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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 18:40

 


  Saint-Maur en poche
 
  samedi 18 juin de 10h à 19h
  et dimanche 19 juin 2011 de 10h à 18h

<< le site

Paris2011
  Salon du Livre de Paris
  samedi 19 mars 2011 de 17 h à 18 h
  stand Éditions J'ai Lu

<< le site

 

Boulogne2010
  Salon du livre de Boulogne (92)
  (Espace Landowski)


  samedi 4 décembre 2010 de 14h à 18h 
<< programme

Toulon2009

 
  Fête du livre de Toulon

  (Var)

  samedi 20 et dimanche 21 novembre 2010

<< le site

Brive 2010

  Foire du Livre
   de Brive (Corrèze)

   week-end des 5, 6 et 7 novembre 2010

<< le site

 

  Fête du livre de Lempzours
  Dordogne [presse]
  samedi 2 et dimanche 3 octobre 2010

les mots Doubs

francebleu-logo.jpg

  Les Mots Doubs
  à Besançon

  samedi 25 et dimanche 26 septembre 2010

<< le site

NICE-2009

 Festival du Livre de Nice

  samedi 19 et dimanche 20 juin 2010

BHV

 dédicace à la librairie du BHV
 Paris 4ème arrondissement,
 samedi 15 mai 2010 à 15h30
1000-Feuilles

  Les 1000-feuilles 

  mardi 11 mai 2010 à 19h30
  aux Fous de l'Île, 33 rue des Deux-Ponts, 75004 Paris

 thème : "Écritures du réel"

 Florence Aubenas, Sylvie Caster et moi

<< le site

  Espace culturel de Leclerc Bonneuil-sur-Marne (94)
  samedi 8 mai 2010 à 15 heures
Limoges
  Lire à Limoges
  samedi 24 et dimanche 25 avril 2010
<< le site
Paris-2010
  Salon du Livre de Paris
  samedi 27 mars 2010 de 16h30 à 18h30
  stand Éditions Anne Carrière

<< le site

 


  Le Salon du Polar
  de Montigny (95 - Val-d'Oise)

 vendredi, samedi et dimanche 4, 5 & 6 décembre 2009
 (j'y serai le samedi)

<< le site


 
     
  Festival du Polar
  à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne 77)

  1er festival des littératures policières

  samedi 3 octobre 2009
  de 9h à 12h30 et 14h à 19h

<< le site
  Le blog dans tous ses états
  à Lanvollon
(22)

  vendredi 23 janvier 2009 de 9h30 à 17h

  inscription (gratuite) au : 02 96 70 17 04

<< programme

 

    Centre National d'Études et de Formation
  de la police nationale
à Gif-sur-Y. (91)
  jeudi 11 décembre 2008
  Le Salon du Polar
  de Montigny (Val-d'Oise)


 vendredi, samedi et dimanche 5, 6 & 7 décembre 2008

<< le site


 
   
  Soirée du Forum VIB chez Lycos
  débat à propos des blogs, et dédicaces
  Paris, le vendredi 23 mai 2008
    Centre National d'Études et de Formation
  de la police nationale
à Gif-sur-Y. (91)
  jeudi 15 mai 2008

 

  Festival de Romans
  Festival de l'Expression sur Internet
  à Romans en Isère

  vendredi, samedi et dimanche 18, 19 & 20 avril 2008
 
 
    table ronde Frustration & anonymat sur internet :
  samedi 14 heures.
   dédicace de FLiC :
  samedi de 15h30 à 17h, librairie des Cordeliers.

