Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 23:13

mise à jour :

 

 

L’automne italien

À l’appel de leurs syndicats de gauche comme de droite, les policiers italiens ont manifesté mardi 18 octobre devant le Parlement à Rome, mais aussi devant toutes les préfectures des villes de province.

Toutes tendances politiques confondues, ils ont dénoncé le manque de moyens donnés à la police, et les coupes budgétaires qui touchent le secteur de la sécurité de façon drastique depuis trois ans.
Le déficit en moyens matériels et la carence en effectifs est à un point tel, qu’aujourd’hui l’ensemble des organisations syndicales s’accorde sur le fait que la sécurité ne peut plus être assurée convenablement.

Évoquant la manifestation des indignados qui a dégénéré samedi dernier à Rome - avec un bilan de 130 blessés - un syndicaliste a déclaré que « en l'absence d'effectifs suffisants, la police n'a pas pu permettre aux indignés de défiler dans le calme contre ce capitalisme exacerbé. »

« Les restrictions sont telles que les boucliers des policiers assurant le maintien de l’ordre ne sont plus remplacés » déclare un autre représentant du personnel, ajoutant qu’ils doivent à présent faire l’avance de leurs frais de déplacement.

« Face à la hausse de la criminalité, le gouvernement doit investir dans la sécurité » estime encore un policier.

Mais c’est sur un autre aspect de leurs difficultés que les policiers italiens sont allés à la rencontre de leurs concitoyens : la pénurie d’essence.
Selon l’ensemble des syndicats, de plus en plus de véhicules d’intervention ne quittent plus leur stationnement faute de carburant. Le budget alloué à l'essence et la manutention a été divisé par deux en un an…

Les policiers italiens ont donc organisé une collecte de dons, symbolique et spectaculaire, à l'aide de tirelires géantes afin de pouvoir refaire le plein de leurs voitures de service, et ils ont remis à chacun un communiqué signé de tous leurs syndicats.

Cette journée d’action s’est déroulée dans le calme et a remporté l’adhésion et la solidarité de la population italienne, qui a pu comprendre grâce à cette démonstration par l’absurde, la nécessité de préserver les services publics.

« Cela ne fait pas honneur à ce gouvernement, qui a gagné les dernières élections en axant sa campagne sur la sécurité et l'ordre public...» a commenté un policier.

 

 

L’automne portugais

Policiers et gendarmes portugais, mobilisés par une coordination de syndicats et d’associations de professionnels des forces de l’ordre, ont mené à la fin du mois de septembre 2011, une semaine d’action - semana da indignação dos polícias - pour protester contre les restrictions budgétaires, le gel des salaires (bien qu’un accord salarial avait été convenu en 2010) et la dégradation de leurs conditions de travail.

Touchés par la crise au même titre que les employés des autres services publics, et n’échappant pas à une légitime inquiétude qui est celle de chaque citoyen, ils ont décidé de se rassembler et mener solidairement des actions de contestation.

« Si le budget alloué à la police n’augmente pas, il n’y aura pas d’autre choix que de mettre la clé sous la porte. » explique un leader syndical.
« La seule façon de mettre un terme à cette semaine de mobilisation serait que le ministre garantisse l’entrée en vigueur d’une hausse salariale. » précise le secrétaire national de la coordination, qui a déjà prévenu que le bras de fer allait durer.

La semaine de revendications des policiers portugais s’est organisée autour de multiples actions parmi lesquelles une baisse maximale de l’activité contraventionnelle, et des arrêts de travail avec certificats médicaux à l’appui. Et pour finir par une importante manifestation unitaire dans la capitale, qui a réuni des centaines de policiers venus de tout le pays, en civil mais aussi en uniforme, au mépris du règlement, qui là-bas aussi l’interdit, et acceptant solidairement le risque de sanctions disciplinaires.

Les fonctionnaires de police en service chargés du maintien de l’ordre, se sont joints à la marche tout en contenant le cortège, et ont fait en sorte que puisse être remise une lettre au ministre de l’Intérieur réclamant la revalorisation de leurs salaires, et l’amélioration de leurs conditions de travail.

En avril 2011, à l’appel de la même coordination syndicale, plus de 8000 policiers portugais avaient déjà défilé dans les rues de Lisbonne.

Juntos venceremos o estatuto que queremos e Basta de demagogia, estatuto digno já!

 

 

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L’automne français

Pendant ce temps à des milliards de kilomètres de là, sur le lointain continent Europe, en France, le pays où tout va bien dans le meilleur des mondes, les responsables des gentilles organisations syndicales de policiers français se demandaient à quoi ils pourraient bien occuper leur mandat.

