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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 14:00

 

suite : Suicides dans la police : un plan de réduction des effectifs ?
          (18 novembre 2009) [lien]

 

  Il y a près de chez vous, un PDG qui a parlé de mettre un point d’arrêt à cette mode du suicide qui choque tout le monde.
  C’est vrai, quoi, il n’a pas tort. Elle est moche cette mode, elle fait la mine grise et le teint palot à qui l’adopte. Et en plus ça choque tout le monde, dit-il.
  Déjà que tout-le-monde s’était ému de cette vilaine mode de la burqa cet été, voilà que la collection d’automne apporte la tendance suicide.
  C’est vraiment de mauvais goût.
  Et puis tout-le-monde, il ne faut pas le choquer, il ne faut pas l’ennuyer avec tous ces malheurs qui n’arrivent qu’aux autres, il ne faut pas non plus lui donner l’idée d’être attentif à qui l’entoure, et éventuellement des envies de solidarité.
  Des fois que tout-le-monde aurait l’idée de se serrer les coudes, imaginez le tableau…
  Non, tout-le-monde, il ne faut pas l’inciter aux sports d’équipe, il faut lui foutre la paix, et le laisser rêver à un monde meilleur, sans crise et sans crise de nerfs.

  Mais voilà, par ici on a un faible pour la mode, surtout quand elle est indémodable, et il m’est venu l’idée de vous redonner à lire l’article qui suit, que j’avais rédigé en janvier 2008, quand la mode du suicide chez les fonctionnaires de police avait eu comme un spasme et une odeur de poudre.

  Le chiffre qui circule - je le précise, de façon tout à fait officieuse, et non vérifié - fait état d'une moyenne de 1 suicide par semaine dans la police nationale.

 

 

article du 24 janvier 2008 :

  Je ne souhaitais pas parler des suicides dans la police. Mais ne pas parler c’est tout juste moins pire que la langue de bois, et les discours convenus, relus et approuvés…
  Le suicide dans la police, c’est un sujet sensible, et délicat à traiter car on peut - il y a des experts pour ça - faire dire ce qu’on veut aux chiffres (quels chiffres, d'ailleurs ?)
  On peut évoquer le phénomène de "l'effet d'annonce", être plus indécent et parler de "contagion", évoquer le métier dans ce qu'il a de difficile, mais on peut aussi se taire, ce qui semble souvent être l'option retenue.

  Tout et son contraire peut être démontré pour peu qu'on ait déjà décidé de la conclusion ou du message à passer.

  Pour relativiser, on pourrait dire :
  - Les hommes se suicident plus que les femmes, et il y a plus d’hommes que de femmes dans la police.
  - Le moyen du suicide est à portée de main du policier, ce qui réduit considérablement le temps de réflexion, si tant est qu’on est en état de réfléchir la seconde d’avant. Donc, il y a plus de suicides réussis que de tentatives chez les flics.
  - Les fonctionnaires de police se suicident souvent pour des raisons qui relèvent de la vie privée.
  - Il y a d’autres milieux professionnels qui comptabilisent beaucoup de suicides.
etc… etc…

