Patrice Point, ou le drame discret de la mort d'un flic

4 Janvier 2010

ruban-noir

  La cérémonie en mémoire du major Patrice Point aura lieu mercredi 6 janvier 2010 à 10h00 au commissariat de Chessy (Seine-et-Marne)
  La veuve de notre collègue, son fils également fonctionnaire de police, et tous ses proches, souhaitent que la dernière patrouille de Patrice Point ait lieu au milieu d’une haie d’honneur la plus imposante possible.
  Tous les collègues disponibles ce jour-là sont attendus pour rendre un dernier hommage à Patrice.
  Le port de la tenue d’honneur est sollicité ainsi qu’une rose blanche.
  C’est triste de lancer des fleurs à un flic… mais on le fera.
  Venez nombreux soutenir la famille et les collègues de Patrice dans ce terrible deuil, vous représenterez ainsi la solidarité de tous les collègues de France qui ne peuvent faire le déplacement.


 Patrice Point est mort le 30 décembre 2009 des suites de blessures provoquées par un véhicule qui l’a volontairement écrasé contre un mur. Le véhicule était volé et conduit par des délinquants surpris en flagrant délit de cambriolage.

  Patrice était un fonctionnaire de police compétent, loyal et intègre.
  Et je ne dis pas ça parce qu’il est mort, mais parce que c’était vrai.
  Il était à quelques mois d’une retraite bien méritée.
  Les risques du métier, me direz-vous. C’est exact. Et vous aurez raison de le penser puisque tous les jours, nous y pensons aussi.
  On prend notre service, on va à l’appel, et on ne peut jamais jurer que quelques heures plus tard, aucun nom ne manquera. C’est ainsi et on le sait.
  Mais notre problème n’est pas vraiment celui-ci, voyez-vous. Notre problème est que tout le monde s’en fout.
  La mort d’un flic semble inutile, insignifiante, tant l’écho qui y est fait est inexistant. Tant ça semble faire partie d’un jeu de société. Ou de rôles.
  C’est consternant, absurde, mais l’unité de mesure de la valeur des vies humaines, l’ordre de priorité des faits quotidiens supposés intéresser, l’importance donnée à l’un de ces faits, eh bien c’est la presse qui la définit. Et la presse, elle ressemble à l’opinion publique. Elle est là pour la satisfaire, lui plaire, et lui servir ce qui la met en appétit. On ne peut même pas accabler les médias en fait, ils ont une mission d’audience, la distorsion de l’information à caler entre deux plages de pub, n’est pas vraiment leur problème. C’est la loi la plus souveraine qui soit, bien au-delà du bon sens, de la pédagogie, de l’information authentique et utile, qui dicte tout. La loi du marché.
  Et puis, la mort - donc la vulnérabilité - d’un flic, c’est anxiogène pour une population qui a déjà peur de son ombre, et il ne faudrait pas que l’audimat déserte vers des programmes encore plus creux et dissimulateurs que la messe quotidienne de l’information.

  La mort de Patrice a monopolisé moins de temps d’antenne radio ou télé, moins de lignes dans la presse que la météo. Là ! Ça vous parle, ça ?
  Et je ne vous dis rien de Johnny Hallyday et de ses petits bobos de star shootée et expertisée, un flic ça ne chante pas.
  Je ne vous parle pas non plus des sportives milliardaires qui prennent leur retraite à vingt-cinq ans, à grand renfort d’interviews pour décérébrés. Un flic attend la date limite de péremption - quand il y arrive – et il y va avec ses séquelles de blessures en service, et ses petites arthroses d’avoir trop bossé dehors et dans le froid. Mais il est content quand il y arrive, oui !
  Rien non plus sur la grippe H1N1 qui risque bien moins de vous tuer qu’un accident de la route. Là, c’est nous qui vous ramassons.
  Et encore moins de ces micros-trottoirs qui vous racontent la version mongoloïde débilisante de l’actualité à longueur de journaux télévisés, jusqu’à une exaspérante saturation, et qui pourtant recueillent toute votre empathie, tant la médiocrité devient le langage universel. Il neige en hiver, qu’en pensez-vous ? Noël est en décembre, c’est sans précédent depuis l’année dernière, rendez-vous compte…

  Patrice, rien. Sa mort qui a duré trois jours s’est comptée en secondes dans la somme de ce qui est censé vous informer.
  Personne n’y a trouvé un sens particulier, ou quelque chose à redire. Une fatalité. Une insignifiance médiatique. À classer dans les pertes et profits de la République.

