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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 23:03

 

 

  Impatient de rentrer chez lui après cette longue matinée d’hiver au travail, il presse le pas entre les flaques d’eau gelées.
  Ce matin, il a pris le premier métro, comme toujours. Ce métro d’habitués de la première heure, encore un peu ensommeillés, qui sentent le café, le savon ou la sueur, toujours les mêmes ou presque. Celui qui lit le journal de la veille, et le froisse bruyamment avant de descendre sur le quai, celui qui s’endort sitôt installé sur un siège, celui qui rêve en souriant aux anges, le front appuyé à la vitre, et cet homme qui ne s’assoit jamais et reste debout près de la portière en dévisageant tout le monde. Les stations ont défilé, il les a comptées à rebours, comme d’habitude, et a regardé machinalement sa montre...

 

 

à suivre dans Police Mon Amour

 

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commentaires

Ptiga 14/03/2009 07:39


La routine ......eh bien tu vois, j'ai pour l'instant jamais fait de faute de manip avec mon arme de service, mais justement, c'est bien ce qui me fait peur. Maintenant que j'ai lu ce texte, "super bien" écrit d'ailleurs, j'y regarde à deux fois avec mon flingue. @++++++++ Ah oui....euh....pour les posts précédents, on est pas des profs de français, et personnellement, j'en fait des parfaites dés fois. Je ne critique jamais les collègues qui font des fautes, mais je les félicite de se renseigner aux autres pour éviter d'en faire, car cela prouve déjà beaucoup de choses sur le bonhomme. @+++. Ch'ti gars.

Ptiga 14/03/2009 07:26

Eh bin moua chui ensien est ge fé jamé deux fote

Salvatore 19/06/2008 11:03

Et puis sur les interventions hors service, surtout quand elles nécessitent la sortie d'une arme (VMA notamment), il est bien plus productif de faire le 17 et de donner de vraies infos sur la situation, avec ton oeil et ta précision de flic, que de partir seul au charbon, armé certes mais sans pare-balle (donc pas couvert par l'administration si tu prends une bastos). Parce que sur les VMA ou sur les interventions chaudes, ce qui manque le plus aux collègues intervenant en service, ce sont des infos crédibles et utiles. Combien de fois on part sur des VMA avec une description de braqueurs pouvant autant coller à Steevie Wonder que Ronald McDonald ? Un flic sur place, c'est au moins l'assurance d'une description précise, d'une direction de fuite, de la description et plaque du VL, etc.

Pour info, un collègue a sorti son arme dans un braco de McDo. L'assaillant a pris 2 bastos mais lui aussi. Heureusement, aucun autre blessé... Ce qui tient à mon avis du miracle. Et tout ça pour un préjudice ridicule d'une centaine d'euros (Les McDo' sont assurés pour les bracos en plus). "Faire du crâne" a parfois ses limites, surtout quand la vie de civils est engagée.
Dans ces cas là, ne vaut-il pas mieux le suivre, téléphone sur le 17 à la main et laisser faire les collègues ?

Le port d'arme, je le trouve utile surtout pour défendre sa peau au cas où. Et en dehors du SGAP ou en vacances à pétahouchnoc, la probabilité de rencontrer un client est mince... Disons qu'il faut éviter la Grande Motte, Cancoon, etc. :P

le flic 19/06/2008 11:17



Y'a pas que les armes dans la vie, y'a aussi le vienzi et le viendon :D

Et Bruce Willis dans tout ça ?



aikicop 18/06/2008 02:42

Bonjour Bénédicte, je suis un pote et collègue de Bernard (et c'est pas facile tous les jours lol)
Je veux réagir par rapport au port de l'arme.
Pour moi, être policier n'est pas un métier mais un mode de vie.
Un métier: tu rentres chez toi le soir, et tu n'es plus ouvrier, directeur ou autre. Tu redeviens MR tout le monde et tu laisses de côté ton boulot.
Alors que médecin, pompier et en ce qui nous concerne, policier, tu es flic tout le temps.
A partir de ce moment là, du fait que ce soit obligatoire et de par mon caractère, Je n'hésite pas à intervenir si besoin tout le temps que ce soit de façon actif ou passif.
Prenant ce rôle au sérieux et aussi du fait que je vive dans un lieu qui peut m'amener à rencontrer certains interpellés, je rentre avec mon arme de service.
Dans ma brigade, je suis le seul avec le chef.

Les autres collegues ne la prennent pour diverses raisons, le plus souvent parcequ'ils ont des enfants, parcequ'ils ont peur de l'utiliser (pas de tirer mais des conséquences même en étant en LD)et plus rarement, parcequ'une infime minorité n'a pas l'âme du flic une fois l'uniforme retiré. ("pas payé pour agir hors service")
Bref, je les comprends aussi même si je ne partage pas trop certains avis mais des questions me viennent à l'esprit: le port de l'arme aide à agir en tant que policier.
Si on est en vacance ou en repos de plus de 2 jours, ou si on quitte l'endroit ou on est territorialement compétent, on remet l'arme au coffre.
Alors, cela signifie t il qu'on n'est "plus flic" dans ces conditions?
De plus, on n'a le droit qu'a la LD pour sortir l'arme, pas à la sommation.Sinon , à nous la GAV.L'arme est vécu comme un handicap. Même certains de nos clients savent qu'on ne peut l'utiliser "comme aux USA" comme ils disent.Alors ou est vraiment son utilite?
C'est un peu brouillon mais je suis fatigué lol
A bientot

le flic 19/06/2008 03:41



Salut aikicop
Je compatis... je compatis... Bernard... Un Bernard dans un service, ça doit pas être simple tous les jours :D
A propos de l'arme, je nuancerais davantage. Je pense qui si on peut la conserver sur le SGAP, et hors période de congés, c'est précisément en rapport avec les trajets ciat/dom pendant
lesquels on est considérés en service. Le reste du temps, les congés, il faut aussi apprendre à lacher prise... Le regard du flic sur la rue, tu l'auras toujours, des réflexes et des possibilités
d'intervenir plus que le quidam aussi, mais de là à taffer 24/24... T'es pas payé assez cher pour ça, en plus. Heureusement qu'on ne peut pas l'utiliser "comme aux USA", parce que heureusement
aussi que les armes ne sont pas "presque" libres de détention et de port comme là-bas. Il n'y a rien de comparable. Au début quand j'étais jeune GPx, j'aimais bien la trimballer partout "au
cas où", et je me disais toujours que c'est pendant les vacances qu'elle me ferait défaut. Genre hold-up à Palavas-les-Flots quoi. Et puis à la longue, je me suis dit qu'elle était très bien
au placard.
Bon, et faut reconnaitre que la plupart de nos interventions se passent sans sortie ou usage de l'arme. Donc valable, hors service et en vacances :o)
Et il y a une vie après le boulot aussi.
@ + !



Laurent 16/06/2008 03:27

mon commentaire était un peu platounet
mais sincère
tutoyons-nous

tiens, ça n'est pas pour te narguer mais j'ai mon Louis qui a fait des siennes (lire Louis et ses larcins (1) sur mon modeste blog
*b*o*n*n*e* *n*u*i*t* *b*é*n*é*d*i*c*t*e*

le flic 16/06/2008 14:47



Il n'y a pas de "modeste blog" !
Il y en a qui manquent totalement de modestie et qui font beaucoup de bruit (de chiotte) pour qu'on les regarde, mais il n'y a pas de "modeste blog", ah mais !

Je suis allée observer le mode opératoire de Louis sur ton blog, et je t'ai laissé un ptit mot :o)



"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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