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  Le Printemps du Livre
  de Montaigu en Vendée
      table ronde samedi 14h15 sur les NOUVELLES
       VIOLENCES animée par Philippe Vallet avec :
  Patrick Trotignon (Flic dans le 9.3), J. de St-Victor (Mafias),
  Thierry Lezeau (Scènes de Crime), Claude Halmos (L'autorité
  expliquée aux parents)
, Philippe Escande (Les pirates du
  capitalisme)
, Lorraine Fouchet (Une vie en échange),
  Thibaut de Saint-Pol (Pavillon noir), et moi (FLiC, chroniques
  de la police ordinaire).

     vendredi, samedi et dimanche 11, 12 et
13 avril
<< lire
    Journée du Livre Justice-Médias-Police
  Atrium de Chaville (92)
  samedi 5 avril 2008
 
   Soirée cinéma (MR73)
 + discussion autour du thème police + dédicaces FLiC
 au cinéma Alain Resnais à Clermont l'Hérault (34)
 vendredi 21 mars à 20 h 45

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 Salon des Ecrivains Saint-Mauriens
  
  bibliothèque municipale
  avenue Henri Martin à Saint-Maur (94)

  samedi 16 février de 14h30 à 19 heures


<< lire

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 Festival du Livre et de la Bande Dessinée
 sur le thème Police et Espionnage
 2 et 3 février 2008 à Bagnols-sur-Cèze (30)
<< lire

 

Villeneuve-sur-Lot.PNG

 Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot
 (Lot-et-Garonne)
 du 16 au 18 novembre 2007
> café littéraire avec Pia Petersen et Dominique Resch
StEtienne1.jpg  La Fête du Livre de Saint-Etienne
 19, 20 et 21 octobre 2007
> café littéraire avec Jake Lamar et Henri Gentet
 dimanche à 15 heures

<< lire

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 La 25ème Heure du Livre 2007
 Le Mans, samedi et dimanche 13 et 14 octobre 2007
> café littéraire
:
 dimanche à 17h30 : les banlieues de la République
<< lire

LaForetdesLivres.JPG

 La Forêt des Livres
 à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)
 dimanche 26 août 2007
<< lire        >> affiche <<

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Festival du Livre de Nice

du 15 au 17 juin 2007

<< lire

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       La Comédie du Livre
           Montpellier, 2 et 3 juin 2007
<< lire
> Café littéraire
:
 dimanche 3 juin à 11h30 : la littérature de témoignages
> Entretien littéraire : dimanche 3 juin à 17h

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 - FNAC - Bordeaux : jeudi 3 mai 2007 à 17 h 30
 - FNAC - Italie2 - Paris 13è : mardi 15 mai 17 h 30 clic
 - FNAC - Etoile - Paris 17è : mercredi 30 mai à 17 h 30
 - FNAC - Rouen : vendredi 8 juin à 17 h 30
 - FNAC - Parly2 (78) : samedi 9 juin à 15 h
 - FNAC - Caen : mardi 19 juin à 17 h 30
 - FNAC - Evry (91) : samedi 23 juin à 15 h
 - FNAC - Reims : vendredi 12 octobre à 17 h 30
<< lire

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  31 mai 2007        :o)

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 dédicace à la librairie du BHV
 Paris 4ème arrondissement,
 samedi 26 mai 2007 à 16 heures.

 Espace culturel de Leclerc Bonneuil-sur-Marne (94)
   samedi 12 mai 2007 à 14 h 30

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  Carrefour-Savoirs numéro de mai
  Police de caractère
+ dédicace Carrefour Villejuif (94) samedi 19 mai 14 h

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     Journée du Livre de Chaville
        présidée par Robert Badinter

 11 heures : ouverture du salon au public
 15 heures : table ronde salle R.Hossein
  "Police Justice Médias : une relation impossible ?"
 18 heures : clôture du salon + pot :o)

  Atrium de Chaville (92) samedi 5 mai 2007


<< agrandir l'affiche

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        mouhahaha.gif     1er mai        :o)     

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   Le Printemps du Livre
   à Montaigu (Vendée)
   samedi 28 et dimanche 29 avril 2007
<< lire

          + interview

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  Café littéraire animé par Philippe Vallet
  Montaigu, dimanche 29 avril 2007

  samedi 24 mars de 14 h à 15 h stand de Radio-France
  dimanche 25 mars de 14 à 16 heures
+ nocturne mardi 27 mars stand des éditions Michalon
  Porte de Versailles, Paris.
<< lire

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 Rencontre-dédicace Virgin Megastore Barbès
 (Paris 18ème)
 samedi 17 mars 2007 à 17 heures 30
<< lire      >> voir <<


hé bé... c'est pas de la dédicace de petzouille, ça... :o)

31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 14:40

[rediff.]

