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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 21:05

 

 

   Ah que c’est triste ! Affreux ! Ils ont les humeurs et les sangs à l’envers, un sang d’encre qui ne coule plus sur la page web ! Misère ! Ça coagule d’immobilisme, la posture était trop dure à tenir ! Et ça contagionne et métastase dans tous les sens ! La relation de l’homo blogum vulgaris à sa chose se complique dans les grandes douleurs ! Le monstre est gourmand, exigeant, la fonction a créé l’organe et l’organe est devenu vital ! il a pris le pouvoir, il le domine, il lui en fait baver ! Le chœur des pleureuses nous le fait tout en vibrato !
   Ils se posent des questions, et ils angoissent métaphysique, les pauvrets ! Et ils craquent, anéantis par la démultiplication de leurs ambitions impossibles.
   Et un jour, le blog se referme comme la coquille vide d’une matrice fétide, exhalant un dernier charabia d’agonie sur son créateur.
  Il se pensait le roi du monde, dressé sur la pointe des pieds en haut de son minuscule podium à ego, ce petit tribun de son moi immense. Face à une tribu qui déserte, absente et ingrate, la salope. Il y avait quelques clampins désœuvrés, chasseurs d’amitiés factices. Mendiants prosternés devant des solitudes miroirs.
  Et là, d’un coup, il se sent très seul. Les courtisans n’étaient que des passants. Qui déambulaient sur les chemins de l’empathie facile, et de la sympathie approximative, postillonnant des petits mots creux. C’était un terrible effort d’y croire quand il n’en reste presque rien. Des fidèles sans lendemain et sans visages, avec des faux noms et l’esprit flou. La flatterie facile dégoulinant de leurs virtuelles bouches sans voix, la compassion en bandoulière, errant de pages en pages, d’intimités répandues en confidences indécentes. Mateurs chez les autres, et exhibitionnistes dans leur cabane en paille de petit cochon. Échangisme d’inspirations anémiques et d’états d’âmes clones.
   C’est très con un journal intime, quand la confidence n’est plus un murmure complice, mais un strip-tease en place publique. C’est super naze si tu y regardes de près, ces blogs à tout faire. Ils sont comme des trous noirs. Celui qui en accouche finit par tomber dedans.
   Ou bien il part s’accrocher tout seul à la potence du non-sens.
   Il ne pense qu’à ça toute la journée. À son grand déballage du soir, à son spectacle sans son ni lumière, sa petite mise en scène quotidienne. Et pour bien plomber la chose, il est souvent plus prompt à gémir qu’à rire.
   Ah ! Regarde comme je souffre bien ! Comme j’ai la larme gracieuse et élégante, n’aie pas peur d’approcher, elle ne mouille pas, elle ne tâche pas celle-là ! Mais si tu pouvais compatir, m’applaudir, et aussi fermer ta gueule quand je dis des horreurs…
   Parce que oui, il y en a des mochetés, des culs malpropres et des saloperies étalées, mais l’intime c’est sacré tu vois, on ne touche pas, on ne juge pas, même si on te met le nez dedans. On ne l’ouvre pas en grand, on regarde par le trou de la serrure, et par tous les trous qu’on te présente d’ailleurs, sans jamais ne rien dire à moins d’être désigné comme un frustré arrogant. La contradiction est malvenue, la remarque doit être emballée avec précaution. On ne se dégoute pas, on indulgence à tout va. On se contorsionne l’intellect pour se dire, parce que c’est l’usage, que l’autothérapie en plein air, ça a forcément du bon s’ils disent que ça leur fait du bien. Si au moins ça avait l’air vrai, ce bien qu’ils se font…
   Alors on part en balade sur les petits blogs à fond noir des bérénices, des petite-fleur, des chat-sauvage, et autres princesses et poètes de fond de chiottes. Et on y cueille des fleurs fanées de honte entre les halètements d’une boulimie de points de suspension qui se veulent soupirs et mystère. On y voit de belles images aussi. Images prétextes pour vous ravir… non ! pour les cacher, les travestir, ces vilains niais !
   Alors on prend une autre route, histoire de voir, d’explorer la forêt des ego. On a des petits élans d’affection pour quelques perfectionnistes d’un art maitrisé, pour des talentueux discrets, on se marre de quelques débats d’idées, finalement ils s’amusent au moins ceux-là, ils ferraillent avec leurs contradictions, quand ils se font chier ils les fabriquent ces contradictions pour jouir d’une joute de plus, ils ont le verbe haut et facile, ils ont la méchanceté efficace, c’est drôle.
