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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 02:14

LaChambred-AlbertCamus.jpg


  Il l’a dit sur son blog mais vite fait, presque gêné.
  Parce que quelques jours avant, il n’en savait encore rien.
  Alors le lendemain, il n’y croyait toujours pas.

  Mais pourtant, à la Forêt des Livres, manifestation littéraire organisée par Gonzague Saint-Bris, je l’ai vu en direct live, il ne l’a pas rêvé… Ron a reçu un prix pour son livre La Chambre d’Albert Camus ! Et son Laurier lui a été remis par Bernard Pivot… Oui, rien que ça !

  Pour les quelques extra-terrestres qui ne le connaissent pas encore, Ron est blogueur. Et infirmier. Et auteur.
  Son livre, La chambre d’Albert Camus, est né sur son blog. Des nouvelles qu’il a écrites dans un esprit que je comprends trop bien, où il raconte le quotidien de son métier, des histoires belles, tristes, dures, drôles, cyniques, étonnantes, tout ce qui est passé à portée de son talent à mettre des mots sur les choses, les gens, les émotions, l’indicible.
  Le livre de Ron est une œuvre littéraire parce qu’il y a la magie d’une écriture qu’il maîtrise à merveille, qui emporte tout, qui nous enferme avec lui dans ces chambres où la vie se bat pour continuer, et où Ron se bat pour la rendre plus belle quand elle ne tient plus qu’à un fil.
  L’auteur s’efface devant son récit, il n’est plus que ses mains et ses gestes, son regard dans lequel on rencontre mille autres regards, de ceux qui disent la joie à ceux qui ne disent plus rien.
  La Chambre d’Albert Camus est aussi un témoignage dans lequel Ron, par ses mots justes et vrais, milite pour l’humanité. Le livre nous regarde droit dans les yeux, nous bouscule et nous interroge. Il questionne l’institution toute entière, en ouvrant une porte sur un métier dont la pratique ne connaît pas les encéphalogrammes plats, sur les priorités d’un système, sur le droit à l’humain de le rester quelque soit son état…

  Comme me l’a écrit Ron, ce livre est tout ce qu’il avait dans son cœur.
  Quand vous le lirez, prenez-en soin, c’est un cœur pas comme les autres…

Le blog de Ron l’infirmier avec Le récit de la Forêt des Livres par Ron  !

 

 

Published by le flic - dans trucs en vrac
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 04:28
  Quelques lignes pour les passants d’ici.
  Et pour tous ceux qui m’ont envoyé des lettres, des messages, des mails.
  Merci pour tout. Merci les inconnus surtout…
  Vous avez vu que ce site est devenu une vitrine plus qu'autre chose. C’est le site du livre et je vais le laisser tel quel.
  C’est vrai que j’aurais pu raconter plus de choses sur les mois qui viennent de passer. Bien plus qu’une revue de presse. Comment on vit le passage du texte anonyme posé sur un blog très discret, à un livre qui se vend très bien.
  J’aurais pu raconter les salons du livre, les dédicaces, la radio, la télé. Mais rien que de l’écrire, là, comme ça, ces mots-là, ça me gène. Ca fait pipeule et c’est bidon.
  Il y a eu des rencontres, éphémères comme un week-end, volatiles comme une coupe de champagne, des petits mondes surfaits et des oasis de sincérité.
  La vie, quoi.
  Des interviews qui ont été des vrais moments de partage et d’attention, et d’autres où je me suis fait chier à répondre à des questions débiles sans réussir à orienter le débat ailleurs que vers une conclusion déjà décidée.
  La loi du marché, quoi.
  J’aurais pu aussi raconter l’édition, aaaaah ! de mon point de vue ! han !
  Le livre-objet qui se périme comme un yaourt. Et l’auteur qui est tout sauf un professionnel du livre. Etc…
  J’aurais pu écrire sans me soucier de la forme, sans préoccupation de style, écrire n’importe quoi sur n’importe quoi. Pour le plaisir ou le soulagement Pour l’illusion d’être et avoir. Parce que j’écris mieux que je parle. En me foutant qu’on lise par-dessus mon épaule…
  Mais bon, j’ai choisi de ne pas transformer le succès de FLiC en ego-trip sans aucun intérêt. Mon livre a mieux à raconter que moi. Si ça me démange, j’effacerai ce qui précède et je disséquerai l’histoire.
  Mais jusque là, tout va bien…
  Je me réjouis que FLiC ait bien marché.
  Un deuxième livre ? J’en sais rien.
  M’égarer sur word ou internet et recommencer à écrire sans contrainte ? C’est possible.

