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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 15:01

Vous reprendrez bien un petit peu de Chiffre ?...

 

Je laisse la parole à cet ex-collègue.
J’ai découvert son interview il y quelques mois, et j’ai entendu tout ce que j’étais incapable de formuler avec autant de justesse.
Chiffre, instrumentalisation, manipulation,
tout me parle, tout parle à beaucoup d’entre nous.
Écoutez ce témoignage de flic. Il met les points sur les i sans détour, il dérange.
21 minutes pour comprendre.
Le Chiffre, c’est ça et pas autre chose :



L'intégralité de l'interview et la version longue sur Regarde à Vue

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commentaires

Policenat 09/01/2011 00:33


Bonjour,

ben moi ce reportage ne me plait pas, cette personne ne me plait pas et les propos qu'il tient me font penser a ces vieux PJiste qui ne jure que par leur PJ perdue telle une terre promise disparue
à jamais et que d'un retour à l'ancienne ou ils avait le pouvoir sur les bleus (termes guère plus élogieux que celui de crapaud, surtout lorsqu'il est employé par un collègue vis a vis d'autres
collègue. Y avait aussi kepi et le must kebourg) et ou le Gpx n'est bon qu'a balayer les chiottes et faire le café. Des rois du shootage d'affaire j'en ai connu dans les DPJ et les ciat de
quartier..
Diffusez aussi ça sur votre site ça rétablira un peu la balance ...

http://www.youtube.com/watch?v=aQ49LiWsm6I

Cordialement Thierry


bénédicte desforges 09/01/2011 18:03



Mon site n'est pas là pour la diffusion des discours de vos maitres-penseurs et votre opinion, mais pour la mienne.
Et je trouve ce témoignage exemplaire et lucide.



Salvatore 15/10/2007 22:39

@ Trublion :
Le problème n'est pas une question de "petit" ou de "puissant"... Même si effectivement, la haute délinquance financière fait moins mal qu'une récidive de défaut de permis de conduire...
Mais ça, ça l'a toujours été. La politique du Chiffre n'a jamais changé cette réalité.

Le drame aujourd'hui, avec la politique du Chiffre est que même chez les "petits" la machine judiciaire est devenue folle !
Personnellement, je suis "flic de rue" comme on dit trivialement. Me faire du délit d'initié chez EADS n'est pas mon job et je n'ai jamais pensé que ça devait le devenir... Chacun son taffe.
Mon job c'est d'arrêter les ordures, les crapules, les petits escrocs, les petits délinquants et parfois quelques criminels en flagrance. C'est aussi de faire cesser certaines infractions et idéalement, ce serait de pouvoir faire du renseignement sur la délinquance locale et m'inscrire dans le tissu social local pour avec les autres services concernés changer un peu la donne.
Sauf que même les "petites" crapules ne sont plus inquiétées à cause de la politique du Chiffre.
Avec la logique de la batonnite, si on veut s'y plier, on se met à faire des affaires dont on est sûr qu'elles seront résolues. Donc on traque le shiteux consommateur, le port d'arme mytho, l'étranger en situation irrégulière (et pire ! Le sans papier... Nuance importante).
Ces gens ci-dessus sont coupables de délits si on prend la Loi strictu sensu.
Mais que cherche-t-on ? Ramener un maximum de personnes en situation délictuelle ou taper à la racine du Mal, neutraliser la cause du problème ?
Certes, ce n'est pas la police qui réglera les problèmes, souvent sociaux, toujours politiques.
Mais entre taper un shiteux et taper un dealer, entre taper un étranger en situation irrégulière et le "négrier" qui l'emploie, c'est quoi à long terme le plus payant ? Entre s'attaquer aux symptomes et s'attaquer aux causes, quelle solution opteriez vous ?

Aujourd'hui, les crapules petites ou puissantes n'intéressent plus. On lutte contre le sentiment d'insécurité pas contre l'insécurité ! Le problème avec le sentiment d'insécurité, c'est qu'il crée un climat de suspicion permanente où chacun devient un délinquant en puissance... Et dans cette hystérie collective, ceux qui trinquent sont d'abord ceux qui ne se savent pas dangereux pour la société. Les vraies crapules eux profitent de ce chaos paranoïaque pour passer entre les gouttes... Et en passant, pourquoi pas se faire encore plus de pognon !
Etonnant tout de même que depuis que cette politique du Chiffre est perdue tout complexe, on ne voit aucun changement positif dans la lutte contre le stup' ou le travail clandestin !

