette reconnaissance. Je ne sais pas y répondre, je n’ai pas reçu l’apprentissage pour ça. Je suis née là où on flingue l’ego à bout portant. Là où on dévalorise pour se sentir puissant. Là où il faut mieux se taire.
Là où on dit « On ne dit pas "moi-je" »…
Je ne sais pas parler de moi, je ne sais pas ce que je vais faire de ce blog.
Personne n’est venu dans ces lignes pour lire ça.
Je vais essayer.
Un exercice…
J’aime pas ça.
J’en sais rien…

Je souhaite bonne chance à mon livre.
Je lui dois déjà d’être capable de tourner une page.
Enfin.

 

 

5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 00:00

 

 

LE FLiC !



F-Romans.JPG
J'ai gagné le 1erprix du festival de Romans en catégorie littérature.

 

 

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

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