Les mots sont tout sauf innocents - le flic (1/3)

1 Juin 2016

juin 2010

aimez la police


  En fait, la tactique est vieille comme le monde. On raconte des histoires avec des mots bien choisis, et l’autre finit par avoir un doute ou par y croire. C’est une narration réussie. Même si rien n’est vrai.
  Des mots et des images. Ça commence quand on est petit, et ça ne s’arrête plus jamais. D’abord, mots et images élaborent les mécanismes de l’imagination, et plus tard ça fabrique de l’opinion.
  Des mots et des images, il n’y a pas mieux pour décrire le monde et les gens. On appelle ça du récit ou de l’information. Quand les mots obéissent à une stratégie, quand ils se prêtent à un discours, on appelle ça de la communication.
  Et il n’y a rien de mieux pour refaire le monde. Et les gens.

  Réalité et vérité ne sont pas nécessairement des préalables.

  Par exemple, les mots qui définissent le policier sont intéressants.
  Il y a longtemps, on parlait simplement d’agent de police. C’était cartésien et sans arrière-pensée, une étymologie limpide qui indique un acteur dans la ville, un rôle subordonné à une fonction sans autre précision sémantique. Aucune prise n’est donnée à la subjectivité, au fantasme ou à l’interprétation idéologique.

  Ensuite est venu le désuet gardien de la paix, mais l’intention était claire. Et joliment dite. Le gardien de la paix ne part pas au combat, au contraire il est là pour l’empêcher. Il connaît le sens des mots "répression" et "prévention", et les mélange avec discernement dans sa casquette pour en faire un métier polyvalent. Il sait déjà que la paix peut se payer au prix fort de la brutalité de la société et des hommes, ou pire, et que tout le monde ne souhaite pas être paisible. La paix n’existe pas, mais elle a le mérite d’être un idéal, ou professionnellement un objectif.
Et le métier de gardien de la paix a encore la couleur d’une vocation.

  Et puis peu à peu, on a changé la tenue inconfortable du gardien de la paix – depuis celle où l’arme n’était pas apparente, avec un képi d’un autre âge, et des chaussures de ville – et il est assez vite devenu des forces de l’ordre. La transition est plus rude que l’époque… Deux mots coercitifs d’un coup. Les mots antérieurs existent toujours, mais à mesure du temps et des idéologies, on a le choix et le calcul – politique et médiatique - de leur emploi. Les gardiens de la paix sauvent un désespéré de la noyade, les forces de l’ordre interviennent lors de troubles. Ce sont pourtant les mêmes. Un gardien de la paix est-il une force de l’ordre ? Deux gardiens de la paix ? Il n’en décide pas, il ne communique pas sur ce qu’il est. Il fait, et après on interprète qui il était pour le faire.
  Forces de l’ordre suggère explicitement le rapport de force(s), et les mots invitent – si ce n’est à l’affrontement – à l’opposition. Par la force du vocabulaire, le policier n’est plus une présence intégrée dans la ville, mais un outil d’intervention, voire une force de frappe. Le mot paix de la fonction est asphyxié, a du mal à se faire entendre, le langage lui préfère l’idée de la confrontation pour désigner le policier. Peut-être aussi parce que ceux qui décident du langage ne sont pas physiquement impliqués dans ce rapport de forces.

  Maintenant, en étant attentif, on peut voir arriver, dans les médias, la propagande et les discours, les forces de sécurité. Un peu comme à Bagdad. Beyrouth. Gaza. La sécurité, c’est - sans surprise - le mot clé. Les forces de sécurité impliquent et concernent parce que c’est bien de la sécurité (ou de l’insécurité) de chacun qu’il s’agit.
L’insécurité est un concept qui fluctue entre un sentiment et une réalité.
Le métier de policier ne s’exerce que dans la réalité.

