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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:10

 

" Vous roulez un peu vite monsieur, vous ne pensez pas ?
- Oui, je sais, mais j’ai des surgelés dans le coffre !"

" Je ne téléphone pas, on m’appelle !"

" Bonjour monsieur. Vous n’avez pas vu le feu rouge derrière ?
- Si, si, j’ai bien vu le feu rouge, c’est vous que je n’ai pas vu. "

" Et votre contôle technique ?
- J’y allais "

" Et la ligne blanche, madame ?
- Écoutez, je conduis là.. J’peux pas regarder par terre !"

" Téléphoner, c’est être ailleurs que sur la route."

 

breves de volant



   Et voilà comment un motard de la police nationale peut vous flasher en excès de mauvaise foi, d’humour et même de poésie involontaire.

   C’est à se demander si Alexandre a sorti son carnet de PV autant que celui sur lequel il a noté toutes les réparties amusantes qu’il a entendues en interpellant ceux qui s’accordent des libertés avec le code de la route, tant il y en a et que c'est drôle.

   Un régal à lire que cet inventaire de réactions savoureuses de spontanéité recueillies au bord des routes et aux feux rouges.

   À lire sans modération, c’est petit, ça tient dans la poche, et c’est garanti pur flic !


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Published by bénédicte desforges - dans trucs en vrac
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 13:03

DSK

   Quelle sale affaire !
   C’est accablant. Dégueulasse.

   Il y a un faisceau de présomptions qui enfle à mesure qu’on en parle, qu’on en apprend et qu’on en sait un peu plus. Ce n’est pas une vue de l’esprit et sans cet incessant brouillage médiatique, tout ça pourrait très vite devenir limpide.
   Et puis, ce n’est pas très nouveau. Il faudrait de temps en temps ne plus avoir la tête dans le guidon de l’information en flux tendu, parce qu’à force, on sait tout, on sait tout le temps, on sait trop et on ne comprend rien. Quelques flash-back dans l’histoire récente, s’autoriser à réfléchir sans être guidé par les éditorialistes accrédités, et un coup d’œil dans les archives pour s’en convaincre, oui DSK pouvait s’y attendre.

   Aujourd’hui, les preuves manquantes pourraient bien se trouver dans tout ce qu’on ne lit pas, tout ce qui est dissocié de l’actualité pour ne pas ouvrir les possibilités d’un faisceau de doutes.
   Et ne me faites pas rire avec cette fucking tartuferie de présomption d’innocence quand elle n’est qu’un jeu de jolis mots pour législateurs frileux. Ni présomption, ni innocence !
Culpabilité ? Oui, et plusieurs fois. Ooowww sweet America
Récidive ? DSK n’est pas un coup d’essai, mais c’est un coup de maître.
Le complice ?  Une information en trompe-l’œil au service d’une justice-spectacle.
Les preuves ?  L’amnésie, la culture du scoop et la mise en scène.
   Remember… Julian Assange, Eliot Spitzer… deux exemples fermement attrapés par les couilles. Et explosés en plein vol dans le ciel américain.
L’un établit que l’information est prisonnière de la raison d’État, l’autre, un incorruptible besogneux, entreprend un ménage de printemps à Wall-Street, et dévoile des responsabilités dans la crise des subprimes. L’un et l’autre deviennent un peu trop encombrants. Qu’à cela ne tienne, il y a un pays merveilleux où la crédibilité de n’importe qui ne tient qu’à un fil de caleçon. Baissez votre braguette, on s’occupe de tout. Viol, prostitution, and what else ?

   Oui, le faisceau de présomptions, celui qui aura valeur de preuve sans aveu ni flagrance, désigne ceux qui avaient un intérêt à faire trébucher DSK.
   Un faisceau de présomptions – comme ils disent – qui à force d’accabler le directeur du FMI et favori socialiste français, et d’être une somme d’évidences qui à chaque heure, se sont cumulées comme autant d’années de prison clamées avec jouissance par les tribunaux populaires du jour, et rendrait n’importe quelle vérité suspecte.
   Il se pourrait bien que cette sale histoire mette deux victimes dos à dos.

