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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 06:09

 


      Brad Pitt nu          sexualité des adolescents   masturbation  vérité         sexe         jeunesse            adolescence           peur         amour      roulage de pelle      suicide                               zizi

(Mots-clés)      


  Ce blog, c’est une gourmandise de talent, d’humour et de sensibilité.
Un journal intime qui raconte la vraie vie d’un garçon de quinze ans.

  La Vie rocambolesque et Insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh, c’est mon méga coup de coeur bloguesque. Pendant longtemps, il a été ma blog’n roll à lui tout seul, mon blog préféré unique, mon incontournable, celui qu’on conseille même aux gens qui n’ont pas internet. Et même à ceux qui ne savent pas lire.
Un blog qui rigole dans la marge, qui fait des surprises, qui fait le con, qui pète et qui fait le décompte de ses premiers poils pubiens. Un blog avec des gadgets planqués partout comme s’il avait des poches qui débordent, comme un cahier de texte qui finit une année de collège, blindé de dessins gribouillés et de mots qui font marrer sur les pages du mercredi.
Mais surtout, au milieu de tout ça, il y a toutes ces histoires en forme de tranches de vie et d’anecdotes, une magnifique et émouvante balade de môme qui apprend à grandir les yeux grands ouverts sur le monde des adultes, sa famille, et sa destinée de gamin. Huis clos familial, papa obscur, maman ange, Crocheton le frangin imprévisible, des bagarres, des peurs et des rires, les vertiges de l’existence, et toujours l’imagination qui transfigure et qui poétise avec des mots limpides quand la réalité ne se laisse pas attraper.
Chaque nouvel épisode de la vie de Brad se déballe et se déguste comme un bonbon. Et sous un même emballage jaune et rose, chacun d’entre eux a un goût différent. La plume de Brad-Pitt Deuchfalh trempe dans l’insouciance enfantine, ou dans la raillerie et l’intransigeance adolescente, puis elle se prend à rêver avec une sensibilité désarmante.
Et chaque mot touche en plein cœur.
Parce que le narrateur est un magicien.

Mais qui est-il au fait ?

  Sur Brad-Pitt Deuchfalh, tout a été dit et supposé.
Il a quinze ans, enfin peut-être seize maintenant. A moins que…
C’est l’ovni absolu de la blogosphère.
La conclusion des nombreuses spéculations sur son compte est l’attribution d’un âge de quinze ans ferme, définitif et non négociable.
A ce jour, et à mon avis pour un bout de temps encore, Brad-Pitt Deuchfalh est un mystère très hermétique.
Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des correspondances particulièrement poilantes avec les éditeurs qui l’ont sollicité pour transformer son blog en livre. Alors comme Brad raconte très bien les histoires, et que c’est un espiègle ado boutonneux, si si on y croit, on se demande quelle déconnade il va bien pouvoir nous sortir, et si tout ça est vrai de vrai… L’éditeur lui assure la prochaine sortie de son livre avec papier dans Le Monde et dans Télérama, rien que ça. Mais Brad, il s’en bat les flancs de ces journaux, lui ce qu’il veut, c’est le journal de Mac Do.
  

 

  

macdo.JPGouhahaha ! Bien joué !

Le 15 novembre donc, La Vie rocambolesque et Insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh devient un livre...

Brad, je te souhaite tout le succès qu’il est possible d’espérer pour ton livre, et une overdose de bonnes choses pour toi.
(Quand même... Comment tu lui en mets plein la vue à Crocheton sur ce coup-là ! Mouaaaarf, c’est énorme !)

Et j’espère aussi que le 16 novembre tu remettras ton slip, parce que hein, faut pas que déconner, han !
 


En attendant et pour retrouver Brad :

  

http://keiser.over-blog.com/

 

Published by le flic - dans trucs en vrac
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:35

Martine1.jpg    Martine2.jpg

Martine4.jpg    Martine3.jpg

Oui je sais, c'est déjà hasbeen.
La semaine dernière, tout le monde a fabriqué ses Martine sur son blog, et j'ai complètement oublié d'imiter les autres (c'est ballot quand même, roooo...)
C'est à présent chose faite.
 

