Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre.
Thomas Jefferson

 

un texte au hasard  


il parait que
la Vérité est aux toilettes
et qu'elle n'a pas
tiré la chasse.
la Vérité,
c'est dégueulasse.


(L.Ferré)


23 nov 2011


Comment tu
le trouves,
ce post-it ?


Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 03:29

★ article mis à jour
★★ mise à jour 2

 

 

[video] policiers en colère - avis aux syndicats

 

Alors que tous les syndicats du monde du travail sont capables de s’allier, et quand la cause l’exige, concevoir des manifestations unitaires, les organisations syndicales policières, elles, s’appliquent à faire bande à part.
Malgré les protestations de l’immense majorité de leurs adhérents qui leur demandent d’unir leurs forces, au moins une fois, exceptionnellement, et de marcher main dans la main comme les policiers l’ont fait spontanément ces jours-ci, quasi quotidiennement, dans toute la France, et de manière souvent spectaculaire.

Rien à faire. L’un décide d’une date, et le second décide aussitôt d’organiser des rassemblements la veille. Consternant. Surfant l’un comme l’autre sur une colère qui avait jusque là été rigoureusement autonome, et que seules l’urgence et le sentiment d’injustice avaient guidée.
Ces flics-là, sans banderoles, libres de leurs slogans, sincères, solidaires comme jamais, n’avaient rien calculé. À force de déni, à force de se perdre à tenter de comprendre l’éternelle hibernation syndicale, ils ont choisi de porter seuls et sans attendre leur parole dans la rue.
Et ce fut une totale réussite.
Un mouvement qui fera date dans l’histoire de la police nationale.
Une fierté.

Quand on sait que la police est la profession qui peut afficher le plus haut taux de syndicalisation de France (pas loin de 80% contre 7 à 8% pour l’ensemble des salariés) on ne peut que déplorer un tel gâchis de forces, de volonté, de potentiel mobilisable… à croire que le but de ce syndicalisme éléphantesque n’a jamais été une mobilisation, bien au contraire.

Ces syndicats ne sont pas vraiment des représentants du personnel. À moins qu’il ne s’agisse de porter devant les commissions paritaires des dossiers de mutation et d’avancement triés selon des équations qui leur sont propres. Non, ces syndicats ont un fonctionnement pyramidal inversé : l’adhérent est prié de recevoir la parole du système, de l’accepter, et de constater la distorsion entre ses légitimes revendications - celles qui touchent essentiellement ses conditions de travail (politique du chiffre, effectifs, etc) qui n’ont cessé de se dégrader - et des victoires syndicales très relatives. Mais aussi écouter des promesses à long terme, ou celles qui sont tellement dites et redites qu’on finit par douter qu’elles ne se réalisent jamais, le temps de cotiser dans le vent quelques années de plus.

Tout ça ne peut plus fonctionner très longtemps. La crédibilité s’étiole. La "manif monstre" promise par le syndicat majoritaire n’aura jamais eu lieu, ou plutôt si mais sans lui. Il n’y a rien à regretter, lors du dernier rassemblement parisien, les consignes étaient de ne pas traverser la rue pour ne surtout pas gêner, et de rester muet devant les médias à moins d’être pourvu d’un mandat syndical.
Autant dire que le cortège sur les Champs-Élysées et les gyrophares des villes de France relevaient ce jour-là de la science-fiction...

Jamais le syndicalisme policier n’aura été plus ridicule qu’en mai 2012.
La preuve est aujourd’hui aveuglante que la préoccupation de ces gens-là est bien moins d’écouter ceux qui leur donnent un mandat, que de protéger le pré carré de leurs prérogatives systémiques. Et peu leur chaut de faire passer les flics pour des cons, divisés par leurs propres représentants, aux yeux de la population et des médias.

Jamais proposition aussi grotesque n’aura été faite que celle de réunir deux jours de suite sous des banderoles différentes, des professionnels pourtant animés du même état d’esprit et de la même urgence à vouloir préserver leur métier et dire haut et fort les difficultés à l’exercer.

Syndicalistes, une chose est certaine : quelque soit la mobilisation lors de vos rassemblements dissociés, le message que vous vous apprêtez à inscrire sur vos banderoles, et à dicter dans vos slogans, le message qui tentera de restaurer votre légitimité de représentation, le message de la difficulté à être flic, ce message-là est déjà passé.
Sans vous.

