Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 22:05

 

 

   Ah que c’est triste ! Affreux ! Ils ont les humeurs et les sangs à l’envers, un sang d’encre qui ne coule plus sur la page web ! Misère ! Ça coagule d’immobilisme, la posture était trop dure à tenir ! Et ça contagionne et métastase dans tous les sens ! La relation de l’homo blogum vulgaris à sa chose se complique dans les grandes douleurs ! Le monstre est gourmand, exigeant, la fonction a créé l’organe et l’organe est devenu vital ! il a pris le pouvoir, il le domine, il lui en fait baver ! Le chœur des pleureuses nous le fait tout en vibrato !
   Ils se posent des questions, et ils angoissent métaphysique, les pauvrets ! Et ils craquent, anéantis par la démultiplication de leurs ambitions impossibles.
   Et un jour, le blog se referme comme la coquille vide d’une matrice fétide, exhalant un dernier charabia d’agonie sur son créateur.
  Il se pensait le roi du monde, dressé sur la pointe des pieds en haut de son minuscule podium à ego, ce petit tribun de son moi immense. Face à une tribu qui déserte, absente et ingrate, la salope. Il y avait quelques clampins désœuvrés, chasseurs d’amitiés factices. Mendiants prosternés devant des solitudes miroirs.
  Et là, d’un coup, il se sent très seul. Les courtisans n’étaient que des passants. Qui déambulaient sur les chemins de l’empathie facile, et de la sympathie approximative, postillonnant des petits mots creux. C’était un terrible effort d’y croire quand il n’en reste presque rien. Des fidèles sans lendemain et sans visages, avec des faux noms et l’esprit flou. La flatterie facile dégoulinant de leurs virtuelles bouches sans voix, la compassion en bandoulière, errant de pages en pages, d’intimités répandues en confidences indécentes. Mateurs chez les autres, et exhibitionnistes dans leur cabane en paille de petit cochon. Échangisme d’inspirations anémiques et d’états d’âmes clones.
   C’est très con un journal intime, quand la confidence n’est plus un murmure complice, mais un strip-tease en place publique. C’est super naze si tu y regardes de près, ces blogs à tout faire. Ils sont comme des trous noirs. Celui qui en accouche finit par tomber dedans.
   Ou bien il part s’accrocher tout seul à la potence du non-sens.
   Il ne pense qu’à ça toute la journée. À son grand déballage du soir, à son spectacle sans son ni lumière, sa petite mise en scène quotidienne. Et pour bien plomber la chose, il est souvent plus prompt à gémir qu’à rire.
   Ah ! Regarde comme je souffre bien ! Comme j’ai la larme gracieuse et élégante, n’aie pas peur d’approcher, elle ne mouille pas, elle ne tâche pas celle-là ! Mais si tu pouvais compatir, m’applaudir, et aussi fermer ta gueule quand je dis des horreurs…
   Parce que oui, il y en a des mochetés, des culs malpropres et des saloperies étalées, mais l’intime c’est sacré tu vois, on ne touche pas, on ne juge pas, même si on te met le nez dedans. On ne l’ouvre pas en grand, on regarde par le trou de la serrure, et par tous les trous qu’on te présente d’ailleurs, sans jamais ne rien dire à moins d’être désigné comme un frustré arrogant. La contradiction est malvenue, la remarque doit être emballée avec précaution. On ne se dégoute pas, on indulgence à tout va. On se contorsionne l’intellect pour se dire, parce que c’est l’usage, que l’autothérapie en plein air, ça a forcément du bon s’ils disent que ça leur fait du bien. Si au moins ça avait l’air vrai, ce bien qu’ils se font…
   Alors on part en balade sur les petits blogs à fond noir des bérénices, des petite-fleur, des chat-sauvage, et autres princesses et poètes de fond de chiottes. Et on y cueille des fleurs fanées de honte entre les halètements d’une boulimie de points de suspension qui se veulent soupirs et mystère. On y voit de belles images aussi. Images prétextes pour vous ravir… non ! pour les cacher, les travestir, ces vilains niais !
   Alors on prend une autre route, histoire de voir, d’explorer la forêt des ego. On a des petits élans d’affection pour quelques perfectionnistes d’un art maitrisé, pour des talentueux discrets, on se marre de quelques débats d’idées, finalement ils s’amusent au moins ceux-là, ils ferraillent avec leurs contradictions, quand ils se font chier ils les fabriquent ces contradictions pour jouir d’une joute de plus, ils ont le verbe haut et facile, ils ont la méchanceté efficace, c’est drôle.
   Un peu plus loin, il y a quelques vestiges d’une aristocratie déchue, ceux qui se sont fait doubler par le nombre, et qui ne savent pas s’ils doivent l’accepter ou jouer de l’entre-soi comme des vieux cons et des sales dindasses acariâtres. Les dinosaures sont malheureux, mais les aristos c’est fait pour se faire couper la tête, n’est-ce pas, et ça n’a jamais fait aucune révolution. Pas plus ici que dans l’Histoire. Alors, ils continuent à disserter la bouche en cul de poule sur l’outil qu’ils ont tant aimé. À la manière d’une discussion qui n’en finirait pas sur des tournevis et des clés à molette dont ils n’ont finalement pas fait grand-chose.
   Au virage suivant, on croise une armada de mères Teresa. Ceux-là, ils aiment tout le monde, toutes les bonnes causes sont les leurs. Trémolos. Du bébé phoque au Darfour, tout les émeut, ils en font une affaire personnelle, et vous livrent deux ou trois lignes d’une analyse très fouillée de la situation. Ils sont merveilleusement bons et généreux. Ils veulent qu’on les aime au moins pour ça. Faut pas leur dire qu’ils sont bidons, c’est méchant.
   Et on bifurque encore, on se retrouve chez les crados, les gros dégueulasses, comme celui-là tiens, qui avait des prétentions. Actes Sud sinon rien, grognait-il ! Il se libère lui aussi, il fait ses écritures, un peu de sperme, un peu de larmes, un peu de merde, au moins c’est coloré, et ça te met du relief sur ses fictions pédo-littéraires. Quand je te dis qu’il y a des horreurs. Mais chut. Ta gueule. Ferme-la, ne dis rien, tu es ici sur un espace de liberté, d’intense créativité. C’est un crachoir ? Un urinoir ? Mais non ! C’est un blog !
Il expose, il y a vernissage tous les jours ! Oui ! Il s’expose à la critique aussi ? Au jugement ? Ah oui, mais non. Faut rien dire, t’as pas le droit, laisse donc les narcisses en plastique s’épanouir dans les cloaques, les tombes sont béantes, grandes ouvertes, t’as qu’à pas y aller après tout. Mais c’est si drôle. Tu connais ce dicton : quand je me vois je me désole, quand je les vois je me console. Et bien voilà ! pourquoi s’interdire d’y aller, de s’en morfaler de profondes bouffées qui puent l’autopsie ? Et admettre sans tortiller du fion qu’ils sont à la limite de l’atteinte à la dignité humaine, et une immense insulte au bon goût. Littérature mon cul. Il n’y a pas de littérature. Les rimes merdiques, c’est pas de la littérature, le passé simple c’est pas de la littérature, les points-virgules non plus. Je ne sais pas ce qu’est la littérature, mais c’est pas ça, évidemment.
   Que c’est misérable cette incapacité à la solitude.
   Ils quémandent, leurs blogs cannibales se nourrissent de vous, disent-ils, c’est affiché à l’entrée, pliez-vous à la règle, soyez généreux, balancez-leur des petits papiers sous leur porte, ils croient qu’on les aime.
   Et ils continueront à se raconter, s’enjoliver, jacasser, pérorer, bomber du torse, du nibard ou du cul qu’ils doivent avoir aussi triste et flasque que leur propos.
   Ils continueront à pleurnicher sans grâce aucune, juste pour avoir l’air triste, c’est tellement romantique et séduisant la tristesse… C’est un si joli fond de commerce. Tu leur jettes deux mots mignons tout plein, ça t’engage à rien, et ils te remercient comme si tu venais de leur décrocher la lune de ta sœur ! et vous devenez amis. C’est adorable, n’est-ce pas.
   On devrait avoir pitié, mais même pas. C’est juste grotesque. Et fascinant.
   Cet incroyable brouhaha de monologues intimistes et putassiers qui finirait par engendrer la répugnance de son prochain. Cette prétention à croire que tout peut être déballé et intéresser. Cette médiocrité de l’expression qu’on sauve à grands coups d’artifices, pour fabriquer des petites ambiances où le semblable se sentira bien, quelle escroquerie ! Cette vulgarité auto complaisante, ces simulacres de communication, cette masturbation collective pénible…
   Merde. Stop. C’est lourd.
   Vous êtes atteints de blogopathies multiformes.
   Amputez-vous du blog.
   Ou supportez le microscope sur vos gueules inconnues.