  On en a assez.
  Des morts de flics, on en a tous plein le cœur et les tripes, vous ne savez pas ça, vous qui n’êtes pas confrontés à la violence. Et à la mort des autres.
  L’intégrité physique d’un flic est exposée en permanence.
  La mort d’un flic, c’est un sacrifice.
  Pour vous. Pour votre sécurité.
  Pour que vous dormiez tranquille, sans forcément investir dans une porte blindée, sans milice ou vigiles à chaque coin de rue, parce qu’on est jamais loin. Parce que ce pays sur lequel on chie au quotidien, il n’est pas si mal que ça. La violence et l’insécurité y sont bien moindres qu’ailleurs. Grâce à nous et grâce à la Loi. La police est républicaine, et il se pourrait que ça ne dure pas, et que vos gardiens de la paix et autres Compagnies Républicaines de Sécurité, vous les regrettiez quand le privé s’en mêlera.
  Je vous vois venir, là. On n’est jamais là quand il faut, c’est ça ? Et toujours là quand il ne faut pas, aussi ? Facile. Un grand classique de la rhétorique anti-flic culturellement correcte.
  Vous me faites rire. Si nous cessions le travail ne serait-ce que quelques heures, vous resteriez calfeutrés chez vous, morts de peur. Mais par défaut, vous auriez une juste mesure de notre rôle. Ça n’arrivera jamais, rassurez-vous, il ne vous reste qu’à l’imaginer. Si vous pouvez. De notre côté, on a le sens du service public. Et du service rendu.
  On ne demande pas grand-chose.
  On ne fait pas ce métier pour être aimés, c’est impossible.
  Mais si le respect... le respect...
  Les policiers ne l’attendent raisonnablement pas des délinquants. Ni même des petits merdeux des cités qui expriment violement leurs crises d’adolescence et autres révoltes de futurs petits beaufs consuméristes. À cet âge là, on est toujours plus ou moins con et colérique, même si ces temps-ci on approche les très hautes fréquences.
  Non, le respect et la reconnaissance, on l’attend de tous les autres. Ceux qui ne nous voient pas, ne nous remarquent pas, et trouvent tout à fait normal de vivre en sécurité dans un pays libre. Ceux que l’on indiffère parce qu’on fait partie d’un système. Ceux dont le manque de considération n’est rien moins que du mépris.
  Ceux-là, c’est vous et vos médias.
  Vous devant vos télés et vos journaux, qui n’avez pas cherché à savoir pourquoi, comment et pour qui, un flic peut mourir écrasé par des malfrats, vous qui avez eu une phrase idiote et prévisible sur l’insécurité, et qui êtes vite passés à autre chose. Qui avez oublié que quand la sécurité est un dû pour certains, elle demeure un devoir pour d’autres.
  Vous qui ne comprendrez jamais que la sécurité a un prix, et que ce prix c’est du matériel humain qui s’abime, qui se fêle, qui se casse ou qu’on démolit.

  Le 30 décembre, le prix de la sécurité, c’était la mort d’un flic.
  Victime du devoir, comme on dit.
  Et ça, vous avez le droit de ne pas l'oublier.

B. Desforges

#actu police

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B 77 30/12/2010 02:35


Un an déjà...
Que ce collègue repose en paix.


porchez thierry 30/07/2010 23:27


merci a vous agent de la forces pubique de nous proteger contre tous les malfrats et petit merdeus moi en tous cas je vous dit merci pour votre devoument a notre securite de tous les jours soyer
fiers d'etre nos protecteurs


Narno 26/05/2010 14:10


Comment vivez-vous le "traitement" médiatico-politique réservé à Aurélie Fouquet ou Jean-Serge Nérin par rapport à toutes ces morts silencieuses ?
Question bateau peut-être, mais c'est à votre collègue que j'ai pensé ce matin en entendant tout ça
(http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/26/nicolas-sarkozy-se-rendra-a-l-hommage-national-rendu-a-aurelie-fouquet_1363118_3224.html).


