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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:58

livresPolice

Published by bénédicte desforges - dans trucs en vrac
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 01:05

 


"Des viols entre policiers dans un commissariat" par lesgrandesgueules

« Le sexisme il existe, voilà. Il y a beaucoup de machos dans la police et il y a beaucoup de femmes qui souffrent et qui.. qui...
- Mais elles souffrent comment, et comment vous l’avez ressenti ou subi ? C’est des réflexions ? des gestes ?
- Les réflexions, ça c’est toute la journée. Mais après c’est des blagues, et tout ça, alors là on en a à tire-larigot. Après qu’on supporte ou qu’on supporte pas...
- Mais c’est de la camaraderie !
- Oui mais bon il y a des limites à tout, il y a des limites à tout, ah ah ! J’ai le sens de l’humour pourtant, et je suis contre...
- Donc c’est lourd quoi en fait.
- Oui oui, c’est lourd.
- Non non, mais attendez parce que vous disiez aussi qu’il y a des gestes déplacés, il y a des...
- Oui oui, il y en a ! Oui ben c’est connu, en tout cas il y a même eu des viols entre collègues, ça a existé, excusez-moi, dans une mairie, voilà, une mairie sur Paris, donc voilà, dans une mairie, dans une... un...
- Un commissariat
- Dans un commissariat sur Paris, donc.
- Mais ça a été dénoncé ? Ou ça a été étouffé ?
- Ça a été dénoncé, puis étouffé, voilà. Donc, ils ont muté les victimes, voilà.
- Les victimes...
- Ont été mutées.
- Les victimes dans un commissariat ont été mutées. »

 

Magnifique, le traquenard des stars de la radio-populo.
Il va falloir aller jusqu’au bout de la gâterie merdiatique maintenant.
Et dire ce qu’il y a, et qui il y a, derrière la rumeur.
Parce que des viols entre flics, au pluriel et en plein Paris, il doit bien en rester quelque chose quelque part.
Pénalement c’est du lourd, de la bonne matière criminelle et du cumul de circonstances aggravantes, l’IGS ne va pas cracher dessus. Moi, si j’étais chez les bœufs, j’en baverais de bonheur rien que d'y penser.
Et puis il y a au moins un syndicat qui a du être averti, c’est pas possible autrement, et peut-être même que pour une telle affaire, il aurait cessé deux minutes de dénoncer-déplorer-s’indigner-débiter ses fadaises cache-misère pour se mettre au boulot.
Allez savoir, des fois que ce serait vrai...
On ne peut jurer de rien.

Mais on peut jurer de ce qu’on connaît, de ce dont on est sûr :
NON, dans la police, beaucoup de femmes ne souffrent pas d’exactions de leurs collègues lubriques,
NON, les réflexions graveleuses ne vont pas bon train toute la journée,
NON, les blagues obscènes ne constituent pas la communication entre flics,
Et NON, crétins de journalistes à audience facile, faiseurs d’opinions médiocratiques, si c’était le cas, ce ne serait pas de la camaraderie !
NON, les gestes déplacés, ce n’est pas connu, ce n’est pas banal, ce n’est pas un usage que l’on subit et que l’on tait dans la police.

NON, les flics – femelles et mâles – souffrent d’autres maux. Le Chiffre, la RGPP, la stérilité syndicale, la délinquance, la violence... etc.
Mais les idées reçues sont plus vendeuses, maniables et digestes que l’exposé de la réalité, n’est-ce pas.

Les modalités des relations hommes-femmes dans la police n’ont rien de particulier, sauf peut-être un peu plus de solidarité qu’ailleurs face à l’opinion publique et aux bavardages d’amateurs.
Comment pourrait-il en être autrement...


source : RMC - Les Grandes Gueules - mardi 21 juin 2011
(totalité de l'interview [RMC : 21/06 - Les Grandes Gueules - 12h-13h] à 19'00 environ)

 

Jeudi 23 juin 2011

 

notif.devoir2reserve-2

Une image qui se balade sur internet (un clic dessus pour la voir en entier)
Sans commentaire...

and the show must go on :

Le Point - Nouvel Obs - Le Parisien - Europe 1 - RTL - JDD - Midi Libre -Les Inrocks - Le Post - Yahoo -Challenges - 20 minutes - TV 5 - La Nouvelle République ...