 

 

Publié dans : web, blogs et beurks
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Commentaires

Bisous \o/
Commentaire n°1 posté par Franck le 29/05/2009 à 23h38
je glisse ce petit papier sous la porte, ne va pas croire que je t'aime ou t'aime pas, ce n'est pas le propos. C'est juste que je viens de passer un bon moment de lecture. Merci.
Commentaire n°2 posté par pascaline le 30/05/2009 à 00h29
* Nanard glisse un petit papier sous la porte *

Je vois que ton clavier n'est pas enraillé, ça mitraille sévère !
Amis numériques, sortez couverts...
Commentaire n°3 posté par Bernard le 30/05/2009 à 00h52
Oh!....
Toi tu as été à un festiblog non?
Esais les festibd.
Y a pas de nombril exibés.
Nous n'osons pas lire ce que nous faisons...
Et rassure toi, tes histoires tournent ailleurs autour des tripes.
Commentaire n°4 posté par pona le 30/05/2009 à 10h38
Coucou
Bon, pour les blogs je sais pas, mais je m'en doutes. Je ne les lis pas, hormis le tiens, pas le temps.
Je ne sais pas si tu seras flic toute ta vie, par contre j'espère que l'inspiration ne te quittera pas, et que tu continueras à écrire parce que tu écris sacrément bien. Alors si tu republies, tiens-nous au courant. Voilà c'est dit, bonne route à toi.
Commentaire n°5 posté par Makno le 30/05/2009 à 11h26
Je n'ose commenter ce post maintenant, c'est malin... J'adore le style, quant au contenu, je suis complètement d'accord. Mais on existe aussi quand on critique, quand on détruit et quand on fait du mal. C'est plus facile que de créer mais le côté pathétique de ces tentatives de dire au monde: moi aussi j'existe, m'inspire de la compassion lorsque ce n'est pas de la pitié. Laissons-les vivre, ce sont nos pauvres comme disait Mitterrand des journalistes qui gagnaient leur vie en écrivant des livres ou des articles sur sa vie...
Commentaire n°6 posté par Hubert le 30/05/2009 à 11h56
Pas mal ! On dirait du Léo Férré ...
Sauf que Léo ne visait personne,.... et toi, tu as l'air très fâchée ...
Bises
Commentaire n°7 posté par Raphaël le 30/05/2009 à 19h20
On me dit de mettre un comment m'taire, alors, je fais!.. J'adore ce juteux farci de verves... Mhummmm... Presque délit-cieux... Que c'est bon quand t'as pas un éditeur pour te foutre la ponctuation... te bouleverser l'encre, réduire les sens... Trou de baliser la ligne...

Bravo!