  La notion d’ordre ne vise personne en particulier, l’ordre est un contexte social, il s’adresse au système, l’ordre est le dosage idéal de libertés et de contraintes à atteindre en démocratie.
  Le mot "sécurité" parle clairement de menace et de risque à chacun individuellement, il n’épargne personne. Contrairement à l’ordre, sécurité s’entend comme un message personnel, elle appelle à la vigilance, la méfiance. L’imaginaire a moins de problèmes avec la sécurité qu’avec l’abstraction de l’ordre. Parler de sécurité, c’est parler de l’autre.
Sécurité est synonyme de crainte, de peur, forces de sécurité désigne la police comme un rempart entre soi et la menace de l’autre. Un autre indistinct...
La paix est loin.
La paix des mots, s’entend...

  Parce que policier sait depuis toujours qu’il aura à sa charge la sécurité, la paix, l’ordre, et qu’il devra parfois utiliser la force. Sa dénomination à géométrie variable n’y change pas grand-chose.
Beaucoup moins en tous cas que l’idée qu’on se fait de lui.

  Parler de police en la réduisant par son nom, à la force, à l’ordre, ou à la sécurité restreint ce métier, le défigure, dans l’imaginaire collectif, et oriente la perception que le citoyen doit en avoir.
  L’impopularité et la défiance envers la police ne sont pas étrangères à cette dérive sémantique qui ne doit rien au hasard du vocabulaire.

  Les noms donnés à la police parlent aussi sans équivoque de la projection idéologique du monde dans lequel elle œuvre. Ils le coupent en deux. En deux camps.


Plus de commentaires sur Rue89 et sur AgoraVox

Bénédicte Desforges

#actu police, #revue de presse

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Jean-Michel 17/12/2010 18:44


un article intéressant, j'avais jamais pensée à réfléchir sur ces mots qui définisse la fonction. Moi je sais que j'ai des limites de compréhensions par mon niveau d'étude (3eme il y a ....29 ans !
lol) bas. Je sais que je manque de bases, j'essaie de compenser... je me méfie énormément des manipulations qui viennent de tous sens et internet encore plus !
Je li énormément, cela m'aide à me faire une opinion sur les choses. Mes discutions avec les gens qui me sont proches me détermine aussi. J'aime vos écrits et j'ai envie de les intégrées aussi dans
mes discutions prochaines (Noel)sur ce monde de la police qui m'est un peu moins obscur grâce à vos livres, votre blog et ceux de certains de vos collègues. Un fil de discutions qui risque d'être
chaud !lol
Bonne fête! amitiés Jean-Michel


bénédicte desforges 18/12/2010 12:27



Bonnes fêtes itou Jean-Michel !
et merci pour votre fidélité de lecture par ici.
Amitiés :)



eczistenz 26/11/2010 11:53


A Chironex
je peux comprendre en partie votre point de vue... étant issu d'une pratique politique qui voyait en chaque policier un raciste/fasciste/décérébré potentiel ou assumé (rayez la mention inutile),
sbire de l'état policier qui nous opprime, etc. etc. Ayant pris de l'age, et grand voyageur moi aussi, je suis bien obligé de me rendre compte que nos policiers ne sont pas si mal, voire plutôt
bons quand on voit le contexte (pressions internes et management lamentable ; méfiance de la population). Sans parler de la Chine, il y a pas mal de pays où les flics sont aussi bien considérés par
la population que des délinquants, car assez systématiquement corrompus, délinquants eux-même, pas fiables, voire tortionnaires... en France une méfiance commence à s'installer, que j'ai moi-même
ressenti pendant un certain temps, jusqu'à ce que je commence à comprendre que c'est une vision conditionnée, une représentation. Oui il y a des brebis galeuses, mais comme vous dites, pas plus
qu'ailleurs, même si parfois ils se font instrumentaliser. Mais quand on voit comment les émeutes de 2005 ont été gérées... on se rend compte qu'il y a quand même de sacrés bonhommes et bonnes
femmes dans la police. Les pays où on est capable de gérer une crise de cette ampleur de cette façon, avec aussi peu d'effusions de sang, se compte sur les doigts d'une main dans le monde...
Bénédicte parlait du "sentiment d'insécurité", largement créé et artificiel. J'ai tendance à penser que le "sentiment d'insécurité face à la police" est largement artificiel lui-aussi... alimenté
par certaines idéologies, qu'on n'est pas obligé de partager même si on est de gauche. Je les ai moi-même alimenté pendant un temps, parce que c'est de bon ton dans certains milieux, jusqu'à ce que
je me rende compte que toutes mes expériences avec les flics (et pourtant j'ai fait des folies de jeunesse... jusqu'à arrestation, GAV et Cie...) s'étaient toutes bien passées, même si ca m'avait
cassé les pieds. Alors je ne veux pas faire d'une expérience particulière une généralité... mais je ne veux plus non plus reproduire tel quel des discours à la noix concernant un corps qui reste
très très largement républicain. Ensuite, ne comparons pas non plus les profils, modalités de recrutement et fonctionnement, état d'esprit des officiers, gardiens de la paix, crs, moblots, etc.


