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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 04:29

 




  À Orly, il y a des gens qui y vont pour partir. Il y a ceux qui y vont pour attendre des gens qui reviennent. D’autres y vont pour pleurer à cause de ceux qui partent. Nous, on allait à Orly pour regarder les avions. Simplement les voir s’envoler, eux le nez vers le ciel, et nous le nez en l’air...

 

 

à suivre dans Police Mon Amour

 

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commentaires

Bruno 03/06/2009 00:12

Re: J'ai entendu parler du parc de la coulée verte à wissous, derrière orly! Tu crois que là non plus c'est pas possible?

le flic 03/06/2009 01:14



Vraiment, j'en sais rien.



Bruno 02/06/2009 21:06

Trop bien ce récit! J'ai toujour rêvé d'aller en bout de piste regarder les avions décoller et atterrir, mais je n'en ai jamais eu l'occasion d'y aller! J'habite pas loin d'Orly, et j'aurai donc voulu savoir s'il est toujours possible de s'y rendre, où est ce qu'il faut aller, s'il y a des groupe de personne, de fans, qui y vont, et surtout si on a le droit d'y être? Merci pour vos réponses!

le flic 02/06/2009 21:48



Non, tu penses !
C'est fini ça, tout est vérouillé.
:-)



Ptiga 14/03/2009 08:01

Réellement sympa. Moi qui suis passionné des avions de ligne ..... le genre d'endroit où je suis capable de rester des heures...... mais personne ne m'a compris là dessus pour l'instant. Pas grave et merci. @+++. Ch'ti gars.

Fiso 14/08/2008 10:24

A Orly ; il y a quelques années, il y avait aussi la petite Fiso, tout juste la vingtaine, qui assistait chaque jour, la larme à l’œil, aux adieux déchirants entre ceux qui partent et ceux qui restent..
Quand un groupe de femmes maghrébines entonnaient les youyous, son ventre se serrait et elle criait avec elles, dans sa tête. Elle l'a tellement fait qu'elle sait youyouter comme "une vraie" maintenant. Elle chialait comme un veau devant les couples enlacés, agrippés l'un à l'autre comme à une bouée de sauvetage, et se retenait de ne pas courir consoler la jeune femme qui repartait seule, les yeux bouffis et les lèvres rougies d’avoir trop embrassé son amoureux.
Fiso assistait aux levers et couchers du soleil sur les pistes, et c'était beau et romantique.
Elle se faisait peur parfois (jeune permis) quand elle traversait les pistes dans sa bagnole estampillée « AA » et qu’elle sentait la voiture vibrer sous le souffle des réacteurs d’un avion dont elle avait mal évalué la distance.
Mais par dessus-tout, ce qu'elle aimait, c'était garer sa voiture, aller saluer un collègue et en profiter pour marcher sous le ventre argenté de l’avion, tandis que les techs effectuaient les dernières vérifications avant le départ. Et lorsqu'un oiseau de métal s'envolait sous ses yeux, elle partait en voyage, elle aussi, pour quelques instants.

le flic 14/08/2008 17:39



Ils sont sympas tes bouts de vie sous les avions, et autour des avions, Fiso.
Prochain Paris-carnet, on youyoute à deux si tu veux. En douze ans à Barbès, j'ai appris entre autres, ça et le thé à la menthe.



Kranzler 10/08/2008 09:45

Alors ça, c'est un remake de Cabaret, j'ai exactement reconnu Liza Minelli et Mickael York qui se mettent à gueuler en même temps que le train passe au dessus d'eux. Même ambiance. Sinon, c'est une belle histoire sur les chemins qui se verrouillent avec le temps, presque comme s'ils étaient effacés de la carte. Et puis, se planquer dans des coins où personne passe, c'est drôlement bon.

le flic 12/08/2008 17:47



Tu comprends des choses entre les lignes...
J'aime bien.



"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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