Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:45

 

L-F.Celine

" Comment se fabriquent, je vous demande, les idoles dont se peuplent tous les rêves des générations d’aujourd’hui ? Comment le plus infime crétin, le canard le plus rebutant, la plus désespérante donzelle, peuvent-ils se muer en dieux ?… déesses ?… recueillir plus d’âmes en un jour que Jésus-Christ en deux mille ans ?… Publicité ! Que demande toute la foule moderne ? Elle demande à se mettre à genoux devant l’or et devant la merde !… Elle a le goût du faux, du bidon, de la farcie connerie, comme aucune foule n’eut jamais dans toutes les pires antiquités… Du coup, on la gave, elle en crève… Et plus nulle, plus insignifiante est l’idole choisie au départ, plus elle a de chances de triompher dans le cœur des foules… mieux la publicité s’accroche à sa nullité, pénètre, entraîne toute l’idolâtrie… Ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture. "

 

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, 1937

Partager cet article

Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
commenter cet article

commentaires

Erlikhan 20/08/2011 06:11


Bon écrivain. Dommage qu'il utilisa sa plume au service de ce qu'il détestait : la vulgarité et la brutalité. Son antisémitisme est d'autant plus détestable qu'il était intelligent et cultivé. Il
aurait dû être exécuté comme d'autres, qui eux n'avaient pas l'excuse d'être talentueux et furent mis à mort sans état d'âme.


kranzler 08/07/2011 12:13


Ce qu’on peut rencontrer comme benêts, c’est tragique. Benêts, c’est à dire de pauvres gars et de pauvres filles qui s’indignent là où on leur dit de s’indigner. Ca dégueule dans le sens du vent,
sans discernement, contre le nucléaire, contre la mal qu’on dit des juifs. Mais ça dégueule triste - parce que le Benêt est pleurnichard et tiède, persuadé de faire le bien avec son dogme de
tolérance. Trop d’eau bénite tue le pastis, non ?


kranzler 08/07/2011 10:07


Ah, la nunucherie du premier commentaire me laisse REVEUR. Ce que Céline dit ici, il semblerait presque l'avoir écrit hier soir tant cette colère colle si bien à notre merdique époque.


Nocif 07/07/2011 01:30


Bon c'est vrai je reprend encore le tapoir ou l'comment'staire pour les intimes;
Le Céline... il n'a jamais fais de mal à personne... il a dit, c'est tout... trop dit d'après eux, les cachot-iers du magot!.
Cela maudit de mal-dire, ce genre d'aventure... Faut des boulets dans les sacoches pour lâcher ses peties vérités, les bien saignantes, les juteuses z'aventure de l'homme pion.
Faut pas trop compter sur ses richesses, c'est l'abandon, le dont de ses foies jetés pourceaux...

Nocif


Nocif 06/07/2011 01:03


Quand tu lis le Célinovitch touvabiennovitch, tu peux te passer de bien des grandes z'écoles, tu pourrais même encore bien réussir ta vie avec juste avec un de ses livres sous le bras... t'apprends
à ne pas se faire renverser déjà en traversant dans les passages pour piétons.
En trois lignes il t'en met autant dans la cafetière qu'en une année de ce soir ou jamais en famille.
Cela décrasse parfois trop, pas évident à recevoir


"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

rechercher

 

 

 

undefined

banner Banksy ©