 

à lire aussi :

d'autres commentaires sur AgoraVox [lire]

Published by bénédicte desforges - dans police - médias - intox
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:59

 

 

Sur cent personnes à qui l'on souhaite bonne année, bonne santé le premier janvier,
deux meurent d'atroces souffrances avant le pont de la Pentecôte.
[Pierre Desproges]

 

Proverbes et dictons, ne sont gerbes ni moutons. ® Normandie™ (France)

Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:17

pdf2

 

 

N’allez surtout pas déranger les syndicats de police, ils sont bien trop occupés à maintenir la police nationale dans le coma.
Si j’étais ministre de l’Intérieur, je crois que je leur distribuerais des galons à tous ces syndicalistes de bureau, que je leur cuisinerais des jolis petits déroulements de carrière, en échange de l’assurance que cette anesthésie générale ne cesse pas. Que l’encéphalo-gramme des troupes reste bien plat. Que le calme demeure.
D’ailleurs, je crois que c’est déjà le cas. En ce qui concerne le silence et l’avancement (dans la police nationale, il y a deux manières de monter très rapidement en grade : à titre posthume ou syndical) tout est sous contrôle.

Les fonctionnaires de police n’ont pas vraiment d’autre choix que celui par défaut, de subir leurs syndicats, et s’acquitter de grasses cotisations comme on paye une assurance voiture en croisant quand même les doigts pour qu’il n’arrive rien de grave.
L’avancement en grade et les mouvements de mutations devraient logiquement s’effectuer de façon mécanique et rationnelle, mais bizarrement il faut mieux être syndiqué. Dans les commissions paritaires, les irrégularités du fait de l’administration sont pourtant bien moins un enjeu que les arrangements et passe-droit syndicaux.

Quant à tout ce qui relève des conditions de travail en général et de la politique, il y a une novlangue de rigueur et le discours syndical via tracts et communiqués est éloquent :
Le syndicat "s’indigne" et il "condamne"
Il "soutient", il "dénonce",
et quand il est très remonté il "souligne", il "rappelle" et "réaffirme". Carrément.
Au comble de l’énervement, il "exige".
Parfois, il dit être "à l’écoute" mais on n’est pas obligé de le croire.

Et l’action syndicale, me direz-vous… L’action ? Fédérer pour une cause et faire bouger les choses, créer une dynamique, et pourquoi pas une pression, générer de la solidarité, construire, défendre le métier ? Néant. Sauf à considérer l’obtention de mesurettes statutaires comme de grandes victoires syndicales, et les descentes dans les services de police et les gesticulations un mois avant les élections professionnelles comme un intérêt sincère porté aux effectifs.

Dans le domaine de la futilité, on peut aussi observer que les syndicalistes occupent beaucoup d’espace médiatique à commenter les faits divers – exercice qui relève du micro-trottoir en à peine plus élaboré – donnant l’illusion d’une constante présence de terrain, pourtant complètement hors sujet en matière de défense des personnels et stérile concernant la définition du métier de flic, mais apportant la preuve que l’administration police n’a absolument plus besoin d’autres porte-voix que ses collaborateurs des organisations syndicales.

L’énergie et les grosses colères des représentants du personnel sont consacrées à tirer dans les pattes du syndicat adverse, balancer des piques et jeter de pathétiques peaux de bananes sous les pieds du frère ennemi, lesquelles attaques ont d’autant moins de sens que pas mal de permanents des bureaux nationaux ont joyeusement navigué d’un syndicat à l’autre au fil du temps et des dissidences.
J’ai croisé l’autre jour un vieux flic qui aligne au moins 50 ans de syndicalisme, et au plus 3 minutes de voie publique, autant dire que celui là doit en connaître un rayon…
Bref, preuve en est, la presque totalité des tracts d’un horizon à l’autre de ce monotone paysage syndical se termine par un grotesque coup bas vers celui d’en face. Le syndicalisme policier, c’est une partie de ping-pong à deux ou trois, qui fait du bruit parasite, et sature le discours et les panneaux d’affichage des services de police.
C’est l’administration qui doit bien rigoler.
Bien plus que les policiers qui regardent ces simagrées avec consternation, eux qui, bien plus pragmatiques que leurs délégués, ont toujours aspiré à une représentation collective, ou au moins, à des initiatives positives, sensées et porteuses d’espoir.

Les conditions de travail se dégradent, la RGPP met en péril la sécurité publique, les effectifs baissent à mesure que le nombre de missions augmente, le contexte social se complique, la violence se radicalise à l’encontre de la police, les flics de demain seront des contrats précaires et des outils de vidéosurveillance, le principe même d’une police nationale et républicaine n’a jamais été aussi vulnérable, et la parole policière par la voix de ses représentants reste linéairement la même, sans aucun relief, terriblement lissée et filtrée par les syndicats.
Plus cette parole est égale d’un communiqué à l’autre, plus elle est superposable d’un syndicat à l’autre, et moins elle est audible, jusqu’à devenir parfaitement inutile.