   Storytelling.
   Dans le blockbuster DSK, le casting est impeccable. L’arche narrative des personnages est calibrée. Presque trop beau pour être vrai.
   Lui, une bonne gueule de catharsis. Un coupable idéal. Trop riche, trop puissant, trop d'avenirs, trop bien marié, trop aimant ou trop amant, trop à droite ou trop à gauche, trop européen, trop français ou trop atlantiste aussi…. De ceux qu’on rêve de voir un jour, au moins une fois, mordre la poussière.
   La victime est victime jusqu’au bout des ongles. Imparable.
   Le décor : Une Amérique au bord de la ruine, qui a plongé la planète dans une crise financière qui n’en finira pas de métastaser. Toujours en guerre quelque part, qui envoie ses soldats se faire sauter sur des mines qu’elle a elle-même fabriquées et vendues à ses alliés d’hier, ennemis d’aujourd’hui. Une Amérique audacieuse, qui n’a peur de rien, même pas d’exhiber au conseil de sécurité de l’ONU des clichés d’armes de destruction massive qui n’ont jamais existé. Une Amérique qui jette sa prise de guerre arabe par-dessus bord, et exhibe son trophée européen deux semaines plus tard. Une Amérique à la mémoire aussi courte que son histoire, qui ne laissera pas son dollar se faire grignoter par un euro qui reprend du poil de la bête. Et In God we trust, dit le dollar arrogant à l’euro. Et l’euro de lui répondre sobrement qu’il en aura bien besoin parce qu’en effet, tout l’accable.
   Le public sera au rendez-vous, on ne réfléchit pas trop, on s’émeut, on joue d’empathie et de haine, choisis ton camp camarade, pas besoin de sous-titres, ça sera un succès. Le scénario est creux, il ne tient pas debout, mais ce n’est pas grave. Plus c’est gros, et mieux ça passe.
   Anyway, le public en a déjà pris plein les yeux avec la bande-annonce. On lui avait promis de l’obscénité, il en a eu jusqu’à la nausée en direct live.
L’hypocrisie qui consiste à confondre égalité de traitements judiciaire et médiatique est obscène.
Une justice expéditive et accusatoire, c’est obscène.
Un système où les juges sont subordonnés à leurs électeurs et au financement de leur campagne, c’est aussi obscène.
La valse des rumeurs, des bruits de chiottes et des opportunistes est obscène.
And so on.

   Pour le reste, le cinéma fait son affaire des invraisemblances afin que le crime soit plus que parfait.
   Si c’est pas une preuve ça, what the fuck !

 

 

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Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 18:30

 

Picole

 

  Je me demande si un pacte n’aurait pas été signé entre le ministère de l’Intérieur et les syndicats de police, lesquels se seraient mutuellement promis de faire passer la police nationale pour une bande de types irrémédiablement infréquentables.

   Quoi qu’ils disent ou qu’ils fassent, aussi bien les uns que les autres, ils engagent ceux qu’ils représentent ou dirigent. Ils engagent leur image, le sens de leur métier et leur crédibilité, à tous collectivement. Sans se soucier des conséquences, l’important étant d’occuper l’espace médiatique. La police devient plus qu’à toute autre occasion - et au-delà des expériences personnelles qu’on a d’elle - un énorme singulier - LA police - qui endossera le costard mal taillé du dernier qui aura parlé.

   Cette parole publique prise au nom d’une institution qui, statutairement et réglementairement, a le devoir de se taire, participe très activement à l’élaboration de l’opinion publique qui n’est déjà pas très bien disposée vis-à-vis de la police.

   Le fonctionnaire de police, lui, ne dit rien, ou presque, ou au risque d’être sanctionné, parce qu’il est soumis à l’obligation de réserve, la discrétion professionnelle, protection du secret professionnel et du secret de l'enquête, et tout un tas de petites entraves légales à la liberté d’expression. Même la liberté d’opinion se doit d’être manipulée avec une infinie précaution, le devoir de réserve ayant, intentionnellement, des limites assez floues.
   Je n’ai rien contre le devoir de réserve au sens strict. Logiquement, il tient bien davantage de la retenue et de la discrétion, de la modération et du respect, que de la censure et du camouflage. Mais le pli est pris, et dans le doute cette construction jurisprudentielle se traduit le plus souvent par un silence prudent.