 

 

Bravo et merci aux quelques sections locales qui ont décidé, malgré la volonté des appareils syndicaux, de s'unir et placer leurs banderoles côte à côte le même jour.


 

★ mise à jour :
(diffusion par mail, reçu ce soir)

lettre ouverte-syndicats

 

★★ mise à jour 2 :

À la question "Est-ce que tu viens aux manifs SGP et Alliance ?" :

Non je n’irai pas. Ni à l’une, ni à l’autre, ni aux deux. Pour moi, ces rassemblements n’ont pas de sens, ou plutôt si, un seul : pirater à bon compte l’énergie dégagée ces jours-ci et la portée des messages de colère.
En d’autres termes, c’est la quintessence de la récupération, et accessoirement le constat rassurant pour eux que vous pouvez ENCORE avaler des couleuvres et des slogans syndicaux, en vous rangeant sous leurs banderoles.
Parce qu’après tout, qu’est-ce qui les oblige à passer par la case manif pour se charger de vos revendications ? Rien. Absolument rien. Sinon, avoir le dernier mot, la dernière médiatisation, être les derniers interlocuteurs, et clore le mouvement.
C’est adroit, d’un coté ils rejoignent leurs adhérents dans la rue pour regagner leur coeur, opération séduction, d’un autre ils indiquent à l’administration qu’ils reprennent la main. Opération communication.
Parce que des manifs, c’est pas ça qui a manqué ces jours-ci, alors deux de plus où il vous faudra de surcroît applaudir des syndicalistes de bureau, je ne vois pas l’intérêt. Vous avez fait le job.
Leur urgence à eux, aurait été de se prendre par la main et de se poser autour d’une table entre syndicalistes, et avec l’administration, histoire de discuter, se demander comment on a pu en arriver à ce degré de ras le bol, pratiquer le difficile exercice de l’autocritique, et trouver des ébauches de solutions.
L’urgence n’était nullement de se proclamer porte-parole "pour tous et partout de la colère des policiers" - je dirais que ça va sans dire, qu’ils sont payés pour ça, et ça aurait fait l’économie d’un slogan de trop dans une frénésie de tracts - mais de l’être véritablement et sans attendre.
Les banderoles qui reniflent la naphtaline sont totalement superflues.
L’urgence syndicale est aujourd’hui une obligation de résultat allant dans le sens des revendications qui ont été dites tant de fois, qu’il n’y a pas besoin d’un seul gardien de la paix de plus dans la rue en guise de caution, avant de se mettre au travail, pas plus qu’il n’y a de temps à perdre à se tortiller sur les chaines d’infos.
La logique aurait voulu un boycott total.
Le constat est un quinquennat d’insignifiance et d’immobilisme syndical avant un réveil contraint.
Vous êtes encore bien gentils de vous prêter à ce jeu de dupes.
Boycott.


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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 17:54

greve-du-zele
banksy©

 

 

mode d’emploi pour les fonctionnaires de police qui s’interrogent
explication pour les passants qui passent



En fait, c’est assez simple : laisser le flic de coté et devenir pleinement fonctionnaire.
Il s’agit de grève du zèle, pas d’une grève.
Doucement le matin, pas trop vite le soir.
Pour ça, il suffit juste de suivre à la lettre des règlements, notes de service et consignes que l’on a tendance à négliger.

Éléments de réponse pour gérer efficacement son zèle :
À chaque prise de service, faire soigneusement le tour du véhicule, et procéder à un certain nombre de vérifications. Prendre son temps, c’est important pour la sécurité des effectifs.
Contrôler tout ce qui pourrait occasionner une panne, et qui du coup nuirait à la continuité du service public (niveaux, etc) En cas de doute sur un point particulier, demander à collègue d’y jeter un œil à son tour.
Vérifier évidemment, tout ce qui serait susceptible d’être verbalisé s’il ne s’agissait pas d’un véhicule de police (clignotants, feux, pneus lisses, etc), et qui représente donc un danger pour soi-même et autrui.
Si la constatation est faite que quelque chose n’est pas conforme, rédiger aussitôt un rapport détaillé. Les services techniques auront besoin d’un maximum de précisions pour entreprendre les réparations adéquates.
Prendre son temps, on ne rigole pas avec la sécurité,
Ne pas hésiter à immobiliser le véhicule, et s’en faire attribuer un autre.
S’il reste un véhicule de remplacement disponible, réitérer les vérifications de la même façon sur celui-ci en application des notes de service et consignes en vigueur.

