L’info va vite, demain on n’en parlera plus, après-demain on n’y pensera plus.
Dans l’info, il y a trop d’infos, rien n’a plus vraiment d’importance.
Ou plutôt si : tout a beaucoup d’importance, tout de suite, énormément, intensément, définitivement, et la seconde d’après, plus du tout.
Partout, quelque part, on tue, on se fait tuer, on se tue.
Et on se tait.
C’est la vie.
Dans la police, il y a plutôt plus de suicides que dans d’autres professions, c’est sûrement pour ça qu’on évoque immédiatement des raisons d'ordre privé quand un flic s’autolyse.
Fatale logique.
Sébastien s’est suicidé en uniforme.
Faut-il croiser les doigts qu’aucun chefaillon de la police ne franchisse un autre pas vers l’indécence, et n’invoque Halloween pour donner du sens à ce détail ?
Les policiers sous le choc ont porté du crêpe noir en signe de deuil.
C'est très sympathique, mais cela semble être la moindre des choses. On ne va pas leur décerner la médaille du courage et du dévouement pour si peu. Dommage qu'aux signes de deuil ne s’associent
jamais des signes de colère.
Une petite grève du zèle a minima aurait pu être une réaction joignant l’action à la certitude qu’on n’écarte pas d’un revers de main les raisons professionnelles du suicide
d’un flic.
Les deux syndicats de police sont pour une fois d’accord en formulant un non-avis. Raisons professionnelles ET personnelles. Standing ovation... Saluons le courage syndical de cette
analyse incroyablement audacieuse.
Normal me direz-vous, ils ont du apprendre l’existence et la mort de Sébastien au même instant.
Sébastien demandait depuis quatre ans un rapprochement familial.
Ah. Voilà sûrement un début d’explication, l’enquête vient de faire un grand pas en avant.
Eh bien disons que si l’administration police réfute systématiquement les motifs d’ordre professionnel, elle ne se met pas les tripes à l’air pour ne pas y rajouter des raisons personnelles.
J’espère que l’enquête mettra à jour le rôle des syndicats dans une telle demande non aboutie, aussi insignifiante soit-elle dans un tableau de mutations, mais aussi vitale pour la vie d’un
homme.
Le parquet de Nice semble avoir fait le tour de la question d’un drame privé,
Et la hiérarchie policière a fait part d’une grande émotion, même si chacun qui connaît sa "très haute bienveillance" sait qu’elle n’en pense pas un mot.
(lors d’un suicide de l’année, la hiérarchie s’est flattée que le suicidé ait eu la délicatesse de faire "ça" chez lui… )
Quant à l’épitaphe en forme de foutage de gueule, que l’administration a soufflée à Nice-Matin, j’en suis encore abasourdie.
Sébastien, tu t’es flingué alors que tu étais l’élu entre tous pour être chauffeur d’un préfet ? Sérieusement, tu ne sais pas apprécier le cadeaux de la vie, toi. Parce que chauffeur de
préfet pendant le G20… quand même !
Sébastien, je ne crois à rien, je ne peux plus rien te souhaiter, c'est trop tard.
Je ne porterai aucun deuil, mais haut et fort, la colère de l’annonce de ta mort dans les faits divers.
Et je souhaite à ceux qui n’ont rien dit, rien vu, rien entendu, rien fait et laissé faire, de ne pas trouver la paix.
Henri Jeanson, pataphysicien
France info Le livre du jour :
et ailleurs :
Rien de tout cela n'était vrai.
Quels mensonges odieux.
Et ça m'a touchée alors que je ne suis plus prof.
Putain de salauds de décideurs responsables. Rien ne changera jamais.
Courage à vous tous. Courage à ceux qui pleurent.
Un jeune homme de 36 ans, désespéré parce qu'il n'a toujours pas de réponse pour un rapprochement familial de Nice au centre de la France au bout de quatre ans, ben oui, c'est privé. Forcément privé. Privé de vie privée pour être exact.