Bonus : J’ai vomi dans mes cornflakes
un petit chef-d’œuvre trouvé sur le web :



Published by le flic - dans trucs en vrac
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 01:38

C'est dimanche 26 août...


LaForetDesLivres1.jpg   LaForetDesLivres2.jpg

Comme vous pouvez le voir sur ces photos de l’année dernière, l’endroit est superbe, et il y a beaucoup de monde…

Pour ceux qui comptent passer à La Forêt des Livres, vous me retrouverez donc dans cette foule immense d’auteurs immenses grâce à ce signe particulier :

casquette.jpg
©photo Desforges Tous droits réservés


28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 02:07
des centaines de livres à télécharger sur VOolume.fr



 FLiC se lit et maintenant disponible en livre audio,
 FLiC s’écoute !

 Désormais compatibles avec les embouteillages, la  gym, l’allergie au papier, le métro aux heures de pointe, les fractures des dix doigts, la presbytie foudroyante et les cannes blanches, les livres s’écoutent.

 FLiC est disponible en téléchargement sur VOolume.fr

télécharger FLiC sur VOolume.fr

Published by le flic - dans revue de presse
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 23:11
   On patrouille dans un quartier sensible du nord du département.
   Les cités se suivent et se ressemblent. Les barres d’immeubles impriment leur longueur et leur laideur sur le ciel, et avec ces fenêtres qui ressemblent à des hublots, elles ont l’air de gigantesques paquebots enlisés. Des bâtiments qui n’étaient pas faits pour voguer, mais pour s’échouer, la rouille dans le béton. Ceux qui en sortent ne voyagent pas loin, la ligne d’horizon n’est qu’un reflet dans l’angle mort de la ville.
   Et ceux qui s’en éloignent ne veulent pas revenir.
   On roule au ralenti au milieu de la cité. Un jeune gardien de la paix stagiaire qui rêvait d’anticriminalité vient d’arriver à la brigade, et on lui montre le secteur. Il est anxieux, il regarde passer les gamins en bande, les mâchoires serrées à s’en faire grincer les dents. Il décroche discrètement la matraque de son ceinturon et la pose sur ses genoux. Le brigadier me demande de faire demi-tour et de me diriger vers un petit groupe qu’on vient de croiser. Je ralentis à leur hauteur, et aussitôt le jeune stagiaire saute de la voiture en marche, la trique à la main, et leur hurle de s’arrêter et de ne plus faire un geste.
   - Oh ! Ça va pas toi ? s’insurge un des jeunes.
   - Ta gueule ! Bouge pas ! répond l’autre, surexcité, Qu’est ce que tu as dans ton sac ?
   Je gare la voiture. Le jeune se penche vers son sac…
   - Non ! Bouge pas connard, je te dis ! Pas un geste ! Ne touche pas au sac ! continue le stagiaire
   - C’est mes affaires de foot ! se met alors à crier le garçon.
   Le brigadier descend de voiture et se précipite.
   - Mais qu’est ce qui t’arrive ? dit-il au jeune flic.
   - Et bien quoi ? Quoi ? Mais quoi ? On allait les interpeller, non ?
   - Non, pourquoi ?
   - Mais tu as bien dit de les suivre !
   - Oui, mais pas pour leur sauter dessus comme un sauvage ! Je les connais bien, j'habite ici et on joue au foot ensemble !
   Ce collègue n’a jamais compris que l’hostilité ne pouvait pas être un préalable au boulot de flic. Il n’a jamais compris qu’une interpellation qui débute par des cris ne peut aller qu’en haussant le ton. Il a très vite fait l’expérience que si ses cris et ses insultes n’avaient plus d’effet, il ne lui restait plus qu’à cogner. Il ne s’est jamais posé la question de savoir s’il n’était pas à l’origine des outrages qui lui étaient faits chaque semaine. C’était une façon pour lui de faire du crâne. Provoquer et en réprimer l’effet. Facile…
   Alors il s’est coupé les cheveux très courts, et il s’est équipé comme s’il partait à la guerre. Mitaines en cuir, rangers, plusieurs paires de menottes, une bombe lacrymogène de la taille d’un extincteur, et quelques gadgets importés des Etats-Unis.
   Et il parait qu’il a continué à bondir des voitures, avec la matraque en érection.



"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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