Denis 09/06/2010 22:28


Bonsoir,
J'ai vu ce reportage sur ARTE.
J'en retiens ce commentaire du collègue du Ciat de Tours qui disait :
1 Le suicide de notre collègue ne peut etre (pour l'administration) que l'aboutissement tragique d'une situation personnelle difficile...
2 Après avoir tenté d'alerter la hiérarchie sur le malaise de la Police de tous les jours, et après les obsèques du collègue, à la fin du mois, la position des chefs était plus que jamais
"comptable".

Et aussi, j'aime bien les anciens, mais pour le coup, z'ont pas été vraiment tendres..

Et aussi les voix en phrases musicales résonnante de NS et BH..

Et aussi l' évocation de l'épisode du karcher..

Coté allemand, rien de comparable. Trop de différences entre ces deux états..

Bref, l'émission d'Arte sonnait plutot juste, surtout quant cet ex-Lieutenant, comme une lapalissade : "I er Flic de France? (NS et Bh...) Mais ce ne sont pas et ne seront jamais des flics, se sont
des hommes politiques..."!

Pour le reste, fatalisme, résignation, colère ...et usure..


annie 09/06/2010 16:39


je vous félicite pour ce blog tres intéréssant. amitié annie


Alain38 09/06/2010 13:01


Un peu dans la continuité de ce message il y avait hier soir sur Arte un Théma sur la police. Le but du Théma était semble-t-il de leur donner la parole. La première partie était sur la police
francaise, montrant des humains dans une situation de malaise professionnel.

Mais surtout, la seconde partie était sur la police allemande qui semble, si j'en crois le documentaire avoir effectuée une mue d'une version "police répressive" (au sens négatif du terme) vers
"police intégré dans la société", ce qui rejoint l'évolution sémantique présentée ici.

Mais c'était même plus que cela puisqu'on y voyait le discours d'accueil des nouveaux policiers de proximité dans lequel les citoyens étaient appelés "clients". On en arrivait donc à une vision
sémantique d'une police "prestataire de services", et qui en tant que telle doit atteindre la "satisfaction client".

Et cela change aussi probablement la vision qu'un citoyen lambda comme moi peut avoir de la police. Puisqu'alors son objectif n'est plus "d'être au service du Ministre/Président" mais bien des
individus.