 

Published by le flic - dans trucs en vrac
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 00:43

      

Aujourd'hui 2 novembre, FLiC se fait petit
(mais toujours aussi beau)
chez J’ai Lu !
Mon FLiC continue donc sa belle vie de livre
en édition de poche.
Je lui souhaite le même succès que son original.

Voilà le petit clone de FLiC :)
 





verso

 

           

23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:26


 

  Samedi matin, six heures gare de Lyon.
  Je m’apprêtais à refaire la scène 1 de l’acte 1, celle qui précède tous les salons du livre, « Aaaoooaaah, mais tu es là toaaaa ! Trop cool, dis ! T’es dans le wagon 13 aussi ? » 
  Mais là, pas de wagon, pas de train, que dalle, train supprimé. Du jamais vu, un traindézauteurs supprimé ! Non, mais t’imagines ? La grève des cheminots avait avalé le train mythique, et la voie B était incroyablement vide. Je suis allée me renseigner sur la localisation géographique de la ville de Saint-Étienne, que jusqu’à ce jour je situais sur les vinyles de Bernard Lavilliers.
  J’ai compris qu’en allant à Lyon, je me rapprocherai de ma destination, et je me suis mêlée à la ruée sur un TGV qui avait accepté d’aller par là-bas. Deux fois plus de passagers que de sièges. Dingue. J’ai fait un plongeon pirouette triple salto sur un siège de première classe et là, j’ai fait semblant de mourir pour ne pas me faire dégager.
  A Lyon, une jeune fille frigorifiée brandissait un panneau de la Fête du Livre de Saint-Étienne, et j’ai découvert sous son aile, d’autres auteurs clandestins du TGV, échevelés, désespérés et l’œil hagard. Nous sommes revenus à la vie dans un car qui nous a menés à bon port.
  Le salon du livre avait lieu sous une sorte de tipi géant devant la mairie. J’étais installée à coté de Maud Tabachnik, un pur handicap pour petit zauteur émergent si on considère le livre au mètre carré. Elle est un poids lourd du thriller avec des dizaines de livres, et pour mon unique œuvre complète sur la même table, la visibilité n’était pas jouée d’avance. Mais quelle chance de faire sa connaissance. Un peu plus loin, Van Loc, dit Le Chinois, pas le tueur, l’autre, l’ex patron du GIPN, qui n’a fait rien que de renverser du café sur ses livres.
  Avec ma copine d’édition Florentine Rey, on écoutait ce qui se disait au micro : « Viendez découvrir des auteurs ! Jean d’Ormesson, Gonzague Saint-Bris, Régine Deforges (attends un peu, toi...) dédicacent leurs livres aux stands gnagnagna…
- ouais ouais ouais, tu parles de découvertes, hein ?
- de parfaits inconnus, de jeunes talents en devenir, en effet… et nous alors ?
- Florentine ! Réagissons sur le champ ! Ayons des exigences d’auteur ! L’avenir est à nous et le pouvoir est dans le micro !
- Yeaaaah, se met à crier Florentine en bondissant sur la table, saisissons-nous de ce maudit micro, et existons enfin au milieu des grands ! (Florentine est toute pitite.) La lutte des classes ne passera pas par nous !
  J’ai immobilisé l’animateur au sol avec une clé de 12, tandis que Florentine diffusait une alerte à la bombe sur tous les stands sauf le notre.
  Nos milliers de lecteurs arrivèrent enfin. Presque tous me demandèrent si j’étais la fille de Régine. Et j’ai fini par aller voir Régine DEforges. « Ecoute Régine, ça commence à bien faire. Veux-tu bien cesser de dire à tout le monde que je suis ta fille ! Bon, je veux bien comprendre cette tentation qui est tienne de surfer sur le succès international de mon livre pour caser les tiens, mais hein faut pas abuser. Je suis obligée d’apporter un démenti formel à tes allégations. »
Régine a alors secoué sa chevelure rousse et m’a dit « pffff… ».
  Dépitée, j’ai traversé l’allée et je suis allée saluer mon amie Tatiana de Rosnay
« Hi Tatiana ! So cool to meet you here, honey ! Pas trop de souci avec la grève des trains ?
