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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 00:18

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Olivier Marchal n’est jamais très loin dans l’ombre de Schneider, ce flic qui emporte avec lui tant de fantômes et de cicatrices à vif, que la traque et la fuite se confondent en une même exigence. Au 36 quai des Orfèvres, l’institution dévorait les hommes. Dans la visée de MR 73, c’est le passé du flic qui le broie, et lui rappelle sans répit que le présent n’est jamais une affaire classée. MR 73, ce sont des hommes et des femmes qui croisent leurs destinées et leurs solitudes. La brutalité de la vie et la violence des hommes se conjuguent aussi au féminin dans ce film d’Olivier Marchal qui explore sans anesthésie les conséquences d’un crime et la dévastation des âmes.

Si le polar, le film noir, est le prétexte de MR 73, c’est aussi l’histoire des sentiments les plus viscéraux de l’être humain. L’histoire des liens du sang, et de ceux qui se font et se défont dans le sang versé, cette étrange osmose qui peut devenir folie.

MR 73 c’est la violence de la vie et la furie de la mort. Quand l’une et l’autre traversent l’existence d’un flic, arrachant à chaque fois un bout de sa raison, pour y laisser à la place des parcelles de cœurs battants qui ne lui appartiennent pas… Jusqu’à ce que le flic n’ait plus d’autre choix que sa propre survie au milieu de ses fantômes en sursis.

MR 73 est un tableau où les sens fondamentaux de la vie jouent de paradoxes et de déséquilibres. Hommes et femmes aux intimités impossibles, familles rêvées et détruites, deuils dans l’oubli ou dans la justice, bien et mal non identifiables. Ce tableau, c’est aussi une esthétique puissante et éloquente qui donne une couleur aux tourments quand Olivier Marchal, dans les entrailles du monde policier, dissèque l’âme des hommes.
Et par les yeux et les voix des flics, par la mise en scène de ce métier, qui approche de si près tout le spectre des sentiments humains, tout le pire dont l’homme est capable, cette police qui fusionne et sacrifie, MR 73 atteint une intensité qui va au-delà de l’image.

Olivier Marchal a confié ses démons aux personnages de MR 73. Schneider et les autres portent en eux des bouts de vraies vies qui n’appartiennent pas au cinéma.
Et c’est pour ça que MR 73 vise juste. 

 
préface du dossier de presse de MR73 par B.Desforges

 


sortie nationale le 12 mars 2008

MR 73 le site

l'affiche

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commentaires

popeye 19/09/2011 23:31


J'ai vu ce film récemment et je suis un peu étonné qu'il fasse une telle unanimité. Je ne crois pas que la police, fut-elle marseillaise, ressemble à ça. Ni les personnages un peu trop
caricaturaux, les méchants très méchants, des ripoux plus ripoux que ça tu meurs, le gentil très fatigué et usé par la vie... La scène du bus et ses conséquences ne sont pas réalistes, la fin est
dramatiquement pathétique le héros se flingue et la fille accouche enfin, la mort, la vie (le cliché !)... C'est un film d'action un peu glauque mais pas réaliste, enfin je ne crois pas et j'espère
ne pas me tromper.
"L.627" de Tavernier et plus récemment "le petit lieutenant" ou, sur les tueurs en série, "scène de crime" sont de bons polars français avec des flics qui ont l'air de gens assez ordinaires (il y
en a même un qui meurt d'un infarctus dans scène de crime). Vous ne les avez pas aimés ceux-là ?


bénédicte desforges 20/09/2011 00:40



Bon. La vérité c'est que ce truc-là j'étais payée pour l'écrire. C'est la préface du dossier de presse du film, et c'est Olivier Marchal qui me l'a demandé pour le compte de Gaumont.
J'ai donc vu MR73 en avant-première, et j'ai écrit ça. Voilà.
Sinon, je n'ai pas aimé le film. C'est du bon gros Marchal de compétition : au générique de début le flic commence à boire, il se suicide juste avant le générique de fin, et entre les deux on
s'ennuie sur une histoire le long d'un scénario anémique.
L627 c'est bien mais ça a quand même pris un coup de vieux.
Le Petit Lieutenant, c'est limite marchalien et trop larmoyant à mon sens.
Je crois que je préfère encore revoir Les Ripoux ! ^^



c/o CINE-LIVE 14/04/2008 19:52

Sans doute qu'il lui tenait trop à cœur ce thriller cathartique à Olivier Marchal, et qu'il a voulu tout y fourguer : sa noirceur d'âme, son dégoût de la barbarie, son ras-le-bol de la corruption… On entend les intentions, mais l'auteur de 36 ne fait pas là du travail d'orfèvre. Loin de Melville, pourtant cité, il force le trait au point de patauger dans l'emphase (le cri du héros sous la flotte après avoir tué). Difficile dès lors de compatir envers ce flic brisé, imbibé, un zombie qui à la fois traque un serial killer et tente vainement de panser ses traumas. Même Auteuil en clone du cinéaste semble à côté de la plaque.

CABROLIER 12/03/2008 17:56

EXCELLENTISSIME !!!!!!! Je suis allée voir ce film le jour de sa sortie en toute confiance. Je connais depuis longtemps Olivier MARCHAL. Ce film MR 73 est le meilleur qu'il ait fait. Ce film nous fait entrer dans un monde noir, dévastateur, d'une telle intensité qu'il est difficile de sortir de son emprise, une fois le film terminé. C'est sombre, glauque mais l'environnement importe peu, le but est nous identifier à SCHNEIDER, chose réussie, nous vivons l'action avec lui, avec ses tripes. Olivier MARCHAL, continuez à nous faire d'aussi bons films,car ils respirent de vérité. Vous nous faites entrer dans les entrailles de la police. Vous n'avez rien à envier aux américains. Bravo et merci

lestrade 21/02/2008 23:16

bonjour, pour ma part, dès que je peux, je fonce voir ce petit bijoux, mais bon Olivier Marchal, on ne peux pas être déçu.
Bon courage a vous tous

Amazone 20/02/2008 11:04

J'irai ;-)

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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