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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 10:12

rue89ico 

 

CRS-BS

 

 Il est important de mettre des mots sur les craintes d’une population en proie au sentiment d’insécurité, parce que le simple énoncé d’un diagnostic lui procure le sentiment d’être mise en sécurité.
  À peine le mal est-il identifié, qu’un remède est prescrit. Qu’importe l’effet placebo sur un malade imaginaire, la thérapie passe par le verbe : il faut savoir que le sentiment d’insécurité est inversement proportionnel au risque véritable de se trouver en insécurité. Ce qui est tout de même la preuve d’un discours très efficace.

  La grande messe médiatique est la courroie de transmission essentielle, dans un sens comme dans l’autre. À force d’asservissement au discours politique, et de micros-trottoirs pour servir la cause populiste, n’importe quel fait divers est traduit en fait de société.
  Le journaliste-prédicateur quotidien, tout en se donnant des airs d’analyste averti capable de faire autre chose que de la paraphrase de dépêches AFP, sait transformer un épiphénomène délictuel en endémie criminelle.

 Les faits divers, quels qu’ils soient, sont multiples et nombreux tous les jours. Il suffit d’en faire une sélection calculée, et en faire de l’information, pour donner l’illusion d’une aggravation particulière, préambule de mesures répressives ciblées... ou d’effets d’annonce.
  Les relations entre médias et services de presses policiers sont mystérieuses, mais le fait est – par exemple – qu’un accident mettant en cause un chien dit dangereux réveille aussitôt une meute d’autres chiens dangereux partout en France, mordant et mutilant tout et n’importe qui dans un temps limité. Une loi est promulguée dans la foulée, catalysée par les médias et applaudie par les adeptes du tout-sécuritaire. Qui dans leur urgence d’interdiction, ont oublié de relever que les chiens les plus mordeurs sont les labradors, les plus tueurs les bergers allemands, qui eux sont pourtant autorisés à continuer de gambader sans muselière. La loi sur les "chiens dangereux" avait donc un objectif plus obscur, mais là n’est pas le sujet.

  Pour maintenir la peur au niveau nécessaire et suffisant permettant la perméabilité au discours sécuritaire, il faut donc parfois inventer de nouveaux mots, des formules nouvelles. Ainsi, on peut croire à des infractions émergentes, des crimes inédits, produits par des délinquants d’un nouveau genre.
  Un état de crise sémantique, une intensification de la communication, où la prévention s’appelle désormais gestion des risques, et où on met en place des stratégies territoriales de sécurité. Rien que ça.

  Nouveaux mots, nouvelles cibles, potentiel de victimes exponentiel, nouvelles peurs.
  La peur annihilant le jugement, la question de savoir si la frénésie des mots est proportionnelle à une augmentation de la délinquance devient sans objet.

  J’aime beaucoup le mot ultra. Il a le goût d’un point de non retour.
  On connaissait l’extrême-gauche, et on a vu arriver l’ultra-gauche sous les traits d’un exalté sans envergure politique qui aurait balancé des saloperies sur les caténaires du TGV en guise d’acte qualifié de terroriste. Avant, on disait vandalisme.
Alors si le vandalisme est d’inspiration ultra-gauchiste, comment pourrait-on aujourd’hui désigner Action Directe ou la bande à Baader ? Hypra-méga-supra-gauche ?
  La rhétorique s’emballe, joue de surenchère.
  Dans le même ordre d’idée, on a vite fait de rebaptiser un manifestant d’activiste, ou encore un Arabe de musulman, et un musulman d’islamiste, un islamiste d’intégriste, un intégriste de fondamentaliste et un fondamentaliste de terroriste – voire lui coller un muezzine en fond sonore au montage, ces incantations moyen-orientales tout droit sorties d’un minaret laissant entendre qu’un type mal intentionné pourrait exploser d’un moment à l’autre.
  Et après, on nous fait rigoler avec le "vivre-ensemble"...

  Dans la catégorie des ultra-concepts, l’ultra-violence a désormais sa place dans les faits divers, comme s’agissant qualitativement de faits nouveaux.
Faux. Complètement faux.
  Le nombre de crimes très violents, faits de déséquilibrés, viols, actes de barbarie, et autres sauvageries listées dans le code pénal, est linéaire dans le temps. (À condition bien sûr que le temps sur lequel s’opère la mesure soit significatif. Des fluctuations de faits peu nombreux enregistrées sur des périodes courtes n’ont aucun sens, c’est une contrainte de la statistique.)

