Travailler, c'est trop dur.

27 Août 2008

Écrit en hommage affectueux au Gardien de la Paix L.
qui doit se la couler douce quelque part...


  Nonchalant, paresseux, il l’était. Et sans aucun complexe.
   Il avait émargé une sale note, de ma part. La note minimale pour laquelle je n’aurai pas de rapport à fournir, une note mauvaise mais discrète, je ne pouvais pas mieux faire pour lui. Il ne m’en avait même pas voulu. Tout lui semblait cohérent entre sa note, le travail qu’il rechignait à fournir, son activité, ses absences et ses retards. Mais il était adorable. C’était un gardien de la paix avenant, souriant, d’une correction extrême, mais tellement feignant que l’expression de ses multiples qualités ne concordait jamais avec une quelconque initiative de sa part.
  La première fois que j’ai eu à porter une appréciation sur son activité, j’avais rusé. J’avais consigné à coté de sa note un commentaire qui évoquait ses nombreuses compétences supposées mais inexploitées. Gardien de la paix possédant de bonnes connaissances professionnelles qu’il ne met toutefois pas suffisamment à profit. Ou quelque chose de ce genre. L’année suivante, j’ai paraphrasé tant que j’ai pu, tirant ma phrase creuse dans tous les sens pour sembler avoir quelque chose à dire de lui. Mais c’était par pure sympathie ; il n’était vraiment qu’un aimable touriste déguisé en flic.
  Mieux que ça, sa seule présence paraissait suffire à plonger tout un équipage de police-secours dans une sorte de molle léthargie, et à alléger les comptes-rendus d’activité de façon surprenante.
  Il fallait toutefois reconnaître que s’il ne faisait vraiment rien, quotidiennement et invariablement rien, il ne faisait rien de mal non plus. Il s’épanouissait donc avec bonheur dans l’accomplissement de certaines missions boudées par les autres, toutes celles où l’immobilité est requise...
  C’est ainsi qu’un jour, lui fut confiée la garde d’un squat muré. Les briques étaient fraichement posées, et il fallait impérativement la présence d’un gardien de la paix jusqu’au séchage complet. Sans quoi, les malicieux squatteurs auraient vite fait de déloger les briques des ouvertures, et de réinvestir les lieux.
  Plutôt que de se rendre sur place à pied - ce qui aurait pu le mettre, chemin faisant, en situation de verbaliser un véhicule, renseigner un passant perdu, ou toute autre minuscule intervention sans importance – il était monté dans un autobus. Il était sûrement allé s’asseoir au fond, discrètement, avec la casquette sur les genoux, pour se faire oublier. Et là, il avait dû poser son menton dans sa main, son front sur la vitre, son regard au-delà des murs, et rêver à des pays imaginaires où il n’est pas nécessaire de travailler, et où le repos est loi.
  Rêvait-il encore, ou un bruit particulier l’avait-il réveillé quand le bus s’est arrêté au feu rouge, il ne l’a bien sûr pas mentionné dans la procédure. Il a juste vu, au coin de la rue, presque sous ses yeux, un homme brandir un poignard au-dessus d’une femme, et le baisser. Une fois. Et puis une deuxième fois. Et il a vu la femme tomber en se tenant le visage, et de nouveau l’homme lever le couteau en se penchant vers elle. Ramassant sa casquette, ses réflexes, et un vague souvenir d’enfance de policier sauvant de faibles gens en péril, il a bondi du bus et saisi le bras de l’agresseur avant que la lame ne touche une troisième fois sa victime. En un geste, il lui a fait lâcher le poignard, lui a tordu le bras dans le dos et l’a menotté.
  Quand je suis arrivée quelques instants plus tard, il avait fait transporter la femme dans une pharmacie voisine en attente des secours. Elle était salement amochée, les deux coups de couteau lui avaient emporté une joue, et de ce coté, ses gencives et sa dentition apparaissaient nues jusqu’aux molaires.
  Dehors, dans une flaque de soleil, le vaillant gardien de la paix recopiait l’identité de l’homme en baillant à s’en décrocher la mâchoire.
  Et quelques jours plus tard, je remettais au pire ramier que le commissariat ait connu, une lettre du directeur de district le félicitant pour son initiative, sa perspicacité et son courage, à l’occasion de l’arrestation en flagrant délit de l’auteur d’une tentative de meurtre.
 

extrait de Police Mon Amour

Bénédicte Desforges

#chroniques d'un flic ordinaire

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Sam 10/06/2010 18:47


On en connaît tous un je pense. A la fois insupportable et attachant. Et ce ne sont pas forcément des anciens. L'ennui c'est qu'ils ont l'air tellement peu concernés par leur travail qu'ils en
deviennent des boulets à traîner. Et ça finit par déteindre sur les autres. J'ai souvent une furieuse envie de les attraper par le col et de les secouer mais bon, il y a des gradés pour leur faire
des remarques. Et puis j'avoue, certains moments moi non plus j'ai envie de rien faire.

