Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 13:51

 

 

 

   Juste un hommage à la plus grande star de mon adolescence.
   Repose en paix, MJ.
   Enfin, la paix...

 

 

   Et je vous recommande le documentaire Living With Michael Jackson (2003)

 

 

 

8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 23:40

 

  Des problèmes personnels, il en avait. Sa femme l’avait quitté. Elle disait qu’elle ne le voyait jamais, qu’ils se croisaient à longueur de jours et de semaines sans jamais vraiment se retrouver, et qu’un jour ils ne se reconnaitraient même plus... Quand il rentrait, elle dormait déjà, elle devait se lever tôt. « Tu n’es qu’un fantôme, lui disait-elle, pire, tu es en train de devenir un souvenir... » Alors un jour, elle était partie. Avec leur môme. Et le môme, il appelait l’autre "papa". Et elle le laissait faire, elle disait que ce n’était pas grave, que ça lui passerait quand il comprendrait, qu’il était encore trop petit. Et l’autre, il le connaissait bien. Ils avaient travaillé ensemble quand il était arrivé à Paris quelques années auparavant, il était devenu un ami, et ils avaient souvent partagé un repas, un anniversaire, un réveillon. Il se sentait avec lui comme en famille. Sa femme aussi, mais ça il ne l’avait pas compris.
  Et puis il avait aussi des problèmes d’argent. Il n’avait pas réalisé que la vie à Paris était si chère. Là-bas, chez lui, il avait une petite maison, un bout de jardin, et puis sa famille qui n’était pas loin. Sa mère gardait le petit quand ils allaient travailler, lui et sa femme. Il ne regardait pas l’heure, il savait la tendresse de sa mère, et que tout se passait bien.
  Un jour, il a été licencié. La petite usine allait fermer, alors il a bien fallu qu’il change de métier, dans cette région, il n’y avait plus rien pour lui. C’est comme ça qu’il était arrivé en banlieue parisienne, dans un petit appartement dont il disait qu’il en payait un loyer de château. Il avait trouvé à grand peine une nounou qui venait s’occuper de son fils à la maison, prête à effectuer n’importe quels horaires. Elle était adorable, mais ne voulait pas être déclarée. C’était cher, mais il n’avait pas le choix. Et le petit était tout sourire et commençait à parler le wolof aussi bien que le français. Lui, il aurait préféré le breton, mais ça le faisait tout de même rire.
  À vouloir se refaire un cadre de vie joli et qu’aujourd’hui ressemble à avant, et en achetant une voiture confortable pour emmener sa petite famille à la campagne, chez eux, il s’était endetté. Il avait eu une première saisie sur salaire, et avait dû revendre la voiture. De toute façon, il n’avait plus personne à emmener sur les routes, plus personne avec qui chanter à tue-tête toutes vitres ouvertes, pour faire rire son petit.
  Sa mère pleurait au téléphone « Mais qu’as-tu donc fait pour qu’elle s’en aille ? N’étais-tu pas capable de prendre soin de ta famille ? Les reverrai-je un jour ? » Il ne savait pas quoi répondre. Il avait juste envie de dire que ce n’était pas de sa faute, que le temps ne se mesure pas de la même façon pour tout le monde, que ses journées pourtant si longues, dont il ne connaissait jamais la fin, il ne les avait pas vues passer. Qu’il avait choisi cette vie-là.
  Et son métier, c’est vrai qu’il l’aimait. Même si, comme les autres, il sentait une sorte d’étau se refermer sur lui, même s’il se disait qu’ils étaient de moins et moins des hommes, et chaque jour un peu plus des machines. Même si on ne les aimait pas, là où ils allaient. Qu’on leur crachait dessus. Même s’il fallait, chaque jour davantage, qu’il s’invente des histoires pour se convaincre qu’il servait à quelque chose.
  Non, il n’avait que des problèmes personnels. C'est ce qu'on a dit.
  Et pourtant... pourtant... quand, un dimanche trop silencieux et solitaire, quand pour la première fois les larmes n’ont pu se tarir jusqu’au soir, qu’il a commencé à comprendre, et qu’il s’est enfermé dans sa chambre pour se tirer une balle dans la tête, il s’est mis en uniforme.