Nocif
Commentaire n°8 posté par Nocif le 30/05/2009 à 20h34
Ouha ! Et une rafale, une ! Comme quoi un petit trip Toulousain et c'est reparti.
Je viens le 03 avec le pare-balle?
Commentaire n°9 posté par Nichevo le 30/05/2009 à 21h33

ǝllɐq-ǝɹɐd ǝɯèıxnǝp un ǝʇɹoddɐ 'sɐd ǝʇêqɯǝ,ʇ ɐç ıs
ǝɯɯod ɐɯ ɹnod
O_o

Réponse de le flic le 31/05/2009 à 23h25
Bravo! Bien dit! Ca c'est envoyé! Je vous rejoins sur l'essentiel, tout cela, cette prolifération de la parole intime, d'une parole intime décomplexée et vaine, me donne la nausée (si si) de plus en plus. Vous en parlez avec beaucoup de justesse, beaucoup de force, et étrangement beaucoup de compréhension, aussi. Une forme d'humanité, et d'empathie, au delà du dégoût.
J'ai envie de vous demander,,avec tout ça (sans aucune forme de complaisance, ni de condescendance, ni de provocation): mais vous, vous qui faites bien mieux qu'eux mais parmi tous ceux-là, dans ce mouvement effrayant, vous qui participez, quelque part, de cette indignité, en faisant la moue, vous qui en êtes sans en être, pourquoi continuez-vous ici, ainsi, où ça sent l'égout chaque jour davantage? Pourquoi? Il y a une forme d'incohérence, et même d'auto-complaisance, ici, je trouve.
Ou alors vous allez devenir 'la cracheuse à la gueule', 'la glavioteuse dans la soupe', en chef. Aimerez-vous cela?
Commentaire n°10 posté par mammifèredéfunt le 30/05/2009 à 21h35

Merci.
Oui en effet, je participe au truc en le commentant, critiquant, et en appréciant aussi parfois. Heureusement. Tous les blogs ne sont pas ce que je décris là. Je me délecte à la lecture de certains blogs qui ont tout pour plaire.
Pour le reste, n'exposant ici ni mes états d'âme, ni mes pratiques sexuelles, ni mes recettes de cuisine préférées, je reste en dehors de la partouze. Mais comment nier que son observation est intéressante et révélatrice d'une forme de narcissisme dont le blog est un incroyable catalyseur ?

Réponse de le flic le 31/05/2009 à 15h22
C'est un blog ici? Ha non, bon je pensais que oui. J'aimerais vous voir passer sous les fourches des critiques de l'émission de Mr Laurent Ruquier. Si vous pensez faire un buzz avec ce genre d'articles, je pense plutôt que l'effet risque de se répercuter sur la quantité de livres au pilon. Quant au style, pour ma part, je n'en ai pas trouvé. Actes Sud est encore loin pour vous, au moins c'est une certitude.
Commentaire n°11 posté par le lecteur le 30/05/2009 à 23h32

Le lecteur ? Non, le blogueur. Qui vient d'oublier derrière lui son pseudo, son adresse, et ses couilles. Pour parler d'un buzz dont je n'ai que faire, tu es un blogueur, c'est évident. Et tu nous causes de quoi, toi ?
Ton angle d'attaque n'est pas le bon. Ni Ruquier et ses chroniqueurs, ni même Fogiel, ne m'ont fracassée, bien au contraire (vois au passage comme c'est facile d'avoir l'air puant...) Et là, je ne parle pas de livre, mais de blogs, toi comprendre ?
Pour le style, cesse de chercher, travaille plutôt le tien.
(au lieu d'effacer tes blogs les uns après les autres ;) )
Quant à Actes Sud, j'essayerai de m'en passer. J'ai déjà deux éditeurs, bientôt trois, et j'ai un petit taf de scénariste sur mon oeuvre unique et éternelle chez Casterman.

Pour Fred : Je n'ai pas validé ton commentaire, je l'ai trouvé grossier.
("tonfa dans le cul", et autres joyeusetés, va le poster ailleurs..)
Tu as donc tout pris pour toi ?
Parano des blogs ?
C'est aussi une blogopathie, il semblerait.
Tu n'as pas su faire la part des choses, tant pis.

Réponse de le flic le 31/05/2009 à 15h35
Hello Bénédicte, ?
Ouh là, toi..., t'as fait philo double option : blog avancé et littéraire.
Je ne voudrais pas que tu me prennes pour un....un quoi déjà ? Sais plus mais tiens, je te le dis quand même, ce que tu viens d'écrire est réellement unique, sans blague, digne des plus grands auteurs, je n’en reviens pas, une qualité pareille ne se trouve pas, tout simplement. Du grand Desforges. Et puis....non aller j'arrête parce que..... Et puis on va me prendre pour......./
Bon sang ce que j'aime ces petits points.
Faut se dire aussi que la période est propice au manque de temps, juste de quoi passer quelques minutes sur le blog pour pouvoir ensuite lire son courrier, profiter du beau temps et de la chaleur pour aller aux petites festivités de province, et souvent endormir ses voisins de la douce mélodie (hum) de la tondeuse sur une végétation capricieuse entre deux vacations.
Tout ça à cause de la météo ensoleillée...Pffff...
Voilà, le soleil, ennemi des blogs.
Je supporterai le microscope, t’inquiètes :-D)))
Chapeau bas pour toi en tous cas, bravo.
@+++
.......................................
Commentaire n°12 posté par ptiga le 31/05/2009 à 05h54
Les comportements que tu décris ne concernent pas les blogs seulement. N'importe quel média est concerné. Que ce soit à la télé, à la radio ou dans la littérature, les personnes cherchant un auditoire pour afficher leurs névroses ou leurs partis pris ne manquent pas.
En tout cas, tu as la plume acérée pour ce billet.
Commentaire n°13 posté par Galstar le 31/05/2009 à 11h20
Hu hu hu. Que c'est bien vrai tout ça. Comme je reconnais bien certains ineptes personnages. Et au fond, sans doute, c'est dommage que le blog soit devenu à cette vitesse le refuge des pétasses consuméristes et des nombrils high-tech. Que d'esprit de sérieux, en fait. Un blog, c'est fait pour que ce soit amusant. Si ça ne l'est plus autant passer à autre chose.
Commentaire n°14 posté par CSP le 31/05/2009 à 11h29
eh beh. En lisant l'autre jour j'étais si impressionnée que je n'ai rien osé penser, alors encore moins écrire. Là je viens lire ce que les autres ont osé répondre. Je ne suis pas déçue, tout est parfait, comme toujours.
Commentaire n°15 posté par marguerite le 31/05/2009 à 12h59
Moi j'ai rien à t'offrir sauf mes mots tout simplement.. le bocal à requins a toujours existé.. et tu le sais bien.
J'ai apprécié ta joute verbale, c'est bien toi je te reconnais là.. du pur, du vrai. Je rentre pas dans ce monde d'hypocrisie et je ne veux même pas les voir.. l'autre trou duc doit réfléchir avant de jacter.. fait gaffes quand même sinon on va devoir déterrer les 38 planqués dans un fameux ... jardin.

