Ah que c’est triste ! Affreux ! Ils ont les humeurs et les sangs à l’envers, un sang d’encre qui ne coule plus sur la page web
! Misère ! Ça coagule d’immobilisme, la posture était trop dure à tenir ! Et ça contagionne et métastase dans tous les sens ! La relation de l’homo blogum vulgaris à sa chose se complique dans
les grandes douleurs ! Le monstre est gourmand, exigeant, la fonction a créé l’organe et l’organe est devenu vital ! il a pris le pouvoir, il le domine, il lui en fait baver ! Le chœur des
pleureuses nous le fait tout en vibrato !
Ils se posent des questions, et ils angoissent métaphysique, les pauvrets ! Et ils craquent, anéantis par la démultiplication de leurs ambitions impossibles.
Et un jour, le blog se referme comme la coquille vide d’une matrice fétide, exhalant un dernier charabia d’agonie sur son créateur.
Il se pensait le roi du monde, dressé sur la pointe des pieds en haut de son minuscule podium à ego, ce petit tribun de son moi immense. Face à une tribu qui déserte, absente et ingrate,
la salope. Il y avait quelques clampins désœuvrés, chasseurs d’amitiés factices. Mendiants prosternés devant des solitudes miroirs.
Et là, d’un coup, il se sent très seul. Les courtisans n’étaient que des passants. Qui déambulaient sur les chemins de l’empathie facile, et de la sympathie approximative, postillonnant
des petits mots creux. C’était un terrible effort d’y croire quand il n’en reste presque rien. Des fidèles sans lendemain et sans visages, avec des faux noms et l’esprit flou. La flatterie facile
dégoulinant de leurs virtuelles bouches sans voix, la compassion en bandoulière, errant de pages en pages, d’intimités répandues en confidences indécentes. Mateurs chez les autres, et
exhibitionnistes dans leur cabane en paille de petit cochon. Échangisme d’inspirations anémiques et d’états d’âmes clones.
C’est très con un journal intime, quand la confidence n’est plus un murmure complice, mais un strip-tease en place publique. C’est super naze si tu y regardes de près, ces blogs à
tout faire. Ils sont comme des trous noirs. Celui qui en accouche finit par tomber dedans.
Ou bien il part s’accrocher tout seul à la potence du non-sens.
Il ne pense qu’à ça toute la journée. À son grand déballage du soir, à son spectacle sans son ni lumière, sa petite mise en scène quotidienne. Et pour bien plomber la chose, il est
souvent plus prompt à gémir qu’à rire.
Ah ! Regarde comme je souffre bien ! Comme j’ai la larme gracieuse et élégante, n’aie pas peur d’approcher, elle ne mouille pas, elle ne tâche pas celle-là ! Mais si tu pouvais
compatir, m’applaudir, et aussi fermer ta gueule quand je dis des horreurs…
Parce que oui, il y en a des mochetés, des culs malpropres et des saloperies étalées, mais l’intime c’est sacré tu vois, on ne touche pas, on ne juge pas, même si on te met le nez
dedans. On ne l’ouvre pas en grand, on regarde par le trou de la serrure, et par tous les trous qu’on te présente d’ailleurs, sans jamais ne rien dire à moins d’être désigné comme un frustré
arrogant. La contradiction est malvenue, la remarque doit être emballée avec précaution. On ne se dégoute pas, on indulgence à tout va. On se contorsionne l’intellect pour se dire, parce que
c’est l’usage, que l’autothérapie en plein air, ça a forcément du bon s’ils disent que ça leur fait du bien. Si au moins ça avait l’air vrai, ce bien qu’ils se font…
Alors on part en balade sur les petits blogs à fond noir des bérénices, des petite-fleur, des chat-sauvage, et autres princesses et poètes de fond de chiottes. Et on y cueille des
fleurs fanées de honte entre les halètements d’une boulimie de points de suspension qui se veulent soupirs et mystère. On y voit de belles images aussi. Images prétextes pour vous ravir… non !
pour les cacher, les travestir, ces vilains niais !
Alors on prend une autre route, histoire de voir, d’explorer la forêt des ego. On a des petits élans d’affection pour quelques perfectionnistes d’un art maitrisé, pour des talentueux
discrets, on se marre de quelques débats d’idées, finalement ils s’amusent au moins ceux-là, ils ferraillent avec leurs contradictions, quand ils se font chier ils les fabriquent ces
contradictions pour jouir d’une joute de plus, ils ont le verbe haut et facile, ils ont la méchanceté efficace, c’est drôle.
