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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:18

 

 

 

Chers collègues,

Je vous invite si vous le voulez bien à manifester votre solidarité avec le commissaire Neyret récemment mis en examen et incarcéré à la prison de la Santé à Paris.

Je vous propose de formuler une demande de droit de visite où il est détenu, en reproduisant à votre nom le modèle de mail ci-joint, et de l’envoyer aux deux juges avec une copie à l’avocat de Michel Neyret.

Cette démarche est avant tout symbolique, et vise à témoigner à quel point, à tous niveaux et à tous grades, l’exercice du métier est difficile et rend vulnérables ceux qui s’impliquent.

Il n'y a en cela rien de répréhensible, ce n'est pas un appel à l'indiscipline, c'est juste une manifestation de solidarité.

J’espère que vous serez nombreux à renvoyer cette demande d’autorisation de visite, et que vous serez autant à la relayer à vos collègues.

Soyons solidaires, et démontrons que nous pouvons être attentifs quand l’un de nous est en difficulté et livré à la vindicte de ceux qui ne connaissent pas ou mal notre profession.

Le commissaire Neyret a besoin de savoir que nous le soutenons, et son conseil doit pouvoir lui dire que nous sommes nombreux.

Bien à vous tous,

Et bon courage au travail.




L’ensemble de ce texte est à transférer en Cci à vos contacts, sans le modifier.


Ce qui suit est à envoyer aux 3 destinataires suivants :
patrick.gachon@justice.fr; herve.robert@justice.fr;
et en Cc : gabrielversini@wanadoo.fr;
signé de votre nom avec une copie de CNI en pièce jointe.

(pour moi, c’est fait)


 

Objet du mail :
Demande de permis de visite pour le commissaire divisionnaire Michel NEYRET

 

 

Monsieur le Juge,

J'ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’autorisation de rendre visite à Michel Neyret, commissaire divisionnaire de la Direction Interrégionale de la Police Judiciaire de Lyon, actuellement en détention provisoire à maison d’arrêt de la Santé à Paris.

Je ne suis pas de sa famille, je ne suis qu’un(e) collègue peiné(e) de le savoir en prison. Je connais son excellente réputation de policier, je suis au courant de ses états de service, des nombreuses enquêtes qu’il a menées à bien, et de sa compétence incontestable dans la lutte contre la grande délinquance.
Je souhaite pouvoir lui apporter un réconfort sincère et fraternel dans cette épreuve difficile, et lui témoigner mon soutien de vive voix.

Pour ces raisons, j’espère que vous voudrez bien accéder à ma demande,

Je vous prie d’agréer monsieur le juge, l’expression de toute ma considération.


Prénom NOM
(éventuellement grade et affectation)
mail


Pièce jointe : copie de ma carte nationale d’identité

En copie à : messieurs les juges Patrick Gachon et Hervé Robert
patrick.gachon@justice.fr
herve.robert@justice.fr
et à Maitre Versini, conseil de Michel Neyret
gabrielversini@wanadoo.fr


  • mises à jour du 12 octobre 2011 :
franceinter-logo.gif Le Téléphone Sonne
Débat avec : Franck Cognard, journaliste à France Inter - Marc Louboutin, ancien lieutenant de police et auteur - Virginie Valton, Vice-Présidente de l'Union syndicale des Magistrats - Christophe Cornevin, journaliste au Figaro.

 

 

obs  Affaire Neyret : les soutiens du commissaire

 

 

  • mise à jour du 11 octobre 2011 :
franceinter-logo.gif
interview croisée Marc Louboutin et moi par Franck Cognard sur France-inter

 

  • mise à jour du 9 octobre 2011 :

m6-logo.gif  "Flic ou voyou" : affaire Neyret
  un débat Face à l'actu sur M6 animé par M-O. Fogiel

 

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Published by bénédicte desforges - dans actu au jour le jour
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commentaires

naguima 28/10/2011 17:53


Bénédicte, là, j'ai été rincée à la douche froide ! En ce qui concerne votre site, il me convient très bien et je loue votre courage, malgré moult péripéties pas très agréables (ce n'est qu'un
euphémisme) de le tenir et de nous permettre de nous exprimer, quitte à s'exposer à vos réponses ou remarques très sèches.
J'ai même pensé que vous me répondez ainsi car j'ai choisi le pseudo "Naguima" car je suis de confession musulmane, mais après, j'ai vu que d'autres avaient droit aussi à vos observations très
acerbes, donc, je me suis dit que ce n'est pas question lié à mes origines. Pardon, Bénédicte. Mais vous êtes dure quand même. Car si l'on participe et écrit sur votre blog, c'est vraiment par
sympathie et soutien, pas pour tchatcher.
Bonne soirée, Bénédicte.


bénédicte desforges 28/10/2011 20:20



"... J'ai même pensé que vous me répondez ainsi car j'ai choisi le pseudo "Naguima" car je suis de confession musulmane...."

Vous devriez avoir HONTE d'avoir y pensé !
Merci désormais de m'épargner vos commentaires consternants.


 


31 oct : Je ne publie plus vos commentaires, cessez votre harcèlement.



naguima 28/10/2011 16:20


Merci de votre réponse toujours aussi lapidaire, Bénédicte si quelqu'un parle des choses qu'il ne connait pas ou dit une bêtise.
Mais, il serait sympa de nous dire ce qui se fait pour Mr le Commissaire Divisionnaire Michel NEYRET.
Honnêtement, au début, j'étais très véxée de vos remarques, mais maintenant, je sais que ce n'est pas méchant mais, en quelque sorte, c'est une déformation professionnelle d'être toujours
précis.
Merci d'essayer de me répondre car ce n'est pas par simple curiosité que je le demande mais je suis vraiment révoltée du traitement réservé à Mr le Commissaire Michel Neyret.


bénédicte desforges 28/10/2011 17:45



Je n'ai pas envie de tchatter, ici n'est pas un forum.

Juste une précision : je ne suis qu'un relai, je ne suis pas magistrat, pas enquêteur, pas syndicaliste, pas commissaire de police, je ne connais pas personnellement Michel Neyret, je fais ce que
je peux avec mes moyens, changez d'interlocuteur si ça ne vous convient pas.
Salut.



naguima 28/10/2011 14:18


Les journées passent. D'autres nouvelles ont remplacé "l'affaire" Michel Neyret. Est-ce que ces collègues font quelque chose pour lui ? Est-ce que les lettres sont parties ? Et son équipe ? Pas une
seule protestation officielle auprès du Ministre ou dans la presse. Dans certains cas, mettant en danger l'ordre public, on peut passer outre le devoir de réserve. Mettre un excellent flic en
prison, le déshonorer de la sorte quand les grands pontes sont tous libérés ou n'ont pas connu de prison, et cela ne choque personne. Vous me décevez, mes amis flics. Comment peut-on laisser tomber
l'un des vôtres ?


bénédicte desforges 28/10/2011 15:16



Vous êtes à coté de la plaque.



Denis 18/10/2011 09:38


Hi!

En cas de retour, j'afficherai mon permis de visite à la porte, ou au mur, au-dessus de la chaise de mon bureau... Pour l'instant, pas de retour.



Biz Bêné, Salut Marc.


Liberté 17/10/2011 14:11


à Isabelle
Si tu comptes sur les personnels du SGAP pour manifester un soutien, t'es pas sortie de l'auberge ! ce sont, en majorité, des anti-flics, comme ceux de l'INPS.


"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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