« Cessez de parler de viol, il n’y a pas viol dans cette histoire… [le journaliste : "mais elle a treize ans..."]… Vous avez vu les photos, elle fait vingt-cinq ans, donc il faut cesser de
parler de viol. » (Costa-Gavras) (source Europe 1)
« A son arrivée, il l'abreuve de champagne et de drogues, prend des photos d'elle nue dans un bain, puis, malgré la résistance qu'elle lui oppose, réussit à la forcer à avoir une relation
sexuelle. "Je disais : Non, non. Je ne veux pas aller (dans la chambre). Non, je ne veux pas faire ça. Non" (Samantha Geimer dans un entretien en 2003)
« Roman Polanski, un cinéaste de dimension internationale (…/…) De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné,
alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est-à-dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable »
(Frédéric Mitterrand, ministre de la culture)
Ce qu’il a fait le Polanski, ce n’est que du banal.
Pas plus banal, croyez-le, que le viol d’une mineure sous alcool et stupéfiants.
Qu’elles sont jolies ces lolitas, il faut dire… les
fruits verts comme les appellent les grands auteurs-artistes-baiseurs consacrés. Et puis l’époque engendrait la tentation,
rappelez-vous. Ces années-là, il était de bon ton de clamer qu’on disposait de son corps comme bon semblait. Il était tellement dicté qu’on s’oblige à disposer de son corps, que les femmes
récemment pilulées ne savaient même plus dire – privées qu’elles étaient de l’argument de la peur d’enfanter ou d’avorter – qu’elles n’avaient simplement pas envie d’une baise à la mode. Et puis,
foin des limites d’âge bêtement conventionnelles, le dictat était tel qu’il était d’aussi bon ton d’initier les enfants à disposer de leur corps en disposant du leur.
Une certaine littérature des années 70 en témoigne abondamment.
Donc, Polanski était alors un banal connard à la mode.
Bien dans son temps, et particulièrement bien dans son milieu où, quand on peut sans effort tout s’offrir dans la catégorie légale et consentante, on se laisse aller aux sulfureux interdits,
on se laisse aller tout court d’ailleurs, parce que quand on s’appelle Polanski, et qu’on n’est pas un pauvre lambda qui prend le risque d’un avocat commis d’office dix minutes avant la
prononciation d’une peine lourde, là, on peut tout oser sans excès d’états d’âme. Il devait être un honneur d’avoir été tringlée par Polanski, non ? Sauf que… Sauf qu’il faut se figurer la scène…
Baisée, torchée, droguée à treize ans par un homme de trente de plus. Même si le chef d’accusation de viol a été levé, parce qu’il suffit de plaider coupable, d’indemniser la victime, et que la
justice américaine est ainsi faite, on a du mal à se dire - viol à part, donc - qu’il pouvait y avoir mesure et consentement. Les autres chefs d’accusation sont entre autres la sodomie et la
"copulation orale". Rien que ça…
Voilà pour les faits, donc reconnus par l’artiste, et payés à crédit par une sorte d’impitoyable préventive de quarante jours de prison.
Et voilà un Polanski qui fuit la justice depuis trente ans parce que celle-ci n’en a pas exactement fini avec cette affaire. C’est le droit, dura lex sed lex.
Parce que Polanski, tout génie du 7ème art qu’il est ou qu’on le dit être, est un pédophile. Il faut appeler les choses par leur nom, s’il ne l’était pas, une fille de treize ne l’aurait pas
fait bander au point d’un passage à l’acte.
Et l’artiste s’est fait idiotement gauler sans s’y attendre, c’est ballot mais on ne peut pas tout prévoir.
Alors finalement, ce qui me choque commence à partir de là. À partir de cet odieux traquenard tendu par les flics, ravis de capturer une racaille pipeule, et complices d’une ignoble justice
sans complaisance avec un plaisant et talentueux vieillard vaguement amnésique, qui de toute évidence, même la très fraiche chair, ne baise plus que sous viagra.
Je blague.
Polanski peut rester en liberté, je m’en fiche, la justice en voit d’autres. Il peut finir ses jours en prison, et même vivre une belle et charnelle histoire d’amour plus ou moins consentie
avec ses codétenus comme c’est la coutume, je m’en fiche autant.
Ce qui me choque est cette cohorte de grands du
milieu qui d’une seule voix, s’émeuvent sur le sort ô combien injuste et ignominieux de Polanski le martyr.
