Making-of

20 Juin 2008

scène1

« J’ai adoré votre livre. A-doooo-ré !
Tellement, tellement… émouvant. Et votre façon d’écrire, de raconter, de voir les choses… Tellement, tellement… humaine. Oui, humaine, c’est ça. Ce métier difficile… Mais humain, très humain… Pénible, oui… Comment faites-vous… comment peut-on supporter cette misère… le pire de l’humain… la violence… la mort...

Ça ne doit pas être facile tous les jours… rentrer chez soi le soir avec toutes ces images… être la cible de la critique, des médias… impopularité… mépris… éboueurs de la société comme vous dites, c’est vraiment ça… Fantastique. Et c’est très bien écrit, vraiment très bien écrit, c’est fou. On pleure, on rit, on pleure, on rit. Formidable. Une plume… du style... du rythme. Génial. J’adore.
Authenticité… émotion… humanité…
Les films standards… déjà vu et entendu… connaissent rien… pas authentique… pas crédible… manque quelque chose…
Votre plume m’intéresse… vraie plume… vrai flic… idées… histoires… scénario.
On peut se voir ?
On se retrouve à la prod ? »

[fin de la scène]


scène 2

Paris. Je vérifie l’adresse sur mon bout de papier, et je m’arrête devant l’immeuble. C’est bien là. Je passe devant une plaque dorée. Production. Je monte l’escalier. Tapis épais. Je sonne à une porte. Plaque dorée. Production. La porte s’ouvre. Affiches de cinéma sur les murs. Ambiance. Artiste.
« Bonjour, j’ai rendez-vous avec Truc.
- Vous êtes qui ? »
La secrétaire joue avec sa mèche de cheveux, faussement décoiffée, devant son Macintosh sur un bureau savamment désordonné.
« Bénédicte Desforges, auteur de FLiC, chroniques de la police ordinaire, je suis peut-être un peu en retard.
- Bougez pas, j’appelle Truc. »
Elle part au bout du couloir en faisant bouger ses cheveux. En attendant, je regarde en biais ce qui traîne sur son bureau. Tasse de café vide, tasse de café à moitié pleine, logo sur les tasses, dossiers, logo de la prod sur les dossiers. Photos de tournage.
« Truc finit un coup de fil avec Los Angeles, et il vient vous chercher.
- Ok, merci. »
Elle se remet à son bureau et répond au téléphone.
« Blablabla… blablabla… Hahaha ! »
Des pas pressés dans le couloir. Jean délavé, chemise blanche, grand sourire.
« Bonjour, désolé de t’avoir fait attendre ! On va aller dans mon bureau. »
On se serre la main. Je le suis dans le couloir. Il fait bouger ses cheveux.
« Installe-toi. Tu veux un café ? Long ? Court ? Sucre ? Myriaaaaaaam ! Deux cafés ! Et qu’on ne me passe pas d’appels. »
Grand bureau. Grande fenêtre. Lumineux.
Canapé, fauteuils, affiches de films, logo.
Il s’assoit, pieds sur la table basse, croise les jambes, joue avec sa mèche. Cigare.
« C’est très sympa que tu sois venue.
- C’est moi qui te remercie de…
- Non, non, vraiment. Je te le redis, j’ai adoré ton livre. Adoré. Flic, quel boulot… »
La secrétaire apporte les cafés sur un petit plateau. Un téléphone sonne.
Elle quitte rapidement la pièce.
« Tu n’as jamais pensé à travailler pour le cinéma ? ça rapporte plus que l’édition, tu sais.
- Je n’ai pas eu vraiment le temps d’y penser, mais…
- Ah, mais tu devrais !
- Peut-être que je devrais, oui, non, je ne sais pas…
- Dis, on parle pas mal des flics en ce moment, il y a eu un suicide je crois ?
- Non, neuf suicides. En un mois.
- Oh putain !
- Oui, c’est… c’est moche.
- Des suicides par arme à feu ?
- Ça dépend. Pas forcément.
- Ah bon ?
- Hé bien hier, c’est une jeune femme flic qui s’est jetée par la fenêtre. Avec son petit.
- Oh putain !
- …
- Et ?
- Ils sont morts tous les deux.
- Oh putaiiiiiiiiin !
- C’est horrible. On ne comprend pas vraiment ce qui…
- Terrible !
- Oui, c’est terrible. En ce moment, il y a…
- Génial ! C’est génial !
- Quoi ??...
- Excellent !
- …
- Première scène d’un film ! J’adooore ! Putain, c’est tellement tellement fort !
- Film ??...
- Un film qui commence par un suicide, quoi ! La femme, son enfant, la fenêtre, c’est super !
- Mais…
- Oui, c’est exactement comme ça que je vois les choses. Caméra à l’épaule. Première scène. Suicide. La fenêtre. Les étages. Beaucoup d’étages. »

