Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 19:41

deuil

 

Vous n’êtes pas sans savoir les drames, les quatre suicides qui viennent d’endeuiller la police nationale.
Des suicides que l’administration attribuera pudiquement à des raisons personnelles, et que le syndicat majoritaire des gardiens de la paix a d’ores et déjà qualifiés d’actes "intimes et mystérieux".
Ça suffit ! MAINTENANT, ÇA SUFFIT !

Combien faudra-t-il encore de morts pour qu’enfin, vous médias et responsables politiques, considériez sérieusement ces suicides, non seulement comme des désastres humains, mais encore comme l’indicateur le plus épouvantable qui soit de la dégradation des conditions de travail des fonctionnaires de police, et plus globalement celle de la sécurité publique ?

Depuis 2007, nous tentons par tous nos moyens d’attirer votre attention sur ce problème dramatique. Nous n’avons pas de représentativité syndicale, ni politique, mais nous sommes la voix de centaines, de milliers de policiers qui en ont ASSEZ d’être déconsidérés, niés et qui en ont ASSEZ d’exercer leur profession en dépit du bon sens !

Écoutez les enfin ! Écoutez ce qu’ils ont à dire de ce métier, et de leur rôle pour VOTRE sécurité ! Écoutez leurs difficultés, elles vous concernent !

Comment peut-on imaginer, aujourd’hui, que les conditions de travail des policiers sont étrangères à ces suicides… Comment peut-on supporter sous la même casquette la réduction des effectifs, des brimades et soupçons insupportables, une impopularité exponentielle et la culture du résultat ? Comment ?

La police est là 24 heures sur 24 pour vous tous.

Aujourd’hui, les policiers ont besoin du soutien des médias et des citoyens pour changer leur avenir et celui de la sécurité publique, et qu’on n'ait plus à porter le deuil de nos collègues, morts en service... d’une façon ou d’une autre.

Alors nous vous le demandons clairement et sans arrière pensée : combien encore faut-il de suicides dans la police pour que vous, journalistes et responsables politiques, fassiez du problème de la sécurité publique et de ses ouvriers, une priorité ?


Bénédicte Desforges et  Marc Louboutin

 

Lettre envoyée ce jour à plusieurs centaines de journalistes et responsables politiques avec, à titre d'information, tout ce que nous avons écrit et fait à ce sujet, et bien d'autres sources et documents..

Publié dans : le suicide dans la police
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"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

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