 

2012
© Séra

 

 

   Il y a des dates qui s’acharnent à fouiller le temps, là où les souvenirs reposent sans deuil et sans autre sépulture que le fond d’une cicatrice dans la mémoire.
   Quelque chose dans l’air, un malaise sans nom, flou, qui ne veut pas finir, toujours à la même date. Quand les jours se font écho, au-delà des saisons et du temps qui passe. Et qu’il suffit d’une seule fois, d’un seul jour, pour donner la couleur des suivants.
   C’était un soir de nouvel an.
   La rue s’amusait et chantait, les fenêtres brillaient d’impatience de fêter le jour nouveau.
   Un appel nous est parvenu.
   « TV 270, rue Vauvenargues, vous avez un delta-charlie-delta à domicile, les pompiers vous attendent pour quitter les lieux.
   - C’est bien reçu TN, on y va. »
 En arrivant sur place, nous avons croisé les pompiers sur le palier.
   « Le Samu est déjà reparti. Mort naturelle… crise cardiaque. Allez, on vous laisse  Ce soir, la viande saoule nous attend. Bonne année et bon courage !
   - Pareil. Bon courage à vous aussi ! »
   Dans l’appartement, le couvert d’un réveillon à deux était dressé sur une toute petite table décorée de bougies et de fleurs. Minuscule concentré d’intimité autour de deux jolies coupes en cristal.
   Le sol était jonché des emballages de perfusions et cathéters déchirés à la hâte, et oubliés par le Samu. On ne l’a pas vu tout de suite... Dans un coin de la pièce, pâle comme la tristesse, des cheveux gris bouclés sur son front baissé, immobile, un homme se tenait.
   « Maman est morte. »
   Elle était venue de Russie pour fêter l’année nouvelle avec son fils. On a compris qu’elle n’avait plus que lui, et qu’il n’avait plus qu’elle. La misère chez elle, et l’exil pour lui. Elle était vieille, mais il ne s’y était pas préparé. Pas ce jour-là. Pas si vite. Ils ne s’étaient pas vus depuis des années. Ils attendaient le douzième coup de minuit pour se dire que c’était bon de se retrouver un jour de fête. Mais son cœur était fatigué, si chargé d’envie d’aimer au point de l’obliger à un trop long voyage vers la tendresse, qu’il n’avait pas su attendre.
   Elle était allongée sur un lit, un peu malmenée par les efforts du Samu pour la ramener à la vie. Son visage n’était pas serein. Il semblait raconter sa peine à lutter contre son cœur, ce fragile organe qui l’avait trahie avant l’heure.
   On a invité l’homme à s’asseoir à cette table pour deux. Il n’y avait pas d’autre siège. Il a bu un peu d’eau dans le verre en cristal pendant qu’on a ramassé les traces du passage du Samu. On a appelé le service des pompes funèbres, mais personne ne répondait, ils étaient en grève.
   « C’est aussi bien ainsi… Je la veillerai cette nuit. Je resterai auprès d’elle jusqu’à la fin… un peu plus…
   - Vous êtes certain Monsieur ? Si vous le souhaitez on peut… »
   Des cris ont retenti. Minuit. Tous en même temps, les murs, les étages voisins, ont célébré l’arrivée du nouvel an. Des feux d’artifice ont jailli devant la fenêtre, et leur éclat rebondissait sur les cloisons de la pièce et sur les visages. Nous ne savions que faire, que dire. Il n’y avait plus rien à souhaiter, la mort n’avait pas été douce.
   L’homme s’est levé. Il est allé vers un meuble et il est revenu avec un petit sachet enrubanné.
   « C’était le cadeau pour maman.
   Et il s’est mis à pleurer.
   - Pourquoi ai-je attendu minuit… »
   On s’est approchés de lui et on a essayé de lui dire le bonheur qu’elle avait dû ressentir à le revoir. On lui a dit que les dates, ce n’était pas si important, que la mort d’une vieille dame était une arrivée au port de la paix… Mais pour lui c’était un naufrage.
   « Je lui avais acheté une chemise de nuit. »
   Mes collègues et moi nous sommes regardés et avons pensé ensemble…
   « Monsieur, elle pourrait partir avec votre cadeau… Voulez-vous que je vous aide à lui passer sa chemise ? »
   Ses yeux m’ont dit oui. Mes collègues lui ont serré la main et sont repartis en emmenant avec eux les déchets laissés par le Samu. J’ai gardé une radio avec moi pour les prévenir de revenir me chercher.
   « Ouvrez le paquet, je vous en prie. Je ne peux pas… »
   J’ai sorti doucement la chemise de nuit de son emballage de papier de soie. On est allés vers le lit où reposait la vieille femme et on l’a déshabillée. Avec précaution, comme pour ne pas la réveiller, on l’a vêtue de son cadeau. L’homme a souri à sa mère. Il m’a semblé que son visage mort s’était apaisé. Mais c’est peut-être ce que je voulais croire.
   Je lui ai à nouveau demandé s’il pouvait rester seul jusqu’au matin.
   « Je peux. Merci. Merci pour maman…
   - Je vous remercie aussi. Je vous laisse tous les deux. »
   J’ai regardé la pièce une dernière fois. J’avais envie de débarrasser le couvert et de mettre les fleurs au pied du lit, mais je suis partie.