Un peu plus loin, il y a quelques vestiges d’une aristocratie déchue, ceux qui se sont fait doubler par le nombre, et qui ne savent pas s’ils doivent l’accepter ou jouer de
l’entre-soi comme des vieux cons et des sales dindasses acariâtres. Les dinosaures sont malheureux, mais les aristos c’est fait pour se faire couper la tête, n’est-ce pas, et ça n’a jamais fait
aucune révolution. Pas plus ici que dans l’Histoire. Alors, ils continuent à disserter la bouche en cul de poule sur l’outil qu’ils ont tant aimé. À la manière d’une discussion qui n’en finirait
pas sur des tournevis et des clés à molette dont ils n’ont finalement pas fait grand-chose.
Au virage suivant, on croise une armada de mères Teresa. Ceux-là, ils aiment tout le monde, toutes les bonnes causes sont les leurs. Trémolos. Du bébé phoque au Darfour, tout les
émeut, ils en font une affaire personnelle, et vous livrent deux ou trois lignes d’une analyse très fouillée de la situation. Ils sont merveilleusement bons et généreux. Ils veulent qu’on les
aime au moins pour ça. Faut pas leur dire qu’ils sont bidons, c’est méchant.
Et on bifurque encore, on se retrouve chez les crados, les gros dégueulasses, comme celui-là tiens, qui avait des prétentions. Actes Sud sinon rien, grognait-il ! Il se
libère lui aussi, il fait ses écritures, un peu de sperme, un peu de larmes, un peu de merde, au moins c’est coloré, et ça te met du relief sur ses fictions pédo-littéraires. Quand je te dis
qu’il y a des horreurs. Mais chut. Ta gueule. Ferme-la, ne dis rien, tu es ici sur un espace de liberté, d’intense créativité. C’est un crachoir ? Un urinoir ? Mais non ! C’est un blog !
Il expose, il y a vernissage tous les jours ! Oui ! Il s’expose à la critique aussi ? Au jugement ? Ah oui, mais non. Faut rien dire, t’as pas le droit, laisse donc les narcisses en
plastique s’épanouir dans les cloaques, les tombes sont béantes, grandes ouvertes, t’as qu’à pas y aller après tout. Mais c’est si drôle. Tu connais ce dicton : quand je me vois je me désole,
quand je les vois je me console. Et bien voilà ! pourquoi s’interdire d’y aller, de s’en morfaler de profondes bouffées qui puent l’autopsie ? Et admettre sans tortiller du fion qu’ils sont
à la limite de l’atteinte à la dignité humaine, et une immense insulte au bon goût. Littérature mon cul. Il n’y a pas de littérature. Les rimes merdiques, c’est pas de la littérature, le passé
simple c’est pas de la littérature, les points-virgules non plus. Je ne sais pas ce qu’est la littérature, mais c’est pas ça, évidemment.
Que c’est misérable cette incapacité à la solitude.
Ils quémandent, leurs blogs cannibales se nourrissent de vous, disent-ils, c’est affiché à l’entrée, pliez-vous à la règle, soyez généreux, balancez-leur des petits papiers sous leur
porte, ils croient qu’on les aime.
Et ils continueront à se raconter, s’enjoliver, jacasser, pérorer, bomber du torse, du nibard ou du cul qu’ils doivent avoir aussi triste et flasque que leur propos.
Ils continueront à pleurnicher sans grâce aucune, juste pour avoir l’air triste, c’est tellement romantique et séduisant la tristesse… C’est un si joli fond de commerce. Tu leur
jettes deux mots mignons tout plein, ça t’engage à rien, et ils te remercient comme si tu venais de leur décrocher la lune de ta sœur ! et vous devenez amis. C’est adorable, n’est-ce pas.
On devrait avoir pitié, mais même pas. C’est juste grotesque. Et fascinant.
Cet incroyable brouhaha de monologues intimistes et putassiers qui finirait par engendrer la répugnance de son prochain. Cette prétention à croire que tout peut être déballé et
intéresser. Cette médiocrité de l’expression qu’on sauve à grands coups d’artifices, pour fabriquer des petites ambiances où le semblable se sentira bien, quelle escroquerie ! Cette vulgarité
auto complaisante, ces simulacres de communication, cette masturbation collective pénible…
Merde. Stop. C’est lourd.