Cet élan corporatiste, à qui le ministre de la culture de tous les Français - même les Français moyens bourricots plein de principes psychorigides- a ouvert grand les portes d’une indécente
protestation.
Ces soi-disant artistes qui ne sont finalement qu’une caste friquée et décadente, à trouver invraisemblable que le droit puisse s’appliquer au sieur Polanski. Et qui le disant, l’affirmant
sans honte et sans retenue, ne démontrent que leur croyance en une justice de classes, et ramènent le concept du droit au moyen-âge, quand la sanction du crime de viol respectait une géométrie
variable selon le statut social de l’auteur et celui de la victime.
Artistes dénués de toute intelligence et tout recul dès qu’il s’agit de défendre cet homme, qu’ils réfugient sans scrupule derrière le souvenir de la déportation, du ghetto et de la shoah
comme une énième circonstance atténuante, au motif de laquelle il deviendrait intouchable. Sans parler de l’âge de cet exemplaire père de famille. Si l’âge exonère, faut-il s'attendre à une
mobilisation émue pour condamner la traque de génocidaires séniles ?
Voilà donc la voix dissidente de l’Art.
Des artistes qui ne sont plus la voix d’aucun génie quand il s’agit de l’ouvrir et de convoquer la presse, mais juste la voix d’eux-mêmes, de leur caste.
Minables soi-disant artistes qui ne savent plus démontrer la salvatrice subversion de l’Art qu’à travers ce genre de soutien aveugle et sans vergogne, ou parfois plus modérément, parler au
nom de gens – étrangers expulsés, handicapés de toutes sortes, enfance maltraitée, etc – dont ils n’ont strictement rien à foutre à part en faire les supports promotionnels de leurs hypocrites
prises de position sans conséquences, et sans autre engagement que le prêt de leur image soigneusement botoxée.
Il faut les voir, les entendre, se succéder tour à tour sur les plateaux des médias compatissants, expliquer comment fonctionne le Droit, plaider l’oubli unilatéral et l’excuse gériatrique,
dispenser des circonstances atténuantes, tous autant qu’ils sont, d’un coup, spécialistes du droit international, et du droit de France et de Navarre.
Il faut l’entendre pour le croire, quand cette fille de treize ans, à la grâce d’un écœurant glissement sémantique, devient une "jeune femme" qui n’était déjà plus vierge, la bougresse, au
moment des faits, ce qui aurait pu lever les dernières hypothétiques réticences de Polanski.
Il faut la lire cette consternante pétition qui de jour en jour s’allonge, évoquant la neutralité de la Suisse sans le moindre début de commencement d’idée de ce que recouvre ce mot, qui
suppose une immunité des artistes dès lors que le territoire est un tapis rouge, et enfin qui ose voir en l’arrestation de Polanski une forme d’atteinte à la liberté d’expression.
Faut-il manquer de pudeur et de sens commun pour se risquer à apposer sa signature sous ce qui ne suggère qu’un catalogue de privilèges reconnus aux notoriétés des génériques.
Mais cela semble tellement chic de soutenir Polanski, de s’outrager dès qu’on rappelle la nature des faits passés, c’est tellement simple de ne voir en lui qu’un artiste maudit en proie à la
scandaleuse justice des hommes quand on joue de solidarité entre demi-dieux.
C’est tellement excitant d’un point de vue créatif de transformer le crime, un des pires qui soit, en épisode romantique de la vie d’un homme, avec une très esthétique caution culturelle
d’impunité.
L’Art fait pourtant passer toutes les idées et subversions imaginables.
Dérangeantes, émouvantes, magnifiques, dégueulasses, exaspérantes, choquantes, qu’importe.
On a aimé
Mort à Venise,
Lolita,
Lemon Incest,
Petite, et j’en passe.
Mais quand un sordide reality-show ne trouve comme public que la grande famille du show-biz, unie dans un même mépris du droit et des sans-noms, on peut se dire que l’Art a de bien sinistres
ambassadeurs.
Parce qu’un artiste hors de l’Art convoqué dans une brigade des mineurs, c’est quand même pas très glamour.