[fin de la scène]

texte extrait de Police Mon Amour

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Serge - Col37 20/10/2009 19:19


Beuuuuarrrkkk oups désolé a vomi là.
Incroyable, tu vas devoir retourner à la plume...
Bisous ma belle bon courage.


JOSEPH 11/09/2009 21:04

Baby, la tune n'a pas d'odeur ! le mec est dans son trip de cinoch! ce né ke du cinoch à ne pas confondre avec la réalité comme on connait !
ke ce soit n'importe ki, ki saute dans le vide il se fera ramasser, si c'est un des notres tu sais ke cela nous retournera les burnes et au nom de tous ceux ki nous ont quitte sans pouvoir se faire entendre ou comprendre : fonces petite !

le flic 11/09/2009 21:16



Merci mon JO ! :)



Lamouroux 16/06/2009 08:21

Bonjour,

J'ai découvert que nous avions deux choses en commun: un passion certaine pour le cinéma et nous connaissons tous les deux des flics :-). Moi, il s'avère qu'il s'agit de mes parents et de leurs collègues. Ayant échapper de peu à la Grande Maison, j'ai choisi ma première affirmation pour en faire mon métier. Ceci étant dit, ce producteur n'est que le reflet le plus caricatural de son milieu. L'idée de faire un film sur le milieu du flic de terrain n'est pas mauvaise en soi - après tout Jugnot, avec Pinot, avait réussi à attirer les foules, et L627 de Tavernier, tentait une approche nouvelle - mais le problème est de donner du liant à l'ensemble des anecdotes que vous raconter avec justesse (dixit mes parents).
En effet, on peut aborder sous plusieurs angles ce type de récit. Les américains sont particulièrement forts pour cela, voir Le Policeman de Daniel Petrie ou bien Colors de Dennis Hopper. Soit l'on suit un personnage central dans son quotidien, soit on prend un moment et l'on suit les personnages qui y sont mêlés.
Vous, par rapport à votre livre (passionnant au demeurant), le format cinématographique me parait peu adapter. Une série courte (26' voir 12'), s'articulant autour d'un personnage récurrent, mais pas forcément centrale (le vôtre par exemple), me paraît plus à même, de mettre en avant la richesse du propos général (la particularité du métier de policier) et des histoires contées (les vôtres).
Même si toute vos anecdotes ne sont pas forcément transposables à l'écran, certaine sont particulièrement télégéniques. Des moyens, des réalisateurs inspirés, et hop, c'est tout bon... Reste à savoir si une chaîne peut partir dans ce genre de projet et si c'est vendeur question pub? Là, c'est moins sûr (Les seuls pouvant éventuellement avoir le courage étant Canal, et ils ont déjà Marshall...).
Sinon, question polar, personnellement, le parangon indépassable reste Heat de Michael Mann. C'est dommage, vous n'en avez pas fait la critique. Sinon, j'aime bien LA Confidential, Rush, Serpico.., et plein d'autres finalement.
V1

PS: J'habite votre ancien quartier et je suis allé voir le mur de la SNCF, au croisement des rues Pajol et Riquet. Effectivement...