Il ne lui restait qu'à être heureux d'avoir été - l'insigne honneur!-choisi pour être chauffeur d'un hiérarque. Cela doit respirer mieux dans la hiérarchie à la pensée qu'il aurait pu régler ce problème privé avec l'administration sur les fauteuils en cuir de la berline de luxe (qui elle fonctionne, est neuve, entretenue, pas comme celles des BAC ou PS...) du Préfet.
Je n'arrive même plus à être en colère, révolté, ou même indigné comme c'est très à la mode en ce moment.
Quatre ans d'attente pour vivre une vie normale... Les syndicats sur ce coup bottent forcément en touche. Quatre ans à s'user au service sans même le réconfort de retrouver sa famille. Quatre ans de mépris car à force, c'est bien comme cela que cela se ressent...
Encore un mort redevenu anonyme dans quelques jours.
Parions que cela n'empêchera pas les membres des BN invités au G20 de se taper des petits fours. Eux ne seront séparés de leur famille qu'à cette occasion, forcément impérieuse, de service. Le suicide des collègues, ils s'en foutent. Tellement qu'outre cette déclaration étonnamment similaire (mais nous avons l'habitude), aucun n'a annoncé comme une victoire une des propositions du livre blanc sur la sécurité publique de ne plus faire la différence entre domaine privé et professionnel pour la prise en charge sociale dans ces cas là. Aveux que l'initiative ne vient pas d'eux ? De leur m'en-foutisme sur le sujet ? Je ne sais pas.
Se donner la mort en uniforme n'est pas anodin, tu as raison. Je suis triste, mais je n'ai pour autant plus de colère.
J'ai compris que les policiers ne sont pas des êtres humains pour les politiques. Que leur humanisme de surface n'est qu'une possibilité de réseau(x), de pouvoir, à quelques exceptions près qui sont identifiées.
Je ne sais plus ce qu'il faudrait faire pour que cela change. Qu'un collègue désespéré se flingue sous les fenêtre du Ministre Place Beauvau. Devant l'Elysée ? Infiltré à l'Assemblée Nationale en uniforme ? Sous les yeux de la première dame lors d'une promenade maternelle dans les allées d parc à Versailles ?
Que faut il faire pour que nous redevenions simplement humains ?
j'avoue. je ne sais plus.
Bon voyage Sébastien.
C'est trop tard. C'est toujours trop tard...
Et pourtant ce n'est jamais le temps pour le Ministère ou les politiques.
Je pense à sa famille. A ses collègues. A ses proches. A tous qui aujourd'hui se sentent forcément coupables. je voudrais leur dire à eux : vous n'êtes pas responsables, ne vous torturez pas plus que le deuil ne le fait déjà.
Car ceux qui ont une part de responsabilité, eux, ce soir vont rire, manger, se regarder dans la glace et dormir sur leurs deux oreilles sans aucun état d'âme ni remord.
La vie d'un flic ne vaut que pour la part médiatique que l'on peut en tirer. Un mort en service vaut donc pour le temps d'antenne qu'il offre. Un suicidé ne vaut donc rien. Mais au final l'un et l'autre ne sont que deux matricules à rayer sur une liste.
Rappelons nous juste, nous qui tentons d'exister quand même, l'hommage funéraire que font les policiers américains à leurs morts :
"Ce n'est comme il est mort qui est important, c'est comment il a vécu qui fait de lui un héros."
Adieu Sébastien.
Considérant ce chiffre (encore un) effectivement, je ne comprends pas que les flics ne réagissent pas, en entamant, comme tu le préconises, une grève du zèle. Ne serait-ce que pour signifier : "Ça suffit !".
Quand un conducteur de bus, de métro, se fait agresser, ses "collègues, dans la journée (voire : dans la minute) font valoir leur "droit de retrait".