Pour en revenir à ce que vous disiez Bénédicte, sur le fait que vous ne supportiez pas les suce-boules, c'est plutôt compliqué ça non ? Parce qu'au moment où on parle et qu'on a l'air de bien
s'entendre avec un officier, on passe forcément pour un suce-boule aux yeux des collègues. Alors il faut faire quoi ? Faire semblant de snober les officiers même si on les trouve sympathiques ? Un
suce-boule attend obligatoirement un retour de ses "attentions", je pense que ça doit être la différence entre le suce-coucougnettes et le gardien qui est tout simplement tranquille avec tout le
monde.

Personnellement, ce ne sont pas deux ou trois barettes qui vont m'empêcher de leur dire ce que je pense ni même leur offrir un café et ce même si mes collègues sont à côté. Après tout, si on
commence à se méfier du quand dira-t-on, alors on perd un peu de sa liberté et faire un geste en le calculant ça a un nom : l'hypocrisie.


Marie Poppins 16/09/2008 22:32

J'aime beaucoup cette histoire. Il me semble bien sympathique ce gardien de la paix. Comme quoi sa paresse aura eu du bon.
Et c'est vrai que ça coule tout seul.

le flic 16/09/2008 23:45



Merci Marie Poppins :o)
C'est vrai qu'il était sympa comme tout, ce flicard.
Et comme j'avais aussi quelques foudres de guerre dans la brigade que je commandais, j'avais tendance à faire abstraction de sa presque inactivité !



juliette03 01/09/2008 23:47

Merci pour vos renseignements..J'essaierai d'être vigilante à l'avenir..Mon ordi se bloque parce qu'il est pourri..Non, je ne surfe pas sur internet avec mon petit fils et c'est bien dommage...Je ne les vois pas assez...

J'ai oublié de commenter l'article..Comme quoi, faut se méfier même des flics endormis...J'aimerais bien voir le visage de la femme maintenant..

ps : je viens de lire à mon mari mon com..Il est outré par mes propos et veut me montrer à l'instant ce qu'est une brouette retournée...Nomého, il va me montrer ce que c'est un vrai homme...Ha, haaaaaaaaaaaaa.

le flic 01/09/2008 23:58



Et bien, il me reste à vous souhaiter une très bonne nuit.
(et un peu de repos demain pour atténuer les courbatures)



GreG 01/09/2008 20:05

Quelle anecdote dis donc, mais comme le chantait si bien David Bowie :

"Oh we can be Heroes
Just for one day"

le flic 01/09/2008 21:15



Dans la police, nous on dit que les héros, il y en a plein les cimetières.



alex 01/09/2008 15:22

coucou je fais mon inculte et te demande juste ce que c est que le 3 1/2 4 stp...pour ma culture perso...merki bisous. Alex qui est dans le train pour rennes et s emmerde...oisiveté terminée bientôt la rentrée :p

le flic 01/09/2008 15:28



Coucou Alex chou,
J'peux pas te dire, t'es trop jeune.
:D



juliette03 01/09/2008 13:32

Serais-tu parente avec Régine Desforges, l'écrivaine ?

le flic 01/09/2008 13:41



NON !
(et ça ne s'écrit pas pareil)

(et Régine est une fausse rousse, et moi je suis une vraie blonde) 



juliette03 01/09/2008 13:31

Hello...Je lis de temps en temps tes ou vos chroniques, en passant par celle de la caissière la + célèbre de France..Tu as (vous avez) le style que j'aime - ça, c'est pour la pommade -