Vous êtes atteints de blogopathies multiformes.
Amputez-vous du blog.
Ou supportez le microscope sur vos gueules inconnues.
Henri Jeanson, pataphysicien
France info Le livre du jour :
et ailleurs :
Je vois que ton clavier n'est pas enraillé, ça mitraille sévère !
Amis numériques, sortez couverts...
Toi tu as été à un festiblog non?
Esais les festibd.
Y a pas de nombril exibés.
Nous n'osons pas lire ce que nous faisons...
Et rassure toi, tes histoires tournent ailleurs autour des tripes.
Bon, pour les blogs je sais pas, mais je m'en doutes. Je ne les lis pas, hormis le tiens, pas le temps.
Je ne sais pas si tu seras flic toute ta vie, par contre j'espère que l'inspiration ne te quittera pas, et que tu continueras à écrire parce que tu écris sacrément bien. Alors si tu republies, tiens-nous au courant. Voilà c'est dit, bonne route à toi.
Sauf que Léo ne visait personne,.... et toi, tu as l'air très fâchée ...
Bises
Bravo!
Nocif
Je viens le 03 avec le pare-balle?
ǝllɐq-ǝɹɐd ǝɯèıxnǝp un ǝʇɹoddɐ 'sɐd ǝʇêqɯǝ,ʇ ɐç ıs
ǝɯɯod ɐɯ ɹnod
O_o
J'ai envie de vous demander,,avec tout ça (sans aucune forme de complaisance, ni de condescendance, ni de provocation): mais vous, vous qui faites bien mieux qu'eux mais parmi tous ceux-là, dans ce mouvement effrayant, vous qui participez, quelque part, de cette indignité, en faisant la moue, vous qui en êtes sans en être, pourquoi continuez-vous ici, ainsi, où ça sent l'égout chaque jour davantage? Pourquoi? Il y a une forme d'incohérence, et même d'auto-complaisance, ici, je trouve.
Ou alors vous allez devenir 'la cracheuse à la gueule', 'la glavioteuse dans la soupe', en chef. Aimerez-vous cela?
Merci.
Oui en effet, je participe au truc en le commentant, critiquant, et en appréciant aussi parfois. Heureusement. Tous les blogs ne sont pas ce que je décris là. Je me délecte à la lecture de certains blogs qui ont tout pour plaire.
Pour le reste, n'exposant ici ni mes états d'âme, ni mes pratiques sexuelles, ni mes recettes de cuisine préférées, je reste en dehors de la partouze. Mais comment nier que son observation est intéressante et révélatrice d'une forme de narcissisme dont le blog est un incroyable catalyseur ?
Le lecteur ? Non, le blogueur. Qui vient d'oublier derrière lui son pseudo, son adresse, et ses couilles. Pour parler d'un buzz dont je n'ai que faire, tu es un blogueur, c'est évident. Et tu nous causes de quoi, toi ?
Ton angle d'attaque n'est pas le bon. Ni Ruquier et ses chroniqueurs, ni même Fogiel, ne m'ont fracassée, bien au contraire (vois au passage comme c'est facile d'avoir l'air puant...) Et là, je ne parle pas de livre, mais de blogs, toi comprendre ?
Pour le style, cesse de chercher, travaille plutôt le tien.
(au lieu d'effacer tes blogs les uns après les autres ;) )
Quant à Actes Sud, j'essayerai de m'en passer. J'ai déjà deux éditeurs, bientôt trois, et j'ai un petit taf de scénariste sur mon oeuvre unique et éternelle chez Casterman.
Pour Fred : Je n'ai pas validé ton commentaire, je l'ai trouvé grossier.
("tonfa dans le cul", et autres joyeusetés, va le poster ailleurs..)
Tu as donc tout pris pour toi ?
Parano des blogs ?
C'est aussi une blogopathie, il semblerait.
Tu n'as pas su faire la part des choses, tant pis.
Ouh là, toi..., t'as fait philo double option : blog avancé et littéraire.
Je ne voudrais pas que tu me prennes pour un....un quoi déjà ? Sais plus mais tiens, je te le dis quand même, ce que tu viens d'écrire est réellement unique, sans blague, digne des plus grands auteurs, je n’en reviens pas, une qualité pareille ne se trouve pas, tout simplement. Du grand Desforges. Et puis....non aller j'arrête parce que..... Et puis on va me prendre pour......./
Bon sang ce que j'aime ces petits points.