 

 

texte extrait de Flic, chroniques de la police ordinaire 2007

Published by bénédicte desforges - dans chroniques d'un flic ordinaire
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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:01

urne


C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ?
Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien. Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action.

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.


Albert Libertad

1er mars 1906
[texte publié dans le journal l’Anarchie]

 

il vous reste 12 minutes pour vous inscrire sur les listes électorales

Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 22:26

hache

2012 sera l’année des sales cons.
En 2012, c’est certain, on sera nous aussi des sales cons. Y’a pas de raison.
Pour commencer, on va casser nos jouets de 2011.
Parce qu’on est capricieux, qu’on en a déjà marre de jouer avec la grosse poupée qui dit oui oui oui à tout le monde, et avec les petits soldats et leurs pistolets en plastique qui tirent du vent. Et puis on a envie de bâtir des tas de châteaux de sable. Non, des châteaux de cartes plutôt, la mer c’est trop loin, et les plages de Normandie, ça pue la mort et la décadence.
Et ensuite, on ira mater la grande partouze politico-médiatique des apparatchiks.
Les auto-proclamés indispensables de la presse libre et démocratique, les arrogants mini-prédicateurs de la télé alignée, so funny ! les gras du bide ignares de la radio bruit de fond, et autres ectoplasmes merdiatiques et nano-gourous d’internet.

J’aime beaucoup ce que tu fais. Complètement d'accord. J’aime j’aime j’aime. Laisse-moi te flatter avec application, te courtiser, être ton friend, ton follower, laisse-moi être d’accord avec ce que tu postillonnes, enfin, laisse-moi espérer que tu me remarqueras et m’accorderas un lol. Juste un petit lol de rien du tout.

On ira au bal des normopathes, on s’assoira au bord de la piste aux étoiles, et on les regardera gesticuler sur ce tout petit tapis qu’est même pas volant.
Et on se dira des horreurs.
Ils ne servent à rien.
Nous non plus, mais nous on le sait et on s’en fout.