Le syndicat Alliance a opté pour la guerre, et passe agréablement son temps au tribunal à rectifier les conneries de quelques collègues qui ont complaisamment soumis à la sagacité de Copwatch le déroulé de leur vie privée et professionnelle, ainsi que leur pedigree complet sur trois générations, sur les réseaux sociaux. Copwatch a donc encore très facilement complété sa collection d’images de fonctionnaires de police comme autant de cartes Pokémon, et Alliance a aussitôt bondi en renfort du ministre de l’Intérieur qui a déjà fort à faire avec le commissaire Neyret, qui aurait – parait-il, de source proche de l’enquête – à voir avec le torpillage du Titanic, et qui est chaque jour balancé par un vertueux collègue de plus.

Parallèlement à ce combat syndical de compétition, Alliance continue de veiller à son enquête scientifique, qui après des dizaines et dizaines de questions posées à des collègues qui n’ont décidément pas de quoi occuper leur temps libre, révèlera, conférence de presse à l’appui, qu’il y a un malaise dans la police, et en énumérera les causes qu’on connaît déjà par cœur.

De son coté, Unité Police SGP FO toujours plus offensif a organisé un méga meeting géant dans le plus grand secret avec rien que des délégués syndicaux. Les flics de base, ils ne savent pas se tenir et ils ne font rien que de rouspéter, ils croient qu'ils peuvent tout dire, c’est pénible à force. De toute façon la tenue de ce meeting n'ayant été révélée aux adhérents qu’une semaine avant, et vu le déficit en effectifs, pour avoir la journée, c’était pas gagné. Bref, ils étaient donc entre deux et trois cents selon la police.

Le secrétaire général a déclaré que son meeting était le signal visible de la colère froide des policiers (…) et instaurait un rapport de force dans toute la France contre la RGPP.
Il a usé et abusé de mots clés – force, colère, ça ne peut plus durer, etc – sans aucune mesure avec l’action syndicale réelle observée sur le terrain, c'est-à-dire trois fois rien.
Et Nicolas Comte de conclure que les fonctionnaires de police ne vont pas se laisser faire ! et de promettre «une très grosse colère» des policiers à l’été prochain.
C’est extrêmement impressionnant, non ?

Sauf qu’à la manifestation de décembre 2009 organisée par ce même syndicat, juste avant les élections professionnelles, des promesses, toujours des promesses, il y en avait déjà eues.
Les policiers ne vont pas se laisser faire, les poulets ne se laisseront pas plumer! clamait-il déjà en évoquant un rapport de force avec le ministère.
Une fois, pas deux ! avait-il martelé. Une fois, pas deux !
Et de faire la menace, alors déjà, d'une manifestation monstre à Paris.
Qui n’a jamais eu lieu.

Dommage que la colère reste… froide.


Publié dans : syndicalisme
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Commentaires

Remarque. (si on peut dire)

Ca fait réfléchir et rêver.
Commentaire n°1 posté par anonyme le 14/10/2011 à 18h59


photo Francisco Seco © 28/09/2011

Réponse de bénédicte desforges le 14/10/2011 à 22h59
Même si nous ne sommes que trois dans la rue à gueuler "tous ensemble, tous ensemble ! ouais ! ouais! " ça vaut le coup !
Commentaire n°2 posté par Liberté le 14/10/2011 à 19h11


photo Francisco Seco © 28/09/2011

Réponse de bénédicte desforges le 14/10/2011 à 23h00
Je ne partage pas la totalité du paragraphe sur copwatch ( si nous avions toujours les mêmes pensées, nous ne serions pas...pas quoi ? lol )
Ce que je n'arrive pas à piger, c'est que nos syndicats hauts perchés sont bien les mêmes que ceux qui organisent des marches pour les "autres" professions? Pourquoi ne le font ils pas pour nous ? Pourquoi faut il toujours laisser les flics de bases se dépatouiller tous seuls pour organiser le moindre mouvements même pour une journée de deuil national ? Nous avons perdus tant de collègues déjà, pourquoi faut il s'interroger du silence pesant de nos chers syndicalistes ? je ne parle pas de petits mots laissés sur leur site internet, mais d'actions concrètes mises en place ?
Tu vois béné, quand j'ai rendu ma carte le jour de la marche (la 1ere) en hommage à Reynald, je leur ai dit que j'en reprendrai une quand je les verrai bouger pour nous. Et je crois que demain n'est pas encore la veille de ce jour là.
Ce soir, je suis en colère à plusieurs titres, mais surtout pour cette femme, je suis triste pour son mari, collègue lui aussi, pour ses deux enfants. Et je suis anéantie de constater, qu'à part des condoléances, des collectes qui se mettent déjà en place, rien n'est organisé par nos têtes pensantes. Nous allons encore devoir agir seuls. Et les carottes se régaleront encore une fois....
Commentaire n°3 posté par Lolo le 14/10/2011 à 19h24