  Il y a toujours autant de dingues, c'est-à-dire pas tant que ça pour une société qui marche sur la tête.
  On a beau retourner les chiffres dans tous les sens, les homicides sont en baisse constante.
  On a beau regarder les gamins d’un sale œil, depuis des années l’âge du premier délit a tendance à croitre.
  En fait – quitte à faire hurler de réprobation les convertis – globalement, la violence est en baisse.
  Ce serait un affront à l’intelligence de rappeler la violence des pratiques infractionnelles d’un passé lointain, de citer des extraits de Zola, ou de se souvenir que le baron Haussmann a fait installer l’éclairage public dans Paris parce qu’on s’y égorgeait au coin des rues. Etc.
  Et même si les plus intégristes du tout-sécuritaire appellent de leurs vœux une répression implacable, l’histoire du droit et de la criminalité démontre que – hormis un effet de catharsis sur une société qui in fine reconnaît quelques bienfaits à la violence – la brutalité de la sanction pénale (de la torture à la peine de mort en passant par les travaux forcés) n’avait pas d’effet sur la délinquance qui lui était contemporaine.

  La violence scolaire est un autre exemple intéressant. Elle fait partie de ces nouvelles catégories d’infractions, et pourtant elle a toujours existé aussi, à ceci près qu’elle était indifférenciée, et considérée comme du fait divers. Le véritable changement est l’augmentation des effectifs et de l’âge de la population scolaire de l’enseignement secondaire, et de fait, le transfert de délits inhérents aux post-adolescents et jeunes adultes dans l’enceinte de l’école.
  Quoiqu’on en dise aujourd’hui, quelque soit l’écho qu’on lui donne, la vraie violence à l’école a toujours été marginale. Les incivilités et autres dégradations relevées seraient plutôt à mettre en rapport avec les suppressions de postes opérées dans l’Éducation nationale.

  Dans le même esprit de saturation en incantations sécuritaires, la loi se gonfle de mots nouveaux, comme autant d’infractions non encore prévues par les textes.
Mais à y regarder de plus près…
  Le guet-apens rentre dans le cadre de l’association de malfaiteurs
  L’inceste était superflu, la loi dispose déjà qu’une agression sexuelle ou un viol commis sur un mineur par un ascendant ou toute personne ayant autorité constitue une circonstance aggravante.
  Un senior fait partie des "personnes vulnérables." Prévu par la loi aussi.
  Etc.

  Ce gavage de mots doit persuader que tout est mis en œuvre pour que la population se sente rassurée et protégée, tout en sous-entendant de nouvelles pratiques délinquantes très inquiétantes.
Même si les annonces concernant la délinquance sont faites sans aucun paramétrage, aucune indication, permettant une meilleure compréhension.
  Récemment, on apprend que les délits contre les seniors sont en augmentation. L’explication se trouve dans la courbe démographique. La France vieillit et les vieux ont toujours été une cible privilégiée des agressions physiques. Ils ne sont pas plus en danger, ils le sont autant qu'avant.
  La préoccupation sécuritaire occulte tout le reste, et tombe toujours à point nommé pour occuper l’espace médiatique. La vulnérabilité économique et sociale s’efface quand il le faut derrière le sacro saint chiffre de la délinquance et toutes ses déclinaisons. Ce concept-là fait vendre – ou élire – le reste, plus personne n’y croit.
  La sécurité apparait de plus en plus comme un argument électoral par défaut.

  On finira par se convaincre qu’une poubelle qui brûle met davantage en danger la République qu’un système de retraites qui se délite. Ou qu’une police nationale, bientôt sacrifiée sur l’autel de la sécurité privée.
Ou peut-être est-ce un écran de fumée ?

  Et justement, la police dans tout ça ?
Les policiers n’ont pas une vision macroscopique de la délinquance, mais une observation très précise de ses formes et ses modalités là où ils exercent.
Ils peuvent témoigner de certaines formes de radicalisation de la violence, notamment à leur encontre. La preuve la plus infecte que cette option prise sur la gestion de la sécurité et de la paix publiques est une impasse.
  Plus que jamais, la police de proximité fait défaut. Contrairement à ce qui est plaidé, préconisé, annoncé, vidéosurveillance, drones (!), etc, plus la situation s’envenime et plus une police de proximité serait nécessaire. Ou plus exactement l’état d’esprit qui animait cette orientation. La police, c’est par définition de la proximité. Dès lors qu’on fait une partition des missions policières, c’est de la politique.
  Et c’est en partie pour cela que les relations police/population n’ont cessé de se dégrader.
  La police se trouve au cœur de la réalité des effets de la férocité sociale, économique, et la délinquance. Même s’il se trouve aujourd’hui des idéologues pour affirmer qu’il n’y a pas de lien entre la délinquance et la précarité…
  La police doit absorber toutes les conséquences de la politique sécuritaire.
  Intrinsèquement par l’application de la culture du résultat qui va constituer la matière première d’une statistique dopée, et les effets pervers qu’elle génère en interne (esprit de compétition, course au bâton, à la prime au mérite, etc). Mais aussi - le désengagement de l'État en matière de sécurité est limpide - par la baisse de ses effectifs, par un recrutement anémique qui souffre de trop de jeunesse, un encadrement qui prend ses distances avec la base, par une déprime qui se généralise moins à cause du contexte professionnel que de son malaise interne.
  Et face à une population de plus en plus hostile, dans une sorte d’engrenage réciproquement haineux, avec qui la communication n’est pratiquement plus possible.

