Education Nationale de L'Intérieur

28 Juin 2006

(février 2006)

  Des flics dans les écoles ! Ben tiens ! Et tant qu’on y est, pourquoi pas des miradors et la Légion Étrangère pour surveiller les cours de récréation ?
  Les principes de la République viennent encore de s’en prendre un coup (de matraque) dans la gueule.
  Quoi de mieux pour initier les enfants au plus tôt, aux fondements d’un État policier, et en plus les mettre tous collectivement en situation de délinquants potentiels ?
  Comment faire cohabiter une présence policière au collège avec l’apprentissage de la responsabilité, et un enseignement du civisme ?
  Comment s’y prendre mieux pour humilier les professeurs et leur faire signer un constat d’échec, alors qu’ils ont l’arsenal de règlements nécessaires pour faire la «loi» dans leur établissement ?
  Qu’on les aide, et qu’on leur donne déjà les effectifs supplémentaires qu’ils réclament, mais de leur ministère ! Pas des flics !
  Certes, il y a des problèmes de violence et des délits mineurs dans certains établissements scolaires, mais c’est le boulot des CPE et des surveillants PARCE QUE c’est dans l’école. S’il s’avère qu’un fait est du ressort de la police - ce qui est quand même rarissime - l’incident doit, par principe, être traité dans un commissariat, ne serait ce qu’à titre pédagogique pour le jeune qui peut alors intégrer le fait qu’une limite a été franchie : la porte de l’école et celle du commissariat… Et ce n’est pas à la police de les franchir dans l’autre sens.
  C’est essentiel de faire la part des choses, et de ne pas mélanger les genres. A chacun son boulot, chacun son espace, et pas d’ingérence abusive.
  Parce que avec Sarkozy l’instigateur de cette mesure, on peut à coup sûr anticiper sur d’autres objectifs moins avouables. Pourquoi ne pas profiter de cette présence policière pour repérer les enfants en situation irrégulière sur le territoire, par exemple ?
  Ce n’est pas l’intégrité du flic que je met en cause, mais que réservent les consignes plus ou moins explicites (et plus ou moins écrites) qu’on leur demandera d’appliquer ?
  Marianne, tu commences à ressembler à un monstre…

B. Desforges

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