Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre.
Thomas Jefferson

 

un texte au hasard  


il parait que
la Vérité est aux toilettes
et qu'elle n'a pas
tiré la chasse.
la Vérité,
c'est dégueulasse.


(L.Ferré)


23 nov 2011


Comment tu
le trouves,
ce post-it ?


Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /Sep /2006 12:37

J’étais en stage de Police Judiciaire à Paris, et j’avais eu une journée bien remplie qui avait débuté à six heures et demi par une perquisition.
L’équipe de nuit commençait à arriver dans les locaux de la 2ème DPJ. La relève...


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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 19:56

Ma brigade était de service en soirée, et le livre d’ordre mentionnait que nous devions nous rendre au Tribunal où on nous confierait une mission. Sans autre précision. Arrivés au greffe, le garde détenu nous remet un dossier et nous dit que nous allons accompagner un homme à l’aéroport. On appelle ça une « reconduite frontière »…

 

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 19:55

Deux nuits de stage sur le périphérique. Routine, radars, accidents, déviations, on rentre en pause à la base. Au chaud. Au calme. Les néons du poste ressemblent encore à ceux du périph. Je suis fatiguée. Je monte au bureau des photos. Ils développent et gardent des clichés étonnants pris par les radars. Ce soir là, ils classent des photos d’accidents. Je regarde avec eux...

 

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 19:53

Si je meurs, après que l’on se fût servi sur mon corps de tous les organes encore utilisables, je souhaiterais être incinérée. J’exigerais par écrit, que la combustion ne soit pas menée à terme, et qu’il restât des bouts d’os incomplètement cramés...

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 19:52

 

 

  Au début de ma carrière dans cette féerique administration, et bien qu’appartenant à une brigade vouée à l’anticriminalité, on avait de temps en temps des corvées à accomplir. Entendre par là, gardes statiques, c’est-à-dire assistance des plantes vertes posées aux portes de nos gouvernants, de personnalités plus ou moins menacées, juges, ex-ministres, etc., ou de gens bien nés de ce monde. Cette mission consiste à porter sur soi quelques kilos de gilet pare-balles et de pistolet-mitrailleur, et d’arborer un air très pénétré par la mission qui nous incombe. Éviter, même dans les moments d’ennui abyssal de tripoter par jeu la détente, ou d’entreprendre de démonter l’arme, voir si on arrive à la remonter les yeux fermés. Ce genre de distraction ne peut se faire que dans les lieux fermés au public.
  Nous gardions ainsi un légendaire ministre de l’Intérieur, au demeurant très sympathique, et qui ne manquait pas à chaque fiesta organisée chez lui de nous apporter lui-même champagne, petits-fours et les journaux du jour. Politiquement contestable, mais humainement charmant. On était une équipe de quatre flics, vingt-quatre heures sur vingt-quatre à assurer sa protection. On se relayait à l’intérieur et à l’extérieur, l’extérieur étant infiniment plus pénible à cause de tout le harnachement et de la météo pas toujours propice à faire le planton. Fort heureusement, le sourire ne faisait pas partie des consignes, le smile et le grelottement par moins dix la nuit étant difficilement compatibles.
  À une époque, ce ministre avait quitté son domicile pour s’installer à la campagne, mais le temps que l’information parvienne en haut lieu de la hiérarchie policière, en passant par tous les protocoles des ministères, et redescende sous forme d’ordre de cesser la protection, six mois avaient passé pendant lesquels, on avait gardé jour et nuit un appartement vide avec les mêmes consignes et dispositifs de vigilance.
  Un soir donc, où on se faisait copieusement chier, mes collègues et moi avons eu l’idée fumante de consommer sur place une saisie de la veille. Normalement, on attendait la fin de service et d’avoir quitté nos habits de lumière. Mais là, le temps n’avançait pas, il faisait froid et il était urgent de faire quelque chose avant une crise de nerfs collective. On s’est donc roulé un gros pétard qu’on a fumé dehors, pour ne pas que cette délicieuse mais volatile odeur ne parvienne aux narines de notre bien-aimé ministre.
  Une garde statique en gilet pare-balles avec la MAT 49, par une nuit d’hiver glaciale, peut ainsi devenir très supportable, voire carrément agréable.

 

 

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Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

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