photo Patricia De Melo Moreira © 28/09/2011

Réponse de bénédicte desforges le 14/10/2011 à 23h01
Je me souviens de la journée d'hommage à Reynald : la consigne des syndicats a été diffusée rapidement et largement disant qu'il ne fallait pas y aller;
A Lyon, c'était prévu place bellecour. J'ai posé une demi-journée de congé et j'y suis allée. J'étais la seule de mon très grand service (450 personnes). Je me suis retrouvée avec une poignée de collègues d'autres services, que je ne connaissais pas ; nous étions une petite douzaine ; on a attendu un petit moment et, ne voyant pas de monde venir, les collègues ont décidé de regagner leurs pénates ; j'ai dit "STOP ! on n'est pas venu pour rien ! même si peu nombreux, nous ferons notre minute de silence". Et c'est ce qui s'est passé, j'ai improvisé une petite phrase d'introduction et nous avons fait la minute de silence. Sur la Place Bellecour, ce jour là, il y avait un petit groupe de musiciens à quelques mètres de nous ; ils ont commence à jouer une musique douce à l'instant de notre minute de silence, et c'était par pure coïncidence... pure coïncidence...
Commentaire n°4 posté par Liberté le 14/10/2011 à 21h29
salut !
Des capitaines qui font tomber unes dictature, des flics qui manifestent c'est le monde à l'envers au Portugal.
On ferais bien d'en prendre de la (mauvaise) graine. Mais ça demande un peu plus de courage que de tabasser des infirmières... c'est sûr. Le sens du vrai service public l'emportera quand les poulets auront des dents (...contre leur hiérarchie et la politique du chiffre).
Commentaire n°5 posté par popeye le 14/10/2011 à 21h54
"Policiers dans la rue !"

Ils y sont pas déjà?
Commentaire n°6 posté par bert le 14/10/2011 à 21h57
Des poulets qui ont des dents, ça existe déjà. Même qu'ils rayent le parquet. Et ceux-là on ne les arrête pas pour dégradation volontaire de parquet public, non, on leur donne des promotions...
Commentaire n°7 posté par Liberté le 14/10/2011 à 23h25
ouéouéoué....
Bien sûr cela renâcle (un peu) au café dans la salle ad hoc. Aussi (surtout le poing levé) sur Internet derrière un pseudo de super héros de film genre "Mc Lane" ou "Martin Riggs"...juste avant aller battre le record de son chef de brigade à qui envoie le plus loin "Paf le chien" à coup de pompe dans le cul, ( ou le nombre obtenus de bébés dans la ferme des kangourous roses )résultat qui, lui, sera diffusé à 200 contacts plus certainement que l'indignation de faits légitimes.Parce que là, c'est marqué "partagé" suivi de "jémbokoucequetudituarézon"...sans oser le faire "okaouladésséairry" passait par là. Sont cons les gens, les nouvelles fonctionnalités de FB permettent de trouver d'un clip les imposteurs du pseudo-soutien. Révolution de surface. Indignation de principe. Pire, "fauculterie" de soi même...
...
Rien de neuf sous le soleil administratif, donc, que des prévisions de météo molasse commentée par les neo-speakerines que sont les syndicalistes.
...
J'attends plus rien des collègues, d'ailleurs même ce terme devient impropre, on pourrait juste dire à la place "camarade de production de chiffres" que cela n'en serait, le plus souvent que pas du tout indécent. J'attends même plus rien de la police en général.
....
Déjà l'an passé, ces enfoirés de flics hispaniques, militaires de surcroît, nous avaient donné une leçon de mobilisation. Sept mois sans pruner, sans avoir peur des sanctions, toucher là où cela fait mal....Ils ont gagné. On ne peut sanctionner un millier de policiers. Pour comprendre cela, faut avoir juste un millième d'appareil reproductif qui fonctionne, ovaires pour les unes, couilles pour les autres, et se rendre compte que râler sur Internet en attendant que la solution tombe du ciel après une imprécation vengeresse et anonyme est illusoire.
Tu sais ce que j'en pense Bénédicte, je suis venu sur ton billet uniquement par amitié solidaire avec toi. Pour le reste, advienne ce que pourra de la boite, je m'en moque désormais, mais les chœurs de vierges m'insupportent désormais.
Faudrait juste, peut-être avoir finalement un peu de bacalao ou de paêlla dans les hormones pour que les choses avancent...
Pas demain la veille.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Greve-des-amendes-en-Espagne-_3637-1525179_actu.Htm
Commentaire n°8 posté par Marc Louboutin le 15/10/2011 à 00h08