Faut se dire aussi que la période est propice au manque de temps, juste de quoi passer quelques minutes sur le blog pour pouvoir ensuite lire son courrier, profiter du beau temps et de la chaleur pour aller aux petites festivités de province, et souvent endormir ses voisins de la douce mélodie (hum) de la tondeuse sur une végétation capricieuse entre deux vacations.
Tout ça à cause de la météo ensoleillée...Pffff...
Voilà, le soleil, ennemi des blogs.
Je supporterai le microscope, t’inquiètes :-D)))
Chapeau bas pour toi en tous cas, bravo.
@+++
.......................................
En tout cas, tu as la plume acérée pour ce billet.
J'ai apprécié ta joute verbale, c'est bien toi je te reconnais là.. du pur, du vrai. Je rentre pas dans ce monde d'hypocrisie et je ne veux même pas les voir.. l'autre trou duc doit réfléchir avant de jacter.. fait gaffes quand même sinon on va devoir déterrer les 38 planqués dans un fameux ... jardin.
Je viens t'embrasser Bénédicte et même si mon blog est minable (sourire). Affectueusement vôtre. M
Je ne manque pas d'amis, j'en ai même à revendre. Je ne manque pas de reconnaissance, je n'ai aucune ambition littéraire, ni une âme d' "influenceur"...
Mais j'ai un égo qui demande à respirer, j'ai trouvé dans ce miroir l'occasion d'exister comme un être total, de réconcilier ma vie sociale et mes travers exhibitionnistes, ma vie publique et mon intimité. Des choses en moi, des choses de moi ne se seraient sans doute jamais exprimées sans le blog. Mon ambition est salement égoïste. Thérapeutique ? Il m'importe d'être lu ? Et alors ?!?...
Je n'ai aucun regret des rencontres que j'y ai faite. Dont toi. Il y a au milieu de tout ça de la pacotille, mais il y a aussi du miel. Il y a beaucoup de temps perdu, il y a aussi une formidable stimulation. Intellectuelle. J'y ai appris, j'y apprends, y compris sur certaines vacuités humaines, et au total, au final, tu sais quoi ? j'y suis rarement déçu parce que j'oublie tout ce qui ne m'intéresse pas.
Mais toute cette médiocrité n'engage que moi, tout cet égocentrisme n'est pas exhibé, personne ne peux me juger ni me flatter.. Je m'offre même le luxe de croire qu'un indiscret liras mon journal un jour et sera profondément touché. Mes confidences n'ont pas la forme d'un strip-tease. Pour dire ça aussi poétiquement que l'auteur de cet article, je préfère me masturber dans mon lit.
C'est sûrement parce que je suis réfractaire à la modernité, que j'utilise des accessoires aussi désuets qu'un stylo et un cahier.
J'ai voulu avoir mon 1/4 d'h d'exhibition moi aussi, en publiant ma recette de grand-mère.
Bonne continuation
bravo pour le style et le coup de gueule.
évidemment on se sent toustes un peu concerné(e)s :-)
Internet, c'est un immense fourre tout, faut trier,et là parmi la fange, on trouve de perles d'humanisme, de poésie, de révolte.
enfin moi je suis d'une nature optmiste :-)
Et toi, qui es-tu blogueuse anonyme et sans adresse ?
Et t'en sais quoi de mes "potes" des blogs ?
Je n'ai pas de "blogosphère", tu vois, et ça me convient très bien.
Tu sais qu'il y a des gens charmants qui ont des blogs à chier et inversement ? Ca parle à ta cervelle atrophiée, ce genre de considération ?
Tu fais corps et âme avec tes piapiatages aussi ? Tu te sens visée par tout ça ? Tant mieux.
Un livre un seul, oui. Et satisfaisant pour l'ego, oui aussi, il en serait de même pour n'importe qui.
Bientôt deux livres, ça te troue le cul ?
Et toi ? pour me faire la leçon, tu as écrit quoi ? Un blog ? Ah ok.
Alors, comme je ne me sens aucune obligation de politesse pour un machin insultant et anonyme, donc avec une existence très approximative, et inutile en ce qui me concerne :
Va te faire foutre, tu ne sers à rien.
Bouffonne, va.