On me dira : "Oh, mais ça n'a rien à voir, vous mélangez tout".
Peut-être...
Mais croyez-vous que "faire part de sa grande émotion" ou "porter un crêpe noir en signe de deuil" (comme c'est le cas à CHAQUE suicide) est véritablement de nature à changer les choses ?
A moins, évidemment, que "changer les choses", inverser cette courbe, prévenir (voire : enrayer) le suicide de ses collègues, etc., n'intéressât pas grand monde. Mais dans ce cas, pourquoi l'émotion, pourquoi le crêpe ?
Pour visiter des psychiatres, à la demande de l'administration, j'étais dans l'obligation d'effectuer 600 kilomètres dans la journée par mes propres moyens. Il m'est arrivé d'avoir des idées noires sur le chemin...
Et pas besoin d'arme de service pour se suicider, l'année dernière un de mes anciens collègues s'est tout simplement pendu.
Le suicide, j'y ai pensé souvent. Le suicide du mal être, du désespoir et de l'envie de tout arrêter. Arrêter cette douleur qui vous ronge de l'intérieur, avec laquelle vous vivez tous les jours et qui ne veut plus vous quitter.
Heureusement, j'ai rencontré un psychiatre de l'administration qui a su m'aider et surtout me soutenir. J'ai rencontré également un patron qui a compris et qui m'a soutenu également. Mais hélas ces deux personnes n'ont eu aucun pouvoir pour faire changer ma situation administrative.
Maintenant, je suis sorti de tout celà mais je suis marqué à jamais par toute cette indifférence de l'administration.
Bien sur, qu'elle est en partie responsable de ces suicides, juste par son indifférence de ne pas vouloir prendre en considération les situations particulières de certains fonctionnaires.
Mais que faire face à un mur, à part se taper la tête contre et puis mourir... même si ce n'est pas la solution, je ne juge pas les collègues qui se suicident. Le suicide n'est pas un acte égoïste comme certains peuvent le prétendre mais il s'agit juste d'un acte de désespoir. La fin de toutes les souffrances...
Mettons, les flic évidement et toutes les autres catégories qui ont les meilleurs scores.
Je finis par réellement me dire que s'en prendre directement aux "important" ne mène a rien du tout, ou si, au pire encore.
Récupération, baratin, mesure pour se dédouaner encore plus et/ou camoufler un peu plus les choses etc…
Non, le mieux reste encore de s'adresser a nos congénères les plus proches et les plus nombreux.
L'effet boule de neige ca peut le faire.
Et lorsque la marmite est arrivé a température, tous le monde règle ses compte en même temps et ENSEMBLE.
Voila, pour tout, je pense que c'est a peu pret ca l'idée, arrêter de supplier les même et toucher ceux qui nous entourent pour se fédérer.
De nos jour, seule l'émotion est là, elle marche toujours et est facilement utilisable/récupérable/manipulable.
L'action, qui règle les problèmes, elle, moins, forcément, surtout quand on a pas envie ou qu'on sait pas comment faire ou …
Bref, je préfère des gens "froid" mais qui pensent et/ou agissent en dehors des grands moments officiel de pleurs qu'aux pleureuses officielles aussi la main sur le cœur sur l'instant et qui reprennent leur train train après comme si de rien.
Mais on passe pour des "gros cons" "sans cœur" blablabla en général quand on dit des trucs comme ca…
Alors évidemment, encore une fois, politiquement et électoralement, ca doit pas rapporter l'honnêteté…
Depuis le temps, ca se saurait.
Même si en fait, si.
Je devient très sombre là, mais faut pas croire.
Rien n'est perdu.
...
Alors ensuite, faire entendre les revendications et les choses qui ne tournent pas rond, c'est assez difficile face à ce genre de public.
Le syndicat une entreprise de pompes funèbres...
Le(a) suicidé(e)? Une contrariété administrative passagère....