Pas mieux.
Aujourd'hui, une collègue a été tuée à coups de sabre, et on n'a pas vu le moindre petit début de simulacre de droit de retrait. Rien. Affaire suivante.
Les syndicats dénoncent, les syndicats déplorent, les syndicats déclarent.
Et la police au comble de la colère, d'une seule voix déclare aussi "Mais qu'est-ce qu'on attend pour bouger ?" Demain peut-être ? Pendant la minute de silence, cette fameuse minute où tout le monde s'imagine solidaire, cette minute où on se la joue façon grande famille. Ou bien encore, s'endeuiller l'avatar sur facebook pour montrer à quel point la tristesse virtuelle se porte avec bon goût... "j'aime"... "partagé" comme tu dis, mais n'en demande et n'en attends pas plus.
Moi j'ai démissionné. Au sens propre comme au figuré, j'ai jeté l'éponge.
Ce qui est écrit par ici n'est que littérature.

Réponse de bénédicte desforges le 15/10/2011 à 00h49
Bon. Je m'étais promis de ne pas la faire.
Ne serait-ce que pour ne pas pourrir ce blog de très bonne facture, et pour lequel je vendrais père et mère tant j'en suis tox (...).

Nonobstant, étant donné l'heure, et la gravité, qui plus est considérant notre périmètre commun, ô combien portugais (des gens fort sympathiques, si j'en juge l'animation réjouissante au bar faisant coin à quelques paires de mètres de cet "home") je ne peux résister à cette saillie :

"Les mauvais Comte ne font pas des amis.
Et ne vous disent point : Bercy !"

Quant à l'été : on ne peut être et avoir.
Surtout, si l'on n'a jamais été.

Soyez, sans lui, pour de vrai, poulets, de réels coqs de combat. Des augustes, plutôt que des Nicolas.
Des portugais, quoi.
Une force ouvrière.

Vous attendez quoi pour (ré)agir ? Les Espagnols, les Grecs ? Une élection en bois ? Et puis quoi ? Être les derniers, en définitive ? Voilà qui ne vous ressemble guère.
Non ?

Avec toute ma sympathie. Celle qui forge.
Bref, que Desforges soit avec vous, petit padawan de la Paix.
Commentaire n°9 posté par Philippe Sage le 15/10/2011 à 01h17
Ah ben moi je ne vais pas bouger de mon salon...
Y a bientôt la deuxième saison de "Braquo" sur Canal alors les "indignés en uniforme"... ça me concerne de moins en moins... :)
Moi j'préfère que les flics soient représentés par des personnages "ripoux aux cheveux gras", avec trois étages de cernes et un mental de gastéropode sur une feuille de salade...;)
Peut être parce que "je le veau bien..."
Commentaire n°10 posté par Nichevo le 16/10/2011 à 16h45

tapator ^^

Réponse de bénédicte desforges le 16/10/2011 à 17h14
Question d'un extérieur:
Qu'est-ce qui se passe d'un syndicat, quand plus personne ne s'y inscrit?
Commentaire n°11 posté par Pona le 17/10/2011 à 07h39

Alors là... j'en sais rien !
Il meurt ?
On l'euthanasie ?
On mange les survivants ?
Vente aux enchères sur ebay ?
Affectation d'office à la PAF Orly ?

Réponse de bénédicte desforges le 17/10/2011 à 11h33
impressionnant l abnégation des policiers portugais ;
je ne sais pas si un jour en France nous serons capable d une telle mobilisation . je me souviens des manifs des années 80 de la FASP ; nous étions 20 000 dans la rue ; les gouvernements tremblaient parait il et avait jonché notre parcours de gendarmes mobiles pour etre sur que ces gars nous chargent en cas de probléme ..car l implication des CRS n étaient pas gagné si il s agissait de charger leur propre collégue ..
Alliance et SGP , le combat n est pas le meme , n oublions pas , alliance est la resurgence de l USC , union syndical créée dans les années 60 par un célébre prefet de police monsieur PAPON , pour affaiblir le seul syndicat de l époque , le SGP .
les syndicats ont perdu de leur altruisme et chacun défend maintenant son bout de gras ..
j y crois encore ,meme si pour moi la retraite se rapproche a grand pas .
Commentaire n°12 posté par franck le 17/10/2011 à 13h29

Ok mais le SGP est devenu incroyablement inerte, alors de là à parler de combat... le mot est plus qu'excessif..
La FASP des années 90 c'était quand même autre chose :

PS : et puis le problème du jour n'est pas l'USC de Papon, sinon ne t'étonne pas qu'il y en ait toujours aujourd'hui pour te demander ce que tu faisais le jour de la rafle du Vel d'Hiv.