   Un peu plus loin, il y a quelques vestiges d’une aristocratie déchue, ceux qui se sont fait doubler par le nombre, et qui ne savent pas s’ils doivent l’accepter ou jouer de l’entre-soi comme des vieux cons et des sales dindasses acariâtres. Les dinosaures sont malheureux, mais les aristos c’est fait pour se faire couper la tête, n’est-ce pas, et ça n’a jamais fait aucune révolution. Pas plus ici que dans l’Histoire. Alors, ils continuent à disserter la bouche en cul de poule sur l’outil qu’ils ont tant aimé. À la manière d’une discussion qui n’en finirait pas sur des tournevis et des clés à molette dont ils n’ont finalement pas fait grand-chose.
   Au virage suivant, on croise une armada de mères Teresa. Ceux-là, ils aiment tout le monde, toutes les bonnes causes sont les leurs. Trémolos. Du bébé phoque au Darfour, tout les émeut, ils en font une affaire personnelle, et vous livrent deux ou trois lignes d’une analyse très fouillée de la situation. Ils sont merveilleusement bons et généreux. Ils veulent qu’on les aime au moins pour ça. Faut pas leur dire qu’ils sont bidons, c’est méchant.
   Et on bifurque encore, on se retrouve chez les crados, les gros dégueulasses, comme celui-là tiens, qui avait des prétentions. Actes Sud sinon rien, grognait-il ! Il se libère lui aussi, il fait ses écritures, un peu de sperme, un peu de larmes, un peu de merde, au moins c’est coloré, et ça te met du relief sur ses fictions pédo-littéraires. Quand je te dis qu’il y a des horreurs. Mais chut. Ta gueule. Ferme-la, ne dis rien, tu es ici sur un espace de liberté, d’intense créativité. C’est un crachoir ? Un urinoir ? Mais non ! C’est un blog !
Il expose, il y a vernissage tous les jours ! Oui ! Il s’expose à la critique aussi ? Au jugement ? Ah oui, mais non. Faut rien dire, t’as pas le droit, laisse donc les narcisses en plastique s’épanouir dans les cloaques, les tombes sont béantes, grandes ouvertes, t’as qu’à pas y aller après tout. Mais c’est si drôle. Tu connais ce dicton : quand je me vois je me désole, quand je les vois je me console. Et bien voilà ! pourquoi s’interdire d’y aller, de s’en morfaler de profondes bouffées qui puent l’autopsie ? Et admettre sans tortiller du fion qu’ils sont à la limite de l’atteinte à la dignité humaine, et une immense insulte au bon goût. Littérature mon cul. Il n’y a pas de littérature. Les rimes merdiques, c’est pas de la littérature, le passé simple c’est pas de la littérature, les points-virgules non plus. Je ne sais pas ce qu’est la littérature, mais c’est pas ça, évidemment.
   Que c’est misérable cette incapacité à la solitude.
   Ils quémandent, leurs blogs cannibales se nourrissent de vous, disent-ils, c’est affiché à l’entrée, pliez-vous à la règle, soyez généreux, balancez-leur des petits papiers sous leur porte, ils croient qu’on les aime.
   Et ils continueront à se raconter, s’enjoliver, jacasser, pérorer, bomber du torse, du nibard ou du cul qu’ils doivent avoir aussi triste et flasque que leur propos.
   Ils continueront à pleurnicher sans grâce aucune, juste pour avoir l’air triste, c’est tellement romantique et séduisant la tristesse… C’est un si joli fond de commerce. Tu leur jettes deux mots mignons tout plein, ça t’engage à rien, et ils te remercient comme si tu venais de leur décrocher la lune de ta sœur ! et vous devenez amis. C’est adorable, n’est-ce pas.
   On devrait avoir pitié, mais même pas. C’est juste grotesque. Et fascinant.
   Cet incroyable brouhaha de monologues intimistes et putassiers qui finirait par engendrer la répugnance de son prochain. Cette prétention à croire que tout peut être déballé et intéresser. Cette médiocrité de l’expression qu’on sauve à grands coups d’artifices, pour fabriquer des petites ambiances où le semblable se sentira bien, quelle escroquerie ! Cette vulgarité auto complaisante, ces simulacres de communication, cette masturbation collective pénible…
   Merde. Stop. C’est lourd.
   Vous êtes atteints de blogopathies multiformes.
   Amputez-vous du blog.
   Ou supportez le microscope sur vos gueules inconnues.