  Mais, voilà aussi ce qu’il faut dire :
  Le flic est sous une pression permanente et multiple.
  - La hiérarchie pas toujours attentive et compréhensive au regard des tâches qu’elle n’accomplit pas mais qu’elle ordonne, elle-même sous pression de sa propre hiérarchie.
  - Les couleurs politiques et toutes les demi-mesures plus ou moins productives qu’on demande aux policiers d’appliquer successivement au long de leur carrière.
On peut ressentir un immense sentiment d’inutilité, susceptible de contaminer toutes les sphères de sa propre vie.
  - La perception que le citoyen a du policier, avec le renfort servile des médias, l’hostilité permanente pour certains d’entre nous. Et rien n'indique que ça peut aller en s'améliorant.
  - Le danger de ce métier, les blessés et les morts en service, en nombre suffisant pour que chacun d’entre nous en héberge quelques uns dans sa mémoire (la vulnérabilité physique du fait d’autrui, se faire blesser, mutiler, tuer en service, n’est pas si courant que ça dans le monde du travail)
  - Le fonctionnaire de police subit de plus en plus de violences physiques, et on ne lui propose que l’usage de moyens violents en réponse.
  Il est le bouclier unique et absolu contre toutes les manifestations brutales des dysfonctionnements sociaux. L’intégrité physique est une entité fragile. Celle de "l'autre" puique ce métier implique de souvent le constater, et aussi la sienne. Vous avez dit suicide ?
  - Le stress que ce métier engendre, les horaires atypiques, des vies de famille qui ne s’en relèvent pas…
etc… etc…
  Avec cette énumération rapide et incomplète, je reste modérée, presque évasive.
  Parce que tous ces mots sont banals.

Plus explicite, je vous laisse lire cette lettre que j’ai reçue :

  Salut à tous,
  Voilà une semaine que je lis dans les journaux un article par jour, épuré et conforme aux directives du ministère de l'intérieur… ayez confiance, tout est sous contrôle…
  Le malaise est présent. Tous se posent la question : pourquoi cette "vague" de suicides, de dépressions et de rendez-vous chez le psy ?
  Messieurs, vous n'avez qu'à venir au niveau des flics. Ah non c'est vrai on ne les trouve plus beaucoup au service, car ils ne doivent ni perdre de temps à rédiger leurs procès verbaux, ni prendre le temps d'un café, d'ailleurs ils ne doivent être présents que sur la voie publique, pas question de souffler après une intervention difficile, des contrevenants rôdent il faut sévir… la prise de contact avec nos concitoyens ne se fait que par écrit : la contravention.
  Mais où est le malaise ?
  - Impossibilité de se laver les mains en l'absence de produits = gain de temps.
  - Le temps de passage au poste des patrouilles est contrôlé (bientôt surveillance par GPS) = gain de temps.
  - Le panneau des petites annonces entre collègues a été ôté = gain de temps.
  - Nous devons rendre compte à la minute prés de l'activité mais en moins de 20min pour une journée = gain de temps.
  - Pour de 8h15 de travail continu, le temps de pause journalier est passé de 45 min à 20 min, ceci comprenant l'arrivée au service, le passage aux toilettes, le repas et le départ = gain de temps.
  Comme nous sommes payés en heures de récupération (travail jours fériés et WE) que nous ne pouvons prétendre uniquement selon les nécessités du service (exit les WE, les jours de cour d'assises, les vacances scolaires, et les jours de manifestation de quelque nature qu'ils soient) pour gagner un peu de temps, ils ont inventé un impôt horaire quotidien de 6 min, d'où le temps de pause de 45 à 20 min…
  Contrairement à ce qu'avancent certains détracteurs, nous ne sommes payés que sur 12 mois, toutes nos primes sont imposables, l'heure de nuit est majorée à 1€, pas de prime de fin d'année, ni pour les vacances, mais de toute façon avoir 15 jours de vacances en été est un luxe. Et l'hiver c'est Noël ou 1er de l'an voire les deux au boulot.
  Pas de temps de déshabillage, pas de briefing ni de débriefing, pas de prime repas, pas de cafétéria non plus, vive les sandwiches et autres plats préparés. Les sautes d'humeur et les coups de barre sont à proscrire, en cas de gastro intensive il vaut mieux se porter pâle car sinon c'est plusieurs fonctionnaires qui pâtissent du temps perdu aux toilettes.
  La formation continue n'existe pas, pas plus que l'entraînement hormis l'obligation des 3 séances de tir annuelles.
  La promotion est squelettique, des examens et concours absurdes vous donnent la fonction mais pour le grade et le salaire faut s'armer de patience… la liste est longue.
  J'arrête là je ne voudrais pas vous foutre le cafard avec nos problèmes.
  Alors en effet quand un jeune entre dans la police il ne pense pas qu'il va vivre ça, c’est écrit POLICE-SECOURS, mais c'est Police "au secours"…
  Fuyez voilà la Police… Le pire c'est qu'en vingt ans les "anciens" ont la même désillusion.
  Et quand le policier s'enfuit c'est souvent tragiquement.
  Je remercie nos syndicats qui après avoir vendu notre droit de grève et celui d'ouvrir nos gueules, ne servent à rien sauf à apporter un peu d'espérance.
 Mais quand on ouvre les yeux, le malaise est profond, et certains ne voient aucune issue. L’arme à la ceinture est d'une simplicité et d'une efficacité redoutables. En principe il n'y a aucun signe avant-coureur, c'est la surprise pour tous. En quelques années, le nombre de suicides s'est multiplié par deux, mais comme il n'y a aucun chiffre officiel, c'est tabou, c'est peut être pire que cela…

