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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 19:26

 

 

  J’en ai croisé pas mal des syndicalistes, et j’ai vu de tout.
 Des feignants, des trouillards, des mauvais flics reconvertis délégués à titre de prétexte, des types avec des sourires de vendeurs de voitures, des complexés en mal de pouvoir et d’emprise sur leurs semblables, des carriéristes qui voyaient là un tremplin efficace vers la politique, et qu’importe qu’elle fut du bord opposé.
  J’ai souvent vu un corporatisme éhonté, gardiens de la paix d’un coté et cadres de l’autre, adversaires comme s’il n’y avait pas plus d’intérêts que de possibilités de combats communs. Comme s’il ne s’agissait pas du même métier, et qu’il fallait davantage jouir d’un grade que d’une vocation. Comme si la qualité de fonctionnaire de police devait primer sur celle de flic...
  J’ai vu des gens malhonnêtes, avides d’une misérable notoriété, instrumentalisant les conditions de travail de leurs collègues jamais éprouvées par eux-mêmes, pour se hisser près des caméras et des micros, ou s’imaginer important à faire les yeux doux à un ministre ou son chef de cabinet.
  J’en ai vu aussi qui étaient plus exaltés par leur propre discours que par un hypothétique résultat de celui-ci.
  J’en ai vu marchander l’avenir des uns au détriment de celui des autres, pour le prix d’une cotisation.
  J’en ai vu bander d'autosatisfaction, parce qu’un collègue les suppliait de l’aider.
 « On va voir ce qu’on peut faire… »
  Mais j’ai aussi rencontré des syndicalistes formidables.
  Moins souvent, mais j’en ai connus. Des flics qui avaient le sens du bien commun. Qui avaient réussi à mettre en harmonie profession et métier.
  J’en ai connus qui ne subordonnaient pas carrière et avancement à leur mandat syndical. Des vrais militants - si ce mot peut encore avoir un sens noble et la saveur du désintéressement. À la fois bons policiers, et représentants intègres et justes de leurs collègues.
  Des vrais flics qui envisageaient le syndicalisme au-delà de toute affinité politique. Simplement parce que l’avenir d’un métier se projette bien plus loin que le temps d’un mandat ministériel ou d’un quinquennat.
  Ceux-là qui comme nous, ont parfois cette utopie d’un syndicat unique. Parce que le métier est difficile, impopulaire, décrié, dangereux, et le sera de plus en plus. Parce que l’individualisme est un cancer, et que peut-être plus que d’autres nous avons besoin de solidarité.


  Message d’un collègue aux syndicats de police :

 Pour ma part je vous le dis tout net, je n’irai pas voter aux prochaines élections professionnelles, parce que je n’adhère pas à ce système mafieux qui fait que l’on est muté que si l’on est syndiqué.

  Quelle belle vidéo que celle vantant les reculées de nos acquis et encore une fois, faisant la comparaison entre syndicats (nous on fait ça, voilà ce qu’on fait les autres, votez pour nous!) qui nous demande de nous battre pour des réformes qui sont déjà en place, comme si on devait prendre le train alors qu’il est déjà arrivé en gare.
  Je ne crois plus aux belles paroles. Preuve en est, un de mes gars qui vit séparé de sa femme et de sa fille depuis deux ans, alors qu'elle est fonctionnaire d'état et attend son mari dans une caravane parce que nos salaires ne nous permettent pas de vivre mieux. Les syndicats s’occupent de son dossier parce que je pensais - naïf que je suis - que c’est l’administration qui nous mute, mais non... On lui promet la mutation s’il prend sa carte, appelez ça comme vous voulez, moi j’appelle ça du chantage.
  J’en profite, mes chers syndicats, pour vous remercier de votre engagement à tâtons dans les conseils de discipline, parce que chez nous la deuxième chance n'existe pas, on vous laisse sur le bas côté, sans solutions de reclassement, certains finissent vigiles en supermarché, avec le ricanement des gens que vous avez arrêtés.