   Les syndicalistes savent que la parole policière est frileuse, sévèrement encadrée, et de fait ils en ont donc le monopole. Mais ils ne se définissent pas pour autant porte-parole… pas plus qu’ils ne le sont d’ailleurs, et ça leur est souvent reproché. Le mandat syndical, c’est à dire la faculté de formuler et faire remonter les revendications professionnelles vers le sommet de la hiérarchie, celle qui décide, est une infime partie de leur fonction. Auparavant, il faut s’occuper du déroulement de carrière des uns et des autres (mais surtout des autres s’ils sont permanents syndicaux), des mouvements de mutations, participer à des mesurettes de surface pour justifier le coût des cotisations syndicales, et surtout énormément se plaindre des réformes importantes (RGPP, réforme de la garde à vue, LOPPSI 2, etc) qu’on aura regardé se faire et se voter sans moufter - ou si peu - histoire de garder de l’énergie pour pondre à un rythme diarrhéique des tracts de lamentations, mondieustaffreux et pauvre France
   Mais jamais ô grand jamais s’aventurer sur la voie de la contestation, ou mieux de l’action. Celle qui mettrait l’administration au pied du mur, chatouillerait les médias pour la bonne cause, et ferait des problèmes rencontrés par la police quelque chose d’audible, compréhensible et bien accueilli par la population. Ce serait un lien police-population comme un autre après tout, celui des difficultés partagées. Quelque chose qui n’entraverait pas le service public. Qui ne mettrait pas la sécurité en péril. Quelque chose de simple. Soit dit en passant, et ce ne sont pas les idées qui manquent…

   Donc, par défaut - et à défaut d’autres interlocuteurs - les syndicats représentent la police, ils ont un mandat via des élections, et donc la légitimité d’organisations bavardes, hargneuses, mais peu efficaces.

   Quant au(x) ministre(s) de l’Intérieur, ils ont la légitimité de la toute-puissance exécutive, ils n’ont pas d’obligation de réserve identifiable et, de plus en plus, se plaisent à distiller aux médias qui en sont très friands, leurs opinions personnelles, blagues, gaffes et fausses gaffes, et qu’importe qu’elles aient l’air de beaufouilleries de comptoir. Qu’importent aussi les effets secondaires de ces tirades sur les effectifs de police en terme d’impact médiatique et d’impopularité.

   À force, de ce coté là, le fardeau finit par être lourd. Par procuration, il faut trimballer dans une besace de flic : un Kärcher à dégommer la "racaille", un "prototype d’Arabe mais pas un de plus parce que quand il y en a beaucoup il y a des problèmes", une "immigration incontrôlée et plein de gens qui ne se sentent plus chez eux", la solidarité à des policiers ripoux, l’indulgence ministérielle pour ceux qui ont manifesté en uniforme devant un tribunal, le mode d’emploi de la laïcité catholique et française, de la pédagogie à faire tomber les niqabs, et toutes sortes d’héritages d’états d’esprit et d’états d’âme dont on se passe très bien pour faire de la vraie police.

   Pourtant, émergeant de la grande partouze médiatique, le dernier gag surréaliste est arrivé cette semaine par voie syndicale.
   On en a été abreuvés – c’est le cas de le dire – par la presse : c’est l’histoire du soutien inconditionnel au quart de rouge et à la binouze du CRS.
   L'origine de ce drame figure dans les archives de Backchich.info qui n’a que ça à foutre de prendre en photo des CRS se désaltérant à l’heure du casse-croûte, une canette à la main, autour de leur car. C’est certain que c’est moins risqué qu’un vrai reportage en maintien de l’ordre. Bref, la direction émet un rappel à l’ordre via une note de service. Ça aurait pu en rester là, charge aux CRS de faire appliquer cette note ou de se planquer pour boire leur mousse.

   Mais non, il a fallu en faire un combat syndical, menacer de conflit ouvert, c’est dire à quel point la profession se porte bien s’il ne restait que cet "acquis" à défendre !