NEMESIS 21/01/2009 03:35

Les gens ignorants essaient de donner des mots ou un avis sur ce que l' on vit, mais ils n' en deviennent que plus pitoyable...

le flic 21/01/2009 03:42



Si je te disais de qui il s'agit...



Pona 08/10/2008 12:14

C'est pas l'érection qui fait la sodomie. C'est ce bon vieux tutoiement...
Une sorte de pot de vaseline toujours posé ouvert sur le bureau de l'éditeur.
Au début on trouve ça étonnant et sympa ce patron qui offre le "tutoiement" .
Après on serre les fesses dés qu'on vous dit "tu".
Et bravo pour votre blog!

pona 08/10/2008 10:24

Délicieux...
Ce tutoiement ressemble beaucoup à celui de l'édition BD...

le flic 08/10/2008 11:39



Ah ?
C'est aussi une grande famille où le premier qui bande encule l'autre ?
O_o



Emmanuel 30/06/2008 10:20

Bonjour, j'ai découvert votre blog il y a peu et je viens régulièrement en savourer quelques extraits. Bravo pour votre talent et votre spontanéité. Concernant le dialogue avec le producteur, c'est hilarant et consternant à la fois. Tellement caricatural que ça pourrait être de la fiction. Mais j'ai bien peur que tout ça ne soit vrai... ! Lui avez-vous fait lire la page du blog le concernant ? hé hé hé ;-)

le flic 30/06/2008 16:49



Merci et bienvenue Emmanuel !
Oui, tout est vrai, et ils sont des caricatures. Ils s'embrassent tous en se disant coco...
Je pense qu'il a lu mon compte-rendu. Je ne vais pas tarder à m'en assurer d'ailleurs.
À bientôt !



GreG 27/06/2008 06:40

Wow... sans dec tu racontes bien quand même, j'étais carrément dans ce bureau en train de vous regarder tous les deux, partager entre l'envie de rire et d'arrêter le délire du mec...
Je remarque quand même qu'il te coupe souvent la parole le gars, pas très enclin à t'écouter et s'imprégner de ton vécu... ça m'rends méfiant ce genre d'attitude.

Bon weekend à toi Bénédicte.

le flic 30/06/2008 16:38



Merci GreG !
Moi c'est ce milieu qui me rend méfiante.
Je n'ai pas vu le coup venir, et d'autres n'auraient pas trouvé ça choquant...
C'est peut-être mon conformisme émotionnel qui entrave la communication :D



Jayos 26/06/2008 02:50

Si j'ai tout bien compris ce qu'elle a dit la madame: le fond est discutable mais la forme inacceptable.
Je suis navré mais quand on a un esprit synthétique (voir simpliste, ça va avec le métier) on peut pas s'empêcher de résumer.
Même si, au final, le type ne fait que son boulot, j'avoue, je suis d'accord avec toi Bénédicte.


Je me répète (oui je le sais) mais c'est toujours un plaisir de te lire.

Cordialement.

le flic 26/06/2008 03:38



Tout bien compris, tout bien résumé :o)
Le type fait son boulot : son formatage usine de réalisateur lui fait immédiatement visualiser la scène, la traduire version cinoche, il sait déjà où placer les caméras, et il a une
petite idée de la musique qui fait larmoyer à coller dessus au montage pour élaborer son arche dramatique (j'ai bon, là ?)
La forme n'est pas inacceptable, elle est infecte. Il est infect.
Parlant de ce suicide, j'étais hors sujet de ce qui m'amenait là.
Du coup j'ai eu deux scènes qui se sont téléscopées dans mon esprit, ou plutôt trois...
Il y a qlq années, j'ai eu à intervenir sur le suicide d'une mère qui avait sauté neuf étages avec sa fille de deux ans. C'était la nuit, tentatives de réanimation dans des conditions
épouvantables pour le Samu. Les deux sont mortes. Alors ce genre de scène, je le visualise trop bien, ce sont des images dont on ne se débarasse jamais.
Et puis ce suicide de qlq jours avant. Je l'imagine.
Et troisième scène, j'ai devant moi ce réalisateur qui, au service de son "art" (faut le dire vite) néglige la pudeur la plus élémentaire, et trouve que cette idée de suicide de flic
est une intro de film idéalement bandante.
A bientôt Jayos !



