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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:01

 

 

  Voilà. Maintenant que je vous ai aligné quelques histoires drôles, il est temps de passer aux choses sérieuses.
  Un coup d’œil à mon mouchard qui me balance toutes les requêtes Google qui vous font atterrir ici, m’indique clairement qu’on rentre dans la saison de la fourragère.
  On en avait déjà parlé ici-même il y a presque un an.
(Je constate par la même occasion que je n’avais mis qu’un R à fourragère, et j’en suis honteuse. Tu parles d’une performance pour un flic qui s’improvise écrivain. Je vais prendre une pelle et aller m’enterrer sous vos quolibets, tiens...)
  Et là encore, questionnement annuel récurrent, Google me rapporte donc le caractère hautement anxiogène du port de ce bazar à boucles et à ficelles plus techniquement appelé « fourragère », et qui n'est jamais livré avec une notice de montage.
  Sérieusement, votre désarroi, voire votre détresse, face à ce casse-tête fait peine à voir.
  Bref. La fourragère.
  Alors en effet, demain c’est le 8 mai et vous allez, mes chers collègues, vous taper un peu de bitume. On l’a tous fait, alors les gamins, arrêtez de rouspéter et n’y voyez aucune malice de la part de votre administration chérie. C’est la coutume. Il y a des saisons pour fourrager et d’autres pour triquer, c’est ainsi et c’est pas négociable. Vous n’avez qu’à demander aux anciens qui d’après moi vous répondront par un simple Pffff, et l’air de dire
« Mon petit, t’as encore rien vu. »
  À intervalles réguliers au bord des trottoirs, un flic avec une fourragère, c’est du plus bel effet, ça vous décore une ville comme c’est pas permis. Bah oui.
   Et puis vous remettrez ça le 14 juillet, le 11 novembre, à Halloween, aux sorties de promos et aux enterrements.
  Il est donc grand temps que vous arrêtiez de vous prendre le chou devant votre miroir, vous avez l’air de quiches à vous tripoter frénétiquement l’épaule.
  Mais j'ai plein d'affection pour vous, je suis passée par là, désemparée comme jamais, j'en aurais quitté la police, et je ne veux pas que vous vous couvriez de honte avec une fourragère mal mise.
  Sans désemparer, on ne va pas paraphraser, je vous remets donc l’extrait de l’année dernière à ce sujet.

Là, je peux faire quelque chose pour toi. Regarde comment la chose se porte :

      attends quelques jours, tu feras moins la fière...
L'un est préfet, l'autre commissaire divisionnaire, ils ont du savoir-faire.
Et moi, j'étais jeune, j'avais des grosses joues et un joli chapeau. O_o 
remarque : major de promo de gardiens de la paix, c'est mon meilleur classement, qui m'a permis de choisir direct un poste en anti-criminalité, possibilité qui n'existe pas sur wikio,
et ça c'est ballot, parce qu'il y a des violences policières non répertoriées par Amnesty qui se perdent (rajout 2009 pour le coup)

 

 

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:41

 

 

 

 

 

L'histoire de Gérard est désormais rangée .

 

Published by le flic - dans trucs en vrac
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 01:50

 

 

  La mission était simple et banale. Il fallait escorter un chef d’état jusqu’à l’aéroport de Roissy. Les deux motards sont donc partis vers un palace parisien récupérer l’homme de pouvoir et sa suite...

 

 

à suivre dans Police Mon Amour

 

31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 23:20

 

 