Karim75019 03/04/2010 13:42


est c vrai que un flic intégre qui a decéder devrait manquer a TOUS LE MONDE..Du Bandit au Képi


Karim75019 03/04/2010 13:35


en te lisant jai l'impression que dans ton commissariat ya que des bons flics... moi je pense que les bons flics rencontre les bons citoyens et les mauvais flics rencontre les mauvais citoyens. On
s'adapte a la personnalités de chacun s. Quand des policiers me contrôle en me respectant , j'les respecte en retour et tout ce passe bien , j'les insultes pas de fachos j'suis conscient que cest
pas seulement une histoire de couleur mais que malheuresement le style des dealeurs et souvent celui des jeunes de cités , noire arabe ou blanc . Par contre les fois ou jai l'impression qu'on a
trouver 10 kg de coke sur moi , alors que jai méme pas encore etait palper , bah la c'est vrai que mes poings ce contracte tout seule enfin presque tout seule..


siquès josé 23/03/2010 23:07


Salut collègue, merci pour tes commentaires sur le décès de Patrice qui est mon cousin germain. Quel bel hommage vous lui avez rendu ce jour-là avec une haie d'honneur digne de se nom. Vu du
cortège des véhicules de la famille vous étiez tous magnifiques malgré le froid et la douleur. Merci encore pour Patrice qu'on oubli pas. José.


Béné 10/02/2010 17:24


Chère Bénédicte,

Je tiens à vous remercier pour ce blog et ce billet, qui remettent de l'humain là où on ne voit souvent que des uniformes.
Toute ma sympathie à votre grande famille souvent durement éprouvée
Affections, de la part d'une autre Bénédicte


citoyen 05/02/2010 13:21


un peu trop moraliste à mon gout. perso je n'ai plus la télévision et j'avais appris cette nouvelle. d'ailleurs on en parle pas mal sur le net suffit de rechercher sur google, le nombre de pages
est éloquent (près de 20 000).

enfin si la police d'aujourd'hui se préoccupe de ses liens avec la population, tant mieux : on l'avait plutôt vu se préoccupant de ses objectifs chiffrés, statistiques, de faire apparaître du
résultat quitte à laisser les problèmes de fond demeurer (ex : arrêter périodiquement 50 petits dealers au lieu d'une filière de grossistes une bonne fois pour toutes ...).

il ne lui reste plus qu'à être plus douce avec les faibles (sans-papiers, immigrés, manifestants, etc ...) et plus dure avec les forts (détournement d'argent public, patrons voyous, etc ...), pour
contredire les clichés qu'on lui connait et réintégrer un visage républicain un peu perdu de vue, il faut l'admettre.


grimaldi 01/02/2010 15:23


Comme toujours après le décès d'un policier en service j'ai un pincement au coeur car j'ai l'impression que l'on a tué une partie de moi même car où qu'il exerce un policier travaille pour
moi.Aussi je voudrai profiter de cette triste occasion pour REMERCIER tous les fonctionnaires de police exerçant ou ayant exercé. Qu'ils sachent que des français sont en communiant avec eux et ne
les oublient même si les médias, les politiques et d'autres ne les soutiennent que du bout des lèvres MERCI


cavalhorses 29/01/2010 11:40


en ce qui me concerne moi j'ai appris aujourd'hui qu'un policier était décédé le 30 décembre dernier suite à une intervention. bref, le problème c'est que ça arrive un peu trop souvent à mon gout
(blessé dans l'exercice de ses fonctions, décédé,...etc...) et que personne ne fait rien. enfin je parle de ceux qui sont au dessus de nous. je travaille en collaboration avec une police municipale
et un commissariat et pour le moment rien de tel est arrivé chez nous mais il est possible qu'un jour ça ce produise. si ça devait être le cas j'aimerais aussi que les gens et les collègues
soutiennent la famille, les amis...etc... enfin bref je suis touché de tous les témoignages qui figures sur cet article ce sont des gens du métier de près ou de loin ou des gens qui n'ont rien à
voir mais qui sont solidaires, et ça c'est important! à l'heure actuelle il faut se serrer les coudes! Force et Honneur, c'est ça le métier non? alors soyez fort et faites avec honneur ce que vous
savez le mieux faire, protéger ! toutes mes condoléances à la famille, les amis,les proches de Monsieur Patrice POINT et il faut faire en sorte que personnes n'oublient ! bon courage à tous