Réponse de bénédicte desforges le 17/10/2011 à 14h36
Le mouvement des indignés est repris par les polices espagnoles, portugaises (je viens de l'apprendre sur votre blog, aucune info nulle part), et que font les syndicats français ? Que font les policiers français ? Ils ronchonnent en douce, j'en ai vu et connu mais surtout ne pas se manifester, plutôt se taire ou lécher les bottes. Si tu ne le fais pas, et bien, tu es rayé des cadres, comme mon époux, cassé moralement qu'il n'ose même plus écrire ou participer à quoi que ce soit. C'est moi, une citoyenne qui ai reprise le flambeau.
Je pense que la police française ne bougera pas, les Français sont encore trop riches. Oui, oui, tout vient du ventre, ne l'oubliez pas. Vous voulez une presque anecdote. J'arrive le matin au travail et l'on me dit qu'il y a une énorme file d'attente dans telle rue. Je demande ce qui se passe. Et bien, ils sont là depuis 8h du matin, avant l'ouverture du magazin pour acheter un nouvel Apple - 600 euros ! Je suis restée bouche bée. Et c'est là que j'ai compris pourquoi les Français ne s'indignent pas. Tant que chacun vit bien, personne ne bougera mais si tous se retrouvent dans la même situation, ils iront casser la Bastille pour libérer un fou et un gardien...
Commentaire n°13 posté par naguima le 17/10/2011 à 15h40
Ils vont attirer Eurogendfor!!!!

(si vous ne connaissez pas, il faut ABSOLUMENT combler cette lacune, le sujet est important : http://guerre.libreinfo.org/controle-populations/controle-et-repression/699-eurogendfor-gendarmerie-europeenne.html )
Commentaire n°14 posté par Tanguy le 17/10/2011 à 18h04
Public comme privé, tout le monde s'individualise et devient égoïste...c'est la société qui change avec les crises répétitives et la trouille qui prend tout le monde...peur de la perte de son petit microcosme protecteur. Fini les grands mouvements rassembleurs, la démocratie s’essouffle...je sais pas ou ont va collectivement mais je suis pas optimiste...
Commentaire n°15 posté par Jean-Michel le 17/10/2011 à 20h11
Naguima vous avez tout compris et tout résumé...
Commentaire n°16 posté par Nichevo le 18/10/2011 à 15h21

En même temps, l'indignation ça ne sert pas à grand chose. Ce n'est pas une posture très offensive...
Ca ne vaut pas une bonne manif d'agriculteurs, non ?

Réponse de bénédicte desforges le 18/10/2011 à 17h16
Naguima, des rassemblements d'indignés français, il y en a eu et il y en a encore... mais qui sont systématiquement délogés (par la police ou la gendarmerie) dès que ça dépasse 30 personnes... Je pense qu'on n'est pas près de les voir rejoindre le mouvement, c'est clair et net.
Commentaire n°17 posté par eczistenz le 19/10/2011 à 11h28

Oui c'est vrai. La police a aperçu quelques indignés qui marchaient de Bastille à Bastille. Mais les CRS SS n'ont pas eu le temps de les torturer, ils s'étaient déjà tirés en Vélib chez Ladurée pour manger des macarons en écoutant Vincent Delerm. Et là, ils se sont indignés pour de bon parce qu'il n'y avait pas de borne wifi.

Réponse de bénédicte desforges le 19/10/2011 à 18h21
Ah c'est sur que si on est un gaucho/bobo/écolo/trentenaire/metrosexuel (rayez la ou les mentions inutiles) on n'a plus le droit de s'indigner... Je me demande chez les z'américains, espagnols, portugais, grecs, ou autres, quelle est la proportion de gaucho/bobo/écolo/trentenaire/metrosexuel/droitdelhommiste (pardon je l'avais oublié celui là), qui comme chacun sait délégitime toute mobilisation... Bah oui c'est vrai je me suis pas laissé embarquer, ce soir là je devais aller chercher mes enfants (j'avoue quelques travers petit-bourgeois).
Après, je ne jette pas la pierre aux CRS (d'ailleurs c'était des moblots) c'est juste que je m'interroge sur la stratégie qui consiste à ne - surtout - pas laisser grandir une mobilisation quelques mois avant des élections, même quand il n'y a pas de trouble à l'ordre public.
Commentaire n°18 posté par eczistenz le 20/10/2011 à 13h30