- Du tout, du tout. Je suis venue en avion privé avec Jean d’Ormesson. Tu veux une pastille à la menthe ?
- Oui merci. Oh, tu n’étais pas aux 24 heures du Livre, dis ?
- Ah ben non, j’étais à Francfort invitée par mes dix-neuf éditeurs.
- Wow. Tu me redonnes une pastille, dis ?
  Et Jean d’Ormesson a serré Tatiana contre son cœur, ils avaient l’air tellement heureux tous les deux que je suis allée embrasser Gonzague Saint-Bris (non sans avoir piétiné au passage des dizaines de Gonzague-addicts.)
  Je suis ensuite partie déjeuner avec un trio de choc : Emmanuel Schwartzenberg qui a écrit un livre de révélations sur la crise de la presse quotidienne et que peut-être bien qu’il lui faudrait un garde-du-corps, Dominique Lormier, bouddhiste, marathonien, boxeur et écrivain, qui a une telle production qu’à mon avis, il doit même écrire en dormant, et Florence leur attachée de presse. On est tous devenus potes à la vie à la mort, c’était bien, c’était bon.
  Le soir, je les ai retrouvés au dîner qui était donné au Musée d’Art Contemporain. Florence se faisait servir des plateaux de petits fours pendant qu’Emmanuel s’occupait du vin. Gonzague est arrivé avec son grand manteau noir, qu’on aurait dit un prince. Je n’ai pas résisté une fois de plus et je suis allée l’embrasser. Ben oui, encore. Après cet émoi, Dominique et moi sommes allés visiter le musée, parce que vu qu’on était sur place ça aurait été dommage de ne pas en profiter.   
  Nous avons clairement identifié une œuvre collective de la classe de maternelle moyenne section de Saint-Étienne, mais le reste on n’a pas tout compris. Ça doit être une histoire de formatage. On est revenus à table déguster un dessert à la tomate conçu par une créatrice culinaire mais trop cuit, la pauvre.
  Le lendemain, beaucoup de monde au salon. Un monsieur m’a pris un FLiC, une œuvre magnifique, pour son fils qui est flic, et après il m’a offert un livre. (Encore merci, et bon courage pour tout, Lucas !) J’ai déjeuné avec Florentine, et on s’est amusées d’un auteur à la table d’à coté qui emmerdait la serveuse en ne la laissant pas poser son assiette devant lui. « Tsss tssss » s’agaçait-il. Sa grandeur était en train d’écrire une bafouille sur un post-it, et la malheureuse troublait l’auteur dans son élan créatif. Quand on dit que c’est pas les plus grands les plus chiants…
  De retour au salon, Gonzague est passé par mon stand et comme c’était un jour nouveau, je l’ai embrassé. Faut doser.
  Dans l’après-midi, j’ai participé à un café littéraire avec Jake Lamar, un Américain à Paris auteur de polars, et Henri Gentet, un commissaire divisionnaire de Marseille affecté à Lille (ben oui, la police c’est aussi ça) également auteur d’une fiction policière. On a parlé de nos livres, de l’image du flic dans la société, et des séries télé et là on était tous d’accord.
  On était bien à Saint-Étienne, mais on nous a obligés à repartir à la gare. Contre toute attente, un TGV allait passer par là. Et surprise, un pot d’au-revoir nous attendait. J’en ai profité pour aller dire tout mon respect à Huguette Bouchardeau, et quelques conneries à Jean-François Derec qui est toujours aussi sympa et amical d’un salon à l’autre.
  J’ai voyagé avec la bande de malfaiteurs de Calmann-Levy. Dominique a déclaré la guerre en parlant du bel éclairage de l’automne. Emmanuel a aussitôt riposté en évoquant la forme d’un nuage que j’avais pris pour un ovni, et nous annonçant la vitesse du vent et la pression atmosphérique pour le lendemain. On était tous sciés et on est allés au bar du TGV boire un coup de Beaujolais.
  Peu de temps avant l’arrivée, Gonzague est passé et je n’ai pas osé lui demander son badge en souvenir. Il aurait peut-être cru que je voulais le vendre sur ebay, remarque. 
  Mais c’est pas grave, on se reverra.