Published by bénédicte desforges - dans le suicide dans la police
commenter cet article
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 23:35

 

  Des problèmes personnels, il en avait. Sa femme l’avait quitté. Elle disait qu’elle ne le voyait jamais, qu’ils se croisaient à longueur de jours et de semaines sans jamais vraiment se retrouver, et qu’un jour ils ne se reconnaitraient même plus... Quand il rentrait, elle dormait déjà, elle devait se lever tôt. « Tu n’es qu’un fantôme, lui disait-elle, pire, tu es en train de devenir un souvenir... » Alors un jour, elle était partie. Avec leur môme. Et le môme, il appelait l’autre "papa". Et elle le laissait faire, elle disait que ce n’était pas grave, que ça lui passerait quand il comprendrait, qu’il était encore trop petit. Et l’autre, il le connaissait bien. Ils avaient travaillé ensemble quand il était arrivé à Paris quelques années auparavant, il était devenu un ami, et ils avaient souvent partagé un repas, un anniversaire, un réveillon. Il se sentait avec lui comme en famille. Sa femme aussi, mais ça il ne l’avait pas compris.
  Et puis il avait aussi des problèmes d’argent. Il n’avait pas réalisé que la vie à Paris était si chère. Là-bas, chez lui, il avait une petite maison, un bout de jardin, et puis sa famille qui n’était pas loin. Sa mère gardait le petit quand ils allaient travailler, lui et sa femme. Il ne regardait pas l’heure, il savait la tendresse de sa mère, et que tout se passait bien.
  Un jour, il a été licencié. La petite usine allait fermer, alors il a bien fallu qu’il change de métier, dans cette région, il n’y avait plus rien pour lui. C’est comme ça qu’il était arrivé en banlieue parisienne, dans un petit appartement dont il disait qu’il en payait un loyer de château. Il avait trouvé à grand peine une nounou qui venait s’occuper de son fils à la maison, prête à effectuer n’importe quels horaires. Elle était adorable, mais ne voulait pas être déclarée. C’était cher, mais il n’avait pas le choix. Et le petit était tout sourire et commençait à parler le wolof aussi bien que le français. Lui, il aurait préféré le breton, mais ça le faisait tout de même rire.
  À vouloir se refaire un cadre de vie joli et qu’aujourd’hui ressemble à avant, et en achetant une voiture confortable pour emmener sa petite famille à la campagne, chez eux, il s’était endetté. Il avait eu une première saisie sur salaire, et avait dû revendre la voiture. De toute façon, il n’avait plus personne à emmener sur les routes, plus personne avec qui chanter à tue-tête toutes vitres ouvertes, pour faire rire son petit.
  Sa mère pleurait au téléphone « Mais qu’as-tu donc fait pour qu’elle s’en aille ? N’étais-tu pas capable de prendre soin de ta famille ? Les reverrai-je un jour ? » Il ne savait pas quoi répondre. Il avait juste envie de dire que ce n’était pas de sa faute, que le temps ne se mesure pas de la même façon pour tout le monde, que ses journées pourtant si longues, dont il ne connaissait jamais la fin, il ne les avait pas vues passer. Qu’il avait choisi cette vie-là.
  Et son métier, c’est vrai qu’il l’aimait. Même si, comme les autres, il sentait une sorte d’étau se refermer sur lui, même s’il se disait qu’ils étaient de moins et moins des hommes, et chaque jour un peu plus des machines. Même si on ne les aimait pas, là où ils allaient. Qu’on leur crachait dessus. Même s’il fallait, chaque jour davantage, qu’il s’invente des histoires pour se convaincre qu’il servait à quelque chose.
  Non, il n’avait que des problèmes personnels. C'est ce qu'on a dit.
  Et pourtant... pourtant... quand, un dimanche trop silencieux et solitaire, quand pour la première fois les larmes n’ont pu se tarir jusqu’au soir, qu’il a commencé à comprendre, et qu’il s’est enfermé dans sa chambre pour se tirer une balle dans la tête, il s’est mis en uniforme.