Quand tout est fait, prendre éventuellement la route pour patrouiller tranquille pépère, et respecter le code de la route comme un jour d’examen du permis de conduire.

Ne pas prendre d’initiative particulière.
Pas de contrôles routiers, ni de contraventions.
Au pire, faire cesser l’infraction sans verbaliser, saluer aimablement le contrevenant, et passer son chemin.

N’intervenir que sur appel, et conformément au règlement, ne faire usage du gyrophare et du deux-tons qu’en cas d’attaque thermonucléaire, s’arrêter au feu orange, ne mettre une roue ni sur une ligne blanche, ni dans un couloir bus. Aucune urgence ne saurait justifier la mise en danger des fonctionnaires de police et des citoyens. 50 km/h en ville.

Pas de contrôles d’identité non plus (ni de contrôles au faciès, mouarf..)

Pour les fonctionnaires des services dédiés à l’anti-criminalité, ne partir en aucun cas à la chasse au délinquant, attendre qu’il vous tombe dans les bras.
N’intervenir que sur appel, ou si un flagrant délit a lieu dans le périmètre visuel de l’équipage.

Voilà. Ce n'est pas plus compliqué que ça.

 

 

Beaucoup de fonctionnaires de police, des brigades, des services entiers en France, observent en ce moment une grève du zèle.
Certains collègues rapportent que dans leur service, l’activité contraventionnelle chute, et les GAV se font parfois rares.

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 17:14

 

 

Par SOLIDARITÉ avec les collègues du 93 :
Appel national à ne plus faire d’IRAS et de contraventions,
afin qu’ils puissent ENFIN se faire entendre.


Faire suivre à tous vos contacts policiers.(*)

 

 

manifestation-policiers-Noisy-le-Sec avril2012 1

manifestation-policiers-Noisy-le-Sec avril2012 2

 

(*) texto à diffusion massive reçu aujourd'hui.

 

et enfonçage de clou par Marc Louboutin à midi sur Radio France :

 

 

manif DDSP93 24avril2012
Bobigny DDSP93 - 24 avril 2012

 

revendications-avril2012

 

manifestation-service-minimum-avril2012

manif Nice 27avril2012
Nice - 27 avril 2012 [video]

 

manif Montpellier 27avril2012
Montpellier - 27 avril 2012 - opération gyrophares [lien]

 


Bordeaux - 28 avril 2012

 

 

RASSEMBLEMENTS PRÉVUS :

. lundi 30 avril, 15h : Bobigny à l'ancienne DDSP93
mise à jour : Plus de 300 collègues étaient sur place (78, 75, 92, 93, 94, et aussi des policiers municipaux) Le collectif a été reçu par le préfet du 93. Une commission constituée de collègues sera mise en place. Les syndicats présents mais en retrait ne sont pas intervenus, laissant "le collectif 93" gérer.
. mardi 1er mai, 18h : Nice, 3ème mobilisation ! [Nice Matin] [France 3]
. mardi 1er mai : Evry devant la pref 91 [NouvelObs]
. mardi 1er mai : Lyon place Bellecour [NouvelObs]
. mercredi 2 mai, 13h : Nanterre devant la préfecture
. mercredi 2 mai, de 12 à 14 h : Marseille devant la préfecture
 --- rassemblement en civil et sans gyrophare---
. mercredi 2 mai, 22h30 : Toulon place de la Liberté
. jeudi 3 mai, 13 h : Bordeaux devant le commissariat

 

Merci à Police-info pour son flux d'infos en temps réel !

 

Je complèterai cet article rapidement, et y rajouterai les compléments d'information nécessaires.
Les collègues sont évidemment libres s'ils le souhaitent, d'apporter les infos dont ils disposent, ou d'exprimer leur opinion dans les commentaires.


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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 16:05

tweet-Trierweiler

 

* avec quelques raisons de ne pas y croire.