  Pour finir de vider mon sac et que chacun comprenne bien : le 6 janvier dernier à Chessy, je faisais partie de cette haie d’honneur avec une poignée de baqueux, et nous avons pu constater encore une fois l’intérêt que nos syndicats ont porté à cette affaire.
  Aucune déclaration ou protestation, j’ai appris la cérémonie grâce à facebook, rendez vous compte... Pas de témoignage de solidarité affiché dans les commissariats. On m’a demandé de faire suivre par mail la date de la cérémonie aux syndicats afin qu’ils préviennent un maximum de gens. On attend encore le communiqué !
  Quand je vois que certains d’entre nous se posent la question de la raison de notre déplacement sur place, et qui ne savaient même pas qu’un Major était mort dans l’exercice de ses fonctions, je me dis qu’on est mal barrés.
  Je n’ai pas à me poser cette question quand je passe chaque jour devant la stèle des policiers morts pour la France.

  À cette cérémonie, j’ai vu des policiers avec leurs enfants en poussettes bravant les moins 5 degrés, parce qu’ils voulaient honorer une dernière fois un homme de 52 ans. On nous a donné le choix entre être parqués dans un gymnase, plein à craquer ou rester dehors, la cour du commissariat de Chessy étant trop petite pour accueillir ministre et feuilles de chênes, agglutinés derrière lui pour la photo.
  Ordre, contre ordre et désordre parce que le "protocole" nous interdisait de nous aligner le long du cortège et du cercueil. J’ai vu des policiers prêts à en venir aux mains avec un commissaire qui voulait nous interdire de passer. Aucun responsable syndical présent pour organiser la présence de mille policiers, ils étaient sans doute eux aussi dans la cour du commissariat.
  Et le summum, pour finir, j’ai vu un CRS en fin de carrière, faisant le jalonnement, me donner une chaufferette parce que nous étions transis de froid, chaufferette achetée à chaque CRS par le fils du collègue décédé, parce que ni l’administration, ni les syndicats n'ont pensé que nous serions si nombreux et que nous aurions sans doute un peu froid. Juste un détail, le fils du Major est également policier

  Alors je vous le redis, je n’irai pas voter, je n’attends rien de ces gens, mon travail me suffit.

 

 

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Published by le flic - dans syndicalisme
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commentaires

patrice coutaz 08/01/2011 21:47


Je souhaiterais savoir une chose de la part des forces de l'ordre... Comment supportez-vous l'image dégradante, ridicule et "neuneu" que les téléfilms policiers français donnent de vous? Dans le
passé on a vu une flic qui passait son temps à fumer dans "les enquêtes d'Eloise Rome", des gendarmes niais dans "une femme d'honneur", des agents cul-culs, alcooliques et racistes dans "PJ", ou
comme je l'ai vu ce soir, des inspecteurs qui laissent fuir un assassin potentiel parcequ'ils refusent de sauter par une fenêtre du RDC dans "les bleus..."!!! Exit les poursuites en talons
aiguilles et mini-jupes Comment pouvez-vous tolérer ça? Voilà de beaux exemples, et la réponse à une vraie question : pourquoi les jeunes ne craignent plus les uniformes...


Jongo 28/01/2010 01:45


Jeune flic et ancien militaire, j'ai dû mal à me faire au syndicalisme.
A l'Armée, il y a avait des représentants de catégorie mais pas de syndicat et il y avait moins de magouilles (mutations, affectations...).
Quand on voit rien que le choix des postes en sortie d'école, j'ai l'impression d'être dans une république bananière avec des pré-affectations par des syndicats ou des relations sans aucune
compétence particulière.
Pour avoir fait l'Ecole nationale des Sous-officiers d'active, seul le classement comptait (merci Napoléon?) parce qu'en OPEX quand ta vie dépend de tes camarades tu préfères avoir les meilleurs
plutôt que les biens nés!
De plus, pour moi être détaché à plein temps dans un syndicat c'est un peu comme être un député qui passe sa vie à Paris sans jamais retourner dans son département voir ceux qui l'ont choisi pour
les représenter.
Je suis toujours choqué de voir au JT parler les représentants syndicaux (censés nous représenter auprès du ministère notre employeur mais pas devant les médias) à la place des collègues
concernés.
L'Armée est appelée la Grande muette pourtant un soldat peut parler aux médias du moment qu'il respecte son devoir de réserve.
Pour ma part, je pense qu'on a tous plus ou moins les mêmes aspirations et qu'un syndicat unique, apolitique et formé de gens de terrain élus pour un temps limité représenterait mieux le CEA.
A quand les avantages au mérite plutôt qu'au timbre syndical?
Et à quand des évaluations annuelles de la condition physique dans notre métier où cela compte?
Je pense à çà parce que quand je vois un bon nombre de délégués syndicaux, çà fait peur et heureusement qu'ils ne vont plus sur le terrain.


