Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 14:07

 

 

Bonjour,

Par ces quelques lignes, je veux d’abord vous remercier pour vos très nombreux encouragements et toutes ces belles choses que vous m’avez écrites. Vous avez été touchés, émus ou étonnés, je l’ai été aussi en vous lisant.
Merci à mes collègues qui se sont un peu reconnus dans ces chroniques qui sont aussi les leurs,
Merci à tous ceux qui m’ont dit qu’ils voyaient désormais la police d’un autre œil,
Merci à ceux qui m’ont témoigné affection et sympathie,
Merci d’avoir apprécié le récit de ce monde qui est l’essentiel de notre quotidien, anonyme et loin de l’intérêt des médias et des géants,
Mille fois merci du fond du cœur.

Maintenant, je voudrais vous raconter ces dernières semaines. Et expliquer mon absence sur ce blog.
J’écrivais donc ici, tranquillement, sans me poser trop de questions, ni tenter de savoir qui me lisait. Sans aucune autre ambition que ce plaisir d’écrire qui passe par l’étreinte du souvenir, et le souvenir qui en appelle un autre, et l’envie de partager ces petites tranches de vie de flic. C’est pour cette raison que j’étais passée du papier au blog. Raconter et confier ces mots au hasard d’internet. Sans autre prétention et avec la liberté d’en attendre aucun retour.
En fait, je n’ai rien calculé, j’ai écrit comme j’ai pensé, en tentant simplement de contourner mon ressenti pour laisser toute la place à ceux et celles dont j’évoque l’histoire.
Et puis un jour, un mail… Un mail tout court, mais c’est là que tout a commencé.
« Bonjour, je chronique les blogs pour France-inter, le votre est passionnant, accepteriez-vous même sous anonymat une brève interview  pour parler de votre démarche ? »…
Je ne connaissais David Abiker qu’à travers l’émission Arrêt sur Images, j’ignorais qu’il consacrait une émission radio aux blogs. Je l’ai appelé, on a bavardé, et il a fait l’interview quelques jours plus tard. Pour être vraiment sincère, il faut que je dise que je n’en revenais toujours pas qu’il ait pu s’arrêter sur mon blog.
Je n’avais jamais été tentée de le référencer tous azimuts, ni d’en gonfler le trafic à l’hélium, ni d’user de toutes les malices bien connues des courtisans de la blogosphère, et surtout pas d’aller cirer les pompes de ce qu’il est convenu d’appeler les « bloggeurs influents » pour vanter ma prose et mendier la flatterie ou un pixel de virtuelle reconnaissance.... Non, Abiker et mon blog, c’était juste un coup de mots-clé sur Google…
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Le jour même de l’interview, un autre mail. « Je viens de découvrir votre blog suite à la chronique diffusée ce matin sur France-inter. Un blog passionnant. Je suis journaliste etc… votre témoignage toucherait nos auditeurs… ». Deuxième passage à la radio.
Et ce n’est pas tout. J’ai reçu des dizaines de mails, vraiment beaucoup… dont ceux de trois éditeurs… dont Gilles… « Je suis responsable éditorial pour une maison d'édition parisienne et je souhaiterai m'entretenir avec vous à propos de vos textes… remarquables. » Et là, vertige… Tout ça dans la même semaine… Alors, on s’est vus. « Continue comme ça, et ne change pas une virgule. », il m’a dit. Et puis il m’a demandé si ça me tentait d’écrire un livre. Moi, je n’y avais jamais pensé, mais avec le coup de la virgule, je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai signé un contrat. Un contrat avant même d’avoir fini… Un éditeur sans l’avoir cherché, sans avoir jamais imaginé que ma prose discrète puisse un jour prendre la forme d’un livre. J’ai encore du mal à y croire.
Mais il sort au mois de mars aux éditions Michalon. Mon livre…
Voilà pourquoi, j’ai moins écrit sur le blog. Et pourtant j’ai écrit, je n’ai pas arrêté. Intensément, en essayant de faire abstraction que tout ça sera imprimé sur papier. Avec une couverture et un titre…
Tout sera sur des vraies pages. Dans le livre.
Et il est prêt.
Il ne reste qu’à enlever le surplus de points de suspension dont j’ai abusé (Gilles… n’aime pas… les points… de suspension…) et quelques fignolages.
Merci Gilles et merci David. Sans vous, je n’aurais jamais osé penser à ça.
Je n’ai pas envie de lâcher ce blog, je lui dois beaucoup, et je vais réfléchir à la façon de continuer à le faire vivre.
En tout cas, on garde le contact.
Bien à vous.

B.

Info du jour : un article qui parle de mon blog dans le magazine Jasmin d’aujourd’hui.
«Un blog qui deviendra un livre… C’est l’un des blogs les plus passionnants du Net… plus instructif qu’un reportage du JT de 20 heures. »
(Là, j’ai la tension qui est montée à 22…)

 

 

Partager cet article

commentaires

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

France info  Le livre du jour :

rechercher

 

 

 

undefined

banner Banksy ©