Liens :
1 - ce que dit le 7ème art :
pétition
SACD
2 - ce que dit le droit :
Le journal d'un
avocat
3 - vu à la télé et décrypté par
Philippe Sage
à voir :
Apostrophes 1975
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2009/10/01/justice-pour-roman-polanski-330/
Est ce qu'aime les film de Polanski? certains oui.
Est ce que pour autant je lui offre l'immunité pour le viol d'une mineure? NON! mille fois non!
Merci d'avoir enfin écrit ce que j'espèrais lire quelque part.
Simple question de flic qui relie ses cours de temps en temps, ne regarde pas la télé, mais se nourrie d'informations de semi-révolutionnaires et surtout ô combien lucides internautes...
Néanmoins, j'ai entendu ce matin qu'il fallait castrer chimiquement les violeurs avant de les remettre en liberté.
Mais ce n'était pas dans tes commentaires, c'était à la radio,
ce n'était pas de n'importe qui, mais par un ministre,
et ce n'était QUE pour n'importe qui, pas pour Polanski.
J'ai aussi l'impression qu'entre les lignes, vous reprochiez à toute la gente masculine d'avoir la moindre envie sexuelle pour des filles de 13 ans. Il faut bien faire la distinction entre la pulsion sexuelle non concrétisée et le passage à l'acte. Autrement, c'est tout une catégorie de gens responsables que l'on stigmatise injustement.
(...s’il ne l’était pas, une fille de treize ne l’aurait pas fait bander au point d’un passage à l’acte.)
A lire, le bon papier d'Eolas dans Le Monde. On y retrouve la justice de caste et la cassure opinion / artistes.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/29/la-loi-est-la-meme-pour-les-artistes-et-les-citoyens_1246901_3476.html
Votre plaidoyer si tenté que l'on puisse le définir ainsi est formidable d'acuité, d'intelligence, et de style.
Je ne vous connais pas, m'empresse de faire un commentaire sans n'avoir lu aucun autre article sur votre blog, en ne sachant pas si vous êtes un homme ou une femme ( cela importe peu d'ailleurs ! ),
Mais quand je perçois du talent dans la réflexion et dans l'écriture je suis obligé d'applaudir.
Merci Maître Eolas de m'avoir fait connaître ce blog !
Quand à vous Monsieur, "le rédacteur " , votre style et votre analyse sur ce sordide fait-divers devrait vous amener à travailler dans un grand journal.
Dire que dans "ces Fameux Grands Journaux " ou présentés comme tels, on a le désavantage de lire parfois des éditos affligeants de médiocrité.
Bon courage à vous et continuez à nous enchantez et à nous éclairez "la lanterne de notre intellect".
Mais un détail me gratouille dans votre article en soit très bon.
C'est pas un peu facile de remettre en cause la valeur d' artistes sous prétexte qu'il sont de vulgaires criminels ou de simples connards?
Comme le disait Lewis Carroll:
"C'est pas parce qu'on a violé une fée qu'on peut pas écrire de bons contes de fées."
Hein? Il a jamais dit ça Lewis?
Oh, il a du y penser...
Enfin, je dis ça... oui, je sais, je ferais mieux de ne rien dire.
Bises.
Qu'importe la souffrance de ses enfants outragés pour peu qu'ils prennent leur sale plaisir.
Il y a hélas trop d'affaires comme celle là qui sont étouffées, arrangées avec une pincée de billets de banques sales.
Nous devrions tous mémoriser ses noms qui soutiennent cet individu et bannir de nos bibliothèques, discothèques, filmatèques et sorties les oeuvres et spectacles qu'ils produisent.
Comment un gouvernement de droit peut-il laisser un de ces ministres exprimer publiquement un tel soutient sans réagir ?
Quel drôle de société nous construisons à nos enfants.
Même si je te lis souvent.
Bluffée....Toujours!
Par la pertinence de tes analyses.
Effrayée... hélas à nouveau!
De la noirceur de ton propos.
Ravie...malgré tout de la qualité de tes écrits.
Surprise ...enfin de me permettre ce tutoiement!
Heureuse...pour conclure de ce remue-méninges que tu me procures!
MERCI
c'est la 1ère fois que je commente ici, bien que je lise votre excellent blog depuis plusieurs semaines, et que je suis tombée dessus par hasard.
MERCI, MERCI, de cette mise au point si salutaire, je commençais à désespérer. Cette affaire Polanski est le genre de goutte d'eau qui fait déverser le vase : tout ce que vous soulignez à propos de la solidarité corporatiste des zartistes avec le réalisateur est si juste !