Je viens t'embrasser Bénédicte et même si mon blog est minable (sourire). Affectueusement vôtre. M
Commentaire n°16 posté par michel le 31/05/2009 à 21h38
Thanks.
Commentaire n°17 posté par Krimo le 31/05/2009 à 22h08
Je peux, je dois, je pourrais, je devrais... prendre ce post en partie pour moi. Je peux, je pourrais... y reconnaître aussi des amis, je dégueule de la tristesse sur mes pages, après y avoir gerbé du sexe à n'en plus finir, je m'y offre des révoltes faciles, et j'écris à ma gloire même quand je m'épanche sur mes failles. Et alors ?!?...
Je ne manque pas d'amis, j'en ai même à revendre. Je ne manque pas de reconnaissance, je n'ai aucune ambition littéraire, ni une âme d' "influenceur"...
Mais j'ai un égo qui demande à respirer, j'ai trouvé dans ce miroir l'occasion d'exister comme un être total, de réconcilier ma vie sociale et mes travers exhibitionnistes, ma vie publique et mon intimité. Des choses en moi, des choses de moi ne se seraient sans doute jamais exprimées sans le blog. Mon ambition est salement égoïste. Thérapeutique ? Il m'importe d'être lu ? Et alors ?!?...
Je n'ai aucun regret des rencontres que j'y ai faite. Dont toi. Il y a au milieu de tout ça de la pacotille, mais il y a aussi du miel. Il y a beaucoup de temps perdu, il y a aussi une formidable stimulation. Intellectuelle. J'y ai appris, j'y apprends, y compris sur certaines vacuités humaines, et au total, au final, tu sais quoi ? j'y suis rarement déçu parce que j'oublie tout ce qui ne m'intéresse pas.
Commentaire n°18 posté par Oh!91 le 31/05/2009 à 23h06
Sinon, j'ai une formule à l'ancienne à proposer où je peux m' auto-complaire sans m'exhiber : Ca s'appelle un journal intime. Je m'écris des poèmes magnifiques (en toute objectivité, je suis mon seul juge)sur le sujet qui m'intéresse le plus : moi, moi, moi, je me persuade que j'écris des réflexions hautement philosophiques quand j'analyse mes affaires de coeur, etc.
Mais toute cette médiocrité n'engage que moi, tout cet égocentrisme n'est pas exhibé, personne ne peux me juger ni me flatter.. Je m'offre même le luxe de croire qu'un indiscret liras mon journal un jour et sera profondément touché. Mes confidences n'ont pas la forme d'un strip-tease. Pour dire ça aussi poétiquement que l'auteur de cet article, je préfère me masturber dans mon lit.
C'est sûrement parce que je suis réfractaire à la modernité, que j'utilise des accessoires aussi désuets qu'un stylo et un cahier.
J'ai voulu avoir mon 1/4 d'h d'exhibition moi aussi, en publiant ma recette de grand-mère.
Bonne continuation
Commentaire n°19 posté par Ondine le 01/06/2009 à 00h43
Les pavés, c'est pour l'achever, le blogueur ?
Commentaire n°20 posté par kranzler le 01/06/2009 à 06h14
Je pense que tu aurais préféré la scie à métaux.
Réponse de le flic le 01/06/2009 à 17h33
j'ai bcp aimé ce texte
Commentaire n°21 posté par peuples le 01/06/2009 à 09h47
Bon c'est du Béné, très bonne année, très bon cru mais pas étonné. Kiss
Commentaire n°22 posté par Yann le 01/06/2009 à 10h52
Même si je ne commente pas c'est toujours un grand plaisir de te lire et ton style incisif et ton analyse si pertinente me réjouissent !
Commentaire n°23 posté par mercotte le 01/06/2009 à 11h08
wouaou! Quel texte!

bravo pour le style et le coup de gueule.

évidemment on se sent toustes un peu concerné(e)s :-)

Internet, c'est un immense fourre tout, faut trier,et là parmi la fange, on trouve de perles d'humanisme, de poésie, de révolte.

enfin moi je suis d'une nature optmiste :-)
Commentaire n°24 posté par celeste le 01/06/2009 à 11h10
a part degueuler sur vos potes d hier et vous meme vous faite quoi dans la vie un livre 1 seul bravo madame votre ego est a la hauteur de votre haine des gens qui etaient hier vos amis blogueurs votre BLOGUOSPHERE disiez vous
Commentaire n°25 posté par anne le 01/06/2009 à 11h15

Et toi, qui es-tu blogueuse anonyme et sans adresse ?
Et t'en sais quoi de mes "potes" des blogs ?
Je n'ai pas de "blogosphère", tu vois, et ça me convient très bien.
Tu sais qu'il y a des gens charmants qui ont des blogs à chier et inversement ? Ca parle à ta cervelle atrophiée, ce genre de considération ?
Tu fais corps et âme avec tes piapiatages aussi ? Tu te sens visée par tout ça ? Tant mieux.
Un livre un seul, oui. Et satisfaisant pour l'ego, oui aussi, il en serait de même pour n'importe qui.
Bientôt deux livres, ça te troue le cul ?
Et toi ? pour me faire la leçon, tu as écrit quoi ? Un blog ? Ah ok.
Alors, comme je ne me sens aucune obligation de politesse pour un machin insultant et anonyme, donc avec une existence très approximative, et inutile en ce qui me concerne :
Va te faire foutre, tu ne sers à rien.
Bouffonne, va.

Réponse de le flic le 07/06/2009 à 01h52

Aux quatre baltringues dont je n'ai pas validé les commentaires :
ici j'assure MA liberté d'expression, mais en aucun cas la votre surtout s'il s'agit d'insultes ou de calomnie.
Assumez vos déballages et allez chialoter plus loin.
(à Laurent alias missing-voyage : Formidable ! Tu t'es enfin rassemblé !)

Commentaire n°26 posté par bénédicte le 01/06/2009 à 12h52

quatre trois baltringues, finalement.
C'est marrant.