le flic 28/01/2010 12:07


Je suis d'accord avec toi sur les magouilles que d'autres appelleront compromis ou échanges de bons procédés...
Je suis moins d'accord sur ta vision de la représentativité. Le coup de "les syndicats parlent à notre place, c'est pas normal..." est un non-sens. Ils sont élus, désignés, pour ÇA. Ils sont censés
avoir du recul et une bonne maitrise de ce dont ils se chargent. Le syndicalisme, à la base c'est quand même une sorte de délégation de pouvoir et de parole.
Quant à parler devant les médias... qui s'y risque ? Pas grand monde.
Bref, je crois que ce n'est pas la place des syndicalistes à remettre en cause (perso, je ne vois pas d'inconvénient à être bien représentée) mais le sens du
syndicalisme.


christophe 27/01/2010 23:08


Votre regard est juste; ou, tout du moins, partiellement.
On ne peut être que contre le syndicalisme que vous décrivez. De ce point de vue là, on ne peut qu'être d'accord.
Il n'est pas rare que le syndicalisme, au lieu d'être un système qui fonctionne pour tous n'est en fait qu'un système fait pour, en fait, une poignée. C'est une réalité. Oui.
Mais, une fois encore, il ne faut pas généraliser; on ne peut pas résumer la chose syndicale à "tous pourris".
Un de vos lecteurs l'a souligné; il y a des délégués locaux, qui font ce qu'ils peuvent pour renseigner les collègues, pour une question de mutation, de concours, de grade, un souci avec un
collègue, ou un supérieur. Ces collègues-là croient en ce qu'ils font.
En fait, les mondes syndicalistes et politiques se sont rapprochés, et ont finalement les mêmes défauts. Ils n'écoutent rien la base. Ils sont une poignée à discuter de notre avenir. Et sans aucune
remise en question.
Sur ce, je vous laisse; bon courage à tous.
Et, tout de même, je pense qu'il faut aller voter; on en a la possibilité. Il faut donc le faire.
Et à ceux qui ne font QUE critiquer, je dis "allez-y, lancez-vous". Il ne suffit pas de critiquer; encore faut-il oser, et aller au charbon.


le flic 28/01/2010 11:55


C'est ce que je pense, et que je dis plus haut aussi : La critique inerte ne sert à rien, on peut toujours s'essayer à la représentation syndicale. Les "y'a qu'à... faut qu'on..." n'ont jamais été
d'une grande utilité...


Egalement anonyme 27/01/2010 22:50


@ Philippe courageux syndicaliste mais aussi anonyme que l'auteur cité par Bénédicte :

Pourquoi croyez-vous que notre institution est devenue la nouvelle grande muette ? Pourquoi croyez-vous que notre corps civil se tait docilement devant les absurdités de nos hauts fonctionnaires du
MININT (en novlangue), devant les discours convenus de nos représentants syndicaux nationaux et devant toutes les conneries qu'elle entend chaque jour à son sujet ou sur la situation sécuritaire de
la France ?

Alors on nous rabâche le devoir de réserve en y mettant ce que l'on veut pourvu que ça fasse taire la base... Trop de bon sens, trop de vérités pourraient être explosifs !
Et ce devoir, on nous l'impose à coups de menace, de mutations dans les placards pour les plus courageux, de coalitions entre délégués syndicaux de haut rang et hiérarchie pour tuer dans l'oeuf
toute vérité bonne à dire... Voilà pourquoi peut-être ce collègue crie son désappointement de manière anonyme !

On nous rabâche aussi notre devoir, celui d'être garant des libertés fondamentales et de la République. On nous fait bouffer à l'indigestion un code de déontologie. Et pour quoi ? Pour faire de
nous des sous-citoyens de cette République ?!
Le flic est présumé coupable sans que jamais nos syndicats se mouillent la chemise pour réclamer le droit à la présomption d'innocence comme on l'accorde à la première crevure venue.
Le flic n'a pas le droit à la liberté d'expression et de pensée sans cacher son nom sous peine de sanctions déguisées, menaces, parfois syndicales !
Si les collègues sont aujourd'hui furieux contre vous, syndicalistes, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas eu leur mutation malgré votre racket annuel... Pardon le timbre syndical.
Aujourd'hui s'ils sont furieux, c'est parce qu'ils attendent des syndicats qu'ils soient un contre-pouvoir de notre administration. Qu'ils défendent les plus méritants pour que soit reconnu à juste
valeur leur travail.