(clic sur les noms des auteurs pour voir la biblio)

16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 14:24


© J.Monneret – tous droits réservés

  Et 25ème heure et suivantes...
  C’est bien les salons du livre, c’est comme une colo pour auteurs. On a tous rendez-vous à la gare, on arrive avec notre paquetage pour le wik-end, on retrouve les ceusses des salons précédents et on se fait plein de bizoux en criant « Aaaah ! Tu es là ! C’est super, t’es dans quel wagon ? ».
  Et puis il y a une dame très jolie qui arrive avec un panneau et plein de sourires pour tout le monde et qui nous donne une notice pour expliquer comment on monte dans le train pour pas se perdre sur le quai, et nous rappeler à quelle ville il faut descendre et que là-bas on nous attend.
  Ca s’appelle un Train-des-Auteurs.
  Dans un train des auteurs, il y a ceux qui dorment et ceux qui parlent et ceux qui parlent très fort, le décibel n’étant pas nécessairement proportionnel au chiffre des ventes. (Moi je vends énormément donc je suis relativement silencieuse.)
Après quelques courtes minutes de TGV, nous arrivâmes en la belle ville du Mans mais la gare était toute cassée, à cause d’un tramouais en construction.
  On est montés dans des cars qui nous ont emmenés jusqu’au Salon du Livre où nous avons sagement fait la queue pour déposer nos malles et nos animaux domestiques, et récupérer un deuxième mode d’emploi qui comprenait un plan de la ville, une liste de restaurants, et des tickets pour boire et manger à volonté pendant deux jours. On nous a mis des étiquettes autour du cou, et au verso il y avait toute une liste de numéros de téléphone okazou on se perdrait ou qu’on perdrait nos tickets de rationnement.
  Et enfin, nous entrâmes dans le Salon du Livre sous les acclamations de la foule en délire… Une immense pile de mon FLiC m’attendait et j’ai aussitôt sorti mon feutre magique qui ne fait pas de bavures. J’étais installée à coté d’une romancière septuagénaire qui m’a expliqué le bien-fondé d’une légalisation totale de l’usage et de la vente des drogues dures. Nous avons oublié de parler de la perception de la TVA, je n’y pense que maintenant, suis-je bête. Vint l’heure du repas. Je ne connaissais que le circuit du Mans, mais je dois reconnaître que la vieille ville est vraiment ravissante. J’ai déjeuné avec deux peintres et un voyageur écrivain transsibérien et nous avons parlé du sens artistique de l’étron dans un bocal, et de la nécessité de restauration dudit étron par humidification par un produit approprié pour faire durer la chose le temps d’une expo, l’artiste-chieur tenant à l’authenticité de son œuvre, et ayant refusé qu’une tierce personne chie quotidiennement à sa place. Nous avons mangé de la patate écrasée, et l’espace d’un instant je me suis dit que moi aussi je pourrais, pourquoi pas, verser dans l’escroquerie artistique et me faire tout le fric que je ne me ferai pas en littérature.
  Ensuite on est retournés au salon, et j’ai expliqué à ma voisine de dédicace comment on faisait la distinction entre l’héroïne et la cocaïne, et aussi pistolet et revolver, insistant sur l’étymologie de ce dernier, ce qui lui évitera d’écrire des conneries dans son prochain roman.
  En début de soirée, on est remontés dans les cars pour aller vers l’hôtel. On a parlé de choses et d’autres, et je ne sais pas comment je suis venue à dire à mon voisin, moi qui n’ai de secret pour personne, que j’avais été invitée à un happening chez les franc-maçons il y a peu de temps. « Ah bon, me dit-il, ça m’intéresse ça !
  - Ah bon, je lui réponds, et pourquoi ça t’intéresse ?
  - Parce que j’ai écrit La Franc-Maçonnerie pour les Nuls ...
  - Gnnnn gnn gnnnnn, je lui dis. T’es franc-maçon ?
  - Voui.
  - Gnnn gnnn gnnn… ne lis pas les pages 115, 116, 117, et 118 de mon livre alors, steuplait hein ?