Réponse de le flic le 07/06/2009 à 01h57
A l'attention de Oh. Bien sûr le blog à une utilité, l'auto-thérapie. Et perso, je colle à vos dires... Mais, il faut reconnaître que ces vitrines des fonds de vase humaine ne sont que rarement réjouissantes, tant on y découvre des âmes davantage en perdition, ayant bien du mal à comprendre encore ce monde qui les entoure (donc, se comprendre)... Bénédicte a cet art d'en décrire les multiples facettes, avec la déconcertante facilité d'un esprit lucide, bien affuté... Elle nous permet d'en humer les parfums en quelques lignes seulement, génial... C'est là la magie...
Mais l'homme ne supporte pas les remises en question, la critique, l'abandon de ses médailles utopiques. Il reste accroché à son arc détendu, espérant qu'un dernier mammouth traversera encore le passage pour piétons...
Ceci écrit, les blogs permettront aux plus "courageux, plus "chercheurs" de découvrir de petits trésors cachés et de s'en enrichir. Cette poubelle est aussi une affaire de tri sélectif !..
Et qui se ressemble s'assemble.
Commentaire n°27 posté par Nocif le 01/06/2009 à 17h23
Je ne vois rien d'ignominieux dans cet article. Car après tout, un blog n'est jamais innocent. On ne vient pas sur le Net, raconter sa vie, ses misères, ses aventures sexuelles, que sais-je encore, pour rien. Il y a, effectivement, quelque chose de pathologique.
Bénédicte est bien placée pour savoir que je ne partage pas entièrement son point de vue. Et pourtant j'aimerais, au fond, être aussi radical qu'elle l'est.
Il se trouve que, considérant l'aspect pathologique, j'aurais comme de la tendresse, de la compassion (quel horrible mot) pour certain(e)s taulièr(e)s bloguesques. Ca nous vaut quelques belles petites discussions avec Bénédicte.
En revanche, là où je suis à fond derrière elle (n'y voyez rien de ..) c'est sur une certaine hypocrisie. Pour ne pas dire malhonnêteté. Car en vérité, il faut avoir une haute opinion de soi-même, un égo bien développé pour tenir un blog, et donc le nier, ça n'est plus pathologique, c'est mensonger. C'est se nier soi-même. Et là, oui, c'est grave.

Qu'y a-t-il de mal à admettre que l'on tient un blog pour avoir de l'audience (et d'ailleurs truffer son blog de compteurs) de la visibilité. Je respecte beaucoup ceux qui l'admettent. Je méprise ceux qui le nient. Je respecte ceux qui l'admettent quand bien même ce qu'ils écriraient me déplairait.
Foutre sa vie sur le Net, en se cachant derrière un pseudo ou pas, peu importe, ce n'est pas innocent. Ce n'est pas non plus pour s'amuser. Du moins quand je lis (car je les lis) certains, beaucoup de blogs, je constate qu'il n'y a point d'amusement, mais (ça va énerver Béné) du mal-être, de la souffrance, même. Leurs auteurs réclament de l'amour, de la compréhension, mais ils se fourvoient, car tout ça, cette amitié, cet amour, c'est du vent. Ca n'existe pas. Et ils le savent. Ils s'en rendent compte. Alors autant reconnaître l'évidence.
Au fond, un blog d'expo photos, c'est plus sain. Non ?

Il y a les blogs d'opinions, aussi (j'en tiens un, ce qui veut dire que j'estime que mon opinion est digne d'intérêt, pourquoi le cacher ? Mais aussi parce que je veux provoquer le débat, mais de manière argumentée, donc pas de "c'est de la daube", "tu te prends pour qui ?" chez moi, je ne valide pas ça, qu'ils aillent se défouler sur Dailymotion ou Allociné, ceux-là .. Qu'ils aillent insulter Nadine Morano comme des péteux qu'ils sont) qui sont parfois construits, militants, partisans, ou les trois. J'en connais de fort intéressants, et souvent, opposés à mes convictions.

Il y a ceusses qui tiennent des blogs pour être reconnus, édités ; très bien. Pourquoi ne pas le dire ?

Je comprends aussi, cette nostalgie, celle des premiers blogs. Ils étaient "fun". Déjantés. Barrés. Cette époque est finie, elle reviendra peut-être, mais elle était joyeuse, c'est vrai. Je comprends que certains la regrettent.

Aujourd'hui, on parle de réseau social. Permettez que je me gausse. Réseau social, mon cul ! Y'a de la triche, du léchage de cul, du calcul, de l'intérêt. Regardez ces blogs où la blogroll est longue, si longue qu'elle se mesurerait presque en kilomètres ! C'est grotesque ! Ca pue la connivence, la fausseté.
Regardez ceusses qui mendient une place dans votre blogroll ("je t'ai mis en lien, pourquoi tu ne le fais pas à ton tour ?" c'est pitoyable, non ?

Où est le mal que de dire, comme Bénédicte, qu'il y a quand même un sacré ramassis de fumiers dans cette blogosphère ?
De faux-jetons ?
C'est la vérité, et pis c'est tout.
C'est même sain.

En ce qui me concerne je serais déçu si mon blog n'intéressait personne. Ce que je constate c'est qu'il intéresse les non-blogueurs. Et c'est fou comme ils sont nombreux, les non-blogueurs !
Le problème des blogueurs décrits par Bénédicte c'est qu'ils ne s'adressent qu'aux blogueurs et se lèchent (le cul) entre eux.
C'est, aussi, qu'ils ont un égo pas plus inférieur au mien, mais qu'ils le nient.
Oui, ils sont malades, malades de se linker entre eux, croyant peut-être constituer un réseau social, alors qu'il n'y a nulle part de social. Juste une partouze sans plaisir.
Et un mensonge qui ne les rend pas sympathiques.
Commentaire n°28 posté par Philippe Sage le 01/06/2009 à 19h06

Je suis d’accord avec toi.
Quoique c’est vrai que tu as la dérive compassionnelle plus active que la mienne. J’ai tendance à détecter et à être aveuglée par la mise en scène. Car il y en a toujours une et ça ne me séduit pas, ça me dérange. Et puis la compassion n’est jamais qu’une posture inerte qui n’engage pas. Qu’on peut exprimer en deux mots, anonymement, sous pseudo, et n’implique rien de soi. Voilà la force du moyen d’expression et de communication à travers les blogs, ET son épouvantable faiblesse.
L’immédiateté. Les mots viennent vite, sont instantanés, faciles, séduisants, touchants. Et après ?
La quête de cette communication, le racolage bêtifiant, l’addiction, l’attente de ces mots d’autrui, la surenchère, avec tout un arsenal de rites, de codes, et de mots qui simulent l’amitié, avec des bises tendres et tout le tralala. Je suis peut-être archaïque mais j’en veux pas de ça. De cette vacuité pérorante.
Je ne nie pourtant pas avoir ici des complicités et tendresses de contexte. Avec des flics pour l’essentiel. Personne ne m’en a fait la remarque, c’est étonnant. Plus occupés à diagnostiquer là où j’aurais écorché leurs nombrils...