Or, les syndicaux dans la police (et la FPE et FPT en général) ne sont plus un contre-pouvoir depuis très longtemps. Ils sont devenus un des pouvoirs dans le système. Si on veut muter qu'importe
vos qualités tant que vous êtes syndiqués. Payer l'impôt révolutionnaire est le seul sésame dans la boîte. Du coup, comme les syndicats sont devenus incontournables, qu'ils font leur fortune sur
"la vente des indulgences" comme l'Eglise en son temps, ils se divisent pour récolter les miettes données grassement par l'Administration.
Et puis les syndicats ont vite compris qu'ils feraient bien plus de business en protégeant les cas sociaux de la boîte plutôt que les plus méritants et ceux qui risquent vraiment leur vie, leur
intégrité physique et de plus en plus leur job en bossant vraiment.
Comme m'a dit un jour un des chefs qui m'a formé : "si tu veux muter rapidement, faut être une sous-merde que tout le monde veut voir partir... En plus, les syndicats adorent cette manne
financière."
Tout a été dit par ce chef connu pour son bon sens terrien.

Les syndicats, à l'instar de notre administration, ont tout intérêt à continuer cette infantilisation, ce clientélisme pour ne pas dire cette crapulerie institutionnelle.
Un flic qui se tait est docile. Si les flics avaient le droit d'expression sans être menacés dans leur carrière, ils feraient tomber des gouvernements entiers.
Ce que l'on sait est explosif. Nos constats effrayants. Et notre connaissance de l'étendu du mensonge étatique trop dangereuse pour beaucoup trop d'intérêts... Les syndicats les premiers.

Et si Bénédicte a beaucoup de mesure, moi j'en ai beaucoup moins. Je n'ai connu qu'un seul délégué qui n'était pas une tanche au taffe. C'était un délégué d'un syndicat ultra minoritaire à des
années lumières de mes opinions politiques. La seule fois où j'ai eu besoin des syndicats, tous se sont dégonflé comme des merdes, sauf lui. Je lui ai dit que jamais je n'adhérerai à son syndicat
au vu de nos divergences politiques. Malgré tout il est monté au créneau avec moi. Son intérêt ? Aucun !
Il a fini par me dire qu'il n'aurait jamais pu être dans un syndicat majoritaire parce qu'à partir du moment où on a quelque chose à vendre, on n'est plus un contre-pouvoir libre. Là encore, le bon
sens d'un flic qui devrait pouvoir l'ouvrir sans subir la censure institutionnelle.

Si vous voulez arrêter de chouiner devant la mollesse de vos collègues pour les soit-disant combats que vous nous ressassez, commencez par vous libérer de l'administration en ne faisant plus partie
du pouvoir en place. Pourquoi un syndicat devrait choisir qui doit ou ne doit pas muter ?

Et si vous voulez vendre des combats auxquels les collègues adhèrent, soyez des flics comme les autres, avec des problèmes et des vies de flics. Peut-être verrez-vous que vos revendications sont
complètement à l'ouest, que vos combats n'intéressent que vous et les cas sociaux que vous protégez, quand vous n'en êtes pas vous-mêmes...
Si demain au lieu de casser mes acquis de flic de VP pour consolider ceux des postes aménagés de délégués départementaux ou autres, si demain au lieu de nous présenter vos avancées comme des
victoires alors qu'on a reculé de trois pas pour avancer de deux, si demain vous vous battez pour ce que veulent vraiment la majorité des collègues qui bossent, peut-être effectivement que
l'individualisme, la soumission au système et le côté réceptif au clientélisme que vous proposez prendra fin. Peut-être aurons-nous envie de nous battre pour cette boîte...

Parce que c'est tout de même énorme de voir que l'immense majorité des flics rentrent par amour du taffe, par volonté de servir et que cet amour, peu le perdent après les années. Mais quand la
haine de l'institution et des syndicats devient tellement forte qu'elle arrive à nous faire espérer que l'institution s'écroule sur ses fondements de merde, là on voit l'étendu du malheur !

Syndicats, battez-vous pour qu'on devienne une police professionnelle et apolitique, avec le droit de l'ouvrir dans les débats civiques. Et là, on vous suivra... Mais personne se tire une balle
dans le pied n'est-ce pas ?!

Anonyme comme toi, Philippe.