un collègue



Documents :

>> Le Monde du 23 janvier 2008 ici

>> AFP 24 janvier 2008 ici

>> Libération du 29 janvier 2008 :
"La course aux chiffres accusée après des suicides de policiers"  ici

À relire aussi :
>> Le Figaro (octobre 2007) ici

>> Étude menée par Nicolas Bourgoin, maître de conférence en démographie sociale et chercheur au laboratoire de sociologie et d'anthropologie de l'Université de Franche-Comté (1996) ici

>> Article de Frédérique Mezza-Bellet, sociologue à l’Orphelinat Mutualiste de la Police Nationale (2001) ici

 

 

Si vous souhaitez apporter une remarque à ce qui précède,
je vous remercie de le faire avec retenue.
9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 22:01

 

 

 

  Sur ces pages, j’écris parfois autre chose que des histoires de flics, parce que si je ne faisais pas ce que je veux avec ma ligne éditoriale – comme disent les blogueurs qui se la pètent furieusement en causant comme des rédacteurs en chef de la vraie presse – ce serait quand même dommage.
  D’autre part, je n’écris pas beaucoup parce que ce blog n’est pas un tamagoshi, moi je ne suis pas une crevarde en mal de fidélité internaute, et pour finir, je me fous avec application de tout ce qui – normalement - devrait me titiller puisque je suis blogueuse, à savoir la visibilité, les statistiques, les commentaires, le réseautage, bref tout le paramétrage du narcisse virtuel en détresse affective.
  Par ici, je peux juste vous certifier que je ne vous servirai pas du journal intime, des photos de mes vacances à la neige, ou un fac-similé de blog-de-pétasse avec du macaron Ladurée au banc d’essai assorti d’un verdict orthographié avec les pieds. Voilà mon engagement.
  Et ça s’arrête là.
  Parce que, si sur ce blog j’assure ma liberté d’expression, je ne garantis en aucun cas la votre.

  Cette frénésie propre à Internet qui consiste à déverser son opinion partout et sur tout, me saoule.
  De plus en plus rares sont ceux qui admettent sereinement qu’il existe des sujets sur lesquels ils n’ont rien à dire, ou trop peu pour que la chose mérite d’être exprimée et rendue publique. C’est exactement le contraire qui se passe. Comme si le simple énoncé d’un avis abolissait la frontière entre les domaines du néophyte et de l’expert.
Tout le monde se doit de parler de tout, d’intervenir partout, et de fait, le nombre aidant, entrainer n’importe quel thème abordé dans une désastreuse médiocrité rarement atteinte avant l’ère du web 2.0.