Martine de l'Ile de la Réunion 25/06/2008 16:25

Vous vous rappelez, il y quelques années, cette petite fille bolivienne qui est morte d'épuisement, noyée...sous les yeux des journalistes.......la photo a fait le tour du monde.....tout ce monde autour d'elle, qui n'a rien tenté ????? Il était peut-être journaliste, photographe à l'époque avant de se recycler dans le cinéma....
Bénédicte, tu penses qu'il t'a prise "pour une fliquette un peu connasse susceptible de se laisser éblouir par certains mots magiques....." Et t'es blonde aussi, non.....
Il ne lui en fallait peut-être pas plus....dans le genre clichés.....

le flic 25/06/2008 22:59



Non, ce n'est pas la comparaison que je ferais.
N'importe quelle fiction met en scène des situations plausibles. Et le suicide d'un flic est plausible.
Tout ce que je reproche à ce type est la spontanéité non équivoque de sa réaction.



gabian 23/06/2008 17:23

Des semaines que j'essaie d'obtenir le commentaire N° 22 ! YYYYeeeeessss !
Et ensuite je sors de l'écoute de l'émission de France Inter 'là-bas si j'y suis' : j'y ai laissé ton blog en référence, le sujet était 'la vie ordinaire dans un commissariat ordinaire'.
Bonne continuation, vraiment !

le flic 23/06/2008 17:32



"Des semaines que j'essaie d'obtenir le commentaire N° 22 ! YYYYeeeeessss !"
Noooo ! encore loupé ! hin hin :D

Merci Gabian, merci ! je vais aller écouter le pod-cast aussi.
Take care au taf.



Kevin 23/06/2008 16:30

Quel imbécile, il aurai mérité que son nom ainsi que celui de sa boîte de production soit dévoilé !!!!!!!!!!!!!!! Je n'en revient toujours pas !

le flic 23/06/2008 17:34



Si si, reviens Kevin ! :o)
Il aurait peut-être mérité, mais moi je ne mérite pas les éventuelles emmerdes qui auraient suivi... O_o



Salvatore 22/06/2008 22:13

Il me fait penser à ces dealers qui tiennent des discours altruistes. Ceux qui prétendent qu'ils rendent service puisque les gens en demandent...

En tout cas, c'est le parfait exemple pour démontrer la différence sémantique entre vulgarité et grossièreté.

La prochaine fois, propose lui une paille pendant que le sang est encore chaud !

le flic 22/06/2008 22:45



Rigole pas, j'ai vu en correctionnelle un dealer de cocaïne dont la défense était "vendre de la cc pour faire échec à l'héroïne" hééé oui !
Tu lis dans ma tête : j'ai sous le coude un scud texte à propos de la différence entre grossièreté et vulgarité. Mais c'est exactement ça.
Et il n'y aura pas de prochaine fois avec celui-là ;)



Mitch 22/06/2008 21:54

J'avance..... j'avance.... un petit peu chaque jour dans les méandres de ton écriture..... je frissonne, je souris, je fashe-over, je fronce....... remarquable écriture....

le flic 22/06/2008 22:39



(je ne sais pas quoi dire...)

Merci Mitch !



Dom 22/06/2008 13:58

C'est marrant, l'image qui me vient à l'esprit, ce sont les photographes entourant la mercedes de Lady Di et immortalisant ses derniers instants de vie.
La publication des photos a fini par se faire, et les gens ont sans doute acheté les magazines.