  Et on s’est quittés bons amis le temps d’aller dans nos chambres mettre des habits de gala pour aller dîner et regarder le rugby dans une très belle grande salle où nous étions tous conviés. Après un délicieux apéro à base de produits de la mer et de ponch, nous nous sommes mis à table, et je me suis retrouvée avec la bande des Nuls : mon nouvel ami franc-maçon (c’est un complot) qui a aussi écrit Les Grandes Enigmes de la Franc-maçonnerie, et les auteurs de L’Histoire de l’Art pour les NulsLa Bible pour les Nuls  et  L’Histoire de France pour les Nuls  (un prof qui a quitté l’Éducation Nationale, 600 000 exemplaires on peut le comprendre… aussi auteur de beaucoup d'autres livres )
  L’auteur de la Bible pour les Nuls est un pasteur, c'est-à-dire un curé marié. Nous étions deux débaptisés à la table, mais il s’en tapait bien, c’est le genre d’ecclésiastique à te donner l’envie d’aller à la messe tous les jours de la semaine. Il nous a raconté qu’un jour on lui avait amené une Bible à dédicacer. Il ne s’est pas déballonné, il a écrit une petite bafouille sur le saint livre et a signé Dieu. On a bien rigolé, et quand on a entendu que les Anglais avaient gagné on s’en foutait, et le pasteur est parti voler des affiches qui étaient au mur. Comme il était notre berger, on a fait comme lui, et on s’est resservi des desserts au passage. Il y avait du vin rouge, du vin blanc, du cidre, de la bière (normal, c’était rugby-day) et de la badoit. On a décidé de repartir à l’hôtel à pied parce que ça ne pouvait pas nous faire de mal, et que le pasteur connaissait un raccourci pour passer sous la gare, ce qui nous a un peu étonnés parce qu’il habite en Camargue. Mais à cette heure-là, nous avions tous la foi et nous l’avons suivi. Les voies du seigneur étaient impénétrables, et celles de la gare aussi. Nous dûmes rebrousser chemin après avoir tenté quelques vaines effractions, et nous partîmes à l’aventure c’est l’aventure dans les rues du Mans.
  On a longé des voies rapides et des voitures folles, et on s’est dit que si on voyait la mer, c’est qu’on avait dépassé l’hôtel. En route, une brebis égarée sous la forme d’une auteur de livres pour enfants, s’est jointe à nous. Un miracle fit qu’on a pu retrouver l’hôtel et nous cessâmes de protester contre le pasteur.
  Le lendemain matin, nous avons regagné le Salon du Livre dès l’ouverture ce qui est la moindre des choses. La libraire m’avait changé de place, plus près de l’entrée, l’idéal pour dédicacer à un rythme frénétique. J’étais assise à coté d’un auteur de polar psychiatre psychanalyste mais j’ai eu le bon goût de ne pas abuser de sa compétence en la matière. Ca me ferait pourtant du bien, mais j’aime pas payer pour me plaindre. Il a écrit Alger la Noire qui a recueilli cinq prix (ah oui, quand même...) et tout naturellement à l’heure du déjeuner, nous sommes allés manger un couscous. Nous avons retrouvé l’écrivain franc-maçon qui est loin d’être un nul, et l’auteur de polars m’a dit « t’as pris tous les pois chiches salope » alors on a demandé du rabe.
  Au retour, j’ai croisé Gonzague qui signait ses livres, il m’a reconnue, je l’avais reconnu aussi mais ça c’est normal vu que quand j’étais petite je l’écoutais déjà sur Europe1. On s’est fait la bise comme des vieux potes donc.
  L’après-midi, j’ai participé à un débat sur les banlieues où nous avons mis en commun quelques pensées communes, mais la formule n’est pas de moi. Je suis passée devant le stand de la LCR où j’ai acheté un badge de Lénine, et j’ai rejoint ma place. La journée s’est ainsi terminée.
  En quittant la 25ème heure, il ne restait que trois FLiC sur la table, une heure de plus et c’était la pénurie de livres. J’ai rencontré plein de lecteurs sympas, on a parlé de plein de choses de la vie, j’ai dédicacé à la cadence d’une kalachnikov bien rodée. Je vais devenir une vieille pro sans botox des foires aux livres, je le sens bien. Nous sommes retournés à la gare en passant par la porte cette fois, et on a repris le TGV vers Paris. Fatigués, mais comblés et heureux de toutes ces rencontres.
Merci à mes nouveaux potes auteurs, je vous trouve un talent immense,
Merci à mes lecteurs et aux collègues qui sont passés, ça fait chaud au cœur,
Merci à FLiC, mon livre, je suis fière de toi mon ptit...


Mon blog pour les nuls : Pour accéder aux fiches des ouvrages cités, clic sur les titres. (faut vraiment tout préciser, pffff...)

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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