Quand on voit que même des femmes (comme la mère Trintignant ! SIC !!!) soutiennent ce type avec le même genre d'arguments fallacieux (son âge, son "innoncence", son passé de survivant des ghettos et d'ex-veuf d'une femme enceinte massacrée par une secte), on se dit que cette solidarité corporatiste va au delà des sexes et des nationalités : cette caste qui se croit au dessus de tout est bien cosmopolite (dans le mauvais sens du terme).
Ce que certains observateurs plus lucides que la moyenne de nos messe-medias vendus aux banquiers et aux marchants d'armes, ont indiqué suite au 11/09/2001 et au 15/09/2008 se vérifie chaque jour : nous vivons bien dans une crise civilisationnelle aigüe, et l'affaire Polanski n'en n'est qu'une illustration.
Des adultes partouzent en silence ? Et alors ?
bonne analyse, en l'occurence polansky n'existe pas.
>bander au point d’un passage à l’acte.)
Et dans ce cas là une immense partie des hommes sont des pédophiles, mais je pense que vous ne voulez pas comprendre. Les hommes éprouvent une attirance pour les formes féminines, voir photo ci-dessus, 13 ans ou pas 13 ans. Ca ne veut pas dire qu'ils sont des violeurs, ni d'ailleurs des pédophiles.
Si en revanche le critère de pédophilie est la non-puberté, je suis persuadé que l'immense majorité des hommes ne sont pas pédophiles.
Si dans votre tentative de définition de la pédophilie, vous ne faites pas la différence entre attirance et passage à l'acte, c'est inquiétant.
Donc 1978. Ors toujours d'apres ce que je sais, les USA ont lance un mandat d'arret international (celui applique aujourd'hui par la Suisse) en .. 2005. Soit 27 ans apres son 'evasion' du territoire americain. Je ne sais toujours pas comment fonctionne la justice americaine, mais la, ca me semble egalement bizarre.
Sans doutes Polanski est-il inculpe de viol aux etats unis, mais quelque chose me dit que son arrestation n'a rien a voir avec la morale dont vous vous faite l'apotre. Je mise plutot sur un imbroglio administratif.
Devant la complexite juridique de la situation, il me semble raisonnable de renvoyer dos-a-dos ceux qui le defendent en raison d'un corporatisme douteux, et ceux comme vous qui l'accablent au nom d'une morale a bon marche.
Vous dites que violer une mineure de 13 ans est un crime et que bander pour la meme fille est un signe de pedophilie. Chacun en conviendra, et tres franchement vous nous aviez habitues a un peu plus d'originalite dans vos analyses. Si on commente court, on ne peut qu'approuver.
Personnellement, je prefere ne pas avoir a choisir entre le corporatisme et la demagogie.
Bien a vous.
(Et desole pour les accents, j'ai un clavier qwerty)
Si le viol et la pedophilie me choquent naturellement, je suis comme vous tout particulierement choque par le fait qu un ministre de la republique ( qui par ailleurs considere la majorite des internautes comme de dangereux delinquants ) ose ainsi prendre la defense d un violeur pedophile qui a fui la justice il y a 30 ans.
Ici ca n est pas "l amerique qui fait peur" comme il le dit, mais bel et bien "le gouvernement de caste qui dirige la f-Rance" qui fait tres tres peur.
Un détail annexe : lorsque j'essaie de copier-coller l'adresse d'un lien laissé par un commentateur, un drôle de petit policier vient me menacer de sa matraque à toute tentative de clic-droit... Outre que je trouve le procédé un peu violent et inutilement infantilisant (il suffirait d'une bulle "désolé, nous ne pouvons vous permettre de recopier ce texte protégé"), je doute que la protection des auteurs d'un commentaire aille jusqu'à empêcher le lecteur de se rendre sur le lien indiqué par l'auteur. Ne devriez-vous pas reparamétrer votre blog ?
Ctrl C + Ctrl V pour copier-coller.