Donc . je résume pour tout le monde. les syndicats s'en branlent. le ministère encore plus; les collègues -(ex; pardon tu as raison Béné, nous ne faisons plus partie de cette époque de fonctionnaires plus que de flics; pardon encore, je persiste à oublier que la police autrefois, il n'y a pas si longtemps, avait un peu de couilles), donc les collègues se contentent de marquer "RIP" sur un mur FB et passent à autre chose....donc, en réalité, s'en moquent aussi.
Nous sommes donc, deux, plus euh....une dizaines de proches de la boite à nous en soucier...
Je parie que si nous mettons demain sur ton mur une vidéo un peu drôle et cul avec un uniforme bleu qui passe en arrière plan, cela va "loller" sur la toile et être 100, 1000 fois plus relayé sur tous les réseaux sociaux et les blogs de police que l'ensemble des articles parus ici sur les suicides de collègues...
les policiers n'ont plus rien dans le froc. Plus de solidarité. Plus d'esprit. Il se battent pour avoir des places pour être dans les rôles de l’optimisation. Ils ont besoin de fric. A leur âge, et encore aujourd'hui j'avais surtout besoin d'idéal. On nourrit les clebs avec le boulot qu'ils acceptent finalement.
j'ai honte.
j'ai honte de la police.
J'ai honte de ceux qui me prennent pour un ex-collègue et viennent me faire chier à longueur de MP, de sms ou de mails pour que je veuille bien les aider....
Qu'ils commencent par prendre conscience de leur métier, de l'esprit de corps, de la mission de service public qu'ils ont accepté.
je n'ai rien à voir avec cette tribu qui prend les vacations comme autant de parties de "paint-ball" ... on s'amuse, on passe le temps, on tchate sur son Iphone ou assimilé et ensuite on se prend pour un super héros sur FB. Autant dire que je me marre doucement.
la police c'est un métier sérieux qui meurt. Qui est déjà mort à bien regarder.
Et merci à la poignée qui croit encore aux fondamentaux et à ceux prennent des risques pour que l'on aille pas encore plus bas.
les autres, je les emmerde définitivement.
Et encore plus à chaque "RIP" de politesse que je lis, comme une corvée de politesse à chaque suicide...
Je ne reconnais plus grand-chose non plus.
Je regretterai toujours la police, mais les "collègues" c’est moins sûr.
Tu as raison, tout le monde s’en fout.
Les syndicats se foutent de la gueule de leurs adhérents, mais ils renouvellent leurs cotisations. La hiérarchie les malmène, ils continuent docilement à faire du chiffre. Et chacun a l’argument qu’il faut pour justifier son inertie. Les deux mots service public n’ont plus aucun sens, tout grignotés par l’individualisme. Le recrutement est de plus en plus naze, et ça ne va pas s’arranger. Etc… Quand on est flic, le système est bien plus nuisible et anxiogène que la délinquance.
Il faut se battre en amont, pour que les collègues n'en arrivent pas là. El là, on se retrouve à 2 ou 3 à se battre contre la hiérarchie et, comble du comble, contre les syndicats, pendant que les autres collègues détournent le regard.
Je suis combative, je ne me laisse pas faire, je ne laisse pas faire, mais le rapport de force est énorme. Je gagne 1 fois et je suis impuissante 99 fois.
Je sais que ce boulot a bousillé ma vie. Je sais aussi que je n'en aimerai aucun autre autant que je l'ai aimé.
On me dit qu'il n'y a pas que ce boulot dans la vie. C'est vrai. Il n'est pas impossible que je devienne " ex " moi aussi, que j'aille m'éclater ailleurs, tout en gardant en mémoire le souvenir de ce boulot que j'ai chopé comme un virus, un virus quii me pourrira jusqu'au dernier jour de ma vie.