sabine 28/01/2010 11:59


Je n'ai pas pour habitude de faire des commentaires, mais là je soutiens votre profession, je compatis à la peine de la famille. Il est scandaleux que la mort d'un homme, mort dans l'exercice de
ses fonctions, soit passée aussi inaperçue au niveau national.... Que fait la presse !
C'est vrai que ça ne rapporte rien, un "fait divers", sauf quand c'est une "crevure" qui est blessée, toujours innocente de surcroît bien sûr, on le sait bien que vous n'arrêtez que des innocents
!!!!

Courage, des hommes et femmes vous soutiennent....


Ydel 24/01/2010 21:32


Tout à fait Frederic !


Guizard Frédéric 24/01/2010 19:04


Bonjour,
Pendant 33ans j'ai porté l'uniforme camouflé dans le monde entier au nom de la France. Comme lui je n'ai fait que mon Devoir face à des gens qui ne connaissent que leurs droits mais jamais leurs
Devoirs.Blessé j'ai réussi à aller jusqu'au bout, mais y ai laissé des camarades. Pour moi, c'est encore un Camarade qui part à cause de politiciens sans intégrité, de journalistes qui donne les
modes d'emploi pour échapper à l'ordre et à une hiérarchie yper-diplomée qui ne fonctionne qu'avec des statistiques.
Au revoir Camarade, je n'irai pas bruler des voitures, ni casser des abri-bus car c'est avec notre argent que tout cela existe, mais parfois ... je me demande ce qu'il faut faire pour que la haut
ils nous entendent.


alex 24/01/2010 14:49


je suis très ému par votre article, et je soutiens à 100% les flics meme si je me dit au fond que ces flics en question n'ont plus aucun pouvoir, et ne sont meme plus un rempart contre la violence.
les racailles sont bien plus soutenu et reconnu que les gens intègre et dévoué comme les policiers ou les pompiers.
Pourquoi l'état ne fait rien ? (alloc, skyrock...).
ne vous y trompez pas, jamais une caisse d'alloc crame pendant les emeutes, et une radio comme skyrock sert à fédérer, coacher, encourager ces comportements de voyous.
une pensée à la famille de ce policier.


néobiawnriggs 23/01/2010 23:21


rien à rajouter, mais pourtant un flic de plus à penser la même chose...


Duchnock 23/01/2010 19:48


Merci pour cet article. c'est honteux tant des medias que des pouvoirs publics. Ah la main de Henry, et l'intervention de Johnny, ça ça interpellent. Un policier assassiné en service par des
malfrats, ça c'est de la routine. Nous sommes en décadence grave.
Signé : un syndicaliste qui a eu beaucoup de rapports de qualité avec la police française.