Quant à la course à l’audience et la visibilité, c’est bien là que le narcissisme atteint des sommets d’indécence. Je parle là des journaux intimes et blogs dits "fourre-tout" et de tous ceux pour qui ça a une importance capitale. Mais visibilité de quoi au juste ? Et pour quoi faire ?
C’est quoi cette prétention qui consiste à penser que l’état d’âme du jour, le coup tiré la veille au soir, ou une série de photos de vacances quelconques doit intéresser un maximum d’internautes au point de les compter plusieurs fois par jour, et de pleurnicher qu’ils ne sont jamais en nombre suffisant ?
Ou qu'une opinion non experte, non éclairée, non documentée, doit faire dix fois le tour d'internet ?
Comment internet a pu activer ce travers de loser le plus puant ?
C’est là qu’on est en plein délire.
Le blog est surtout un moyen d’expression écrite me semble-t-il, non ? Hé bien il faut un sacré talent, ou bien de belles ruses d’écriture que peu maîtrisent, pour rendre le quotidien, la banalité et l’ennui lisibles. Point barre.
Les fumiers, oui il y en a. Tiens, je suis tombée sur le Journal d’un pédophile, bah oui. Un pédophile abstinent. Il ne fait rien de mal (...) il ne touche pas les mômes, il surfe sur des sites pédo pour se branler. Et ses commentateurs le trouvent très courageux. Voilà où on en est avec cette parole "libérée"... Cool, non ?
Et après, il y a les fumiers standards. Ceux qu'ont pas de couilles, pas de parole, pas de courage, qui n'ont que les blogs pour avoir de la gueule... et encore.. ceux-là craignent aussi la baffe rhétorique..

Pour finir - je pense comme toi - ça me plait aussi, je ne peux pas le nier, de savoir que mes histoires ou mes élucubrations occasionnelles plaisent. Mais ça ne va pas plus loin.
Et je ne racole pas, ça non.
Beaucoup de non-blogueurs viennent par ici et c’est tant mieux. Pas de simagrées réseau social, amical et tout le zinzin.
Et pour le sens du mot "visibilité", pour le nombre de visites, réveille-moi quand je serai à 10 ou 20 000 par jour. Pas avant.

Réponse de le flic le 02/06/2009 à 01h10
Bon, alors pour le trois, on va plutôt prendre :
-tenue MO, casque lourd, jambières, coquille, (il faut tout prévoir), gants solides, chaussures adaptées,quelques D.M.P pour le fun et ...
on va faire usage de la parole.
Ca promet...
Au fait Benedicte, c'est pas gentil pour ceux qui mettent des recettes dans leurs blog; si tu viens un jour sur le 93 , ce sera jambon coquillettes; (Nan je blague, c'est trop horrible ce truc).
Commentaire n°29 posté par Nichevo le 01/06/2009 à 20h48

Tu avais mis une recette poulet-sauce lacrymo sur ton blog ou quoi ? :P
Et puis si je viens sur le 93, je connais les usages, c'est kebab.
Ah... quoique non... y'a un truc vraiment chouette à coté de ton poulailler ;)
(le 3 j'arriverai par les égouts ou par les arbres, ça dépend de la météo)

Réponse de le flic le 01/06/2009 à 21h11
et une image d'espoir?
http://leftblogs.info/wp-content/uploads/2008/11/auxblogswx4-300x225.jpg

see ya!
Commentaire n°30 posté par skalpa le 01/06/2009 à 23h45
j'ose ajouter (par plaisir)que grosso modo La majorité des gens, les blogeurs donc, sont aussi et surtout très naïfs (peut-on leur en vouloir?). Ils s'accrochent vite à des pseudo-vérité à cinq francs pour apaiser leur égo creux héberlué... les médias leur ont tellement tronqué les vérités, basculé les sensations... qui z'ont plus la moindre étincelle, plus le moindre silex dans leur nuit... plus de bon sens, celui du vécu, celui de la rue.
C'est triste.
Que veulent les gens? du cinéma!.. (plus du fellini bien sûr) de l'ailleurs de chez dérailleurs...
Commentaire n°31 posté par Nocif le 01/06/2009 à 23h46
La maladie que tu décris a un nom : "schizoidie" et un livre : "Exil intérieur, schizoidie et civilisation" (écrit en 1975 !!)
http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Exil_intérieur_:_schizoïdie_et_civilisation
Commentaire n°32 posté par blabla le 02/06/2009 à 02h13
C'était un texte bien pensé et bien senti, peut-être suite à une overdose de l'égo des autres en parcourant leurs blogs (l'égo et les couleurs !).
Je ne suis pas loin de penser la même chose de la plupart des blogs et pourtant, je viens régulièrement chez certains d'entre eux,ceux qui s'écartent de ta description (on se dit "tu" hein, la blogosphère c'est comme le showbizz, tout le monde s'aime. Après tout internet n'est que le reflet de notre société, un reflet amplifié et déformé certes, donc à nous de faire le tri.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Philipe Sage, étant moi-même auteur d'un blog, je ne cherche rien de plus qu'à partager mon expérience. Pas de quête de la reconnaissance, pas de course aux visiteurs, j'ai une blogroll conséquente mais que voulez-vous: j'aime ces blogs !
Suis-je bien normal docteur Sage ?
PS: Nichevo, au lieu de faire des commentaires chez les collègues, il n'y aurait pas un blog qui attend du contenu, hmm ?
euh ok, j'arrête...
Commentaire n°33 posté par laurent lefrançois le 02/06/2009 à 02h58