C'est clair, les temps sont à la résignation, au fatalisme et au découragement. Céder, parce qu'usé, par facilité ou par manque d'expérience (pécher par excès d'innocence) n'est pas sans conséquences. Il y aurait beaucoup à dire sur le pourquoi du comment, mais ça reviendrait à diagnostiquer, rien de plus. La fonction publique n'existe plus.... ce qu'il en reste est appareil d'état. Le plus grand nombre est éclaté et la peur est permanente. L'entité "police" ne déroge pas. On nous propose en toile de fond, l'anarchie et le chaos, ou quelque chose dont on ne comprends rien (parce qu'on est trop bête) mais qui est la seule solution. Dedans, c'est liberté pour eux (de faire d'agir et de se faire pêter le ventre s'ils le souhaitent), pour nous l'esclavage, l'aliénation et le déni d'humanité.
Les luttes armés me semblent sous cet éclairage beaucoup moins affaires d'extrémistes et de fous dangereux. Ils ont pendu Sadam en direct, flingué Oussama et maintenant exécuté Kadhafi... Bien sur, on peut changer les couleurs d'un drapeau, mais il sera malgré tout un étendard. J'aime bien être Français, parce que justement, on manie les étendards avec précautions. Pour le coup, à oublier notre identité, on veut maintenant nous la faire perdre. Ta phrase, Bêné, "Si tu es prêt..etc tu ne mérites ...."
Ils terminent de désosser la Grèce, asservissent les Grecs pour se tourner vers ...qui sera le prochain?... Des blagues de m....e entre Obama et Sarkozy (même combat Bêné?..)... pour amuser la galerie, des sorties de crise en sorties de crises..... Mai 68 était une révolution paraît il..... dont personne ne savait pourquoi il fallait se révolter... et aujourd'hui? Tout va bien donc....
Parait que le propre du politique s'est d'accomplir, de réaliser le bien être des peuples... peuples qui (les salauds, les ingrats) sont souvent bêtes et infantils.
Et pour revenir sur la police, quand tu acceptes 150 euros pour bosser sur ton RL/RC, tu collabores, rien de moins.
Les familles sont abattues, désespérées mais aussi révoltées.
Bien sûr nos enfants, nos pères ,nos frères se suicident pour raisons personnelles, jamais pour leur travail.
Et nous devons voir écrit et entendre ça à longueur de journée, à longueur de journaux, à longueur de médiats.
Toutes les forces de l'ordre sont concernées, police et gendarmerie, nous avons à nous deux, un nombre record de suicides, il faut que les médiats nous écoutent, il faut aller crier notre désespoir, notre révolte.
Le harcèlement n'est jamais reconnu dans ses deux institutions, alors que les témoignages pourraient prouver le contraire.
Manifestez- vous ,l'anonymat peut être assuré, pour ceux qui craignent pour leur emploi.
Unissons nous, stoppons ces drames.
A trois ou quatre, nous ne pouvons rien, si nous sommes des centaines, les choses pourraient bouger.
l
Le syndicat UNITE a enfin bougé son arrière train et a saisit l'IGS suite à ce troisième suicide et à une remarque fort désobligeante du DDSP.
De plus, la femme du collègue défunt a déposé plainte.
Comme quoi, les syndicats pour une fois peuvent bouger, et ne font pas que se mettre en art.16, se positionner pour les avancements de grades sans examens, et participer à des soirées mondaines...
D'autre part, toujours le DDSP, déclare que les bureaux de police sont inutiles et qu'il faut les fermés. C'est vrai que traiter plus de mille dossiers par BP, c'est inutile, et que les victimes n'ont qu'a aller voir ailleurs ...
Enfin, encore un qui aura la prime pour ses effectifs et qu'il gardera avec ses amis patrons pour ces dures fin d'années et périodes festives.
Et quoi ???
Le syndicat Unité Police a saisi l’IGS ?
Tu appelles ça "bouger" ? Merde quoi !!!
Putain je préfère ne pas en rajouter, ça ne sert à rien.