Aux quatre baltringues dont je n'ai pas validé les commentaires :
ici j'assure MA liberté d'expression, mais en aucun cas la votre surtout s'il s'agit d'insultes ou de calomnie.
Assumez vos déballages et allez chialoter plus loin.
(à Laurent alias missing-voyage : Formidable ! Tu t'es enfin rassemblé !)
quatre trois baltringues, finalement.
C'est marrant.
Mais l'homme ne supporte pas les remises en question, la critique, l'abandon de ses médailles utopiques. Il reste accroché à son arc détendu, espérant qu'un dernier mammouth traversera encore le passage pour piétons...
Ceci écrit, les blogs permettront aux plus "courageux, plus "chercheurs" de découvrir de petits trésors cachés et de s'en enrichir. Cette poubelle est aussi une affaire de tri sélectif !..
Et qui se ressemble s'assemble.
Bénédicte est bien placée pour savoir que je ne partage pas entièrement son point de vue. Et pourtant j'aimerais, au fond, être aussi radical qu'elle l'est.
Il se trouve que, considérant l'aspect pathologique, j'aurais comme de la tendresse, de la compassion (quel horrible mot) pour certain(e)s taulièr(e)s bloguesques. Ca nous vaut quelques belles petites discussions avec Bénédicte.
En revanche, là où je suis à fond derrière elle (n'y voyez rien de ..) c'est sur une certaine hypocrisie. Pour ne pas dire malhonnêteté. Car en vérité, il faut avoir une haute opinion de soi-même, un égo bien développé pour tenir un blog, et donc le nier, ça n'est plus pathologique, c'est mensonger. C'est se nier soi-même. Et là, oui, c'est grave.
Qu'y a-t-il de mal à admettre que l'on tient un blog pour avoir de l'audience (et d'ailleurs truffer son blog de compteurs) de la visibilité. Je respecte beaucoup ceux qui l'admettent. Je méprise ceux qui le nient. Je respecte ceux qui l'admettent quand bien même ce qu'ils écriraient me déplairait.
Foutre sa vie sur le Net, en se cachant derrière un pseudo ou pas, peu importe, ce n'est pas innocent. Ce n'est pas non plus pour s'amuser. Du moins quand je lis (car je les lis) certains, beaucoup de blogs, je constate qu'il n'y a point d'amusement, mais (ça va énerver Béné) du mal-être, de la souffrance, même. Leurs auteurs réclament de l'amour, de la compréhension, mais ils se fourvoient, car tout ça, cette amitié, cet amour, c'est du vent. Ca n'existe pas. Et ils le savent. Ils s'en rendent compte. Alors autant reconnaître l'évidence.
Au fond, un blog d'expo photos, c'est plus sain. Non ?
Il y a les blogs d'opinions, aussi (j'en tiens un, ce qui veut dire que j'estime que mon opinion est digne d'intérêt, pourquoi le cacher ? Mais aussi parce que je veux provoquer le débat, mais de manière argumentée, donc pas de "c'est de la daube", "tu te prends pour qui ?" chez moi, je ne valide pas ça, qu'ils aillent se défouler sur Dailymotion ou Allociné, ceux-là .. Qu'ils aillent insulter Nadine Morano comme des péteux qu'ils sont) qui sont parfois construits, militants, partisans, ou les trois. J'en connais de fort intéressants, et souvent, opposés à mes convictions.
Il y a ceusses qui tiennent des blogs pour être reconnus, édités ; très bien. Pourquoi ne pas le dire ?
Je comprends aussi, cette nostalgie, celle des premiers blogs. Ils étaient "fun". Déjantés. Barrés. Cette époque est finie, elle reviendra peut-être, mais elle était joyeuse, c'est vrai. Je comprends que certains la regrettent.
Aujourd'hui, on parle de réseau social. Permettez que je me gausse. Réseau social, mon cul ! Y'a de la triche, du léchage de cul, du calcul, de l'intérêt. Regardez ces blogs où la blogroll est longue, si longue qu'elle se mesurerait presque en kilomètres ! C'est grotesque ! Ca pue la connivence, la fausseté.
Regardez ceusses qui mendient une place dans votre blogroll ("je t'ai mis en lien, pourquoi tu ne le fais pas à ton tour ?" c'est pitoyable, non ?
Où est le mal que de dire, comme Bénédicte, qu'il y a quand même un sacré ramassis de fumiers dans cette blogosphère ?
De faux-jetons ?