Ensuite... oui une gamine de 13 ans peut ressembler à une petite femme. Mais, non une gamine de 13 ans ne peut pas être consentante, elle est même souvent bien incapable de comprendre ce qu'être consentante signifie vraiment. Et non une gamine de 13 ans ne peut pas être provoquante, elle ne sait même pas ce que ça veut dire (au mieux elle sent qu'elle "provoque" une réaction... sans la comprendre vraiment). Et oui, un type qui passe à l'acte avec une gamine de 13 ans est un pédophile. Normalement l'adulte doit protéger l'enfant, pas lui attribuer des pensées, des envies ou des intentions que seul un adulte peut avoir... et ce quelque soit l'aspect physique de la gamine de 13 ans ! La maturité physique et la maturité psychique sont deux éléments distincts qui ne "débarquent pas ensemble, main dans la main". Un adulte honnête et bien dans sa tête sait ça.
Je suis très déçu par votre billet qui suscite les habituels commentaires haineux et démagogues.
Une approche plus balancée aurait été souhaitable.
Par exemple rappeler que la pédophilie ne concerne que les filles non nubiles (et que cette appréciation ne supprime pas le caractère délictueux de la "relation sexuelle" avec mineure); que l'accord passé (abandon de l'incrimination de "viol") avec la victime et le procureur a été approuvé par le juge (avec peine réduite à venir) - mais que ce juge a ensuite repris sa parole ; également se demander à quoi jouait la mère en envoyant sans escorte sa fille (plutôt séduisante) chez un cinéaste pour faire des photos de mode... Vous feriez ça, vous ?
Jetez donc un oeil sur le blog de "Droit des enfants" via LeMonde.fr
Heureusement, le commentaire de @Louise Desrenards (n° 33) quant aux questions de fond (apparemment, les renards ne chassent pas en meute, à la différence des loups, et s'ils jappent, ils ne hurlent pas) me rassure.
Par ailleurs je suis d'accord avec celui de @Mirabo en n°34, quant aux questions de forme !
En effet, il est impossible de préparer un texte sous Word, afin de préciser sa pensée et choisir ses mots (sans craindre qu'un caprice informatique inopiné ne détruise tout) puis de le copier/coller dans l'espace d'ajout de commentaire. C'est dommage.
J'écris ici ce que je pense de la façon qui me plait.
Je ne suis pas journaliste, je ne m'oblige à rien d'universellement objectif, et ce blog est un loisir.
Vous n'avez donc rien à exiger des approches que j'adopte pour les sujets à propos desquels je m'exprime.
Pour la définition EXACTE de la pédophilie, google est votre ami.
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/17/03/blank/key/2008/00.html
http://www.lematin.ch/actu/suisse/pervers-sexuel-interne-semaines-liberation-172470
Merci pour les liens :
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/17/03/blank/key/2008/00.html
http://www.lematin.ch/actu/suisse/pervers-sexuel-interne-semaines-liberation-172470
De plus il ne faut pas anticiper les raisons de la répression pour une criminalité sur les corps qui ne soit ni meurtre ni coups ni coups et blessures médicalement constatables, car cela ouvrirait à toutes les dérives de l'abus de la loi. On a vu le procès d'Outreau suite à des directives de l'Etat en lutte contre la pédophilie, et croyant bien faire, mais ce qui déjà aurait du nous édifier à l'acte des dérives de la suspicion de crime pédophile jusqu'à l'erreur judiciaire grave sur plusieurs personnes, instruction pourtant nourrie par les réponses des enfants aux interrogatoires (les enfants sont toujours un peu affabulateurs et parfois pour être regardés avec l'attention des adultes ils disent ce que ceux-ci attendent).
Les artistes sont bien sûr les plus exposés aux excès en matière de moeurs, non pour le fait qu'ils s'en donneraient le droit par leur statut de People, mais parce que les stars pètent les plombs sans autorisation de le faire (vu le nombre qui a subi des sanctions pénales depuis toujours même s'il y a des protections par leurs managers ou lobbies de production), à cause des expédients qu'elles utilisent pour ne jamais faillir de briller en scène ou à l'écran, sous les pressions de rapporter -- ou de rembourser --, sur leur diffusion ou leurs scènes vivantes, leurs coûts de production gagé par les pré-achats de la distribution... C'est beaucoup d'argent pour leurs vecteurs financiers, exploitant les expressions paroxistiques et les intensités en scène souvent à la limite de ce que peut supporter un humain pour ne pas en tomber malade ou fou. Et donc tous les toxiques pour tout état valsent : s'inspirer se dynamiser résister se calmer, s'enchaînent...