Là, c'est "au flic" que je m'adresse...Comment empêcher des liens pornos de venir sur mon blog ?..Depuis 15 jours, j'ai environ 10 personnes qui viennent par ces liens..J'ai cliqué sur ces liens..Mes yeux n'imaginaient pas que des photos comme ça puissent exister..Pourtant, je suis sensée, vu mon grand âge, avoir une expérience de ces choses-là..Mais, comme qui dirait "bobonne et son homme sont des gens classiques" pour qui "faire le devoir conjugal" est plutôt une habitude, comme de faire la vaisselle ou de manger une prune - tiens, en parlant de prunes, ça me rappelle quelque chose...
J'ai donc effacé tous les mots-clés pouvant mener chez moi : chatte de ma belle-mère, galipettes, baiser (en parlant de Doisneaux), saucisses (en parlant du dernier barbecue), entre-jambe ( en parlant d'un client et de son entre-jambe...pour prendre une retouche, circulez, y'a rien d'autre à voir)..Bref, je pensais avoir effacé les mots "coupables"..Que nique, que dalle, on vient toujours chez moi...Ces sites sont vicieux (normal), car, ils vous disent : "cliquez sur annuler"..Ensuite, je ne peux plus sortir...Car ces maudits sites veulent absolument que j'entre chez eux..Je suis obligée de fermer l'ordi en catastrophe..

Pourriez-vous faire une enquête sur ces sites " dégueu" ?..Je n'ai rien demandé moi..De plus, mon petit fils vient de temps en temps surfer avec moi, il a 6 ans..Quand on pense que ces sites de merde, pour se couvrir, nous demandent si nous sommes mineurs..N'importe quel enfant de 5 ans qui blogue peut avoir ces intrus sur son tit blog...

Merci....

le flic 01/09/2008 14:37



Merci pour la pommade.
Ce sont des spams, je crois qu'il y a un thread sur le forum d'OB qui recense ces adresses.

Pour le reste :
- La pornographie n'est pas une infraction à la loi. Elle ne l'est que si elle met en scène des mineurs. Dans ce cas, il faut signaler les url des sites suspects au service compétent dont le
lien est en marge de ce blog.
- Que vous n'imaginiez pas ce que vous voyez quand vous surfez sur ces sites, c'est un autre problème. Rien ne vous oblige d'ailleurs à cliquer dessus... Mais quand vous me dites
que vous accomplissez votre devoir conjugal "comme on fait la vaisselle", j'avoue que je suis un peu ennuyée pour vous. Ces spams sont peut-être un don du ciel, allez
savoir, et pourquoi pas, une visite attentive de ces sites, une occasion de mettre un peu de piment dans l'eau de vaisselle.
- Ceci dit, pas la peine de s'affoler, et d'éteindre le PC pour quelques images X, vous allez finir par griller le disque dur. Essayez plutôt Ctrl + Alt + Stupre.
- Si à l'entrée d'un site, on vous demande si vous êtes majeure, et que vous répondez OUI, attendez-vous à voir des sexes turgescents vous sauter à l'écran, c'est
souvent le préliminaire. Donc, répondez toujours NON, et installez un contrôle parental pour votre usage personnel, il fera le tri pour vous et éloignera le Malin de votre
blog.
- Ne surfez pas avec votre petit-fils, si vous n'êtes pas sûre de vous et des pièges d'internet.
- Si vous connaissez un enfant de 5 ans qui blogue, faites-le moi savoir au plus vite, je le veux absolument dans mes favoris.
Pour finir, NON je ne peux pas faire d'enquête !
Non, mais vous avez réfléchi deux secondes à ce que vous écrivez ??
La loi est stricte sur les interdits, mais elle l'est aussi sur les libertés.
Que ces libertés nous conviennent et nous plaisent, ou non...
N'allez pas sur ces sites et puis c'est tout, changez d'hébergeur, mettez un mot de passe, que sais-je, mais ARRETEZ comme beaucoup de vos semblables frileux et
censeurs, d'en appeler aux flics et à la procédure dès qu'un mot ou une image vous choque ! La loi pénale - loi sur la presse et LEN - suffit amplement, et elle est très bien faite.
Sur internet, il y a tout, absolument TOUT, et c'est tant mieux car s'il y a le pire, on peut aussi trouver le meilleur (3 1/2 4) DONC, c'est à vous de faire le tri et d'avoir un minimum de
méthodologie et d'intelligence dans l'utilisation du web.

Non, ne me remerciez pas.



Ut 01/09/2008 12:20

MDR! J'en connais....
Le pauvre!... Est ce qu'il a dû se mettre à travailler?
Baiser bleu.

le flic 01/09/2008 12:53



Nonmaiçavapalatête ? j'espère bien que non !
Il y laisserait sa santé.
Zib bleu itou !



Alex 30/08/2008 09:45

"et je commence par la fin avec les mots clés bouffe et beaujolais, oui pourquoi pas !"