C'est la vérité, et pis c'est tout.
C'est même sain.
En ce qui me concerne je serais déçu si mon blog n'intéressait personne. Ce que je constate c'est qu'il intéresse les non-blogueurs. Et c'est fou comme ils sont nombreux, les non-blogueurs !
Le problème des blogueurs décrits par Bénédicte c'est qu'ils ne s'adressent qu'aux blogueurs et se lèchent (le cul) entre eux.
C'est, aussi, qu'ils ont un égo pas plus inférieur au mien, mais qu'ils le nient.
Oui, ils sont malades, malades de se linker entre eux, croyant peut-être constituer un réseau social, alors qu'il n'y a nulle part de social. Juste une partouze sans plaisir.
Et un mensonge qui ne les rend pas sympathiques.
Je suis d’accord avec toi.
Quoique c’est vrai que tu as la dérive compassionnelle plus active que la mienne. J’ai tendance à détecter et à être aveuglée par la mise en scène. Car il y en a toujours une et ça ne me séduit pas, ça me dérange. Et puis la compassion n’est jamais qu’une posture inerte qui n’engage pas. Qu’on peut exprimer en deux mots, anonymement, sous pseudo, et n’implique rien de soi. Voilà la force du moyen d’expression et de communication à travers les blogs, ET son épouvantable faiblesse.
L’immédiateté. Les mots viennent vite, sont instantanés, faciles, séduisants, touchants. Et après ?
La quête de cette communication, le racolage bêtifiant, l’addiction, l’attente de ces mots d’autrui, la surenchère, avec tout un arsenal de rites, de codes, et de mots qui simulent l’amitié, avec des bises tendres et tout le tralala. Je suis peut-être archaïque mais j’en veux pas de ça. De cette vacuité pérorante.
Je ne nie pourtant pas avoir ici des complicités et tendresses de contexte. Avec des flics pour l’essentiel. Personne ne m’en a fait la remarque, c’est étonnant. Plus occupés à diagnostiquer là où j’aurais écorché leurs nombrils...
Quant à la course à l’audience et la visibilité, c’est bien là que le narcissisme atteint des sommets d’indécence. Je parle là des journaux intimes et blogs dits "fourre-tout" et de tous ceux pour qui ça a une importance capitale. Mais visibilité de quoi au juste ? Et pour quoi faire ?
C’est quoi cette prétention qui consiste à penser que l’état d’âme du jour, le coup tiré la veille au soir, ou une série de photos de vacances quelconques doit intéresser un maximum d’internautes au point de les compter plusieurs fois par jour, et de pleurnicher qu’ils ne sont jamais en nombre suffisant ?
Ou qu'une opinion non experte, non éclairée, non documentée, doit faire dix fois le tour d'internet ?
Comment internet a pu activer ce travers de loser le plus puant ?
C’est là qu’on est en plein délire.
Le blog est surtout un moyen d’expression écrite me semble-t-il, non ? Hé bien il faut un sacré talent, ou bien de belles ruses d’écriture que peu maîtrisent, pour rendre le quotidien, la banalité et l’ennui lisibles. Point barre.
Les fumiers, oui il y en a. Tiens, je suis tombée sur le Journal d’un pédophile, bah oui. Un pédophile abstinent. Il ne fait rien de mal (...) il ne touche pas les mômes, il surfe sur des sites pédo pour se branler. Et ses commentateurs le trouvent très courageux. Voilà où on en est avec cette parole "libérée"... Cool, non ?
Et après, il y a les fumiers standards. Ceux qu'ont pas de couilles, pas de parole, pas de courage, qui n'ont que les blogs pour avoir de la gueule... et encore.. ceux-là craignent aussi la baffe rhétorique..
Pour finir - je pense comme toi - ça me plait aussi, je ne peux pas le nier, de savoir que mes histoires ou mes élucubrations occasionnelles plaisent. Mais ça ne va pas plus loin.
Et je ne racole pas, ça non.
Beaucoup de non-blogueurs viennent par ici et c’est tant mieux. Pas de simagrées réseau social, amical et tout le zinzin.
Et pour le sens du mot "visibilité", pour le nombre de visites, réveille-moi quand je serai à 10 ou 20 000 par jour. Pas avant.
-tenue MO, casque lourd, jambières, coquille, (il faut tout prévoir), gants solides, chaussures adaptées,quelques D.M.P pour le fun et ...
on va faire usage de la parole.