Vous avez bien la mauvaise foi - ou l'aveuglement sociocentrique - du bobolutionnaire standard qui ne veut pas se rendre compte qu'en France, il faut vraiment avoir un tout petit horizon - citadin en effet - pour s'imaginer participer à une mobilisation significative.
Votre indignation n'a rien de sincère, rien de vécu, et de fait elle exclue les vrais indignés potentiels français.
J'aimerais bien savoir quelles mains indignées se sont tendues en direction des chômeurs, des prolétaires (même si le mot est hasbeen.. comme par hasard...) du monde rural, etc, bref des vraies victimes de la finance et de la mondialisation.
Je voudrais bien voir, le jour où les banlieues s'indigneront à la Bastille, avec vous, les bobometrosexuels s'enfuir vers les bars à brunch, pour ne pas partager leur jolie indignation avec la vraie colère des vrais laissés pour compte.
Ce à quoi on assiste en France depuis quelques mois sous l'étiquette indignation n'est qu'une petite branlette d'intellos à bon pouvoir d'achat, de la rive gauche.
Et pour finir, si vous pensez sincèrement qu'une mobilisation n'a pas pu s'épanouir à cause de quelques CRS, c'est que vous-même n'y croyez même pas. Parce qu'au fond, ça dérange qui un sitting à la Bastille ? Personne.
Une mobilisation n'est pas qu'un spectacle de rue. Heureusement.

Réponse de bénédicte desforges le 20/10/2011 à 14h41
Dans le fond vous n'avez pas tort bien sûr sauf quà mon avis il vaut encore mieux une indignation à la petite semaine qu'une indignation devant son ordinateur ou pas d'indignation du tout voire sombrer dans le cynisme et l'égoïsme. Ca me fait un effet bizarre de lire vos affirmations péremptoires me concernant sans rien connaître de ma vie et de mes engagements... mais je ne suis pas là pour raconter ma vie. Juste dire que vous vous plantez complètement, mais alors complètement. Après vos dénonciations des avis tranchés que tout un chacun se permet sur des situations ou contextes inconnus résonne d'une autre façon... puisque vous faites finalement pareil.
Commentaire n°19 posté par eczistenz le 20/10/2011 à 14h58

Pas d’accord. Ni l’une ni l’autre, pas plus l’indignation posturale que le claviotage.
Ne pas s’indigner du tout est au moins en cohérence avec l’incapacité à se révolter d’un pays qui ne connaît plus la solidarité, mais où chacun se plait à associer sa bonne conscience aux indignations de la dernière pluie pour se sentir citoyen, mais toujours socialement entre soi, derrière les mêmes slogans.
Soit dit en passant si l’allusion au clavier me concerne, sachez que ça me passe très loin au dessus. Au boulot, je ne me suis jamais indignée, je suis passée directement à la contestation et à l’empêchement de tourner en rond, ça m’a valu des mutations arbitraires et le sabordage de ma carrière, mais tant pis. Tout ce qui engage a un prix.
En ce qui concerne ma précédente réponse, le "vous" était surtout pluriel.
Moi maintenant, j’attends de voir les indignations par météo hivernale.
Et peut-être bien que je suis cynique, c’est pas faux.

Réponse de bénédicte desforges le 20/10/2011 à 19h48
Bénédicte est tout sauf "une indignée devant son ordinateur". Bénédicte est une écorchée vive qui a payé très cher son "indignation" ! très cher ...
Tu aurais pu te "désindigner", Béné, tu serais alors tranquille, payée à refaire le monde dans une administration moribonde ; tu aurais décroché un galon et tu serais entrée dans le moule de ceux qui lâchent les bons... après toi le déluge... mais ce n'est pas ce que tu as choisi.
Qui a tort et qui a raison ?
Personnellement, je préfère être dans le camp des indignés ; dans la rue, au boulot et aussi à la maison devant l'ordinateur... indignée sans frontière... indignée libre.
Commentaire n°20 posté par Liberté le 20/10/2011 à 22h53

Bah... l'indignation dans la police est très solitaire et inutile.
Et finit toujours mal.
Pour le reste, c'est la démonstration qui ne me plait pas, et la dénomination indignés que je trouve d'autant plus ridicule que tous ceux qui s'en réclament consomment énormément de produits de la mondialisation et engraissent les banques à coups de crédits. Ils collaborent largement au système.

Réponse de bénédicte desforges le 20/10/2011 à 23h53
Il y a une chose qui me plaît dans la démonstration et dans la dnomination : c'est la simplicité et l'unicité de l'outil, à portée de main de tous les révoltés du monde contre la misère humaine. Se saisir du même mot dans plusieurs pays, cela prouve que le malaise Français n'est, pour une fois, pas une spécialité locale.
Mais il est vrai que dans toutes les manifestations, il y a toujours eu des intrus.
Commentaire n°21 posté par Liberté le 21/10/2011 à 08h08

Voilà.
Les indignés, ça s'appelle aussi une opération de communication.

Réponse de bénédicte desforges le 21/10/2011 à 12h28
Un peu d'histoire de l'indignation.