  Le blogueur est un flic qui s’ignore.
  Le blogueur aime bien les chiffres, les statistiques et les classements.
  Les entrailles d’un blog, c’est un peu la planète du businessman, celui qui compte, qui compte tellement qu’il ne sait même plus ce qu’il compte et pourquoi il compte. Celui dont le Petit Prince dit qu’il raisonne comme un ivrogne. Saoulé de chiffres... Et de la sainte statistique.
  Un blogueur, c’est un attentif, un curieux dit-il. Il aime savoir. Sans arrière-pensée, bien sûr.
  Savoir quoi ?
  Mais qui tu es, pardi ! Et d’où tu viens. Et ce que tu viens faire chez lui. Et le temps que tu y restes. Et si tu reviens. Et combien de fois. Etc.
  Parce que si tu passes chez certains sans laisser ta carte de visite sous le paillasson, tu les plonges dans une angoisse vertigineuse. C’est terrible, tu sais.
  Alors le blogueur a tout un tas de petits outils sophistiqués pour mettre en œuvre son flicage domestique. Il a des compteurs, des géolocalisateurs, et toutes sortes de mouchards. Quand il a un doute, et que son enquête doit avancer, il prélève l’IP de son visiteur (mais qui c’est qui c’est qui c’est !?) avec soin, sans la toucher pour pas y laisser ses empreintes, et il la reverse sur un de ces sites capables d’affiner l’identification et la localisation.
  Quand il repère un nom de domaine qui finit par gouv.fr, il écrit un billet en rouge vif sur son blog, et il est fier d'en appeler à la liberté d'expression. Ou de hurler comme un damné à la dictature des écoutes liberticides.
  Même si c’est agriculture.gouv.fr aux heures de ménage.
  Le blogueur est un obsessionnel.
  Le blogueur ne voit plus le jour, il stagne dans son bouzin comme un flic dans un sous-marin à observer la tronche des passants.
  Le blogueur est un fonctionnaire des blogs. Façon Vichy. Il aime la surveillance en loucedé, il traque les corbeaux avec des méthodes de taupe. Ou l’inverse. J’en ai même repéré un qui cherche les récidivistes sur son blog. Bonjour le vocabulaire... ça craint. Ça pue sévère. Il doit dormir dans le CSS de son blog celui-là, pour être sûr de ne rien louper.
  Ensuite, le blogueur aime bien les hiérarchies. On avait rêvé du monde libre d’internet, de l’homme libre deux point zéro, mais il n’en est rien. La grande messe œcuménique de l’internet et des blogs n’a jamais eu lieu, et il a fallu réinventer des castes, des gourous, des chefs et des soi-disant maîtres à penser... en classant les gens et leurs blogs. Le blogueur a loupé son pari originel, il a refait sur le ouèbe le monde qu’il conspue dans sa vie sociale.
  Il est resté un courtisan, un lèche-cul, et ne répugne pas à ramer derrière des autorités illégitimes, incompétentes, ou des élites autoproclamées.
  Moi flic, je n’aime pas le chiffre, les statistiques et les chefaillons. Je n’aime pas la hiérarchie non plus. J’ai rêvé de m’en passer, j’ai rêvé de non-grades. Je n'en démordrai pas.

  À propos de police, vous me faites bien marrer, tiens, à hululer à propos des renseignements inquisiteurs que pourrait bien contenir la p’tite Edvige, laquelle Edvige ne s’intéressera probablement jamais aux normopathes que vous êtes.
  Vous êtes les champions du strip-tease internaute, la plupart des blogs intimes font penser à de pauvres peep-show, où on aurait l’obligation compassionnelle d’applaudir le premier gros tas, le moindre boudin qui montre son cul.
  Vous dévoilez avec application tout le croustillant de votre intimité ou de vos opinions, vous êtes traçables sur internet via Google, qui se charge mieux que n’importe quel fichier de police de compiler tout ce qui vous concerne, et vous faites les vierges effarouchées à l’idée que des policiers assermentés (dont les faits et gestes sont tout aussi traçables soit dit en passant) puissent avoir accès à des renseignements utiles à la sécurité. La vôtre en l’occurrence. C’est amusant.
  Personnellement, je ne sais d’Edvige que ce qui est paru au JO dans sa version béta [1] et dans sa version remaniée-mais-pas-tant-que-ça [2]. Le reste, je m’en fous à peu près complètement. Mais jetez-y donc un petit œil, ça vous évitera de colporter n’importe quoi.
  Pour le colportage, l’inquisition et le renseignement sauvage, retournez plutôt vers vos outils habituels, vos divers instruments de décryptage et vos compteurs.
  Si ça ne suffit pas, complétez l’arsenal par facebook et twitter, vous savez, ces inventions récentes qui vous font approcher le degré zéro de la communication.
  Continuez à tout dire et tout montrer, une société bien portante a besoin de spectacles. Surtout du comique et du mélo.
  Et comptez toujours sur Google qui a une mémoire infinie.
  Edvige n’est qu’une amatrice sous contrôle...
  Sales flics. Que vous êtes.

 

 

M à J vendredi 3 avril :
Le Figaro titre sur "Internet, Facebook, une mine d'information pour la police"
En pleine expansion, les sites de socialisation sont utilisés dans les enquêtes les plus délicates...

25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:15

 

 

  Il était aux écoutes, il s’ennuyait. Ça faisait des heures qu’il ne se passait rien, sinon des coups de fil insignifiants. Un rendez-vous de dentiste, un allo-comment-ça-va de la vieille mère en province, le gamin qui appelle pour dire qu’il rentrera un peu plus tard.
  La commission rogatoire avait été délivrée dans le cadre de la surveillance de deux braqueurs et leur entourage. Des beaux mecs, comme il me l’avait dit, des costauds, des sévères, de ceux qui défouraillent facilement...

 

 

à suivre dans Police Mon Amour

 

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

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