BD & ML

C’est Marc Louboutin qui commence :

 

Chronique de l’inutile

 

L’approche de l’échéance présidentielle réveille une race de "journalistes" particulièrement insupportable : les "chroniqueurs politiques".
Nous les croisons partout, oh, pas seulement les invités perpétuels des plateaux télévisés, mais aussi les autres dont le terrain de chasse préféré pour accéder à la lumière médiatique à la force du clavier sont les réseaux sociaux, les blogs, et évidemment Facebook et Twitter, surfaces sur lesquelles la courbe ascendante de leur nombre d’amis et de followers est sans doute la cause de leur "demi-molle" au réveil.
Ils se battent dur, pour une matinale radiophonique, une invitation régulière sur une chaîne d’information en continu, pour quelques citations publiques de leur nom.
Ne soyons pas dupe, c’est leur première et seule motivation.
Car pour le reste qu’ont-ils à révéler ?
Rien la plupart du temps.
Quelques faux scoops négociés en sous-main, une impertinence de façade qui nous masque qu’ils sont copains comme cochons avec de nombreux politiques, une bonne conscience bourgeoise drapée, au choix, d’un semblant de tricolore, de rouge tout court ou plus souvent d’un rose qui n’a rien de populaire.

Les élections majeures sont leur nirvana, cela déploie de l’énergie à revendre pour trouver le bon mot, l’humour plus ou moins habile présenté comme un acte, là aussi de manière optionnelle, militant ou de résistance.
Parmi ceux là, ceux qui se réclament de la gauche (l’un d’eux s’est même pris pour l’esprit de Mitterrand, c’est dire…) sont les plus précieusement ridicules à bien les entendre, à les décrypter…
Leur caution est la pression énorme que le gouvernement ferait (conditionnel affirmé) peser sur eux.
Ben ouais les louloutes, pour exister il faut résister au péril de sa vie.
Stéphane Hessel, sortez vite de ces corps médiatiques !
C’est oublier, vite que ces gaillards qui mettent, n’en doutons pas à les écouter, leurs existences mégalomaniaques dans le pire des périls, voient régulièrement leurs ennemis politiques dans leur vraie vie (pas celle qu’ils nous racontent) qui sont justement ceux dont ils aiment à nous faire gober qu’ils diffuseraient des avis de recherche les concernant, façon "Wanted Dead or Alive" d’un montant à faire chevaucher nuit et jour un Josh Randall ressuscité.
Qu’ils sont magnifiques, ces chroniqueurs futiles, que l’on imaginerait presque, à les entendre, préparer leurs éditoriaux au fond d’une cave clandestine avec la même ferveur que les fondateurs du journal Combat sous l’occupation…

Mais leurs bons mots, leur quête de la phrase assassine autopsiée au détour d’un article, leurs analyses méprisantes pour le commun des lecteurs, sont le plus souvent négociées entre deux plats ou un verre sur une table à la mode derrière laquelle s’asseoir une fois dans sa vie contenterait les envies de luxe de la plupart d’entre nous…
Leur bâton de Maréchal est l’entretien d’une rumeur selon laquelle ils seraient « écoutés » par les grandes oreilles du gouvernement, espionnage fictif en forme d’assaisonnement pour épicer leur autopromotion.
Alors même, écoutons les bien, que dans quelques mois ils se vanteront d’avoir The contact à la DCRI qui leur permet, branlette de l’extase médiatique suprême, de connaître les résultats des deux tours bien avant même le commun des mortels, suspendus au moindre indice (c’est bon pour l’audience coco !) sorti du clavier ou des lèvres de ces demi-dieux de carton pâte.

Voilà donc des preux chevaliers de l’indiscrétion politique qui arrivent à faire gober à leurs fans énamourés qu’ils seraient "pourchassés" dans leur quête solitaire de la vérité, qu’ils sont évidemment les seuls à maîtriser, par ceux là même qui leurs donnent des informations en sous-main…
Il y a quelque chose de l’humour absurde à la Sacré Graal des Monthy Python dans ce story-telling les concernant (exactement le même qu’ils dénoncent chez les politiques) dont ils vont, encore, nous abreuver avec suffisance durant toute l’année 2012.
Mais si nous faisons leur bilan, qu’y trouve t’on ? Une seule information sérieuse et exclusive sur un dysfonctionnement grave ? Un vrai secret d’État ? Une enquête un peu fouillée ? Les trouvera-t-on à dénoncer avec force un mensonge ou une manipulation ministérielle ?
Jamais.