Mais quand on sait que près de la moitié de la France ou quasi est sous Prosac ou produit équivalent, et de plus en plus d'enfants dits "hyperactifs" c'est à dire beaucoup d'enfants en milieu urbain, sont sous Ritaline ou produits approchants, si les parents ou les éducateurs sont fragiles face à leur énergie, et que ce sont de vrais toxiques -- qui intoxiquent et accrochent comme n'importe qu'elle drogue interdite -- on ne devrait pas se surprendre que les artistes qui vivent de leur art, qu'ils doivent le répéter et le reproduire ou renouveler de s'innover, en soient au palier supérieur dans ces domaines... Personnellement je suis contre les drogues et m'y tiens radicalement, ce n'est pas de ma part la moindre complaisance que de chercher à comprendre de quoi notre environnement social est fait. Mais il ne faudrait pas ensuite faire des boucs émissaires des artistes qui sont un équivalent d'or pour ceux qui exploitent leurs talents. Le crime est le crime. Mais les tribunaux populaires de l'opinion publique n'ont jamais été -- il suffit de se reporter à l'Histoire -- les bons conseillers en matière de justice ou de politique. A la fin du siècle dernier c'est même contre des exécutions légales du lynchage, en erreurs judiciaires ou subjectivations possibles de la justice, que la peine de mort a été abolie dans les pays qui l'ont résiliée, et non par clémence ou magnanimité.
Quant à la violence sexuelle : pendant le temps qu'on prend ce bouc émissaire, un artiste que le ministre de la culture défend -- mais Polanski étant un académicien de l'académie des Beaux-Arts en France c'est la moindre des choses que le ministre s'y intéresse s'il n'y a eu ni meurtre ni coups, et refuge officiel notoire, même si les mots pour l'exprimer furent mal choisis -- toutes les formes de prostitution pédophile commercialement exploitées par des mafias et/ou des proxénètes indépendants se poursuivent, des enfants succombent sous pression à l'inceste exécutif en famille (dans toutes les classes sociales y compris les plus nanties où certes l'on sait mieux que partout garder le secret comme celui des privilèges), et des femmes ordinaires torturées sous les coups de leurs amants ou époux familiers en crise, avant même d'être violées de façon meurtrière par des inconnus -- et cela pouvant également arriver accidentellement à toute femme -- continuent d'en mourir ou d'être hospitalisées pour coups et blessures chaque jour en France. Dans une démocratie républicaine, il ne faut jamais perdre le point de comparaison de la crimininalité violente entre les coups et blessures et le meurtre, avec des situations illégales criminelles dont l'instruction a révélé qu'elles n'étaient pas d'ordre meurtrier. Sinon il n'y aura plus de graduation sociale dissuasive des cas de criminalité les plus durs dans la violence passée à l'acte. Cette fois, m'étant bien expliquée plutôt que passer pour une sorte de censeur de l'opinion, je vous prie de m'excuser pour mon ingérence (vu la longueur de ce post) et vous salue sincèrement. La bonne foi ici n'était pas mise en cause, c'était juste la question du danger involontaire du rôle des affects dans l'opinion -- quand elle peut influencer des décisions collectives.
épuisant.
Madame,
J'ai caractérisé une attitude générale pas votre texte en particulier qui ne serait même pas parmi les plus contestables dans le point de vue que j'essaie péniblement de développer (je critique d'abord l'attitude populiste de la gauche, celle d'une bonne part qui en réalité épaule la majorité apolitique -- je veux dire par là celle qui ne marche qu'à l'opinion médiatique et aux affects, pas aux questions d'éthique). Si vous vous êtes sentie insultée j'en fais mes excuses car ce n'était pas mon intention, qui était au contraire de porter une critique générale dans un blog où nous sommes conduits par un lien envoyé sur le twitter de rezo.net (qui n'est pas un réseau d'extrême droite que je sache). Et donc forcément on retrouve les habitudes critiques réciproques qu'on a entre membres de ce réseau. J'ignore pourquoi votre lien y est passé, et qui l'a envoyé, mais si cette habitude auto-critique tonique n'est pas admissible pour vous c'est qu'il y a eu une erreur topologique qui m'a conduite ici à tort.