  Les scénarios-catastrophe plaisent au cinéma, la recette est simple et le public réceptif. Les journaux télévisés sont des feuilletons où tout doit être générateur de peurs. La météo, la santé, la nourriture, la voiture, etc… autant dire qu’avec la délinquance - la menace de l’autre - c’est de la balade…
  L’importance relative des informations d’actualité servies par les médias dominants est hallucinante de mauvaise foi, le fait divers fait la une plus que de raison.
  L’endoctrinement est médiatique, et l’émotion a pris le pas sur la réflexion : si "on" ne parle pas de quelque chose, cette chose n’existe pas, si "on" parle d’un fait, il se doit de concerner tout le monde. C’est ainsi que le suffrage de petites communes tranquilles démontre une paranoïa irraisonnée, et une radicalisation de la peur que les quartiers sensibles ne connaissent même pas.
  L’histoire contemporaine de la délinquance est amnésique, elle se raconte sur les pages rédigées d’avance d’un futur sécuritaire, avec un maigre argumentaire constitué d’une indigestion de faits divers. Jusqu’à une oppression qui finit par rendre hors sujet toute tolérance du minimum de brutalité indissociable de l’être humain, et transforme le citoyen en maniaque de la loi et de l’interdiction.
  L’honnêteté intellectuelle est bannie du débat, le court terme des chiffres, des mots, et des lois, n’est pas raisonnable. C’est de la propagande. À croire que l’objectif est une mutation de la société toute entière, qui avec logique accepterait de vivre de méfiance mutuelle, et sous un contrôle permanent.
  La criminologie est aujourd’hui une discipline quasi négationniste, sans passé, sans recul, sans sérénité, dont la plus belle arme est l’instrumentalisation. De la population, des délinquants, de la police. Et des médias mis au diapason politique.

  Et bizarrement, rien ne sert de leçon.
  Et les uns accuseront toujours les autres de déni de réalité. Et vice-versa.

 

 

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité,
tu ne mérites ni l'une ni l'autre. »

Thomas Jefferson

 

Les sources que je consulte régulièrement :

- Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales
- Délinquance, justice et autres questions de société
- Champ Pénal - Nouvelle revue internationale de criminologie
- Cairn.info
- Journal d'un avocat

 

Plus de commentaires sur Rue89 [lire] et sur AgoraVox [lire]

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commentaires

Michiga 15/01/2011 22:26


bonsoir je me présente je m'appelle Sayuka Michiga je suis d'interpol au USA et au JAPON
Je suis venu en france il y a 4 ans sous la demande du ministre de l'interieur et de la défense pour une entente et une aide à PARIS par rapport aux jeune délinquant et aux criminelles trés
dangereux. bonne soiré(e)


meh 02/05/2016 11:57

Cool story bro.

David 13/12/2010 07:30


Bonjour,
Je me permets d’ajouter un petit lien au sujet de la Loppsi2, des sociétés de sécurité privée et du lobbyisme qu’elles exercent alors que beaucoup sont hors la loi !

http://www.lepost.fr/article/2010/12/07/2331891_des-societes-francaises-hors-la-loi-qui-veulent-imposer-la-leur.html

Cdlt

David


David 04/12/2010 13:19


Mr, Bravo pour votre probité et votre courage !
Permettez moi de vous féliciter pour votre blog qui nous fait découvrir le quotidien d'un métier décrié et malmené en ce moment !
On a besoin de vous, meme si on aime pas vous voir quand on mérite une amende !
Je deteste voir votre profession instrumentalisée par les politiques !
Votre boulot est pas facile, mais j'espere vous donner du baume au coeur en vous disant que c'est de flics comme vous dont le pays a besoin, des hommes et des femmes comme tout le monde ayant en
tete le respect des gens et des lois !
Il y a tant de passions, de folie dans les commentaires haineux des gens !
Moi, depuis tout petit, mes parents m'ont appris que les choses ne sont pas forcement ce qu'elles paraissent etre, et ils avaient raison, mon grand pere, ancien combattant de la seconde m'a
chevillé au coeur le respect de la démocratie et de la liberté !
Il serait temps que la police et la population re-apprennent a se faire confiance, a s'aimer, a se respecter !