Mais bon... "El Sub-commandante" a déjà parfaitement expliqué tout ça !

trublion 14/10/2007 18:37

mon fils étant dans la police j'ai parcouru !
Je me dis que dans la police on doit trouver des hommes de toutes tendances et même de tous milieu .
Ceci dit je ne suis pas étonné que ce soit les petits qui sont le plus recherché ,parce que les gros ont mis tant de barrière qu'il ne doit pas être facile de les débusquer et surtout de les présenter devant un tribunal.même là ils peuvent s'offrir des avocats qui trouveront la faille leur permettant de s'en sortir.
entre la réalité et ce que l'on veut nous faire accroire il y a un monde qui n'est pas pret de changer.
c'est désespérant !

micha 13/10/2007 09:23

on entend constamment chiffres .plan de performance....
les chefs sont notés par rapport à cela ..
mais toi à la base.. tu rames pour rien...

sous-commandant C 06/10/2007 12:27

Salvatore, bien entendu, si on prend les unités une à une, on va trouver des gens qui refusent l'outrage ( dont le principal problème d'ailleurs réside non dans le fait qu'il existe pénalement, mais dans le mode d'administration de la preuve) , qui se font une idée plus élevée de leur boulot. Mais imagine , en service de permanence, surtout la nuit, la vision globale que j'ai pu avoir, le nombre de bacs de paris et de la périphérie que j'ai vues. Et plus souvent encore en tenue qu'en civil ( en tenue guerrière, avec plusieurs paires de pinces, des bombes lacrymo, et même un poignard une fois !) . Et les pires "patates" à gérer, c'était avec ces services : coups de feu non justifiés "pour faire peur" , têtes au beurre noir sanbs trop savoir pourquoi, perquisitions complètes de véhicules au lieu d 'appeler la DPJ , contraventions mquillées en délit ( le type qui pisse après ses 5 bières et qu'on ramène pour "exhibition", etc. j'en passe des sucrées car il y a des dames non vêtues de bleu qui peuvent lire ça...
J'en ai autant à charge de certains de mes collègues qui collaient en GAV sans vérifier pour faire leur chiffre et satisfaire le "patron" (bouhhh, le vilain mot dans un service dit public) , et j'ai même assisté à une scène d'hystérie ( entre des tas autres) révélatrice , de la part d'un redoutable voleur de CD que le collègue collait en GAV pour la nuit alors que dans le même temps je relâchais suite à audition rapide un voleur étalage, estimant qu'il n'était pas utile pour l'enquête de le faire mariner plus de quinze heures dans une geôle nauséabonde. Insignifiante affaire qui me semble illustrer la "chaîne" : on cogne sur le petit, celui qui est à peine plus gros fait plaisir à ses chefs en faisant son crâne, le reste fait sans bruit où on lui dit de faire, cas de beaucoup d'officiers qui ont l'énergie d'une serpillère , les chefs "managent" tout ça, et ces petits ruisseaux aboutissent à la grande rivière glauque et souvent fétide d'une certaine politique qui s'appuie sur l'opinion, qu'elle crée au demeurant.
"Opiner n'est pas savoir, disait Platon". Le savoir s'appuie sur la raison, l'opinion sur le sens, fût-il abjectement manipulé.
D'ailleurs, j'aime bien ton expression "nid à bâtons"-avec les exemples assortis, qui résume presque tout;
Bon courage
signé : un auto-promu sous-commandant de réserve

"Sans la police,
tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre."

Henri Jeanson, pataphysicien

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

FLIC-BD

Mis en images par Séra, Flic est une adaptation en bande dessinée du livre éponyme de Bénédicte Desforges, publié en 2007 et immédiatement devenu un succès de librairie. Dans cette série de récits courts directement inspirés de son expérience et de son parcours de policier, elle brosse un saisissant portrait de ce métier complexe, en prise directe avec toutes les expressions, souvent contradictoires, de la condition humaine... note de Casterman [lire]

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