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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 10:35

il y a cinq ans...

lundi 9 avril 2007

Reynald Caron

 

Reynald Caron, gardien de la Paix, notre collègue, est mort.
Mort en service, sous l’uniforme… Sous une mauvaise étoile ce soir là…
Il est mort vite, trop vite, trop tôt, trop inutilement.
Mort pour rien.
Ni pour un pays, ni pour une vie, ni pour la Paix, pour rien.
On en a vite parlé, trop vite, vite écrit tout et n’importe quoi, et vite conclu la culpabilité d’un mauvais hasard. Un concours de circonstances pour notre collègue, lui qui ne passera plus de concours puisque son nouveau galon il l’a reçu sur un coussin… Vêtu des trois couleurs…
La France reconnaissante ? Même pas.

Et tout le monde est vite reparti vers les vivants, vers les débats du moment, vers tout ce qui semble plus important que la mort d’un jeune homme dont le métier était de protéger, mais que rien ni personne n’aurait jamais protégé.
On appelle ça les risques du métier. Affaire classée.
Un matricule rayé des cadres.
Un vestiaire à vider en silence.
Un nom qui manquera à l’appel.

Et tout le monde oubliera vite ce gardien de la paix qui ne faisait la guerre à personne.

Sauf nous, les flics.

Aujourd’hui nous sommes en deuil.
Reynald Caron, c’était un collègue. Il est un peu de chacun d’entre nous.
Il est le risque, il est l’incertitude pour chacun de garder la vie.
Il est l’heure de la fin de service qui n’arrive jamais, il est ce putain de message à passer sur les ondes…
Il est aussi ceux qui sont déjà partis comme lui, avant lui, pour rien, pour l’oubli, pour une liste qui s’allonge sur un monument aux morts figé loin des regards et des consciences citoyennes…
Il est la formalité des honneurs posthumes, des mots récités sans y croire…
Il est une pension de reversion.
Il est une famille qui ne comprendra jamais comment on peut mourir comme « ça »… 
Mais il est aussi de cette famille mutilée qui sait qu’on peut mourir comme « ça ».
Il était policier, de ceux que l’on dit coupables, responsables, comptables de tant de maux, mais qui ne seront jamais que les victimes de leur choix de vie… 
De ceux qui sont bons à tout, et ne comptent pour rien,
Outils qui passent de main en main, d’ambitions en idéaux mort-nés, salis et usés de mépris,
A qui on confisque l’humanité pour mieux en faire une meute de chiens à jeter contre la meute sociale.
Et quand l’un d’eux est tué, on ne parle pas de sacrifice…

Il ne fera pas les gros titres.
Il n’y aura pas d’émeutes, que ceux qui ne nous aiment pas mais veulent nous voir partout soient rassurés…
Pas de mouvement de foule pour Reynald Caron, c’est déjà fait, puisque c’est bien cette salope anonyme qui l’a tué.
Pas de commémorations, ni de banderoles « plus jamais ça »…
Non, rien de tout ça, mais nos cœurs et nos mémoires de flics.

Parce que pour nous, « plus jamais ça », ça n’existe pas…


Condoléances à la famille de Reynald Caron, et à ses collègues.

 

 

  • mercredi 9 avril 2008

Aujourd'hui est le premier anniversaire de la mort de Reynald Caron.
Une commémoration est organisée sur le lieu du drame ce soir.

à lire

 

Reynald Caron

 

 

  • 16 janvier 2009 : Six mois ferme pour le mineur, colère de la famille


Un mineur de 16 ans mis en cause dans le décès d'un policier percuté par la nacelle d'un manège à la Foire du Trône, en avril 2007, a été condamné par le tribunal pour enfants de Paris à cinq ans d'emprisonnement dont quatre ans et demi avec un sursis mise à l'épreuve, ce qui a provoqué vendredi soir la colère et l'incompréhension de la famille et des collègues de la victime.

Le parquet avait requis cinq ans d'emprisonnement dont quatre avec sursis contre Kevin, âgé de 15 ans à l'époque des faits, qu'il a "reconnus et assumés complètement", selon son avocat, Me Jean-Christophe Tymoczko. A la fin de son procès, qui s'est tenu à huis clos, le jeune homme, qui vit aujourd'hui en foyer et prépare un CAP pâtisserie, a présenté des excuses à la famille de Reynald Caron, décédé à l'âge de 31 ans, a précisé l'avocat.

Kevin a déjà effectué les six mois ferme en détention provisoire. La mise à l'épreuve de trois ans oblige désormais le jeune garçon à se soigner, à établir sa résidence jusqu'à sa majorité dans un foyer d'action éducative, à indemniser la famille de la victime et à ne plus entrer en contact avec son entourage de la cité des Pyramides à Evry, et à ne pas s'y installer, a encore précisé son avocat.