8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 22:58

 


  Quel pataquès, dis donc. Ils n’ont pas bien supporté. Ils le savaient peut-être tout ça, mais ils ne voulaient pas qu’on leur dise. Ou alors, ils ne le savaient plus, va savoir… la force du nombre engendre sournoisement d’autres normes.
  Dans ce petit monde trafiqué et verbeux qu’on imagine être un monde, on laisse son petit journal (extime, dites-vous) grand ouvert sur une page choisie pas du tout au hasard, ses révoltes de clavier, ses rebellions hors sujet du courage, signés de frileux pseudos, et on gémit que la passante mal embouchée que je suis ait pu les lire. Et ait pu dire beuark. Foutaise !
  Sur un blog, n’importe lequel, la thématique qui intéresse tout le monde, c’est le blog.
  Et là, ça rapplique dans tous les sens, et ça rigole, ou ça s’offusque et ça pousse des petits cris..
  Alors tout vexés qu’ils étaient, ils ont lu et relu. Tout comme le lecteur du Parisien qui se précipite sur l’horoscope, parce que c’est la seule page du journal qui parle de lui. Avant de passer aux faits divers.
  Passionnant.
  Belle leçon.

  « À mon sens obtus, ils se ressemblent tous... farouchement dans l’insignifiance... Un petit peu plus un petit peu moins de plastronnage, de cuistrerie, tortillage, de velléités, d’onanisme. C’est tout ce que je peux découvrir !... Je me rends bien compte qu’ils essayent de faire des grands et des petits effets, qu’ils se donnent du mal, c’est exact pour faire lever un peu la pâte sur ces platitudes... mais la pâte ne lève jamais... C’est un fait... qu’on a beau prétendre le contraire, c’est loupé... ça flanche... ça découle...
  Et plus ils se décarcassent, se malmènent la pauvre traguitte, plus ils sonnent affreusement factices de tous leurs organes et tambours... Plus ils sont pénibles à regarder... plus ils déconnent intimement et plus ils s’ébullitionnent de rage et de haine !... qu’on s’en doute et s’en aperçoive... Ils ne peuvent plus émettre jamais que de "l’informe", c’est indiqué dans les oracles du magma, de "l’inorganique"... Ils ne sont plus assez vivants pour engendrer autre chose que des histoires creuses et qui ne tiennent plus debout... Ce sont des grossesses nerveuses, infiniment prétentieuses, autoritaires, susceptibles, délirantes, d’orgueil. »

Louis-Ferdinand CÉLINE, Bagatelles pour un massacre 1937

(évoquant des écrivains parisiens, ses contemporains bobos)

29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 21:05

 

 