Bonjour Laurent.
Tout le monde dit de sa blogroll qu'elle est hors normes...
Enfin, la tienne à ce jour est parfaite puisque j'y figure :P
Je réponds pour Philippe à propos de la reconnaissance, peut-être qu'il viendra ajouter qlq chose. D'après moi, la reconnaissance ne se mesure pas dans les compteurs, mais dans des "feed-back" de qualité. C'est simplissime de gonfler un nombre de visites à l'hélium. Mais à quoi bon ? Qualitatif ou quantitatif ?
Ne le prends pas mal, mais je ne suis pas sûre que ton audience t'indiffère tant que ça. Sans quoi tu n'aurais peut-être pas appelé ton blog Tech-Citron :D

Réponse de le flic le 02/06/2009 à 13h56
Ah mince alors! Je viens de laisser un commentaire chez Deef et y figurent les expressions "pleureuses" et "Mon cul". Cela résumerait donc un certain aspect d'une blogo dominante? Juste ça? Bon, je m'en fiche, de toute façon. J'étais juste passée faire un bisou.
Commentaire n°34 posté par pousse manette le 02/06/2009 à 12h43
voilà qui en ces temps troublés où la force régalienne s'exerce jusqu'en dehors même de son propre cadre, il existe encore sous les uniformes ou brassards, des êtres humains à part entière...
dans cette frénésie comptable que l'on vous impose, dans cet emballement tout répressif, dans ce contexte sociétal où le pouvoir tente de vous orienter vers une forme de simple opposition à un possible contexte insurrectionnel, comment pouvez vous trouver encore la place pour une interprétation humaine ? je trouve réjouissant et peut être même un peu jubilatoire de pouvoir penser à nouveau, qu'un policier puisse être aussi un interlocuteur...
Commentaire n°35 posté par denis deblog le 03/06/2009 à 18h35

Insurrection ? ce n'est pas l'heure...
L'interprétation humaine, c'est un prisme permanent dans ce métier. Même si ce n'est flagrant que pour nous. La police de proximité C'EST la police par définition. Mais à force de bannir les mots, on en renie le sens. On ne dit plus gardien de la paix, mais forces de l'ordre...
Merci Denis.

Réponse de le flic le 04/06/2009 à 02h30
T'es rude mais je retiens le mot "fascinant". Parce qu'il est juste et résume ce qu'est la blogosphère qui que ce soit qui s'y fout à poil, ou pas.
Commentaire n°36 posté par maazz le 03/06/2009 à 19h24
Et je rajoute que tu as un VRAI talent d'écriture, mais VRAIMENT."Flic" c'était BIEN. Ne nous laisse pas juste avec ça.
Commentaire n°37 posté par Maazz le 03/06/2009 à 19h27

Heu.. En fait, tu viens de m'envoyer dans ma chambre faire mes devoirs, là...
Fini la rigolade :P

Réponse de le flic le 04/06/2009 à 02h21
En ce qui me concerne, je connais une blogueuse qui adore les frites immangeables. C'est atroce. ;-)
Bises
Commentaire n°38 posté par henri le 04/06/2009 à 20h39
Eh!
Moi aussi j'ai un blog!!
Ouais là bas c'est moi qu'écris!!!
Copains-nombrils!!!!
Commentaire n°39 posté par Pona le 09/06/2009 à 13h30
Pour "bagatelles.." et "suicide", on ne peut laisser un commentaire, je laisse donc ici: vous écrivez mieux que L.-F. Céline. Je ne me lasse pas de votre style, vrai, naturel, simple, direct. On ne voit même pas le style, d'ailleurs, on ressent cette (votre) écriture directement dans les tripes.
Commentaire n°40 posté par marguerite le 09/06/2009 à 18h29
Des blogs que je lis, vous êtes celui qui a le moins de style, et pourtant tout les blogs que je fréquente ne prétendent pas en avoir. J'y vais pour les anecdotes. Sans elles, il n'y aurait rien pour moi ici.

Un jour, en y allant, j'ai vu un article qui m'a accroché (sur la palerstine). Je me suis dit que vous aviez appris depuis le précédent espace article à écrire superbement. Je regarde l'auteur, pris d'un doute. Ce n'était pas vous.
Commentaire n°41 posté par evim le 12/06/2009 à 14h41

Vous, avec votre mail jetable et anonyme, avez surtout le style de la petite bouse internaute standard et revancharde.

Réponse de le flic le 12/06/2009 à 15h13
le style, c'est le lecteur qui le donne, c'est une petite musique, une petite danse qu'on danse en rythme ou pas, peu importe la forme de l'écrit.

sans cette petite musique qu'on suit ou pas, RIGODON ou NORD sont incompréhensibles, emile AJAR illisible :lectures pour lesquelles il faut se glisser dans le mouvement...

l'absence de style, c'est souvent l'absence du lecteur à se glisser dans la mesure et le tempo du texte, ou son incapacité à le reconnaitre.
pour ce qui est des anecdotes : sans la façon (puisque le mot style, ici, semble porter à controverse ), je crois pour ma part qu'elles seraient insipides...
et finalement le style, c'est pour l'essentiel ça : faire oublier la manière derrière le récit.

en dernier lieu, et pour autant que je fréquente l'endroit depuis peu, il me semble que ce billet fut écrit pour solder quelques comptes, il est donc peu surprenant que les comptes s'y soldassent...
Commentaire n°42 posté par denis deblog le 12/06/2009 à 20h13
C'est Henri qui m'a parlé de votre billet. Oh comme il a bien fait. Un bail que je n'étais pas venue par chez vous.
Ce billet, c'est beau, c'est frais et allons plus loin encore, c'est rassurant: parmi le lot de "blogeurs", il reste donc des gens sensés. Y compris dans vos commentaires.

Bloguer, quel mot-moche, c'est offrir quelque chose. Un texte, une image ou autre. Un moment au lambda qui parcourt le Oueb ou à celui qui vous a ajouté à ses favoris comme vous avez adhéré à son flux RSS pour ne pas louper ce moment qu'on attend. Après ça ne reste qu'un avis perso... Mais quand même.

S'il fallait que mon égo soit flatté par le nombre de personnes qui passent sur mon blog et se développe (ou pas) proportionnellement, je serais à ranger dans la catégorie Désespérés-de-l'influence-blogosphérique.