Cette décision "nous ne la comprenons pas, mais pas du tout", a déclaré le frère de la victime, Sylvain Caron, entouré de ses parents, de la jeune veuve et de plusieurs proches en larmes. "Je suis là, ce soir, avec le reste de force pour saluer les collègues de Reynald, les policiers en général, tous les gens qui nous sauvent la vie chaque jour et les autorités qui se reconnaîtront qui nous donnent la force et la dignité d'être là ce soir".

Les policiers présents pour attendre la décision, une petite vingtaine, n'ont pas fait de déclaration, mais ont quitté le Palais de justice en claquant les portes, visiblement très en colère.

Le père de Kevin a salué pour sa part "une décision juste" qui représente "un soulagement" pour la famille. "On s'est battu jusqu'à la fin", a-t-il déclaré. Son fils, accusé de "violences volontaires sur agent de la force publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner", encourait vingt ans de réclusion. Le parquet et la partie civile peuvent faire appel.

L'autre mineur, poursuivi pour des violences sur le forain, a été relaxé. Le parquet avait requis trois mois ferme à son encontre alors qu'il n'avait pas été formellement identifié par les témoins de la scène. "Ce soir, c'est la victoire du droit contre la lourdeur de la cité et les rumeurs colportées sur lui", s'est félicité son avocat, Me Florent Loyseau de Grandmaison.

A l'origine de ce drame survenu le 9 avril 2007 vers 21h00, une altercation entre des jeunes gens et les responsables du "Maxximum" après qu'un adolescent eut effectué un tour sans payer. Repéré par les forains, le resquilleur était allé chercher ses copains. Cinq policiers seraient intervenus dans la bagarre. Deux étaient tombés dans l'espace où la nacelle effectue son va-et-vient. L'un, Reynald Caron, 31 ans, avait été mortellement écrasé; son collègue avait pu sortir indemne.

A l'époque, le parquet avait indiqué que Kevin, mêlé à la bagarre, avait vraisemblablement poussé le policier pour éviter d'être interpellé. Il avait été décrit comme "extrêmement violent dans les situations qui présentent une menace pour lui". Il avait été arrêté quelques jours après les faits à Blois, dans sa famille. Lors de sa mise en examen, il avait nié avoir poussé le policier. Sa position a depuis évolué.

Le 20 avril 2007, près de 700 policiers avaient manifesté à Paris pour rendre hommage à leur collègue décédé. Une marche à l'initiative de la famille s'était déroulée en mai, après l'élection présidentielle.

 


© Pierre-Hervé Verant

 

  • 17 janvier 2009 : Le parquet de Paris fait appel du jugement

Le parquet de Paris a annoncé aujourd'hui samedi 17 janvier qu'il allait faire appel du jugement du tribunal pour enfant de Paris qui a condamné un adolescent de 16 ans à cinq ans de prison dont six mois ferme pour avoir causé la mort d'un policier en le poussant sous un manège, à la Foire du Trône en 2007.

 

 

  • 3 décembre 2009 : Les réquisitions du procès en appel

5 ans dont 2 ferme, et mise en délibéré au 21 janvier 2010...

 

  • 21 janvier 2010 : Procès en appel

5 ans dont 4 avec sursis...
Un an ferme pour la mort du policier à la Foire du Trône [Libération]

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Police Mon Amour

« B.Desforges [...] récidive avec Police Mon Amour, dévoilant le quotidien des flics de base. Au fait, qu'en pense son ministre de tutelle, Brice Hortefeux ? »
France-Soir février 2010
chronique du livre [lire]
par Philippe Sage
« B.Desforges a osé écrire tout ce qu'on n'ose pas dire dans la police... »
France inter
« Chroniques poignantes. Une femme flic qui raconte magnifiquement, et dans un style époustouflant, son quotidien. On est happé. »  Biba

« Le Flic de Bénédicte Desforges séduit avant tout par sa sensibilité à fleur de peau, sa révolte et sa tendresse. »
Lire
« La révélation du printemps »
Le Nouvel Observateur
« Avec sa fougue guerrière, sa rectitude et sa grande gueule, on irait bien au feu avec elle. »
Les Inrockuptibles

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