Ca promet...
Au fait Benedicte, c'est pas gentil pour ceux qui mettent des recettes dans leurs blog; si tu viens un jour sur le 93 , ce sera jambon coquillettes; (Nan je blague, c'est trop horrible ce truc).
Tu avais mis une recette poulet-sauce lacrymo sur ton blog ou quoi ? :P
Et puis si je viens sur le 93, je connais les usages, c'est kebab.
Ah... quoique non... y'a un truc vraiment chouette à coté de ton poulailler ;)
(le 3 j'arriverai par les égouts ou par les arbres, ça dépend de la météo)
http://leftblogs.info/wp-content/uploads/2008/11/auxblogswx4-300x225.jpg
see ya!
C'est triste.
Que veulent les gens? du cinéma!.. (plus du fellini bien sûr) de l'ailleurs de chez dérailleurs...
http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Exil_intérieur_:_schizoïdie_et_civilisation
Je ne suis pas loin de penser la même chose de la plupart des blogs et pourtant, je viens régulièrement chez certains d'entre eux,ceux qui s'écartent de ta description (on se dit "tu" hein, la blogosphère c'est comme le showbizz, tout le monde s'aime. Après tout internet n'est que le reflet de notre société, un reflet amplifié et déformé certes, donc à nous de faire le tri.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Philipe Sage, étant moi-même auteur d'un blog, je ne cherche rien de plus qu'à partager mon expérience. Pas de quête de la reconnaissance, pas de course aux visiteurs, j'ai une blogroll conséquente mais que voulez-vous: j'aime ces blogs !
Suis-je bien normal docteur Sage ?
PS: Nichevo, au lieu de faire des commentaires chez les collègues, il n'y aurait pas un blog qui attend du contenu, hmm ?
euh ok, j'arrête...
Bonjour Laurent.
Tout le monde dit de sa blogroll qu'elle est hors normes...
Enfin, la tienne à ce jour est parfaite puisque j'y figure :P
Je réponds pour Philippe à propos de la reconnaissance, peut-être qu'il viendra ajouter qlq chose. D'après moi, la reconnaissance ne se mesure pas dans les compteurs, mais dans des "feed-back" de qualité. C'est simplissime de gonfler un nombre de visites à l'hélium. Mais à quoi bon ? Qualitatif ou quantitatif ?
Ne le prends pas mal, mais je ne suis pas sûre que ton audience t'indiffère tant que ça. Sans quoi tu n'aurais peut-être pas appelé ton blog Tech-Citron :D
dans cette frénésie comptable que l'on vous impose, dans cet emballement tout répressif, dans ce contexte sociétal où le pouvoir tente de vous orienter vers une forme de simple opposition à un possible contexte insurrectionnel, comment pouvez vous trouver encore la place pour une interprétation humaine ? je trouve réjouissant et peut être même un peu jubilatoire de pouvoir penser à nouveau, qu'un policier puisse être aussi un interlocuteur...
Insurrection ? ce n'est pas l'heure...
L'interprétation humaine, c'est un prisme permanent dans ce métier. Même si ce n'est flagrant que pour nous. La police de proximité C'EST la police par définition. Mais à force de bannir les mots, on en renie le sens. On ne dit plus gardien de la paix, mais forces de l'ordre...
Merci Denis.
Heu.. En fait, tu viens de m'envoyer dans ma chambre faire mes devoirs, là...
Fini la rigolade :P
Bises
Moi aussi j'ai un blog!!
Ouais là bas c'est moi qu'écris!!!
Copains-nombrils!!!!
Un jour, en y allant, j'ai vu un article qui m'a accroché (sur la palerstine). Je me suis dit que vous aviez appris depuis le précédent espace article à écrire superbement. Je regarde l'auteur, pris d'un doute. Ce n'était pas vous.
Vous, avec votre mail jetable et anonyme, avez surtout le style de la petite bouse internaute standard et revancharde.
sans cette petite musique qu'on suit ou pas, RIGODON ou NORD sont incompréhensibles, emile AJAR illisible :lectures pour lesquelles il faut se glisser dans le mouvement...
l'absence de style, c'est souvent l'absence du lecteur à se glisser dans la mesure et le tempo du texte, ou son incapacité à le reconnaitre.
pour ce qui est des anecdotes : sans la façon (puisque le mot style, ici, semble porter à controverse ), je crois pour ma part qu'elles seraient insipides...
et finalement le style, c'est pour l'essentiel ça : faire oublier la manière derrière le récit.
en dernier lieu, et pour autant que je fréquente l'endroit depuis peu, il me semble que ce billet fut écrit pour solder quelques comptes, il est donc peu surprenant que les comptes s'y soldassent...