Biographie de Stéphane Hessel :

"À son arrivée au pouvoir, en 1981, François Mitterrand, que Stéphane Hessel a connu Ministre de l'Intérieur dans le cabinet Mendès, l'élève à la dignité d'ambassadeur de France. Le président lui confie le poste de délégué interministériel. Le président de l'Assemblée nationale, Louis Mermaz, le choisit le 22 août 1982 pour être un des neufs membres de Haute Autorité de la communication audiovisuelle chargée sous la présidence de Michèle Cotta de préserver la liberté de l'information dans le complexe dossier de l'attribution des fréquences aux toutes nouvelles radios locales privées."

Bon, tout le monde se rappelle de ce qu'il est advenu finalement des radios libres...qui desservaient, finalement, la réputation du gouvernement en place et surtout de son Président... Je ne me souviens pas d'une "indignation" de Stéphane Hessel à ce sujet de la liberté d'expression....

Je dis cela...
Commentaire n°22 posté par Marc Louboutin le 21/10/2011 à 10h45

Stéphane Hessel est un triple problème, il est vieux, il a une bonne bouille de vieux, et c'est un ancien résistant.
Dans une société qui pense politiquement correctement surtout quand elle s'indigne, c'est un triple préalable qui empêche toute critique.
C'est comme ça qu'on fabrique des icones.
C'est aussi pour ça que c'est compliqué de dire que le Dalaï Lama est un vieux shnock obscurantiste.

Réponse de bénédicte desforges le 21/10/2011 à 13h10
Ou que la nouvelle figure de proue de la déontologie et de l'éthique policières au PS, parce qu'elle est Tunisienne d'origine et une jeune femme de surcroît pourrait être une mythomane mégalomane et malhonnête à personnalité "borderline"...Oui, forcément, jeter cela comme un crachat dans une recherche passionnée (à défaut d'être raisonnée) de consensus idéologique de type "bar du commerce" est forcément incorrect. Bon, d'un autre côté, elle est soutenue par Stéphane Hessel, dans l'époque actuelle, cela vaut évidement caution parfaite et empêche toutes les vérifications journalistique sur le fond du dossier.. Rien que de penser à le faire serait un crime de lèse-icône...
Commentaire n°23 posté par Marc Louboutin le 21/10/2011 à 13h19

"La vérité éclatera !"

[citation de Sihem Souid - nomminée aux gérards de l'éthique 2011
IGS - 1er juillet 2011]

Réponse de bénédicte desforges le 21/10/2011 à 13h36
Wouah... Je suis indigné par tout ce que j'ai lu...
Pourquoi personne ne se révolte ? Pourquoi les Policiers ne sont pas tous dans la rue main dans la main ? Pourquoi Alliance et UNITE SGP ne sont pas en train de mobiliser ? Pourquoi les grandes confédérations ne sonnent t'ils pas la charge ?...
Parce que cela ne marche pas comme ça...
2001 : mouvement policier qui se terminera par 30 000 flics à Paris...Mouvement relayé par les gendarmes ! Du jamais vu ! Eux aussi à Paris, mais en uniforme, en véhicules sérigraphiés et armés jusqu'aux Champs !... Même le putch de la guerre d'Algérie n'avait pas été aussi loin... Mouvements spontanés ? Oui au départ dans quelques commissariats pour quelques flicarts... Oui au départ dans quelques gendarmeries par quelques pandors, mais après... si nous avions eu le gouvernement d'aujourd'hui, il n'y aurait rien eu après si ce n'est quelques exemples et quelques t^tes de flics et de gendarmes à tomber ! Jamais la presse n'aurait couvert le moindre mouvement si ce n'est une pauvre photo d'une trentaine de flics devant leur commissariat de province manifestant contre ce qui leur semble injuste et espérant la contagion... Un pauvre article dans la presse locale qui ferait pleurer de rire tout le monde sur ce blog à propos d'un mouvement minable... 2001, bizarement les Policiers ont été encouragé à descendre par les commissaires qui fermaient les yeux sur le % présence ( ils finiront même par descendre dans la rue avec alliance...C'est vous dire si c mouvement était spontané. J'y étais, c'était beau ce mouvement à voir, c'était énorme même... La presse relayait tout, le moindre mouvement de rpovince des policiers faisaient le 20h00 deTF1...Et les Gendarmes, ils sont descendus sur ordres des officiers et sont rentrés dans leurs casernes aussitot que les officiers leur ont dit "ça suffit ! "... Pourtant combien d'entre nous ont ont trouvé leur mouvement courageux voire exemplaire...? Mon c.. !
Il y avait une vraie colère sincère de la base au départ, qui a dépassé les appareils syndicaux... Le terreau était là, c'est vrai. Il y a eu l'étincelle de trop cette année là du Plessis trévise, puis il y a eu les "vents porteurs" ( presse politiquement pilotée ), les consignes parallèles données, le laissez faire encouragé de la hiérarchie... On a rien vu, on a cru au grand soir d'initiative... les amis politiques signeront un accord au rabais convoqué par le ministre de l'époque... Je ne regrette rien nous étions sincères et SOLIDAIRES ! Sincères OUI mais manipulés ! 2002 : Je ne refais pas l'histoire...
Après 2002 nous avons tenté quelques coups de gueule sans prétention, rassemblement de Flics par ci, manif de Flics par là... Résultat : Une manif INTERDITE par la préfecture pour trouble à l'ordre public ! On nous invitera à nous rassembler dans la cour sous peine de sanction (2004 ) Pas un article repris nationalement... et pourtant 400 flicarts dans une ville de province bravant l'interdit c'était beau... On en a fait des tentatives depuis, le terreau est plus que jamais là, mais sans les vents portants...Pas d'embrasement... Au mieux ça nous vaut de nous faire tailler sur les blogs par des flicarts qui manifestent dans les vestiaires ou autour de leur tasse de café... Dites moi qui vous allez soulever sans la presse verrouillée par les copains marchands de canons, avec une hiérarchie qui menace de révocation celui qui déploiera une banderole... Une fois on a deployé une banderole et un costume de poulet... On a eu le droit au rapprochement Police / Gendarmerie (50 fllics en colère contre 50 moblos pas contents de devoir nous dégager de la route du cortège à FILLON... ) On a pas eu le droit au 20h00 de TF1... On a été critiqué par Alliance devenu un soutien politique et un outil de propagande massive dans nos rangs... Alors c'est pas avec DELAGE ou COMTE qu'on va faire la guerre contre notre actuel Ministre, vous le savez tous ! Bon j'ai la solution à votre problème : Votez HOLLANDE si vous voulez à nouveau voir toute une Police nationale manipulée se soulever à nouveau "solidairement" et "courageusement" contre leur "pouvoir" ! Mais aujourd'hui il est pas né le mouvement policier, trop dangereux, et puis aucune chance d'être relayé... On pourrait peut être faire un meeting en signe de contestation ?