Les majuscules étaient dues à un verouillage du clavier que je n'ai repéré qu'à la fin de la rédaction de mon post (comme je regarde les touches plutôt que l'écran) et j'ai eu la flegme de recommencer à le rédiger en minuscules, vu l'heure tardive à devoir aller dormir, je l'avoue. La recension sous vos propres mots de ce que j'ai dit à propos de la photo et de l'affaire n'engage que vos propos à mon sujet pas les miens à propos de l'affaire. Aujourd'hui quand on essaye de raisonner en philosophe pour relativiser les opinions flambantes alors on se retrouve quasiment sur le banc des accusés. Ici n'est pas une place de discussion pour accepter ma différence générationnelle culturelle et sociale au-delà de celle de l'âge de Polanski et de la génération bobo (?)... Or à voir comment j'écris et la longueur des phrases, je ne suis évidemment pas une jeune fille.
Pour conclure sur la photographie, je vous certifie bien que tout site qui publierait des photos inédites de ce genre actuellement serait soupçonné d'appel pédophile, c'est par rapport à cet usage en vigueur que j'ai pu exprimer ce que j'en dis quant à la famille qui l'a produite pour un casting en direction d'une revue d'adultes autrefois. Mais surtout ne croyez pas que je défende le droit d'agression sexuelle par les hommes sur des femmes et les jeunes filles ou petite filles qui ne porteraient pas la burka... Je me permets un peu d'humour car je ne confonds pas séduction et exhibition avec autorisation du passage à l'acte de consommation sexuelle et de viol.
Mais vous avez raison en ce sens que les photos de Lewis Carroll étaient beaucoup plus licencieuses que celle-ci, et les sculptures de Balthus (dont certaines dans des squares publics) aussi. D'ailleurs vou évoquez vous-même des exemples des année 60 et 70 qui pourraient l'expliquer.
Au revoir madame.
Vous ne relativisez rien du tout, au contraire. Vous êtes une bavarde. Votre raisonnement est long, indigeste, laborieux et vain. Vous jetez pêle-mêle des mots et des faits sans rapport avec le sujet. Que viennent faire, par exemple, Bertrand Cantat, les femmes battues, les enfants hyperactifs et la mafia dans tout ça ? Votre manière de rédiger et d'argumenter interdit toute discussion au sens philosophique du terme. Relisez-moi avant de vous relire et vous complaire dans vos pénibles droits de réponse. Je ne parle que d'une chose, l'indécence (d'après moi) de la réaction du milieu du cinéma et autres grandes gueules de l'intelligentsia, dont le ministre de la culture, aux tracas de Polanski.
D'autre part, je ne fais partie d'aucun "réseau" et si la topologie de vos balades internautes via Rezo vous a guidée jusqu'ici, c'est peut-être que je ne suis pas exactement d'extrême droite non plus. Cherchez-moi plutôt à gauche de la gauche, si le préjugé de mon métier ne vous étouffe pas..
Pour le reste, et tout ce qui concerne le ton de mes réponses (je ne suis pas aimable, pas diplomate, sans réseau, sans quête d'affection, etc, etc) je vous renvoie à ce qui fait office de règlement intérieur de ce blog hautement fascisant [lien]
Je vous invite donc à épanouir votre différence générationnelle, culturelle et sociale dans un environnement plus convenable qu'ici.
Réponse non souhaitée.
[EDIT]
messages de Louise Desrenards sur Twitter :
- hum!! que pensez vous de ce texte revendiqué de flic envoyé par @Rezonet ?
- ...mais tout de même je vais en arriver à ne pas être surprise qu'à force de populisme (...)
- (...) on finisse par envoyer sur le blog d'un flic comme référence éthique édifiante. Voilà où en est l'activisme social français actuel...
- ... faut pas s'étonner que ça donne les résultats électoraux qui mettent au pouvoir celui qui nous domine croyant le contester.
- en plus je viens de faire un commentaire insurrectionnel dans un site de flic moa tout ça par la faute de twitter
- bon on verra bien si la badame flic qui écrit bien mais pense comme un flic qui ne vaut pas Maigret publie mon comment (mais la fiche !?)
Pauvre vieille cruche félée, va !
Ce n'est peut-être pas très original, mais je pense profondément qu'il n'y a pas à tergiverser sur le sujet. Polanski a cru que son passé n'allait plus le rattraper en posant le pied en Suisse, mais ce faux pas ne sera pas celui de la justice.