Quoi qu'il en soit, votre style est toujours aussi plaisant.
Commentaire n°43 posté par Claire le 13/06/2009 à 22h06
Vive les bleurgeurs burgers!!!
Vite lu vite digérés et ça fait pas mal quand ça repart aux toilettes.
Quoi demander de plus?...
Que ce soit moins gras dans les commentaires peut-être.
Et encore le gras ça évite aux rugueux d'attacher.
Allez Bénédicte, vous prenez donc pas la tête avec notre cuisine binaire. Elle est plus ephémère et futile que la promesse d'un fournisseur d'accés.
Et sinon, j'ai un bleurgh moi aussi!!!!!
Là bas là bas là bas là bas là b...
Ah mince je l'ai encore perdu.
Commentaire n°44 posté par Pona le 17/06/2009 à 10h30
On a quand meme la sensation que vous vous tirez une balle dans le pied, si on lit de maniere superficielle. Apres, si on analyse un minimum, vous reprochez aux bloggueurs leur narcissisme general, et c'est vrai que c'est souvent le cas. Ceci dit, d'une maniere generale, le blog est, par essence, une forme de narcissime plus ou moins avance, le votre compris. D'ou la balle dans le pied. Meme si je concois que c'est plus des histoires (insolite) du quotidien (de flic(quette)) que du \"aimez moi via mon blog\".

Mais j'ai peut etre pas compris ce texte que j'ai pourtant relu plusieurs fois.

Enfin bon, j'avoue bien que je ne bloggue pas, que je lis tres peu de blogs (car souvent tres tres mal ecrit, donc j'echappe aux blogs ultranarcissiques que vous decrivez), je suis peut etre pas une reference...
Commentaire n°45 posté par LoneWolf le 18/06/2009 à 11h17

Vous vous trompez, mais s'il vous plait de penser que ce blog est un ego-trip, qu'importe.
Le fait d'écrire, et de le faire de façon publique, est peut-être narcissique, j'en sais rien. Je dirais juste qu'écrire est - a priori - un moyen de communication, et pour aller dans votre sens, à travers sa propre signature (sans pseudo pour moi) une manière de signaler son existence.
Mais je préfère de loin "communiquer" sur des histoires de flics et de rue, que de sur mes pratiques sexuelles ou mes états d'âme, ou encore une vie quotidienne qui ressemble à cent-mille autres.. ça, c'est vraiment narcissique..
Je ne m'oblige à aucune assiduité sur ce blog, j'ouvre rarement les commentaires parce que je ne vois pas l'intérêt de l'interactivité sur mes récits, et que je ne cours pas après la flatterie et les encouragements. Voili.

Réponse de le flic le 18/06/2009 à 12h00
Je ne pensais pas a un ego-trip, mais pour rester sur le theme: Ca reste le recit de votre vie (professionnelle) et, de ce que j'ai lu pour l'instant, d'histoires plus ou moins publiques (ie partagees avec vos collegues) donc ca reste \"vous\". Qui racontez des histoires concernant des personnes que vous avez rencontres. Je pense que c'est la ou vous voulez vous detacher du concept narcissique (car vous racontez un bout de vie des autres, vue a travers un metier), et c'est vrai qu'il y a pas ou peu d'avis personnel sur les histoires.
Mais je comprends un peu mieux l'idee du post, qui finalement pour cette fois donne un avis personnel. Reste que le blog a mon sens reste le recit de sa vie personnelle qu'on expose au public, que ca soit d'un extreme \"aujourd'hui, je suis alle cherche du pain et la boulangere avait de belles miches\" a l'autre \"On lui a fait passer l'ethylotest et il etait a 5 grammes\". C'est a mon avis assez subtil, \"on raconte sa vie\" et \"on raconte la vie des autres a travers la sienne\".

Personnelement, je prefere la vie des autres, et c'est pour ca que je lis de temps en temps ce blog. Et finalement, j'aime bien cette notion de \"j'ecris ce que je veux, si vous aimez pas, allez ailleurs\" qui transpire de vos reponses.
Et merci pour votre reponse a mon commentaire, ca m'a permit de mieux comprendre.

PS: Pour le nickname, je fais ce que je veux aussi ;)
Commentaire n°46 posté par LoneWolf le 18/06/2009 à 15h21
Quelle plume ! Et comme disait l'autre, la littérature ne permet peut être pas de marcher mais elle permet de respirer... Continue !
Commentaire n°47 posté par boucannieros le 30/06/2009 à 10h17
clap clap clap, bravo !
Aude, celle avec qui tu as dégusté des macarons hier soir
Commentaire n°48 posté par Audinette le 02/07/2009 à 09h42

Merci Aude :)
C'était une chouette soirée, cool de faire ta connaissance !
(tu as mis ton t-shirt Over-blog ce matin ?)

Réponse de le flic le 02/07/2009 à 11h15
ça va peut être vous surprendre, mais je juge de la qualité d'un blog sur la réponse aux commentaires de la part de l'auteur, et sur blogs que je suis, je lis avec délectation cette croustillance des réponses aux commentaires agressifs et stériles . J'ai lu votre billet, bien sûr, très bien écrit et percutant, mais je me suis surtout attaché à lire vos réponses, et là, je me suis régalé tellement "ça déchire" par moment.
Pourtant, je suis plutôt un gentil garçon, mais j'ai le sens de la bagarre, et j'aime bien les gens qui ont un joli talent dans la répartie.
Bonne continuation.
:-)
Commentaire n°49 posté par poison-social le 19/07/2009 à 19h55
Ah oui, pardon, j'ai oublié de préciser, j'ai trouvé ton blog par hasard (bien que ne croie pas au hasard) et c'est souvent de cette manière que je trouve ceux qui me plaisent le plus, parce qu'à force d'aller voir les blogs des potes à untel, qu'on était allé lire parce qu'il connaissait untel qui nous connaissait... ça donne qu'on finit par collectionner des lectures peu intéressantes, et le hasard fait bien mieux les choses, en définitive.
Commentaire n°50 posté par poison-social le 19/07/2009 à 20h08

Merci :)
Moi aussi je trouve qu'internet au hasard ça fonctionne pas mal !

Réponse de le flic le 26/07/2009 à 19h11

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

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