Ce billet, c'est beau, c'est frais et allons plus loin encore, c'est rassurant: parmi le lot de "blogeurs", il reste donc des gens sensés. Y compris dans vos commentaires.
Bloguer, quel mot-moche, c'est offrir quelque chose. Un texte, une image ou autre. Un moment au lambda qui parcourt le Oueb ou à celui qui vous a ajouté à ses favoris comme vous avez adhéré à son flux RSS pour ne pas louper ce moment qu'on attend. Après ça ne reste qu'un avis perso... Mais quand même.
S'il fallait que mon égo soit flatté par le nombre de personnes qui passent sur mon blog et se développe (ou pas) proportionnellement, je serais à ranger dans la catégorie Désespérés-de-l'influence-blogosphérique.
Quoi qu'il en soit, votre style est toujours aussi plaisant.
Vite lu vite digérés et ça fait pas mal quand ça repart aux toilettes.
Quoi demander de plus?...
Que ce soit moins gras dans les commentaires peut-être.
Et encore le gras ça évite aux rugueux d'attacher.
Allez Bénédicte, vous prenez donc pas la tête avec notre cuisine binaire. Elle est plus ephémère et futile que la promesse d'un fournisseur d'accés.
Et sinon, j'ai un bleurgh moi aussi!!!!!
Là bas là bas là bas là bas là b...
Ah mince je l'ai encore perdu.
Mais j'ai peut etre pas compris ce texte que j'ai pourtant relu plusieurs fois.
Enfin bon, j'avoue bien que je ne bloggue pas, que je lis tres peu de blogs (car souvent tres tres mal ecrit, donc j'echappe aux blogs ultranarcissiques que vous decrivez), je suis peut etre pas une reference...
Vous vous trompez, mais s'il vous plait de penser que ce blog est un ego-trip, qu'importe.
Le fait d'écrire, et de le faire de façon publique, est peut-être narcissique, j'en sais rien. Je dirais juste qu'écrire est - a priori - un moyen de communication, et pour aller dans votre sens, à travers sa propre signature (sans pseudo pour moi) une manière de signaler son existence.
Mais je préfère de loin "communiquer" sur des histoires de flics et de rue, que de sur mes pratiques sexuelles ou mes états d'âme, ou encore une vie quotidienne qui ressemble à cent-mille autres.. ça, c'est vraiment narcissique..
Je ne m'oblige à aucune assiduité sur ce blog, j'ouvre rarement les commentaires parce que je ne vois pas l'intérêt de l'interactivité sur mes récits, et que je ne cours pas après la flatterie et les encouragements. Voili.
Mais je comprends un peu mieux l'idee du post, qui finalement pour cette fois donne un avis personnel. Reste que le blog a mon sens reste le recit de sa vie personnelle qu'on expose au public, que ca soit d'un extreme \"aujourd'hui, je suis alle cherche du pain et la boulangere avait de belles miches\" a l'autre \"On lui a fait passer l'ethylotest et il etait a 5 grammes\". C'est a mon avis assez subtil, \"on raconte sa vie\" et \"on raconte la vie des autres a travers la sienne\".
Personnelement, je prefere la vie des autres, et c'est pour ca que je lis de temps en temps ce blog. Et finalement, j'aime bien cette notion de \"j'ecris ce que je veux, si vous aimez pas, allez ailleurs\" qui transpire de vos reponses.
Et merci pour votre reponse a mon commentaire, ca m'a permit de mieux comprendre.
PS: Pour le nickname, je fais ce que je veux aussi ;)
Aude, celle avec qui tu as dégusté des macarons hier soir
Merci Aude :)
C'était une chouette soirée, cool de faire ta connaissance !
(tu as mis ton t-shirt Over-blog ce matin ?)
Pourtant, je suis plutôt un gentil garçon, mais j'ai le sens de la bagarre, et j'aime bien les gens qui ont un joli talent dans la répartie.
Bonne continuation.
:-)
Merci :)
Moi aussi je trouve qu'internet au hasard ça fonctionne pas mal !