Quant à la parole critique ou dissidente, n’en parlons même pas.
Quand mon Flic, chroniques, de la police ordinaire est paru en 2007 en même temps que Le journal d’un flic du commandant P. Pichon, le délicieux JC Delage, grand manitou du syndicat Alliance, s'est fait un devoir de déclarer aussitôt via une dépêche dans la presse que "n’ayant pas de mandats, nous n’avions aucune légitimité pour nous exprimer en tant que policiers."
Plus récemment, je me suis vu interdire l’accès d’une page internet du SGP-Unité Police au motif que mes remarques "portaient atteinte à l’organisation" et j’ai pu constater qu’à défaut d’accepter le débat on ne boudait pas quelques mots empruntés à la rhétorique stalinienne pour opposer une petite censure de confort.
Tout ça en dit long sur la frilosité des représentants du personnel et - bien plus zélés que le ministère de l'Intérieur - leur propension à confisquer toute parole non accréditée.

La dénomination de porte-parole n’existe d'ailleurs pas dans les organisations syndicales de police, on n’est pas chez Lutte Ouvrière, et on affectionne les titres pompeux. Ces représentants sont des secrétaires généraux, nationaux, etc., ils ne savent pas avoir la carte de visite modeste. Porte-parole, ça aurait été bien pourtant, mais trop prolétaire peut-être, ou plus sûrement trop impliquant, le mot aurait fini par imposer son sens… Mais qu’est-ce qu’un flic sinon un prolo de la sécurité qui a besoin de syndicats solides, tenaces et fiables ?
La tâche est double : représenter et défendre les policiers dans leurs difficultés, et la police, service public républicain, porteur de valeurs et de principes à préserver et tenir hors de portée des tourments sociaux et politiques.
C’est bien moins la population qu’il faut convaincre que ceux qui décident. L’administration, la hiérarchie policière, les parlementaires, tous les interlocuteurs de ceux à qui les flics ont donné un chèque en blanc pour parler en leur nom.
On est loin du compte.
À propos de la politique du chiffre par exemple, que manque-t-il encore pour démontrer que c’est une absurdité et pour poser des actes derrière des années de palabres ?
Une amie affectée à l’accueil du public dans un commissariat me disait être elle aussi soumise au chiffre : elle doit compter le nombre de renseignements qu’elle donne pendant son temps de service. Voilà où on en est.

Les syndicats de police ne peuvent plus prétendre être des contre-pouvoirs, ils font partie du système et ne sont que d’aimables filtres entre la base et l’administration.
Ils font diversion et, dociles, ils élaborent des stratégies d’immobilisme pendant que les flics de base avalent des couleuvres, eux qui sont les seuls à connaître et vivre la réalité de la sécurité publique.

 

 

Pièces jointes témoignant du chemin parcouru :

  • action syndicale de la F.A.S.P. (Fédération Autonome des Syndicats de Police)

pv-fasp

 

  • intervention syndicale de Synergie-Officiers ayant fait l'objet d'une dépêche AFP
  • pdf2(syndicalisme de compétition, je l'aime beaucoup celle-là...)

     

Published by bénédicte desforges - dans syndicalisme
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:10

 

" Vous roulez un peu vite monsieur, vous ne pensez pas ?
- Oui, je sais, mais j’ai des surgelés dans le coffre !"

" Je ne téléphone pas, on m’appelle !"

" Bonjour monsieur. Vous n’avez pas vu le feu rouge derrière ?
- Si, si, j’ai bien vu le feu rouge, c’est vous que je n’ai pas vu. "

" Et votre contôle technique ?
- J’y allais "

" Et la ligne blanche, madame ?
- Écoutez, je conduis là.. J’peux pas regarder par terre !"

" Téléphoner, c’est être ailleurs que sur la route."

 

breves de volant



   Et voilà comment un motard de la police nationale peut vous flasher en excès de mauvaise foi, d’humour et même de poésie involontaire.

   C’est à se demander si Alexandre a sorti son carnet de PV autant que celui sur lequel il a noté toutes les réparties amusantes qu’il a entendues en interpellant ceux qui s’accordent des libertés avec le code de la route, tant il y en a et que c'est drôle.

   Un régal à lire que cet inventaire de réactions savoureuses de spontanéité recueillies au bord des routes et aux feux rouges.

   À lire sans modération, c’est petit, ça tient dans la poche, et c’est garanti pur flic !


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Published by bénédicte desforges - dans trucs en vrac
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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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