   Ah que c’est triste ! Affreux ! Ils ont les humeurs et les sangs à l’envers, un sang d’encre qui ne coule plus sur la page web ! Misère ! Ça coagule d’immobilisme, la posture était trop dure à tenir ! Et ça contagionne et métastase dans tous les sens ! La relation de l’homo blogum vulgaris à sa chose se complique dans les grandes douleurs ! Le monstre est gourmand, exigeant, la fonction a créé l’organe et l’organe est devenu vital ! il a pris le pouvoir, il le domine, il lui en fait baver ! Le chœur des pleureuses nous le fait tout en vibrato !
   Ils se posent des questions, et ils angoissent métaphysique, les pauvrets ! Et ils craquent, anéantis par la démultiplication de leurs ambitions impossibles.
   Et un jour, le blog se referme comme la coquille vide d’une matrice fétide, exhalant un dernier charabia d’agonie sur son créateur.
  Il se pensait le roi du monde, dressé sur la pointe des pieds en haut de son minuscule podium à ego, ce petit tribun de son moi immense. Face à une tribu qui déserte, absente et ingrate, la salope. Il y avait quelques clampins désœuvrés, chasseurs d’amitiés factices. Mendiants prosternés devant des solitudes miroirs.
  Et là, d’un coup, il se sent très seul. Les courtisans n’étaient que des passants. Qui déambulaient sur les chemins de l’empathie facile, et de la sympathie approximative, postillonnant des petits mots creux. C’était un terrible effort d’y croire quand il n’en reste presque rien. Des fidèles sans lendemain et sans visages, avec des faux noms et l’esprit flou. La flatterie facile dégoulinant de leurs virtuelles bouches sans voix, la compassion en bandoulière, errant de pages en pages, d’intimités répandues en confidences indécentes. Mateurs chez les autres, et exhibitionnistes dans leur cabane en paille de petit cochon. Échangisme d’inspirations anémiques et d’états d’âmes clones.
   C’est très con un journal intime, quand la confidence n’est plus un murmure complice, mais un strip-tease en place publique. C’est super naze si tu y regardes de près, ces blogs à tout faire. Ils sont comme des trous noirs. Celui qui en accouche finit par tomber dedans.
   Ou bien il part s’accrocher tout seul à la potence du non-sens.
   Il ne pense qu’à ça toute la journée. À son grand déballage du soir, à son spectacle sans son ni lumière, sa petite mise en scène quotidienne. Et pour bien plomber la chose, il est souvent plus prompt à gémir qu’à rire.
   Ah ! Regarde comme je souffre bien ! Comme j’ai la larme gracieuse et élégante, n’aie pas peur d’approcher, elle ne mouille pas, elle ne tâche pas celle-là ! Mais si tu pouvais compatir, m’applaudir, et aussi fermer ta gueule quand je dis des horreurs…
   Parce que oui, il y en a des mochetés, des culs malpropres et des saloperies étalées, mais l’intime c’est sacré tu vois, on ne touche pas, on ne juge pas, même si on te met le nez dedans. On ne l’ouvre pas en grand, on regarde par le trou de la serrure, et par tous les trous qu’on te présente d’ailleurs, sans jamais ne rien dire à moins d’être désigné comme un frustré arrogant. La contradiction est malvenue, la remarque doit être emballée avec précaution. On ne se dégoute pas, on indulgence à tout va. On se contorsionne l’intellect pour se dire, parce que c’est l’usage, que l’autothérapie en plein air, ça a forcément du bon s’ils disent que ça leur fait du bien. Si au moins ça avait l’air vrai, ce bien qu’ils se font…
   Alors on part en balade sur les petits blogs à fond noir des bérénices, des petite-fleur, des chat-sauvage, et autres princesses et poètes de fond de chiottes. Et on y cueille des fleurs fanées de honte entre les halètements d’une boulimie de points de suspension qui se veulent soupirs et mystère. On y voit de belles images aussi. Images prétextes pour vous ravir… non ! pour les cacher, les travestir, ces vilains niais !
   Alors on prend une autre route, histoire de voir, d’explorer la forêt des ego. On a des petits élans d’affection pour quelques perfectionnistes d’un art maitrisé, pour des talentueux discrets, on se marre de quelques débats d’idées, finalement ils s’amusent au moins ceux-là, ils ferraillent avec leurs contradictions, quand ils se font chier ils les fabriquent ces contradictions pour jouir d’une joute de plus, ils ont le verbe haut et facile, ils ont la méchanceté efficace, c’est drôle.