C’est bien ce que je dis, ne bougez surtout pas, vous êtes parfaits.
Exemplaires.
Des bons FONCTIONNAIRES.
PS : Unité Police SGP FO fait son petit demi-tour de France et des effets de manches pour des élections professionnelles partielles, tu comprends mieux là ?
Mais n’importe quoi vous endort ou quoi ?
Ce matin j'ai la nausée parce que nos maris, frères, fils filles sont partis pour rien.
Pourtant ils ont laissé des écrits pour dire "je n'en peux plus à cause..."
"J'ai été harcelée" certains ont même entraîné avec eux, leur bourreau.
Et vous, vous n'avez toujours pas la nausée, juste les mains sales.
Les mains sales pour n'avoir pas soutenu ce collègue que vous avez pourtant vu, harcelé. Vous avez craint pour votre carrière, alors vous avez fermé les yeux.
Vous qui étiez là ,le jour de la réunion, à dire de votre collègue "il travaille mal...." Vous n'avez toujours pas la nausée ? juste les mains sales.
Et vous qui saviez qu'il était harcelé sexuellement, par son supérieur, toujours pas la nausée ? Non juste les mains sales.
Pour arrêter d'avoir la nausée, il faudrait juste une fois dans sa vie, avoir la nausée.
Moi je ne dis pas je vous emmerde, je dis simplement je vous emmerderai, parce que à chaque fois qu'il y aura un nouveau suicide dans la police ou la gendarmerie, je viendrai vous accuser.
Je voulais dire :
Pour arrêter d'avoir les mains sales, il faudrait juste une fois dans sa vie, avoir la nausée.
Si de temps à autre, je viens sur ton Blog parcourir les messages, c'est aussi pour tenter d'appréhender l'état d'esprit des uns et des autres (dont je suis) autrement qu'en direct, au boulot. Au boulot, les journées sont malgré tout codées. Codées par la chronologie horaire, le découpage qu'imposent les missions et les méthodes et techniques de toutes sortes qui font qu'à une journée succède une autre journée. Ce train train est commun et obligatoire à et pour toutes activité professionelle. La police a quelque chose de particulier, elle est hiérarchisée (banal et commun) mais au service de l'Etat, ce qui est la moindre des choses si les missions qu'on attribue à cette Police ne sont pas dévoyées.
Mais, depuis peu (qui dure et entend durer encore et plus fortement encore), ce n'est plus le cas. Ca a commencé avec "le chiffre", institué en instrument de mesure de l'activité policière. L'organisation pyramidale de la Police a de fait était un outil, une machine plutôt, en tous points fort utile et utilisée. Qui d'un Brigadier voulant être Chef, d'un Chef voulant être Major, d'un Lieutenant voulant être Capitaine, d'un Capitaine voulant être Commandant, d'un Commandant voulant être fonctionnel et la marche après Tauliers, Prêfet etc.... Le mérite aussi.... D'un Gardien de la Paix devenu Prêfet.....
Au début, endormis que nous étions, souffrant de ce sentiment que nous partagions de réliser des efforts forts peu ou mollement reconnus par nos concitoyenssujets, on nous a tendu une perche. Avec Sarko, ça allait "Karcheriser". La Police allait retrouver dans le coeur des Français la place qui était la sienne, mieux, la France allait enfin aimait sa Police, même s'il fallait pour celà user d'élixir et autres envoutements (la fin justifiant les moyens).... Tous, ou nombreux crurent.... (La Fontaine...)...
Le réveil, mais peut on parler de réveil est douloureux...
Comment en est on arrivé là?.... C'est un début de réponse. Mais tout part de là, et rien n'aurait été possible sans une certaine adhésion de notre part. Aujopurd'hui, tout est vérouillé. Les antagonsime des uns envers les autres serant à un peu plus diviser. Fonction publique exsangue contre fonction territoriale florissante.... Sd contre SP, équipages contre équipages..... sans parler d'origines contre origines (ce qui revient au même, mais sans masques..)...