Nicolas 22/01/2010 00:58


Bonjour Benedicte,

je tiens simplement a exprimer le point de vu du Petit Nicolas, loin de moi l'idee d'etre l'expression de l'opinion publique (mais si tu insistes pourquoi pas ;-))
voila comme je l'ai dis precedemment je suis issu d'une famille de fonctionnaire de la securite, ai grandis dans la caserne de la garde republicaine du quartier carnot et ma mere travail toujours
actuellement a la prefecture de police.
j'ai, d'aussi loin que je me souviennes, toujours ete confrontes aux injures, homicides, suicides etc... de ces deux corps d'etats.
d'un autre cotes ai egalement grandis entoures de petits banlieusards en peine de comprendre ce qu'etait la securite, etait une question d'honneur pour moi de leurs expliquer a l'epoque.
ai vecu dans ce petit cocon securise, plein d'illusions et d'admiration pour mes parents,me disant que tout allait bien dans le meilleur des mondes. jusqu'au jour ou j'ai du prendre mes armes face
a la vie: gagner mon independance en vivant par moi meme (je vivais de la rue, la manche et vente de magazine diverse, question de defis personnel rien a voir avec mes parents...)
vivre de ce regime ma demontres qu'un point de vu peux ce reveler bien differents suivant ou tu te trouves et d'ou tu as tes appuis dans la police: voir ses amis embarques en garde a vue et moi
repartir sans meme etre fouiller sous pretexte que maman est de la "maison", ca fais reflechir deux minutes.
De la viens le jour ou je reussis a avoir mon propre appartement, d'entendre pour l'une des premieres fois de ma vie une voisine ce faire frapper par son mari (femme que je suis venus aidees a
plusieurs reprises).
Cette meme femme fut horifies de mon idees d'appeles les "flics" car son mari en faisait partis et cela n'aurais rien changes a sa situation, je fus simplement gratifies de plusieurs visite de ces
derniers sous pretexte de trop de bruit dans mon appart, et lorsque gentiment on leurs expliques qu'ils n'ont aucun droit de debarquer chez vous et de "jettes un coup d'oeil" la reponse est simple:
"ont est pas dans un film jeune homme nous sommes la pour le bouleau alors laissez nous le faire tranquillement si tu veux pas que ca finisses plus mal..." pas de soucis ces messieurs ont ete
sanctionnes... maman fut la pas de soucis!!!
Et que dire suite a mon travail (animateur dans les ecoles de la mairie de Paris) de voir ces enfants sans papiers, et leurs parents parfois tabasses par nos "amis les flics" sous pretexte que sans
papiers tu n'as pas a ouvrir ta bouche et encore moins de porter plainte, vivre dans ces taudis appeles hotels que ces gens paies souvent entre 1500 et 2000€ par mois, et maintenant de nos jours le
droits fondamental de simplement aller ce faire soigner dans un hopital est baffoues car une certaine loi (desole je me souviens pas du nom) demande aux personelles hospitalier de denoncer ces gens
la, me suis retrouver dans certaines situations ou je ne pouvais meme pas envoyer un enfant blesse a l'hopital de peur que ces parents ce fasse arretes, rappellons que l'education et le droit aux
soins est un droit fondamentale... est innaliennable suivant notre belle constitution qui sert d'exemple au monde entier.
ces memes gens serons quoiqu'il advienne de tout facon expulses du jour au lendemain par les memes personnes qui appliques si bien nos chers lois.
ce ne sont la que quelques exemples ne vais te rabacher le crane avec les choses que tu sais deja.

Pour en finir je te rejoindrais sur un point que je trouve egalement alarmant celui du nombre de suicide de ces gendarmes et de ces poiliciers, chiffres bien plus important et derangeant que dans
n'importe qu'elle corps de metier.
La reel question n'est pas de savoir pourquoi ces chiffres sont caches (securite nationnal...) mais pourquoi ils sont si importants dans ces deux metiers particulier?? pression?? honte??

Je suis sans doute, certes, trop naif et trop stupide pour sortir mon nez de la soupe mediatique quotidienne, medias qui cela dit en passant ont de moins en moins de libertes (liberte de la presse
francaise classes 43 eme, en dessous du surinam, Mali, Bosnie erzegovin...)
Alors oui!! je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez, car mon nez et mes yeux voient d'eux memes sur quoi notre beau pays des droits de l'homme est constitue a present, et je n'ai sans doute
pas besoin de me faire laver le cerveau pour comprendre qu'il n'y a pas d'impartialites dans ce monde, que la justice reste aveugle a biens des egards, mais qu'il reste necessaire d'avoir des gens
comme vous pour assumer notre securite.
Je ne reclames rien personnellement, si ce n'est que certains policiers realisent qu'ils sont des humains comme les autres et non des chiens de garde en devoir de proteger la securite de ce pays,
je demande peut etre plus de compassionde ces derniers envers tout ces petits cons qui font la loi dans les cites.

Il n'est pas suffisant de ce dire heureux de vivre dans ce pays qu'est la france en ce disant qu'ailleurs c'est pire...