  Le sentiment de passer pour un con appartient à un temps révolu, et a disparu des structures mentales de l’internaute. Il faut juste qu’il cause, s’émeuve, s’agace, et surtout qu’il participe au bavardage pandémique, et laisse sa trace pour trouver une place dans le magma numérique.
Dans cette immédiateté facilitée, tout se dit dans l’urgence. On ne réfléchit plus trop, on s’exprime à la manière des micros-trottoirs, dans la gueulante ou l’émotion plutôt que le raisonnement.
  Tout doit faire débat, et peu se soucient d’apporter une plus-value au dit "débat".
Et dans ce monde de l’expression "libérée", où la qualité est asphyxiée par la quantité, ce ne sont pas ceux qui vous proposent des idées anémiques à commenter qui s’en plaindront, ils adorent ça. Plus ça cause autour d’eux, plus ça les flatte et les boursoufle de contentement, et plus ils en jouissent par procuration. C’est dire la misère...

  Trêve de démagogie et de simulation de copinage, toutes les opinions ne se valent pas.

  Il y a dans cette cacophonie de l’interactivité ce qui est intelligent et constructif, et toutes les nuances de la remarque, allant du stérile au propos honteusement idiot. Et tout au bout de l’argument absent, il y a l’insulte.
Et au milieu, il y a ceux, dont je fais partie, qui revendiquent le droit de faire la différence entre les gens intéressants et réfléchis, et les abrutis qui considèrent comme une qualité de l’échange, une spontanéité que ne leur autorisent pas leurs facultés mentales.

  Quel genre de "règle" ou de "convivialité" m’obligerait donc, sous couvert d’une supposée liberté d’expression due à chacun, à publier ici n’importe quelle remarque imbécile sans y répondre comme je l’entends ?
  La net-étiquette, les fâcheux peuvent se la carrer où je pense.
  Et leurs petits cris de protestation et autres diffamations peuvent prendre profondément le même chemin.
  Le registre agressif dans les réponses que je leur formule leur sied parfaitement, et je ne m’en priverai pas si je leur laisse la parole.
  La dictature de l’expression des opinions débiles ou bêtifiantes qui veulent exister au même rang que les authentiques argumentations, je m’en tape. Ici, la dictature dominante est celle du choix de ma non-indulgence. Ou intolérance, si vous préférez.
Je n’ai pas envie - ici - de tolérer ce qui m’insupporte.
Même si la tendance veut que les cons bruyants aient le même temps de parole que les discrets cérébraux, dans un espace phagocyté par des abrutis vaniteux.
  Internet est une illusion de débat. Il ne s’y passe pas grand-chose de conséquent hormis une hallucinante dépense d’énergie et de temps, à la manière d’un grand jeu de société.
Pendant ce temps, le monde tourne…

  Non, je ne dois rien à personne.
  Rien de rien dans ce féerique Internet où les seules discussions (si on peut appeler ça comme ça...) capables de fédérer en masse les opinions les plus dissonantes, et génératrices d’alliances les plus improbables, sont celles qui, sans courage, consistent au lynchage.

  Ici, quand je veux, je censure ou j’envoie chier. C’est comme ça.
  Les frileux, passez votre chemin, vous m’ennuyez aussi.
  Rien d’hostile, juste un retour à un bon sens en adéquation avec des interlocuteurs pour la plupart anonymes, à qui je ne dois en aucun cas un espace pour exprimer ce que le cerveau humain peut produire de plus affligeant.
  Qu’ils aillent – si ce n’est pas déjà fait - se fabriquer leurs petites pages du prêt-à-penser, je peux même leur fournir quelques adresses attestant que l’expression de la connerie, de la vacuité et de la prétention, a atteint un niveau de désinhibition faisant que chacun peut se sentir très bien sur Internet.