Il a été invité durant plusieurs décennies par les autorités américaines à venir s'expliquer et peut-être trouver un arrangement à la Michaël (qui lui ne s'était pas soustrait à la justice), mais leur patience ayant des limites, ils ont attendu l'erreur fatale de Polanski pour lui mettre la main au collet !
Il est vrai que nous avons tout entendu durant les premières heures de son arrestation et il a fallu que l'avis des foules remontent aux oreilles des médias pour qu'ils se rendent compte que Polanski avait peut-être fait quelque chose de mal ...
Je te bise quand même ! ;)
Je pense qu'elle aurait beaucoup de succès, et que ce serait une façon de fermer leur geule à tous ces "minables soi-disant artistes".
Cordialement, J. A. ZAMBRANO
jean-Jacques Annaud
Jean-Paul Salomé
Alain Corneau
Bertrand Tavernier
Patrick Braoudé
Jean-Jacques Beineix
Nadine Trintignant
quel point commun ces personnalités ont elles entre elles ?..
vous ne voyez pas ?..
vraiment pas ?..
mais si, voyons : elle ont toutes signé de la même main le soutien de la loi hadopi et celui à roman polanski...
signifiant par là, à qui veut les écouter pour ce qu'elles disent vraiment, qu'elles considèrent comme beaucoup plus répréhensible, le "vol" par copie d'un film ou d'un morceau de musique, que le viol, réel celui là d'une mineur de moins de quinze ans, avec subordination par administration de drogue, qui plus est...
belle mentalité...
plus odieux encore, la présence de nadine trintignant qu'on aurait pu croire vaccinée...à défaut d'être intelligente...
bon, je vous l'accorde la face est sauve, Catherine Breillat ne fait pas parti des soutiens à polanski...il n'aurait plus manqué que ça et pourtant elle a filmé 36 filette...
mais c'est une oeuvre de fiction...
c'est clair que ce justiciable bénéficie d'un élan de solidarité étrange : personne n'est au dessu des lois, et déroutant : le soutiens des mères du milieu (Fanny Ardant,..) et des politiques (Ministre Mitterand,..) et journaliste (Claire Chazal,..) voir la liste Pétition SACD c'est allucinant.
La sérieuse riposte à tous ces signitaires est de les boycotter : Affaire Farewell avec Kusturica, c'est un bon début..
NB : Aux dernières nouvelles les États-Unis attendent toujours l'extradition de ce prédateur-pédophile.
je suis entièrement d'accord avec votre billet. Tout y est - et bien dit.
Cette affaire prouve (si besoin était ) que ces castes au pouvoir n'ont plus aucun scrupule et que les lois qu'elles font voter ne s'adressent plus qu'à la populace que nous sommes. Pendant ce temps, c'est champagne, caviar et pédophilie.
Car, si on réfléchit bien, ce Polanski, c'est ce qu'en langage pour le peuple, on appelle "pédophile", non? Vous savez, cet épouvantail (avec le "terroriste") qu'on brandit pour justifier de lois toujours plus liberticides (Prélèvements ADN, contrôle d'internet, etc.).
Mais là, non, pas de pédophile en vue. Bien au contraire, c'est la gamine qui faisait "plus que son âge", et qui, la veinarde, a été grassement indemnisée, et puis la mère, la s....pe, qui avait laissé sa fille avec un barbon, etc. Alors, évidemment, le pauvre homme, il aurait eu tort de se priver.
A Hollywood, tous les artistes pratiquement, ont signé la pétition en faveur de RP.
Et là, pareil, ça pleurniche qu'on ne met pas un vieillard talentueux en taule. On peut regretter qu'ils n'aient pas autant d'énergie pour se battre quand un malheureux Noir se retrouve dans le couloir de la mort après un procès plié d'avance, avec un avocat commis d'office qui ronfle pendant l'audience.
Mais là, on ne joue plus dans la même catégorie, évidemment.
Pour l'anecdote, l'oscar du soutien revient probablement à Whoopi Goldberg qui a déclaré que ce n'était pas comme s'il y avait eu "viol-viol". Eh, oui, un viol, ça va, c'est quand il y a "viol-viol" qu'il y a des problèmes.
Tandis que là, c'était juste un petit viol de rien du tout.
Faut tout expliquer donc :
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Et voili !
8 octobre suivant : retour de boomerang en pleine gueule pour Mitterrand.