Oui ailleurs c'est pire!!! je suis sans doute bien places pour le savoir, vois tu je ne vis presque plus en France (j'y passe pendant quelques mois pour repartir de plus belle, ceux depuis quatres
ans a present).
J'ai vus et vecus dans differents pays ou la police est conrompus, ou les Maoistes font la lois, ou les coup d'etats sont monnaies courante.
Ai souvent ressentis la honte d'etre un petit francais qui ce plains de chaque petite chose un peu difficile qui lui arrive dans la vie, sans meme ce rendre compte que son pays fais rever les
lepreux indiens, les prostitues nepalaise... j'en passe et des meilleurs.

ce que je vois dans ta reponse est seulement l'envie de prouver que ton point de vue vaut plus le coup d'etre compris, que les autres, c'est acceptable a vrai dire, mais je n'ai me semble t'il pas
portes de jugement sur ta personne, je pense sans doute que toi aussi est une victime de la societe, que tu ne t'en rends sans doute meme pas compte car trop prise par ce travail qui te tiens trop
a coeur, tu as peut etre raison et je te respecte pour ce que tu fais, mais je ne me permet pas de porter de jugement sur la pauvre Benedicte qui pense que ce metier est une question de devoir plus
que de choix, qui cherche absolument a etre reconnu par ces semblables et la population qu'elle "protege".
Je pense simplement que ce genre de tragedie ne peseras pas plus dans la conscience collective parce que tu le soulignes, je pense simplement que lorsque l'on choisis de faire son metier on accepte
egalement l'anonymat qui va avec, que vous acceptez egalemment le fait de pouvoir mourir pour ce metier puisqu'il est un devoir...

Vois tu aujourd'hui je suis en Israel, a 12 km de Gaza (nir moshe, netivot si tu veux regarder sur une carte), toute la journee durant nous avons entendus des deflagrations et nombres
d'helicopeteres allant vers cette zone.
En as tu seulement entendu parler? des enfants, familles entieres, qui eux non en aucun cas decider de vivre la bas, ce font persecutes et bombarder sous le bons droits des autorites
internationnales.
ici ils n'en parlent meme plus tellement ce gouvernemet censure ses journaliste (israel 63eme si je ne m'abuse au classement des lib de la presse)

vous avez choisis de defendre ce systeme, j'ai choisis de ne pas le cautionner et d'essayer de le vivre differement, malheureusement je reste une partie de ce dernier, quelque sois les pas que je
fasse et en suis pleinement conscient, mais de mon cotes je tentes d'avoir un regard ampathique pour cette humanite, de voir ce monde avec la compassion qui lui est du, compassion bien souvent
oublies par les enfants de la surete.
Je souhaite encore une fois que tu puisse comprendre ce que j'exprime, que tu puisse etre impartiale a chaque controle que tu effectueras, que tu puisse egalement juger avec ton coeur et non avec
ces lois aveugles qui s'applique implacablement sur chaque numero de citoyen que tu cotoyes... n'oublis pas qu'ils sont humains comme toi, voila tout.

ce soir je ne crois pas te devoir ma tranquillite.


ps: desole pour le manque d'accent mais clavier anglais oblige.


kranzler 21/01/2010 17:00


Je ne voulais pas intervenir, par décence, car je ne fais pas partie de la maison et quand je viens chez toi, sur certains articles je préfère laisser s'exprimer les gens du métier.

Il y a un an, tu écrivais le billet "Tournez manège". Aujourd'hui, c'est celui-là. Et dans un an, j'ai bien peur que ce sera pareil. Tu le sais, hein, que tu auras l'occasion de repondre un billet
pareil, où seuls varieront les lieux, les noms et méthodes employées?

La france ne se mobilise que pour les artistes, parfois sans talents et parfois racleurs de fond de chiotte - tiens, en me relisant je vais laisser la minuscule à france. Et c'est pas demain que
j'y remettrai un grand F. F comme quoi, d'ailleurs je me demande - et je résiste aux tentations, parce que tu as demandé de rester mesuré - comme si ça me ressemblait, mais je fais l'effort.


CP 21/01/2010 16:20


Bonjour,

arrivé chez vous par le hasard des liens internet, je parcours votre blog depuis plusieurs heures maintenant.
J'ai parfois ri
J'ai souvent pleuré
Merci


Dom 21/01/2010 15:13


J'espère que d'ici quelques années, il subsistera des personnes qui se souviendront que sous chaque uniforme, il y un être humain... L'uniforme ne doit pas transformer un homme ou une femme en
cible vivante... A mon grand regret, je vois qu'il vaut mieux mourir avec une cagoule et un survêtement en train de lancer des cailloux qu'avec un uniforme...
Que mes pensées accompagnent sa famille tout au long des difficiles moments à venir...