 

 

7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:01

 

 

  Voilà. Maintenant que je vous ai aligné quelques histoires drôles, il est temps de passer aux choses sérieuses.
  Un coup d’œil à mon mouchard qui me balance toutes les requêtes Google qui vous font atterrir ici, m’indique clairement qu’on rentre dans la saison de la fourragère.
  On en avait déjà parlé ici-même il y a presque un an.
(Je constate par la même occasion que je n’avais mis qu’un R à fourragère, et j’en suis honteuse. Tu parles d’une performance pour un flic qui s’improvise écrivain. Je vais prendre une pelle et aller m’enterrer sous vos quolibets, tiens...)
  Et là encore, questionnement annuel récurrent, Google me rapporte donc le caractère hautement anxiogène du port de ce bazar à boucles et à ficelles plus techniquement appelé « fourragère », et qui n'est jamais livré avec une notice de montage.
  Sérieusement, votre désarroi, voire votre détresse, face à ce casse-tête fait peine à voir.
  Bref. La fourragère.
  Alors en effet, demain c’est le 8 mai et vous allez, mes chers collègues, vous taper un peu de bitume. On l’a tous fait, alors les gamins, arrêtez de rouspéter et n’y voyez aucune malice de la part de votre administration chérie. C’est la coutume. Il y a des saisons pour fourrager et d’autres pour triquer, c’est ainsi et c’est pas négociable. Vous n’avez qu’à demander aux anciens qui d’après moi vous répondront par un simple Pffff, et l’air de dire
« Mon petit, t’as encore rien vu. »
  À intervalles réguliers au bord des trottoirs, un flic avec une fourragère, c’est du plus bel effet, ça vous décore une ville comme c’est pas permis. Bah oui.
   Et puis vous remettrez ça le 14 juillet, le 11 novembre, à Halloween, aux sorties de promos et aux enterrements.
  Il est donc grand temps que vous arrêtiez de vous prendre le chou devant votre miroir, vous avez l’air de quiches à vous tripoter frénétiquement l’épaule.
  Mais j'ai plein d'affection pour vous, je suis passée par là, désemparée comme jamais, j'en aurais quitté la police, et je ne veux pas que vous vous couvriez de honte avec une fourragère mal mise.
  Sans désemparer, on ne va pas paraphraser, je vous remets donc l’extrait de l’année dernière à ce sujet.

Là, je peux faire quelque chose pour toi. Regarde comment la chose se porte :

      attends quelques jours, tu feras moins la fière...
L'un est préfet, l'autre commissaire divisionnaire, ils ont du savoir-faire.
Et moi, j'étais jeune, j'avais des grosses joues et un joli chapeau. O_o 
remarque : major de promo de gardiens de la paix, c'est mon meilleur classement, qui m'a permis de choisir direct un poste en anti-criminalité, possibilité qui n'existe pas sur wikio,
et ça c'est ballot, parce qu'il y a des violences policières non répertoriées par Amnesty qui se perdent (rajout 2009 pour le coup)

 

 

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:41

 

 

 

 

 

L'histoire de Gérard est désormais rangée .

 

Published by le flic - dans trucs en vrac
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 01:50

 

 

  La mission était simple et banale. Il fallait escorter un chef d’état jusqu’à l’aéroport de Roissy. Les deux motards sont donc partis vers un palace parisien récupérer l’homme de pouvoir et sa suite...

 

 

à suivre dans Police Mon Amour

 

31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 23:20

 

 