Le cas des CRS n'est pas atypique. Fut un temps, on parlait ce Cie d'anciens. c'étaient des Cies où le stagiaire était une espèce inconnue.... Aujourd'hui, les dinosaures ont disparus. Le CRS est plutôt jeune, teinté "à bon goût", mesure plutôt 1m80/1m85 (voire plus), est sportif et musclé et se veut moins "bêtes".... Il fait pourtant beaucoup de 'chiffre", est conscient d'appartenir à l'élite, a "été ré-habiller, et son supérieur tient un carnet de route où est noté tout, jusqu'à sa température.... Ce carnet, accessoirement l'autorise ou pas au déplacement d'après (IJAT, HS.....)... Le CRS, qu'on croyait obsolète vit une "nouvelle jeunesse".... Il y a fort à parier qu'il pourra être utile si le besoin s'en fait sentir...
Bref, un quiquennat après deux passages à l'Intérieur plus tard, les revoilà.... Pas que je sois persuadé que les concurent soient meilleurs pour ce que l'on a, mais ils auront quand même à veiller à ne pas trops (ou définitivement) écornée leur étiquette se "socialistes"....
Les syndicats là dedans?....
Les syndicats, qu'un jeune se laisse berner... mais qu'un autre avec un peu de bouteille qui aurait refléchi à leur motivations me la raconte....
De là ou nous sommes, il ne s'agit pas d'netrer en résistance... '( quoique) ou d'appeler à l'insurection... mais jusqu'ici, et là ou je suis passé, j'ai traîné les pieds, je crois à bon escient, ou plutôt à bonne cause, la mienne. La seule chose qe nous partagions aujourd'hui, c'est la certitude qu'il est facile que l'on se sépare de nous. Pourtant, je ne crois pas que nos" chefs" soient courageux (tous) au point de chaque fois réclamer une sanction parce que nous nous écarterions des "objectifs à atteindre". Et puis, il existe aussi des arguments, au cours d'une journée à faire valoir pour que des objectifs ne soient pas atteints. Ce sera plus difficile aujourd'hui, mais c'est encore posiible. Et surtout, travailler en se servant de sa tête, c'est déjà réfléchir.
Pensez à la volonté de supprimer le Juge d'instruction et aux conséquences que celà entraineraient.... Au Chef du Parquet aux ordres de .... Au Président non Enarque mais avocat, à la clique composée d'assureurs, d'entrepreneurs, et auitres sortis du chapeau qui compose le gouvernement....
Il n'est peu être pas encore trop tard, non pas pour inverser ou virer, mais pour ne pas en reprendre une louche. Pour le reste, on peut aussi (accesoirement) renvoyer sa carte au syndicat (vous verrez, il vous enverrons les VRP de services vous demander pourqoui et comment)...
Bref, je refuse de refaire Campagne pour l'actuel, c'est simplement illégitime de la part du "demandeur". L'idée d'être sollicité me fait me sentir enragé..
@micalement,
Denis.
Excuse-moi !
je n'ai vraiment plus aucun humour, il est temps que j'arrête...
:honte:
Effectivement, l'action de ce syndicat (auquel je n'adhère pas, pas plus que les autres.) est surement du flan, ou en tout cas ils croient bien faire mais ne font en réalité rien.
Ce que je soulignait ironiquement en rappelant leurs vrais actions, toutes plus personnelles les unes que les autres.
Lorsque j'en parle, évitant toute ironie ces fois là pour ne pas créer de malentendu, les réponses sont souvent les mêmes : "mais il faut des syndicats pour nous défendre !"
Et j'ai beau répéter qu'ils ne défendent qu'eux, leur égocentrisme et leurs avantages mais personne, ou trop peu, y réagissent.