   Un peu plus loin, il y a quelques vestiges d’une aristocratie déchue, ceux qui se sont fait doubler par le nombre, et qui ne savent pas s’ils doivent l’accepter ou jouer de l’entre-soi comme des vieux cons et des sales dindasses acariâtres. Les dinosaures sont malheureux, mais les aristos c’est fait pour se faire couper la tête, n’est-ce pas, et ça n’a jamais fait aucune révolution. Pas plus ici que dans l’Histoire. Alors, ils continuent à disserter la bouche en cul de poule sur l’outil qu’ils ont tant aimé. À la manière d’une discussion qui n’en finirait pas sur des tournevis et des clés à molette dont ils n’ont finalement pas fait grand-chose.
   Au virage suivant, on croise une armada de mères Teresa. Ceux-là, ils aiment tout le monde, toutes les bonnes causes sont les leurs. Trémolos. Du bébé phoque au Darfour, tout les émeut, ils en font une affaire personnelle, et vous livrent deux ou trois lignes d’une analyse très fouillée de la situation. Ils sont merveilleusement bons et généreux. Ils veulent qu’on les aime au moins pour ça. Faut pas leur dire qu’ils sont bidons, c’est méchant.
   Et on bifurque encore, on se retrouve chez les crados, les gros dégueulasses, comme celui-là tiens, qui avait des prétentions. Actes Sud sinon rien, grognait-il ! Il se libère lui aussi, il fait ses écritures, un peu de sperme, un peu de larmes, un peu de merde, au moins c’est coloré, et ça te met du relief sur ses fictions pédo-littéraires. Quand je te dis qu’il y a des horreurs. Mais chut. Ta gueule. Ferme-la, ne dis rien, tu es ici sur un espace de liberté, d’intense créativité. C’est un crachoir ? Un urinoir ? Mais non ! C’est un blog !
Il expose, il y a vernissage tous les jours ! Oui ! Il s’expose à la critique aussi ? Au jugement ? Ah oui, mais non. Faut rien dire, t’as pas le droit, laisse donc les narcisses en plastique s’épanouir dans les cloaques, les tombes sont béantes, grandes ouvertes, t’as qu’à pas y aller après tout. Mais c’est si drôle. Tu connais ce dicton : quand je me vois je me désole, quand je les vois je me console. Et bien voilà ! pourquoi s’interdire d’y aller, de s’en morfaler de profondes bouffées qui puent l’autopsie ? Et admettre sans tortiller du fion qu’ils sont à la limite de l’atteinte à la dignité humaine, et une immense insulte au bon goût. Littérature mon cul. Il n’y a pas de littérature. Les rimes merdiques, c’est pas de la littérature, le passé simple c’est pas de la littérature, les points-virgules non plus. Je ne sais pas ce qu’est la littérature, mais c’est pas ça, évidemment.
   Que c’est misérable cette incapacité à la solitude.
   Ils quémandent, leurs blogs cannibales se nourrissent de vous, disent-ils, c’est affiché à l’entrée, pliez-vous à la règle, soyez généreux, balancez-leur des petits papiers sous leur porte, ils croient qu’on les aime.
   Et ils continueront à se raconter, s’enjoliver, jacasser, pérorer, bomber du torse, du nibard ou du cul qu’ils doivent avoir aussi triste et flasque que leur propos.
   Ils continueront à pleurnicher sans grâce aucune, juste pour avoir l’air triste, c’est tellement romantique et séduisant la tristesse… C’est un si joli fond de commerce. Tu leur jettes deux mots mignons tout plein, ça t’engage à rien, et ils te remercient comme si tu venais de leur décrocher la lune de ta sœur ! et vous devenez amis. C’est adorable, n’est-ce pas.
   On devrait avoir pitié, mais même pas. C’est juste grotesque. Et fascinant.
   Cet incroyable brouhaha de monologues intimistes et putassiers qui finirait par engendrer la répugnance de son prochain. Cette prétention à croire que tout peut être déballé et intéresser. Cette médiocrité de l’expression qu’on sauve à grands coups d’artifices, pour fabriquer des petites ambiances où le semblable se sentira bien, quelle escroquerie ! Cette vulgarité auto complaisante, ces simulacres de communication, cette masturbation collective pénible…
   Merde. Stop. C’est lourd.
   Vous êtes atteints de blogopathies multiformes.
   Amputez-vous du blog.
   Ou supportez le microscope sur vos gueules inconnues.

 

 

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

rechercher

 

 

 

undefined

banner Banksy ©