Quand tu veux, vraiment !

pour le reste (faignant / fainéant) balec' ce n'est pas ce qui va ruiner ta carrière d'écrivain !!!

tiens on me demande de recopier "GIR" amusant... (délit d'initié inside)

---Dont bisouilles,---

Alex

le flic 01/09/2008 13:50



Pour la bouffe et le beaujolpif, c'est bien reçu !
Tiens c'est rigolo, à toi le robot fait recopier GIF, et l'autre jour c'était SEX pour une copine.
C'est un robot perspicace ? J'espère que je n'aurai pas à taper IGS O_o



Josey Wales 28/08/2008 21:49

Cet homme est mon frère, assurément.

Car itou, de votre part, madame, je pris une sale note, pour ne pas dire une correction, quand fainéant je laissai sur votre Blog un commentaire malodorant, nauséabondes écumes d'une imagination pénible.
J'étais un détestable blogueur déguisé en ignare touriste 2.0.

Quand un jour me fut confié la garde d'une terrasse de café.
Vous connaissez la suite ..
Et vous m'en donnez.
De la suite dans les idées.

C'est à croire que vous m'avez guéri à jamais de mon "imagination pénible".
Pourvu que ça dure !

A tout à l'heure ..

le flic 28/08/2008 22:13



Toi,

Tu sais bien que tout ça ne fut qu'une péripétie avant l'histoire.
Sans une imagination pénible imaginaire et péniblement partagée ce jour-là, dans les étincelles du 2.0, les certitudes auraient suivi leur cours.
Et voilà ce qui aurait été vraiment pénible...
pas de terrasse, pas de café, pas de train... et pas de toi ?

"Non !
 Ah non !
 L'éculé cliché !
 comment aurait-on écrit une histoire pareille ?"

Et tu connais la suite...

À tout de suite...



Alex 28/08/2008 21:44

Bonjour, mes respects Lieutenant, (lpour une fois que la formule n'est pas hiérarchique mais sincère)

J'ai été muté, à ma demande et pour des raisons alimentaires, de la banlieue lyonnaise à celle gendarmersque d'une commune dont je tairais le nom, il y a un bientôt un an...

et je suis passé d'une Police de personnes (oui oui derrière l'uniforme il y a une femme ou un homme, ce que tu as plus que très bien décrit) à une Police de "ramiers" eh bien....

des médailles, ils en ont presque tous !

comme quoi, les déformations "professionnelles" font parfois du mal.

merci encore de donner la réalité de notre métier aux gens de si belle manière.

---Dont mention.---

Alex qui n'est pas l'autre Alex qui a un blog à côté de sa "signature"

PS : ne l'affiche pas dans les commentaire si tu n'en sens pas le besoin mais c'est pas un feignant mais un fainéant à moins qu'il n'y ait un jeu de mot qui m'écorche les yeux...

des bizouilles et si tu passes dans la région lyonnaise ou beaujolaise on s'fait une bouffe quand tu veux.

le flic 28/08/2008 22:02



Salut Alex,
et je commence par la fin avec les mots clés bouffe et beaujolais, oui pourquoi pas !
Merci d'apprécier ma façon de raconter le boulot, ça me fait toujours un plaisir particulier de la part d'un collègue. Pour les mots feignant et fainéant, les deux se disent et s'écrivent.
Je ne sais pas si c'est accepté par l'Académie française, mais bon. Puisque je ne peux pas trafiquer ton commentaire, mon feignant (féminin feignasse ?) restera là ad vitam eternam. Et c'est
peut-être ma carrière d'immense auteur qui explose en plein vol... (C'est malin...)



Pluton 28/08/2008 11:14

Merci pour vos textes Bénédicte !

Pluto branlo en plein boulot... ; ))

le flic 28/08/2008 16:12



Oooh Plutooo !
Je ne savais pas que vous passiez par là, c'est sympa. Et bien enjoy, hein !
Et reviendez quand vous voulez, j'ai encore des histoires en stock :o)



BBL 28/08/2008 10:54

Ouf ! Comme ça fait du bien de tomber sur des textes qui nous rappellent que nous sommes tous, au-delà ou en deça des identités et des valeurs socialement construites, des humains ... Des textes qui appellent à s'identifier à celui qui regarde singulièrement le monde...
Pouvoir échapper un moment à tous ces discours stéréotypés, ces visions idéologiques pré-formatées, ces portraits moralisateurs ....
Merci !

le flic 28/08/2008 16:07



Merci à toi BBL
Tu as raison. Au diable la bien-pensance, le formatage contemporain et les esprits binaires !