Cet homme est un requin, parmi tant d'autres.
la chaîne alimentaire.

le flic 22/06/2008 22:36



Oui, mais monsieur Paul avait trop bu, me dit le responsable du casting.
Nous on était à jeun. :D



helene 21/06/2008 23:09

Premier passage dans ce blog de flic et premier blog de flic, édifiant, continuez , je repasserai!!

le flic 21/06/2008 23:37



Merci Hélène, c'est sympa :o)
Et bonne lecture si vous persistez et signez !



gabian 21/06/2008 22:36

Et si tout bêtement tu n'arrivais pas à te faire à l'éternel paradoxe (comme un max de gens d'ailleurs) de l'auteur d'un produit culturel - produit noble et immaculé, qui peut n'être qu'un trou-du-cul ?

Combien de metteurs en scène fort habiles qui ne sont que des petits mesquins jaloux hors leur banc de moontage ? Combien d'acteurs romantiques à belle gueule ne sont que hargneux épiciers comptables de leur image l'écran éteint ? Ce qui compte dans ton affaire, après tout, c'est de savoir si ton salaud est capable de fabriquer un bon film.

L'ignominieux Céline était un formidable auteur, l'imbuvable pochetron Depardieu fut génial en Cyrano, l'insupportable avare et colérique Michel Ange reste à ce jour indépassable... et le reste n'est que littérature.

Hé, en réalité je fais mon malin : j'ai eu envie de le baffer, ton producteur ! Chapeau pour le texte.

le flic 21/06/2008 23:36



Merci ! :o)
Je le sais tout ça Gabian, mais je me laisse toujours surprendre !
Et puis là, ce suicide l'a tellement enthousiasmé que... bon...



pousse manette 21/06/2008 22:09

Ben alors Béné, t'es colère et tu sais pas lire ou c'est moi qui ne sais pas écrire (je pense la deuxième version). J'ai pas dit que tu y avais assisté mais que tu avais visualisé, c'est pas pareil. J'ai pas dit que tu représentais le côté sombre mais que ce mec ne faisait apparaître que ce côté. Et qu'il ne voyait dans la scène que le fric qu'elle pourrait rapporter. Pour le reste, je suis ok, on ne va voir que ce qu'on veut bien aller voir. Le problème, c'est l'offre et la demande qui font la loi. Ca ne veut pas dire que je suis d'accord avec ça. Mais ce mec l'a bien compris, lui. Et pour la comissération (merde, ça s'écrit comment déjà?), c'est pas son boulot. Voili voilà. Indécence, ça veut dire quoi, au fait pour ce mec?

le flic 21/06/2008 22:35



Des scènes tragiques inspirées du réel pour établir la caution réaliste d'un film, il y en a plein.
Même si parfois, c'est très limite... moralement. 
Mais de là à sauter sur l'évocation d'un suicide de l'avant-veille sans en connaître les tenants et les aboutissants, c'est infect.
C'est tout.



ProfAnonyme 21/06/2008 21:36

Ralala même pas considérée comme une égale...

le flic 21/06/2008 22:26



Prof, c'est clair que ça ne sentait pas des masses la lutte des classes là-bas :o)



L'âme homme 21/06/2008 20:56

Tu aurais dû faire un bout d'essai avec un producteur qui vole par la fenêtre...et une assistante qui tombe juste derrière en essayant de le rattraper...sans la caméra...juste comme ça en live...

Cut bébé cut...on la refait plus réaliste...et ce coup-ci, il s'écrase sur sa mini pourrie garée dans la rue...

P.S : pourvu que ça ne lui arrive jamais...sinon j'suis bon pour une garde à vue...

Bye

le flic 21/06/2008 22:25



Les explosions de réalisateurs en plein vol, ça doit être le rêve de pas mal de monde...