@+
Commentaire n°24 posté par Tuco le 28/10/2011 à 02h13

T'es fou toi, faudrait au moins être 3 ou 4 pour faire un meeting.

Réponse de bénédicte desforges le 28/10/2011 à 02h33
Ouais, t'as raison, 3 ou 4 ce serait aujourd'hui le début d'une révolution... Putain, pourvu que j'obtiene ma mut ou un avancement...

Comme dirai quelqu'un que j'aime bien dans cette société individualiste, à savoir MOI : On a le syndicalisme qu'on mérite !
Commentaire n°25 posté par Tuco le 28/10/2011 à 02h47

Remarque, je comprends que l'administration accorde des avancements accélérés et généreux (et délirants, il faut bien le dire, si on se place coté roupane..) aux braves fonctionnaires des bureaux nationaux des OS parce qu'ils font vraiment du bon boulot. D'anesthésie générale.

Réponse de bénédicte desforges le 28/10/2011 à 03h03
Les policiers italiens ne veulent ils pas nous prêter leur syndicat ?
Il y a quelques jours, les cartes des stations BP ne passaient plus dans le 94...laissant les collègues dans la panade devant le public au moment où les cartes étaient refusées.....
Cet esprit de corps a disparu en France, chacun préférant privilégier son confort minimum quotidien que de se bouger pour le bien de tous.
Sans doute est ce l 'époque qui veut cela, mais le pays aussi....
Les promesses n'engagent que ceux qui les entendent.
Et enfin, j insiste sur la notion entre "etre entendu" et "etre écouté", nos syndicats nous écoutent, mais cela fait des dizaines d années qu ils ne nous entendent pas.
Et en cette triste journée, courage à Eric, ce collegue de la BAC qui est en train de lutter pour vivre.
Commentaire n°26 posté par Cyrille le 28/11/2011 à 18h02

Cyrille, vu le contexte, je crois qu'il va te falloir faire un effort pour cesser d'être flic et devenir fonctionnaire..

Réponse de bénédicte desforges le 28/11/2011 à 18h12
Merci Bénédicte.
Je crains que tu aies malheureusement raison.
Commentaire n°27 posté par Cyrille le 28/11/2011 à 20h08
Que d'intox, vous n'ètes plus dans cette maison depuis bon moment. Cessez d'entrainer des flics dans votre sillage des plus obscurs..
Commentaire n°28 posté par bouffond le 01/12/2011 à 13h26

T'as pas un peu fini de nous harceler !?

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Réponse de bénédicte desforges le 01/12/2011 à 13h45
je vous aime ♥
Commentaire n°29 posté par Laurent C. le 02/12/2011 à 00h53

pas moi.

Réponse de bénédicte desforges le 02/12/2011 à 00h53

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

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