alex 27/08/2008 23:58

Mefiez vous de l'eau qui dort, en chaque gladeur sommeille un heros, il faut le dire a mon officier, elle changera peut etre de point de vue :P:P

le flic 28/08/2008 00:42



Mouais... c'est pas joué d'avance ça.
Disons que pour passer par la case ENPP, il faut d'abord que les héros fassent un sevrage de la glandouille :D



ohlebeaujour 27/08/2008 21:18

en guise de commentaire à tes chroniques jubilatoires et/ou émouvantes, toujours justes, une citation de l'ami Jules Renard :
" la paresse, c'est l'habitude prise de se reposer avant la fatigue. "

le flic 28/08/2008 00:39



Oh ! Donc quand je dis que je vais dormir un peu avant la sieste, je fais du Renard !
Thanks dude :o)



Kranzler 27/08/2008 18:14

Les gens peuvent avoir l'air de rien et être très surprenants. Dans une colo de vacances, 1980. Pour le dernier soir, mon groupe d'enfants avait monté un petit sketch. Dans le groupe, il y avait Valérie, cinq ans, très retardée et, de l'avis général, malheureusement pas capable de grand chose. Pendant la représentation, un des enfants a oublié sa ligne de texte, il y a eu un blanc de plusieurs secondes. A la surprise de tous, c'est la petite Valérie qui a lui a soufflé et qui a fini le sketch toute seule en faisant tous les rôles à la fois. On a tous pleuré. Elle était fière comme un paon. Y avait réellement de quoi.

le flic 28/08/2008 00:37



C'est une belle histoire...
Un peu comme mon flic, c'est l'instinct d'être utile, de sauver quelque chose d'important, d'essentiel, qui l'a spontanément poussée à l'action.
Merci Kranzler, j'espère que tout va pour toi..



Nicolas Bleusher 27/08/2008 13:40

Faut-il l'avouer - chez toi, oui, on finit toujours par avouer... :) - je commence, seulement aujourd'hui, la lecture de ton carnet. Par les deux premiers billets, les deux derniers donc. Tu as cette facilité, cette fluidité - du moins, en apparence - totalement déconcertantes pour un blogueur aussi peu prolifique que moi. Je poursuis ma lecture. Et là, je l'avoue volontiers...

le flic 27/08/2008 23:31



Merci Nicolas, merci beaucoup :o)
Et bonne lecture de mes petites histoires, si tu ne descends pas de ma Police-secours en route !



cathyF 27/08/2008 11:10

Grands Dieux !
Il prend le risque de monter dans un bus en uniforme ? T'ention y a des gens dedans qui auraient pu le solliciter.
Mouais... et il reçois des féloches en plus.
Il est toujours GPX ? Noooon... Bah, c'est à espérer qu'il aie quelque peut changé. Mais si... c'est possible. Même la piquette s'améliore avec le temps.

Bonne journée à tous.

le flic 27/08/2008 23:28



Salut Cathy !
C'est vrai que même dans un bus, on risque d'être requis. C'est pourquoi je me suis imaginée qu'il se planquait dans le fond, ça collait à son style. Et en 5 minutes de bus, mathématiquement
et logiquement, il y a moins de chances d'intervenir qu'en 15 minutes de marche à pied !
Mais ce jour-là, la chance était d'être dans ce bus. Pour une vie sauvée :o)



Prince des Chats de gouttieres 27/08/2008 10:39

Me rappel quuelques choses cette histoire, Je balance pas mais je pense que j ai le meme dans ma brigade, le parfait glandeur mais avec une chance inoui, cinq lettre de feloche et sa mut apres 6 mois dans le service parce qu il a du bol....

le flic 27/08/2008 23:22



Si tu es toujours dans le service que tu m'as dit, 5 feloches je me demande bien comment il a fait ! O_o



gabian 27/08/2008 10:06

Je découvre ici que la BéNé est indulgente envers les feignasses ! Quel choc ! Alors que j'en ai la détestation compacte et irrémédiable !
Belle surprise au demeurant, puisque seul le style compte.

le flic 27/08/2008 23:20



Déteste Gabian, déteste, mais ne va pas te coller un ulcère pour autant.
Il faut de tout pour faire un monde, et il faut de tout pour faire une brigade.
Mon gentil feignant était certainement moins handicapant à la bonne marche du service, que d'autres boulets qui recueillent une sorte d'indulgence presque "institutionnelle".
Il y en a qui ne blairent pas ou ne savent pas gérer les ramiers, moi je ne supportais pas les suce-boules. Par exemple.