Gérard B 27/01/2010 13:24


J’ai reçu un nombreux courrier concernant l’assassinat du Major Patrice Point. La mort de ce policier de 52 ans père de famille n’a pas eu le même écho que la mort d’un jeune délinquant quelques
jours plus tard. Cette mort fit grand bruit dans le milieu policier mais curieusement n’a pas provoqué l’émotion des syndicats de cette administration.
J'ai conscience que je ne fais pas me faire des amis en disant celà mais tout de même, si les avocats des jeunes délinquants interviennent tout de suite pour décortiquer, critiquer, désapprouver,
contester les éventuels comportements de la justice ou du travail des policiers dans les médias avec photos de famille au 20 heures, sans compter le week-end suivant le défilé silencieux, il n’y a
pas la même célérité lorsque c’est de la mort d’un policier qu’il s’agit. Du moins c’est l’impression que les citoyens en ont.
Ma question est simple, est-ce qu’il y a dépôts de plaintes de la part d’un syndicat policier concernant la mort d'un policier ou lorsqu'il il y a atteintes physiques sur des policiers ? Pas à ma
connaissance. Sinon faîtes le moi savoir. Je l'éditerai très volontier.
Je sais qu’il y a des élections professionnelles dans cette administration et autant que je sache, rien n’indique un quelconque engagement de demande de comptes face aux agresseurs de
policiers.
Serait-il inconvenant d’imaginer que les syndicats de cette profession déposent systématiquement une plainte contre X dés lors qu’un policier subit, de par sa profession, des atteintes physiques
?
Faut-il croire qu’un policier n’a finalement que ce qu’il mérite puisqu’il est policier avec tous les risques inhérent ?
Il est possible que beaucoup hélas, le pensent dans la société civile pour autant, les syndicats qui sont des entités protégées par leurs statuts pourraient se substituer et déposer
systématiquement des plaintes.(...)
L'article est trop long, vous pouvez lire la suite sur mon blog. De tous coeur avec vous et bon courage à tous.


le flic 27/01/2010 13:46


Monsieur,
Ne le prenez pas mal, mais je ne sollicite personne pour relayer quoique ce soit.
Mon texte d’hommage à Patrice Point et coup de gueule envers médias et opinion a déjà été relayé sans que je le sache, sans qu’on me l’ait demandé, mais surtout, l’auteur en a déjà été changé
plusieurs fois, et cette cause policière a été détournée pour servir un discours politique auquel je n’adhère pas, et qui en tout état de cause est
hors propos.
Vous-même, avec vos mandats électoraux et de représentation, en êtes sur le sujet et ici au troisième commentaire (sans compter vos messages privés)... Sur votre site, vous rebondissez de façon
opportune sur la mort de Patrice Point, et faites un certains nombre d’amalgames (Dieudonné, SOS-Racisme, etc.) dont on ne voit pas trop ce qu’ils viennent faire là. Ce genre de mélange des genres
ne nous sert pas, bien au contraire. Que savez-vous des tueurs de Patrice Point ? Rien. Au risque de vous décevoir, je vais simplement vous dire qu’ils ne sont vraisemblablement ni noirs, ni
maghrébins. Voilà, c’est lâché.
La mort de notre collègue relève du droit commun : c'est un meurtre aggravé.
Il est impossible de disserter ou même polémiquer sainement, du rôle ou parti-pris des médias, des conditions de travail des policiers de terrain, des risques encourus, en se retranchant
systématiquement derrière des arguments mille fois entendus qui n’ont pour seul effet que la restriction et la stérilité du débat.
Du moins c’est mon point de vue ici, et je veille à l’appliquer. Il existe ailleurs pléthore de sites et forums où la mauvaise foi, les procès d’intention et les déferlements haineux accusateurs
sont les bienvenus.
Les médias en effet parlent davantage des décès de délinquants, vous ne nous apprenez rien. Ils en parlent aussi beaucoup plus, parce que ces morts-là génèrent systématiquement des troubles à
l’ordre public.
N’allez pas croire que les syndicats policiers (avec qui je n’ai pas d’affinités particulières) n’intentent pas d’action en justice quand il y a une qualification pénale pour le faire. Prenez
attache avec eux plutôt que de supposer.
Bref, exprimez les opinions que vous souhaitez, mais ne me demandez pas de vous servir de relais. Surtout si je ne partage pas votre idéologie.
Bien à vous.


"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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