   Comme le sujet n’est professionnellement pas très vendeur, on parle de traditions, de convivialité, on tente un peu d’humour "On veut faire de nous des curés, mais sans le vin de messe", mais ça tombe à plat.
   Et de façon tout à fait prévisible, c'est toute la police - et les CRS en particulier - qui est la risée de l’opinion.
   Elle était déjà présumée raciste, brute, idiote, cette police nationale, eh bien la voilà, intervention syndicale en renfort et médiatisation à l’appui, portée sur la bibine. N’en jetez plus, merci. Comment pouvait-on imaginer que tout ce pataquès puisse être traduit autrement par une vox populi par nature défavorable et soupçonneuse ?
   De quel œil ceux qui estiment opportun de défendre cet usage verraient un verre de vin sur le bureau d’un médecin, ou une canette de bière dans la main d’un conducteur de bus scolaire ?
   Comment peut-on ne pas se figurer qu’il vaut mieux sacrifier une habitude, aussi anodine soit-elle, à l’image d’une profession, et que ça ne devrait même pas être négociable ?
   Grâce à ce combat cache-misère, ce plaidoyer bidon pour le quart de rouge en CRS, c’est chaque flic qui s’expose aux sous-entendus et railleries sur la voie publique. Comme s’il fallait encore en rajouter…

   Il n’était pourtant question ni d’alcoolisme, ni d’ivresse. Simplement d’image. De priorité et de cohérence avec le port de l’uniforme et de l’arme. Et de respect.

 

mise à jour du 27 avril 2011
CQFD dans le Canard Enchainé
et voilà une opération de communication très réussie.

CRS canard

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Published by bénédicte desforges - dans syndicalisme
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:42

 

ConradSchumann

 

Conrad Schumann - Berlin 15 août 1961
photo Peter Leibing©

Published by bénédicte desforges
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:57

 

 

RER

 

  Quand elles se produisent dans les transports en commun, les agressions ont la particularité d’être une sorte de huis clos qui met en scène des comportements humains de façon limpide et indiscutable.

   Invariablement, il y a trois sortes de personnages : les agresseurs et les témoins (le plus souvent au pluriel pour ces deux groupes) et les victimes (plutôt au singulier, même si le pluriel des autres est plus nombreux que nécessaire.)

  Les agresseurs sont prévisibles. Ils ont un chef de meute, ils cognent, volent, et violent s’ils sont en forme et motivés.
(l’agresseur peut être vieux, mais il est souvent jeune parce qu’il court plus vite. La France vieillissante doit impérativement développer une délinquance adaptée, il faudra mettre ça à l’étude.)
  Le profil de ces personnages est donc celui d’un petit facho de la pire espèce.
Il évolue en bande virile, il aime l’argent et existe socialement à travers les biens de consommation. La violence est son mode d’expression privilégié, et il jouit de la vulnérabilité d’autrui. Il est donc sexiste et phallocrate. Souvent raciste – ou pire, tribaliste – ça peut être un argument de poids dans le choix de sa cible.
C’est généralement un parfait abruti qui peine à s’exprimer avec des mots intelligibles, il est complètement inculte et l’assume avec arrogance.
Aucune idéologie ne guide ses actes.

  Le(s) témoin(s), c’est celui qui aurait voulu ne pas être là.
  Dans le cas le plus caricatural, le témoin est le type qui veut savater tout ce qui bouge quand il en parle, mais qui ne bouge plus quand ça savate sec autour de lui. Le témoin, c’est la grande gueule de la veille, en fait.
  Ce qu’il y a de pénible avec lui, c’est que souvent il n’a rien vu.
  Ça réduit considérablement le travail procédural de la police, mais ça ne fait pas avancer l’enquête.
  Le témoin est donc généralement un aveugle impotent. Même s’il n’est pas vieux.
  S’il n’est pas aveugle, il est très pris par l’observation du paysage ou la contemplation de ses pieds.
  Le témoin est également sourd, il n’est pas réceptif aux fréquences sonores générées par les bruits de coups et par les cris. C’est donc un poly-handicapé au même titre que la victime, sauf que lui c’est un préalable à la scène quand pour l’autre c’est une conséquence.

  Pour la victime, c’est plus simple. C’est un objet.
  Sur elle se jouent la prise de pouvoir et la violence des uns, et la distanciation des autres.
  Elle n’est plus vraiment quelqu’un au moment de l’agression.
  ...sur elle s’impriment l’indignité et la lâcheté humaines.
  C’est difficile à vivre et à surmonter.
  Sauf si la victime est l’agresseur ou le témoin de l’avant-veille, et dans ce cas elle peut tenter de se faire une raison.

 

L'agression : travaux pratiques

 

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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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