Inutile d’ailleurs de les mettre sur ces pistes, si vous en connaissiez une par extraordinaire, cela ne les intéresse pas.
Ils ne tirent jamais les premiers, c’est une règle.
Ils connaissent par cœur les non-dits de la République, mais ne comptez pas sur eux, jamais, pour les révéler en premier, c’est une règle. Une fois le scoop sorti ailleurs, avec un mépris de Cardinal, ils vous diront, tous : « Je le savais depuis des mois… »
Juste histoire de vous prouver leur connaissance pointue des secrets d’alcôve de la politique.
Reste une question essentielle que leurs groupies (Justin Bieber est sans doute leur modèle non avoué) ne leur posent jamais tant les verres fumés obligatoires pour supporter l’éclat de ces stars artificielles du commentaire politique semblent les aveugler.
Pourquoi n’ont-ils pas balancé l’information avant, nos admirables maquisards de l’opinion ?
Simplement parce que tout cela n’est que business et non pas du journalisme.
Ces icônes du potin calculé, du trait d’esprit acéré qui n’est que coup de poignard de théâtre, sont simplement des figurants actifs du back room d’accès à la grande partouze médiatique que sont les élections.
Pas question de mordre vraiment pour ces Yorkshire de concours de beauté qui se rêvent loups des steppes.

L’un d’eux, se voulant une des têtes de file d’une intelligentsia de gauche, me confia un jour que son minimum vital de survie financière se chiffrait à 4000 €uros, rentrée mensuelle minimum dont il estimait qu’elle représentait la précarité… À mon étonnement légitime la réponse fut spontanée et sans appel : « Nous n’avons pas les mêmes besoins…»
J’ai mieux compris ce jour-là les limites imposées de l’exercice du jeu de rôle de ces impertinents en creux, de ces Ethan Hunt de la main dans la culotte.
Jouant le même rôle, avec les mêmes techniques d’acteurs et de semblables motivations que les politiques, nous allons devoir supporter leur cirque au moins jusqu’en juin.
Ne nous y trompons pas.
Ces chroniqueurs de l’inutile ne sont pour les meilleurs que l’orchestre du bal électoral jouant des ritournelles à la demande. Les autres passent servilement les plateaux de coupes de champagne, ou servent avec humilité les petits fours.
Mais tous ne sont que du personnel de maison qui bande dur d’avoir obtenu le droit de partager un coin du parquet, quelques rayons des lustres en cristal ou juste avoir le droit de sauter sur le gravier de la cour d’honneur pour réussir à apercevoir à travers les fenêtres trop hautes pour leur taille quelques passes des quadrilles.
Ces chroniqueurs, ces éditorialistes, ne sont utiles, finalement, qu’à ceux qu’ils font mine d’égratigner pour mieux les servir…

ML

Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 16:07

carte-donneur-organes

Beaucoup d’entre vous vont prendre la route ce soir.
Peut-être même que certains ne rentreront jamais.
D’autres, encore moins chanceux, n’arriveront même pas et louperont l’apéro et tout ce qui suit. (mais ils seront à jeun du coup, c’est une chance pour d’autres, j’y viens.)

C’est le moment de penser à vos cadeaux de noël post mortem.
Deux ou trois petits trucs qui ne vous serviront plus à rien, mais qui peuvent faire très plaisir aux plus démunis coté boyaux.

Soyez mignons, gentils, sympas, généreux, et humains même refroidis.

Pensez à vous munir d’une carte de donneur, et à la glisser bien en évidence avec votre permis de conduire si vous en avez un.

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Published by bénédicte desforges - dans trucs en vrac
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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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