 

 

1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 23:10

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   Si Le Chiffre n’était pas une abstraction, il aurait une statue à son effigie dans chaque commissariat. Ou son portrait dans un cadre doré à l’or fin, à côté de celui du chef de l’État.  
  Le Chiffre est une entité omniprésente et autoritaire qui plane au dessus de chaque service de Police. Chaque patron le rappelle dans les incantations consacrées.
Le Chiffre ! Je veux du Chiffre ! Ramenez du Chiffre !... 
  Chaque flic doit garder à l’esprit qu’il existe avant tout pour Le Chiffre. On ne lui demande pas d’avoir la foi en Le Chiffre, mais simplement de le pratiquer au quotidien. Sans se poser de questions. Et avec ferveur si possible. 
  Le Chiffre est très important, car grâce à lui on fabrique de la politique et de l’opinion. Le Chiffre ne fabrique pas de la sécurité, sinon ça se saurait. 
  Le Chiffre est gourmand mais il n’a pas d’exigence particulière sur la qualité de ce qui le fait grossir. Il n’est pas gourmet, il est goinfre. Qu’importe la délinquance qui lui est amenée en offrande, il est même capable de se nourrir de vent… 
  Le Chiffre peut devenir une maladie. Certains flics pensent bien faire en vouant, envers et contre tout bon sens, leur carrière au Chiffre. Ils deviennent ce qu’on appelle des gratteurs ou des chasseurs, et finissent par faire n’importe quoi. Ils voient des méchants partout. Le Chiffre à outrance peut donc provoquer des hallucinations, voire des délires de persécution pour les cas en phase terminale d’addiction au Chiffre. L’IGS accueille parfois des malades du Chiffre qui à force d’aveuglement ont fini par se prendre les pieds dedans, et déraper bêtement sur la loi. 
  D’autres collègues, qui ont développé une immunité contre Le Chiffre, préfèrent travailler des jours, si nécessaire, à la capture d’un vrai gros bandit, un seul, mais qui ira directement en prison sans passer par la case départ. Ceux-ci offensent Le Chiffre qui ne fait pas la différence entre un vrai délinquant dangereux et un petit nuisible, et qui reste alors sur sa faim. 
  Les commissaires de police, gardiens statutaires du Chiffre devant l’Eternel, se réunissent lors de grands-messes et ils comparent la grosseur de leurs Chiffres. Celui qui a le plus gros est considéré comme un très bon policier manager de troupes, et on en tiendra compte dans son déroulement de carrière. 
  Mais être au service du Chiffre, ce n’est pas être au service du public. La sécurité n’est pas quantifiable. Elle n’est pas non plus un équilibre de Chiffres, et toutes les détresses n'ont pas d'unités de mesure. 
  Le Chiffre est mathématique, mais il n’est pas la solution du problème. 
  Mauvais calcul. Il est un faux ami comme en grammaire… 
  Les ennemis du Chiffre sont le libre-arbitre et la rigueur, la vraie rigueur, celle qui engage la conscience. Et la déontologie. 
  Le Chiffre est l’opium de la Police.

 

 

texte tiré de FLiC, chroniques de la police ordinaire
éditions J'ai Lu

29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 10:19

 

 

  Plus de temps à perdre.
  Il faut qu'avant la fin de l'été, il soit ficelé, terminé, fini.
  Achevé.

  Je m'en vais donc patrouiller dans le texte, tracasser les virgules fugueuses et les points de suspension clandestins, fermer les yeux sur des pléonasmes calculés et laisser mes allitérations en planque, disperser les répétitions, flinguer de la dissonance, surveiller de près la concordance des temps, et finir le travail.

 

 

20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 14:19

 

 

Discussion à bâtons (et matraques) rompus à propos d’une arme "non-létale" nommée flash-ball entre Bénédicte Desforges, lieutenant de police, et Philippe Sage, gauchiste free-lance.

 

PS : Avant d'entrer dans le vif (un œil perdu suite à un tir de flash-ball) et considérant que cet entretien sera rendu public, allons-nous procéder comme Martine (Aubry) et Manuel (Valls) soit nous tutoyer allégrement tout en nous gratifiant à tout va de « Ma chère Bénédicte » et de « Mon cher Philippe » ou restons-nous à distance réglementaire, s’il en est ?

 

Lire la suite

 

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

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