Chironex 03/06/2010 22:44


@Emma

Heureusement, la France n'est pas la Chine. Notre culture est bien différente. Nous autres Français avons un rapport à l'Etat et à l'autorité que l'aspiration à la liberté, génétique si je puis
dire, rend tout à fait spécifique. Comprenons-nous bien: je n'ai rien contre les policiers. Ce sont des femmes et des hommes, dont la très large majorité occupent leurs fonctions avec conscience.
Comme dans tout corps de métier, il y a quelques abrutis, mais ce n'est pas propre à la police. Il en va de même pour la magistrature, le barreau, la Poste ou la DDE. Ceci étant, ils sont, à leur
corps défendant, je suppose, la représentation tangible d'une violence d'Etat qui incite au retrait, à la distance, et finalement à la méfiance. Du reste, je pars du principe qu'exercer cette
profession ne peut relever que d'un choix et avec tout le respect que je peux avoir pour l'auteur de cet article, qui me semble être une policière respectable et emprunte d'humanité, j'ai du mal à
comprendre qu'elle puisse se plaindre de l'image que sa fonction renvoie, l'ayant embrassée en connaissance de cause.
Mais ceci étant, je vous accorde que mon passif familial y est peut-être pour quelque chose.

Bien cordialement.


Emma 03/06/2010 18:34


@Chironex
Pour ma part, je pense que l'éducation est une part importante de la sensibilité que l'on peut éprouver face aux policiers. Et bien entendu, cette sensibilité diffère d'un citoyen à l'autre. Pour
ma part, je ne leur manque jamais de respect (mon éducation) et je suis toujours polie (éducation quand tu nous tiens), même si parfois, je me suis bien mordue la langue, croyez-le bien. Pour la
suite de votre démonstration, ne pensez pas que je n'ai jamais vécu qu'en France. J'ai un peu roulé ma bosse dans quelques endroits du monde. Comparons donc ce qui est comparable : la France n'est
pas la Chine (un des quelques pays où j'ai vécu un petit moment) et où seule la ligne du parti domine, où le contrôle de l'information est omniprésent, où seule une agence dite officielle est à
même de donner les infos qu'il faut au moment où il le faut. La Chine, où il y a un flic ou un militaire tous les 15m, en uniforme ou pas, où les rassemblements sont contrôlés - même ceux des
expatriés pour une simple ballade en vélo à travers Pékin pour découvrir la ville lorsque l'on vient d'arriver, la Chine où internet est censuré et surveillé très étroitement par 70.000 policiers
peu ou prou, où dans chaque bloc d'immeubles (dont celui où je résidais, une résidence chinoise), un vieux ou une vieille encarté(e) surveille nos allers et venues, où tous les trois mois, je
devais aller me déclarer au commissariat du quartier et prouver la validité de mon visa (valable pourtant un an) et la preuve que je vivais bien là où je le déclarais, ma résidence où le concierge
notait mes allers et venues (il a dû bien se poser des questions parfois)… La contrainte d'Etat, je la connais donc. Nous avons la chance de vivre dans un pays et état de droit où, ne vous en
déplaise, un citoyen lambda - vous et moi donc - avons bien plus de droits d'un policier.
Bien à vous.


Chironex 03/06/2010 16:57


@Emma

L'éducation n'a rien à voir là-dedans, les droits et les devoirs non plus. C'est une question de sensibilité, qui manifestement diffère d'un citoyen à l'autre. S'il y avait un policier tous les 15
mètres, ce qui je l'espère n'arrivera jamais, vous commenceriez peut-être à ressentir la contrainte d'Etat et à comprendre le sens de mon propos.

Cordialement.


Emma 03/06/2010 15:59


Bonjour Bénédicte,
Comme très souvent, je trouve l'analyse juste et pertinente. Et si bien sûr tu le permets, je vais m'autoriser à faire un petit commentaire à Chironex.
M/Mme Chironex, je ne souhaite pas être impliquée dans votre généralité qui est celle, je vous cite "du malaise [ressenti] invariablement [par] le citoyen lambda en la présence de policiers et de
la contrainte de l'Etat qu'ils incarnent par nature"... Je ne ressens aucun malaise vis-à-vis des policiers, que ce soit en leur présence proche ou lointaine. Je trouve la généralité dangereuse en
ce qu'elle sous-entend que je pense comme vous et que je n'ai pas d'opinion à avoir sur la question, parce que je suis une citoyenne faisant partie de la classe moyenne. Je réitère donc, je ne
ressens aucun malaise, aucune pression, aucun sentiment, que ce soit pour un contrôle routier (je ne les compte plus !) ou d'identité (plus rarement, mais parce que pas au bon endroit ni au bon
moment). Une généralité banale serait de déclarer qu'il n'y a que ceux qui ont quelque chose à se reprocher qui ressentent un malaise… Elle n'est pas vraie non plus. De mon point de vue (qui
n'engage donc que moi), cela reste une question d'éducation : on vit en société, en communauté et cela nécessite des droits, des obligations et des devoirs…. De nos jours, on ne pense qu'à nos
droits, les deux autres notions ont été subtilement oubliées par commodité, parce que la "société" devient une notion difficilement définissable.
Pour le reste de votre commentaire, c'est votre opinion, je la respecte mais ne la partage pas.
Bien à vous.