Je me suis permis de diffuser votre article (en rappelant l'adresse du blog) sur le printemps portugais vs printemps français... Qui a suscité un certains intérêt toutefois.
Nombreux sont les collègues syndiqués et militant qui militent seulement pour leur gouverne, et les autres ne sont que des montons.
Je ne sais pas comment faire changer ces choses là, et se heurter chaque fois à un mur est difficile, surtout quand les chefs de services sont syndiqués, que leur carrière est derrière eux.
Les jours se suivent et s'empirent, chacun s'en satisfait, et ceux que ça dérange semblent trop peu...
Mon manque d'expérience ne fait que nuire à mes convictions, qui pourtant sont entièrement les vôtres.
"La dictature c'est ferme ta gueule, la démocratie c'est cause toujours."
"Dans la démocratie c'est la majorité qui a raison, et si elle a tort, elle aura raison d'avoir tort."
"Dictature : Le dictateur s'enrichit sur la misère du peuple. Démocratie : Le gouvernement s'enrichit sur le dos du peuple"
Je veux une recette miracle, et j'espère que la majorité ouvrent les yeux et veuillent se mobiliser, peut etre sur une erreur des profiteurs qui iront trop loin ?
Je ne sais pas quoi répondre, j'en suis au même constat, et au même découragement.
A la différence que j'ai démissionné il y a deux mois.
Et évidemment, le constat et le découragement n'y sont pas pour rien.
La recette miracle - si elle existe - se fera sans l'unanimité, ni même la majorité. La capacité des fonctionnaires de police dans leur globalité, à avaler des couleuvres sans broncher semble sans limite. S'il se passe un jour quelque chose, je suis persuadée que ce sera le fait d'un très petit nombre de gens très convaincus et très motivés.
L'erreur est peut-être d'attendre des mouvements collectifs d'envergure.. on risque d'attendre longtemps.
Et encore plus longtemps si on attend une initiative syndicale qui puisse gêner l'administration et la mettre au pied du mur.
A chaque fois que les policiers avalent une couleuvre, c'est un boa qui s'introduit dans un autre orifice naturel du service public.
Le problème, fondamental, et finalement c'est sans doute une explication de l'incompréhension grandissante entre une partie des citoyens et la police, c'est que la défense du service public, la plupart l'a abandonné pour se contenter de son pré carré. L'optimisation en est un exemple. L'urgence est de se ruer sur les places de volontaires tant que le budget semble là, alors que chaque heure supplémentaire ainsi effectuée est une collaboration active à la baisse globale des effectifs.
Ainsi la majorité des révolutionnaires de salles de repos sont souvent les premiers à justifier leur "optimisation". Cette schizophrénie serait drôle si elle n'entraînait des mutations irréversibles dans le sabotage des priorités de service public.
Le grand ordonnateur des multiples réformes conduisant à la mort silencieuse mais inéluctable de Police Nationale a d'ailleurs parfaitement compris ce mécanisme puisqu'à chaque "révolution interne structurelle, il a pris soin de privilégier ainsi les volontaires égoïstes qui puissent lui permettre de justifier de ces mesures et de la faire adopter sans frein.
Pour ma part, l enquête décès de la police que j'ai aimé est bouclé. Le cadavre est bien froid et force est de constater qu'il s'agit bien d'un suicide accepté, admis et perpétré par lâcheté passive ou collaboration active de l’intérieur même de ce qui a été une "Grande Maison" et qui n'est plus qu'une niche de chiens de compagnie. Et si l'honneur de l'esprit est sauf et palpite encore faiblement grâce "résistants internes", il faut bien admettre, de manière factuelle, que la majorité des policiers s'en accommode fort bien.
Pas mieux...
Hier en fin d'après midi, un gendarme a mis fin à ses jours dans la brigade de Thann (68)
Soyez tranquilles tout va bien dans les forces de l'ordre !
Alors continuez comme ça.