  Le blogueur est un flic qui s’ignore.
  Le blogueur aime bien les chiffres, les statistiques et les classements.
  Les entrailles d’un blog, c’est un peu la planète du businessman, celui qui compte, qui compte tellement qu’il ne sait même plus ce qu’il compte et pourquoi il compte. Celui dont le Petit Prince dit qu’il raisonne comme un ivrogne. Saoulé de chiffres... Et de la sainte statistique.
  Un blogueur, c’est un attentif, un curieux dit-il. Il aime savoir. Sans arrière-pensée, bien sûr.
  Savoir quoi ?
  Mais qui tu es, pardi ! Et d’où tu viens. Et ce que tu viens faire chez lui. Et le temps que tu y restes. Et si tu reviens. Et combien de fois. Etc.
  Parce que si tu passes chez certains sans laisser ta carte de visite sous le paillasson, tu les plonges dans une angoisse vertigineuse. C’est terrible, tu sais.
  Alors le blogueur a tout un tas de petits outils sophistiqués pour mettre en œuvre son flicage domestique. Il a des compteurs, des géolocalisateurs, et toutes sortes de mouchards. Quand il a un doute, et que son enquête doit avancer, il prélève l’IP de son visiteur (mais qui c’est qui c’est qui c’est !?) avec soin, sans la toucher pour pas y laisser ses empreintes, et il la reverse sur un de ces sites capables d’affiner l’identification et la localisation.
  Quand il repère un nom de domaine qui finit par gouv.fr, il écrit un billet en rouge vif sur son blog, et il est fier d'en appeler à la liberté d'expression. Ou de hurler comme un damné à la dictature des écoutes liberticides.
  Même si c’est agriculture.gouv.fr aux heures de ménage.
  Le blogueur est un obsessionnel.
  Le blogueur ne voit plus le jour, il stagne dans son bouzin comme un flic dans un sous-marin à observer la tronche des passants.
  Le blogueur est un fonctionnaire des blogs. Façon Vichy. Il aime la surveillance en loucedé, il traque les corbeaux avec des méthodes de taupe. Ou l’inverse. J’en ai même repéré un qui cherche les récidivistes sur son blog. Bonjour le vocabulaire... ça craint. Ça pue sévère. Il doit dormir dans le CSS de son blog celui-là, pour être sûr de ne rien louper.
  Ensuite, le blogueur aime bien les hiérarchies. On avait rêvé du monde libre d’internet, de l’homme libre deux point zéro, mais il n’en est rien. La grande messe œcuménique de l’internet et des blogs n’a jamais eu lieu, et il a fallu réinventer des castes, des gourous, des chefs et des soi-disant maîtres à penser... en classant les gens et leurs blogs. Le blogueur a loupé son pari originel, il a refait sur le ouèbe le monde qu’il conspue dans sa vie sociale.
  Il est resté un courtisan, un lèche-cul, et ne répugne pas à ramer derrière des autorités illégitimes, incompétentes, ou des élites autoproclamées.
  Moi flic, je n’aime pas le chiffre, les statistiques et les chefaillons. Je n’aime pas la hiérarchie non plus. J’ai rêvé de m’en passer, j’ai rêvé de non-grades. Je n'en démordrai pas.

  À propos de police, vous me faites bien marrer, tiens, à hululer à propos des renseignements inquisiteurs que pourrait bien contenir la p’tite Edvige, laquelle Edvige ne s’intéressera probablement jamais aux normopathes que vous êtes.
  Vous êtes les champions du strip-tease internaute, la plupart des blogs intimes font penser à de pauvres peep-show, où on aurait l’obligation compassionnelle d’applaudir le premier gros tas, le moindre boudin qui montre son cul.
  Vous dévoilez avec application tout le croustillant de votre intimité ou de vos opinions, vous êtes traçables sur internet via Google, qui se charge mieux que n’importe quel fichier de police de compiler tout ce qui vous concerne, et vous faites les vierges effarouchées à l’idée que des policiers assermentés (dont les faits et gestes sont tout aussi traçables soit dit en passant) puissent avoir accès à des renseignements utiles à la sécurité. La vôtre en l’occurrence. C’est amusant.
  Personnellement, je ne sais d’Edvige que ce qui est paru au JO dans sa version béta [1] et dans sa version remaniée-mais-pas-tant-que-ça [2]. Le reste, je m’en fous à peu près complètement. Mais jetez-y donc un petit œil, ça vous évitera de colporter n’importe quoi.
  Pour le colportage, l’inquisition et le renseignement sauvage, retournez plutôt vers vos outils habituels, vos divers instruments de décryptage et vos compteurs.
  Si ça ne suffit pas, complétez l’arsenal par facebook et twitter, vous savez, ces inventions récentes qui vous font approcher le degré zéro de la communication.
  Continuez à tout dire et tout montrer, une société bien portante a besoin de spectacles. Surtout du comique et du mélo.
  Et comptez toujours sur Google qui a une mémoire infinie.
  Edvige n’est qu’une amatrice sous contrôle...
  Sales flics. Que vous êtes.

 

 

M à J vendredi 3 avril :
Le Figaro titre sur "Internet, Facebook, une mine d'information pour la police"
En pleine expansion, les sites de socialisation sont utilisés dans les enquêtes les plus délicates...

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

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