Chironex 03/06/2010 13:30


"L’impopularité et la défiance envers la police ne sont pas étrangères à cette dérive sémantique qui ne doit rien au hasard du vocabulaire."

J'ai bien peur que l'impopularité et la défiance envers la police ne provienne directement de sa fonction institutionnelle: maintenir l'ordre public en usant, si besoin, d'une violence légale dont
l'Etat dispose du monopole. Vous pourrez jouer sur les mots autant que vous voudrez, vous faire appeler "bisounours" si ça vous chante, vous constaterez que la sémantique rencontre assez rapidement
ses limites en la matière. Aucune terminologie ne pourra avoir raison du malaise que ressent invariablement le citoyen lambda en la présence de policiers, et de la contrainte d'Etat qu'ils
incarnent par nature.


L'assassin 03/06/2010 13:03


Orwell était un visionnaire, il ne s'est trompé que de quelques décades...


Jean-Philippe 03/06/2010 11:33


l'étude sémantique est interessante, mais que dire du terme "Police de proximité"? devrait-on transformer ce mot en "gardien de la paix de proimité" "gardien de la paix rapprochée" ou "forces de
l'ordre approximatif"?


objectif 03/06/2010 10:36


Félicitation pour ce blog au contenu riche et intéressant. Bonne continuation et surtout bon courage. Amitiés sincères,

Sylvain


dominique giraudet 03/06/2010 08:50


Bonjour et merci pour ce texte intéressant .

Je pense aussi que dans notre société on identifie trop la personne avec son role social , on oublie trop facilement que l'on a en face de soi avant tout un ètre humain avec toute sa complexité .
Nous sommes dans une société de "clichés mentaux " , finalement trés superficielle .


Georges Micholet 03/06/2010 05:45


Aide à Domicile .... Ex Domestique
Technicien de surface ... Ex Balayeur
Le "Titre" change mais pas la fonction .

Sécurité , paix , ordre et parfois force ne sont pas les seules charges des "Gardiens" de la paix , on peut ajouter Aide , Assistance et surtout PREVENTION (qu'en est-il de la police de proximité )


isis 03/06/2010 03:16


on voudrait nous conditionner à l'idée que nous sommes en guerre contre un ennemi invisible que l'on ne s'y prendrait pas autrement...cette guerre qui autorise les abus "exceptionnels" des pouvoirs
"pour le bien et la sécurité de tous" .


Vincent d'Eaubonne 03/06/2010 02:15


Excellent texte, merci ! Vu l'heure et la masse de boulot, mon neurone n'a pas de commentaires fleuris à produire, alors juste merci :)


axel 03/06/2010 00:29


La justesse de la plume ou plutôt du clavier de Bénédicte Desforges frappe encore une fois.
Bel exposé et très pertinent, du jeu de la sémantique visant à manipuler les esprits.
Je préfère quant à moi, le terme de "Paix Publique" à celui de "sécurité publique" de par sa proximité sonore avec "République" mais aussi, c'est là le pouvoir des mots, il a un arrière gout
d'apaisement. Tandis que "sécurité" comme exposé ici, renvoie à l'idée inconsciente d'une menace.....souvent illusoire mais à laquelle on finit tous par croire.

J'attends la suite;)