André Rebaz, centriss 28/11/2010 20:26


Bonsoir, Bénédicte,

Ça faisait un moment que je n'avais pas fait un tour sur ton blog. Comme en ce moment j'avais plutôt envie de rigoler, j'allais lire les communiqués de Synergie ; en cas de déprime, ça remonte le
moral.

Et puis ce soir, mes enfants sont couchés, ma femme au ciné avec une copine. Je fais un tour sur internet et je tombe sur ce billet.

Et comme lors de la lecture de ton bouquin, Bénédicte, je trouve ton point de vue étonnement précis et juste.

Pour avoir bossé dans le commissariat d'une province tranquille, j'ai rencontré des enfants du cru qui, eux, avaient passé cinq, dix, quinze ans dans des commissariats sordides de banlieues
urbaines. Certains d'entre eux sont rentrés bien éteints. D'autres n'en parlent jamais. D'autres en parlent, au contraire et j'aurais préféré qu'ils se taisent.

Et puis, il y a un an, lors d'une soirée, je discute avec une prof dans un collège "chaud". La jeune femme s'enflamme lorsqu'elle apprend que je travaille pour la Police, sur le thème
"flic=bourrin", "flic=abruti illettré", "flic=..."

Ça m'a rappelé une discussion avec l'un des collègues évoqués précédemment. "Les profs, de toutes façons, il n'y a rien à en tirer, ils n'aiment pas les flics et ils poussent les gamins dans la rue
à la première occasion".
Une des clefs du problème ne réside-t-elle pas dans cet aspect précis? Ne faudrait-il pas que nous soyons tous conscients que service public recouvre autant "Éducation Nationale" que "Police
Nationale"?
Dans ma calme province, pourtant assez défavorisée (beaucoup de chômage, beaucoup d'alcool, pas beaucoup de travail...) les policiers font régulièrement le tour des écoles primaires pour dire
bonjour aux élèves. Ils viennent présenter leur métier, parler de leur rôle dans ville, dans le quartier. Ils prennent contact avec les instits, et le cas échéant, ils discutent d'une famille dont
l'un des gamins part en cacahuète.
Mon copain Joël, dont c'est le boulot, fait ça avec un cœur et une humanité étonnante. Et quand la patronne de l'époque venait lui demander d'augmenter ses sorties de dossier, il répondait oui,
toujours. Il est sous-balloche.
Je crois que mon Copain Joël sait où se trouve la mission du service public. Et la lecture de tes billets m'apprend avec plaisir qu'il n'est pas le seul de son espèce. Rempileras-tu, un jour?
Cordialement,


bénédicte desforges 03/12/2010 18:49



Merci André.
Si tous les collègues pouvaient penser comme toi...
Bien sûr que oui, les différents acteurs du service public ne peuvent pas s'ignorer. Et c'est pourtant la tendance dominante, les difficultés du métier entrainant un repli corporatiste
inquiétant.
Bien sûr que oui, il y a des situations qui justifient de prendre de la hauteur avant d'agir. Ou de parler. Parce que l'action... tu vois ce que je veux dire...
Alors rempiler ? Non, je ne pense pas.
Amicalement,
BD



xavier 28/11/2010 14:12


pas mal mais ...

... on ne trouve pas trace ds cet article de la chasse et des vocables appliqués aux jeunes identitaires par exemple (ultra droite , ultra nationalistes , extreme droite etc).

tous ces termes finalement servent a ne pas nommer la meme si les journalistes commencent a parler de la violence subie par la population au quotidien c'est en des termes bien softs : qui evitent
soigneusement de nommer la cause réelle des problèmes que vous décrivez : l'immigration afro-musulmane.

ça permet à nos "elites" de parler et d'empiler des lois pour donner l'impression d'agir.

quand a la police et aux forces de l'ordre : quelle population les déteste? certainment pas les français de souche (a part les gauchistes exacerbés et décérébrés) mais bien nos "invités" ...
malheureusement les gens voient bien le deux poids deux mesures ...
c'est à dire des patrouilles de centre ville qui ne font pas grand chose (puique plein de clochards , de gens louches , de regards lourds , d'insultes , attouchements et autres actes de "vivre
ensemble" ) ....
avec des primes augmentées cette année ....

La criminalité visible est à peu pres réprimée (ou contenue ) (le containment ) ....mais le reste .

La réalité c'est que "vous" ne faites plus peur aux "voyous" .
ceux ci sont en train de demontrer au quotidien que la force ultime ,la violence ultime (le monopole de la violence) est entre leur mains ...pas dans celle de l'Etat. Puisque ce sont eux qui
tirent.

BIEN A VOUS


bénédicte desforges 28/11/2010 16:20



Vous vous êtes trompé d'adresse, F.Desouche c'est au fond du couloir.
Cordialement.



"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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